Les Acadiens

05 janvier 2014

Pour certains, les Acadiens se résument à une chanson sympa de Michel Fugain. Pour d’autres, ils évoquent de lointains cousins d’Amérique parlant notre langue. Des Québécois bis en quelque sorte. Un peu réducteur, tout ça !
Qui sont vraiment les Acadiens ? Quelles sont leurs particularités culturelles ? Où peut-on les rencontrer aujourd’hui ?
Ce dossier fait le point sur l’histoire des Acadiens, l’Acadie d’aujourd’hui et ses sites incontournables. En route pour la côte Est du Canada, le Québec, la Louisiane et même… Belle-Île-en-Mer.


Qui sont les Acadiens ?

Nos cousins, les Acadiens ? Faut voir. L’Acadie ne se trouve sur aucune carte officielle : leur pays n’est donc pas (ou plus) un pays. Leur drapeau est le même que le nôtre, mais au bleu-blanc-rouge s’ajoute une étoile jaune. Aujourd’hui, on les définit couramment comme les francophones vivant dans les provinces maritimes de la côte est du Canada, le Nouveau-Brunswick, l’île du Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse. Mais c’est oublier que l’on trouve aussi des Acadiens au Québec, aux îles de la Madeleine, en Gaspésie et en Louisiane…
Qu’est-ce qui unit la diaspora acadienne ? Tout d’abord la langue, car les Acadiens parlent français, mais une langue pétrie de particularités héritées de l’histoire, bien différente de la nôtre. Attention, ne les confondez pas avec les Québécois ! Leur histoire, marquée par une farouche indépendance et une tragique déportation, est sensiblement différente de leurs voisins des rives du Saint-Laurent, tout comme leur cuisine, leur musique, leur drapeau et leurs traditions. Bref, les Acadiens ont beau parler français, ils ont une culture propre.
Cette culture se traduit par un fort sentiment d’appartenance à une minorité longtemps (toujours ?) menacée. Des fêtes particulières, dont le fameux Tintamarre du 15 août, servent de signes de ralliement et perpétuent la mémoire acadienne. On pourrait presque dire qu’être acadien est un sentiment avant d’être une « nationalité » ou même une appartenance ethnique. Car si de nombreux Acadiens sont les descendants des premiers colons français du Canada maritime, la majorité d’entre eux possède des ancêtres aussi bien Français, qu’Anglais ou Amérindiens… Ce métissage fait d’eux de véritables Américains.
Mais, pour bien comprendre les Acadiens, il faut connaître leur tragique histoire. Ce peuple, issu de France et dispersé à travers l’Amérique du Nord, revient de loin…
La naissance de l’Acadie

Au commencement était l’Arcadie
L'histoire de l'Acadie débute en 1524 à l’époque des grandes découvertes et de la conquête de l’Amérique. Anglais, Portugais, Espagnols et Français convoitent les terres du Nouveau Monde. Attentif aux idées modernes de la Renaissance, François 1er finance le voyage d’un navigateur florentin Giovanni Verrazano qui s’élance avec quatre bateaux dans l’Atlantique.
Après cinquante jours de traversée — et avec deux bateaux en moins — Verrazano atteint le rivage de l’actuel Delaware, sur la péninsule de Delamarva (aujourd’hui la Virginie, le Maryland et le Delaware). Verrazano trouve l’endroit si beau et ses habitants si accueillants qu’il le nomme « Arcadie » en référence à la région du Péloponnèse décrite dans la littérature grecque ancienne (Virgile et Ovide notamment) comme le pays idyllique de l’âge d’or.
Par la suite, le peuplement français se développant plus au nord, le terme « Arcadie », qui devient l’Acadie, a désigné l’actuelle Nouvelle-Écosse et une partie du Nouveau-Brunswick. C’est le fondateur de Québec, Samuel de Champlain, qui utilise le mot « Acadie » dès 1613. D’autres parlent de « Cadie ».
D’autres interprétations insistent plus sur les origines amérindiennes du mot. Acadie viendrait du mot Micmac « Algatig », signifiant lieu de campement ; d'autres pensent qu’il viendrait de « Quoddy » qui signifie « terre fertile » en algonquin...
L’Acadie des débuts
Ce n’est qu’au début du XVIIe siècle que les Français commencent à s’implanter en Amérique. En 1605, le lieutenant général Pierre du Gua de Monts établit une colonie à Port-Royal (aujourd’hui Annapolis Royal) sur l’actuelle baie de Fundy (entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick). Cette colonie est le premier campement permanent des Français en Amérique, trois ans avant la fondation de Québec.
Dans la première moitié du XVIIe siècle, quelques centaines de personnes seulement s’installent en terre acadienne, qui comprend alors le nord du Maine, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle-Écosse, le sud de la Gaspésie et l’île du Prince-Édouard. Un siècle plus tard, la région ne compte que 15 000 habitants.
Isolés des autres francophones et pour la plupart originaires du Poitou et de l’Anjou, les Acadiens, qui ont de nombreux contacts avec les Amérindiens, développent une langue et une culture spécifiques. Zone frontière entre la Nouvelle-Angleterre et la Nouvelle-France, l’Acadie fait l’objet de conflits (et de pillages) entre Anglais et Français et la colonisation des terres demeure difficile.
Le terrible destin du peuple acadien

De l’Acadie à la Nouvelle-Écosse
En 1713, avec le traité d’Utrecht, la France donne à l’Angleterre l’Acadie, qui est rebaptisée Nova Scotia (Nouvelle-Écosse). Sous domination britannique, les Acadiens connaissent trois décennies de paix et en profitent pour se consacrer à la pêche et à l’agriculture. Ils refusent toutefois de faire allégeance à la Reine et demeurent neutres. Ayant développé une identité spécifique, ils ne se sentent ni français, ni anglais, ce qui leur vaut la méfiance des deux puissances coloniales.
De leur côté, profitant de la relative tolérance des autorités britanniques, les Acadiens font de la contrebande avec les Français qui ont établi une forteresse à Louisbourg (dans l’actuel cap Breton), au nord de la Nouvelle-Écosse. Ils continuent également à pratiquer la religion catholique et à vivre de façon autonome. Mais la reprise des hostilités entre Français et Anglais dès 1745 poussent ces derniers à envisager une autre politique pour la Nouvelle-Écosse : déloger les Acadiens et encourager l'immigration anglaise. En 1749, la ville d’Halifax est fondée et en 1754 les Anglais demandent un serment d’allégeance totale aux Acadiens. Nouveau refus. Le pire est à venir…
Le Grand Dérangement
Dès 1755, les Britanniques décident d’assimiler les Acadiens francophones, en les dispersant par petits groupes sur l’ensemble du territoire britannique, le long de la côte Est des États-Unis. L’objectif : angliciser totalement la Nouvelle-Écosse. L’épisode va marquer à jamais la conscience acadienne. Il est entré dans l’histoire sous le nom de « Grand Dérangement ». Selon certains historiens, cette déportation est la première épuration ethnique de l’histoire moderne.
Jusqu’en 1762, entre 7 000 et 10 000 personnes (sur moins de 15 000 habitants) sont déportées et des familles sont déchirées. Les Acadiens sont dépossédés de leurs terres et de leurs biens. Ceux qui ne sont pas expédiés de force sur la côte est des États-Unis sont emprisonnés. Le reste réussit à se réfugier en Nouvelle-France (Québec et Nouveau-Brunswick actuels). Des milliers d’Acadiens meurent aussi de faim, d’épidémies ou sont abattus par les Britanniques.
Le renouveau acadien

L’émigration et la prise de conscience
Après le traité de Paris de 1763 qui cède le Canada aux Britanniques, les Acadiens vont vivre plus d’un siècle d’émigration qui va donner naissance à la diaspora acadienne. Québec, Louisiane, Antilles et France (Poitou, Belle-île-en-Mer) sont les principales destinations des déracinés. Pauvres, les petites communautés acadiennes vivent en autarcie et développent leur propre culture.
En 1785, ils sont 1 500 à s’installer en Louisiane pour cultiver les terres marécageuses du bayou. Appelés « cajuns » par les anglophones, ils ont bien du mal à conserver leur identité française. En 1916, la Louisiane interdira d’ailleurs l’usage du français. Aujourd’hui, seulement 10 % des Cajuns parlent leur langue d’origine.
Certains exilés lors du Grand Dérangement choisissent, cependant de revenir s’installer en petits groupes dans les provinces maritimes du Canada, dans l’Est du Nouveau-Brunswick et sur l’Île du cap Breton en Nouvelle-Écosse. Disséminés à travers le territoire dans de petites communautés regroupées autour d’une paroisse catholique, les Acadiens constituent désormais une minorité de 7 500 personnes face à l’afflux des colons anglophones.
Ce n’est qu’à partir de 1850 que les Acadiens, enracinés dans les Maritimes, prennent conscience de leur différence et de leur identité, notamment grâce à Evangeline, un poème sur la déportation écrit par un Américain, William Longfellow. Dans les années 1850, la première université et le premier journal (Le Moniteur acadien) acadiens voient le jour au Nouveau-Brunswick. En 1880, le premier congrès national acadien réunit les représentants des communautés dispersées. C’est la naissance du sentiment acadien ou de l’« acadianité ».
L’affirmation
Comme au Québec, c’est dans les années 1960, avec la présence d’un francophone comme premier ministre du Nouveau-Brunswick, que les Acadiens commencent réellement à affirmer leur singularité au Canada. Le Nouveau-Brunswick devient une province officiellement bilingue, les Acadiens, se voient accorder une université française à Moncton avec un Centre d’études acadiennes, et la Société historique acadienne est fondée. Un village historique acadien est bâti entre Caraquet et Grande-Anse et certaines villes (Moncton, Caraquet…) se dotent de musées et de lieux de mémoire. Enfin, reconnaissance internationale, l’écrivaine acadienne Antonine Maillet, auteur de La Sagouine, reçoit en 1979 le Prix Goncourt pour son roman Pélagie-la-charrette qui retrace le destin d’une exilée acadienne au XVIIIe siècle.
L’Acadie aujourd’hui

La diaspora : les territoires acadiens
Depuis le Grand Dérangement du XVIIIe siècle, les Acadiens sont donc dispersés à travers le continent nord-américain. Aujourd’hui, on trouve toujours plusieurs foyers acadiens, dont la majeure partie est regroupée dans les provinces Maritimes du Canada (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, île-du-Prince-Édouard), territoires qui correspondent plus ou moins à l’Acadie originelle. C’est au Nouveau-Brunswick — dont le tiers de la population est francophone — que l’on trouve le plus de descendants d’Acadiens (250 000 environ), notamment autour de Caraquet et Moncton. En Nouvelle-Écosse, les Acadiens se trouvent essentiellement au cap Breton, dans la région de Chéticamp (35 000 environ).
Les autres peuplements acadiens sont la conséquence directe du Dérangement et de l’exil. Ils se trouvent au Québec (Gaspésie et îles de la Madeleine), à Terre-Neuve, dans le Maine aux États-Unis, en Louisiane — ce sont les Cajuns — et dans l’ouest de la France Belle-île-en-Mer).
Le drapeau acadien
Même s’ils n’ont pas de pays, les Acadiens ont depuis 1884 un drapeau, semblable à celui de la France. Tricolore bleu-blanc-rouge, il arbore une étoile dorée dans la partie bleue : elle représente la figure de Marie et la Stella Maris, qui guide les marins dans la tempête. L’étoile symbolise l’attachement des Acadiens à la religion catholique et au pape.
Langue acadienne
Le français acadien forme la composante essentielle de l’identité acadienne. Il provient de dialectes régionaux de l’ouest de la France, de l’anglais et des langues amérindiennes (le micmac). Il se distingue du français de France par le vocabulaire et la phonétique. En Louisiane, le dialecte cajun est plus marqué par l’anglais.
Quelques exemples de termes acadiens :
Amarre : tout ce qui sert à attacher, est aussi synonyme de « lacet ».
Bailler : donner. Exemple : bailler un objet à quelqu’un.
Bénaise : content. Exemple : je suis bénaise (c’est-à-dire bien aise) de rentrer chez moi.
Déconforter : se décourager.
Espérer : attendre. Exemple : espérer une lettre.
Mitan : milieu. Exemple : le mitan de la rue.
Paré : prêt. Exemple : mes bagages sont parés.
La musique acadienne
Natasha St-Pier et Roch Voisine sont originaires du pays acadien. Mais leurs chansons, aux standards internationaux, ont peu à voir avec la culture acadienne proprement dite. La musique folklorique se caractérise par l’utilisation du violon, de l'accordéon, de la guitare et de la mandoline. Des interprètes actuels comme Edith Butler s’inspirent de la musique folklorique.
C’est en Louisiane, chez les Cajuns, que la musique joue un rôle crucial dans l’affirmation de l’identité acadienne : la musique cajun est influencée par le jazz et le blues. Le chanteur Zachary Richard est l’emblème du combat pour la préservation de la culture cajun. Il faut écouter ses chansons engagées qui rendent leur fierté aux Cajuns. La ville de Lafayette est aussi la capitale du « zydeco », une musique créole inspirée du folklore acadien et du rhythm & blues. Violon, accordéon et guitare sont les piliers du zydeco.
Le 15 août et Tintamarre
La fête nationale acadienne a lieu le jour de l’Assomption, le 15 août, date choisie en l’honneur de la vierge Marie. Depuis 1955, une tradition sympa a lieu chaque 15 août : le « Tintamarre », un défilé traditionnel dont les participants sont déguisés et maquillés aux couleurs de l’Acadie. Il a lieu le 15 août à 17 h 55 exactement, heure symbolique pour se rappeler du Grand Dérangement de 1755. À ce moment-là, tout le monde fait le plus de bruit possible avec des instruments improvisés pour « se faire entendre » et proclamer à la face du monde son acadianité.
Les hauts lieux de l’Acadie

Voici notre petite sélection des incontournables du tourisme acadien :
Caraquet et la péninsule acadienne (Nouveau-Brunswick)
Située dans le Nord-est du Nouveau-Brunswick, Caraquet est l’une des villes phare de la culture acadienne. Ce port de pêche, fondé en 1757 par des familles qui avaient échappé au Grand Dérangement, organise chaque année en août le Festival acadien, grande fête populaire où sont célébrés tous les aspects de la culture acadienne. À voir également à Caraquet, le Musée acadien.
À quelques kilomètres de Caraquet, ne manquez pas le Village historique acadien qui recrée toute l’atmosphère de l’Acadie des origines. Une passionnante plongée dans l’histoire.
Région de Moncton (Nouveau-Brunswick)
Ville universitaire de langue française et centre urbain des Acadiens, Moncton mérite le détour pour son intéressant Musée acadien, retraçant notamment l’exode de 1755. Chaque année, au 15 août, se déroule la grande fête populaire du « Frolic acadien ».
Au nord de Moncton, le parc Le pays de la Sagouine recrée l’univers du célèbre roman d’Antonine Maillet qui reconstitue la vie d’un petit village traditionnel de pêcheurs.
Chéticamp au cap Breton (Nouvelle-Écosse)
Situé sur l’île du cap Breton, le village de Chéticamp, petite enclave francophone en Nouvelle-Écosse, possède un intéressant Musée acadien. Magnifiques paysages aux alentours, dont la route panoramique du Cabot Trail : c’est l’un des plus beaux coins du Canada. On peut même écouter Radio-Canada en français !
Port-Royal et Grand-Pré (Nouvelle-Écosse)
Au bord de la baie de Fundy, deux sites aux noms français dans un océan anglophone. À Port-Royal, premier lieu où s’établirent les Français en Amérique du Nord (1605), on peut visiter une reconstitution du campement fortifié de l’époque. Et oui, c’est ici que débuta l’épopée de l’Amérique française ! De son côté, Grand-Pré , lieu historique national, tient une place à part dans l’imaginaire acadien puisque le Grand Dérangement commença ici-même. Une église et une croix commémorent le drame, ainsi qu’une statue d’Evangeline, l’héroïne du poème de Longfellow.
Havre-Aubert aux îles de la Madeleine (Québec)
Avec ses falaises rouges, ses plages de sable et ses dunes verdoyantes, les îles de la Madeleinesituées au large de Nouveau-Brunswick, comptent sans doute parmi les plus beaux coins du Québec. La population y est très majoritairement d’origine acadienne. C’est à Havre-Aubert que s’installèrent les premiers exilés de 1755.
Bonaventure en Gaspésie (Québec)
Après la déportation, des groupes d’Acadiens se sont réfugiés en Gaspésie, sur les rives de la baie des Chaleurs. Ainsi, plus de 80 % de la population de la ville de Bonaventure descend de ces familles d’exilés. C’est tout logiquement dans cette localité, qui se trouve non loin de Caraquet et de la péninsule acadienne, que l’on trouve le Musée acadien du Québec. L’exposition retrace l’implantation de la souche acadienne au Québec et souligne sa contribution à la société québécoise.
Le pays cajun en Louisiane (États-Unis)
S’étendant entre Baton Rouge et Lafayette, avec les marais du bayou au sud, le pays cajun est l’un des symboles de la Louisiane. Lafayette, capitale du pays cajun, possède son Acadian Cultural Center et son Acadian Village pour tout découvrir de l’histoire et du mode de vie cajun. En octobre a lieu le festival acadien qui offre un bel aperçu de la culture cajun, notamment musicale.
Belle-île-en-Mer (Bretagne)
Pas la peine de franchir l’Atlantique pour faire du « tourisme acadien ». Après la déportation, des Acadiens se réfugièrent en effet à Belle-île-en-Mer où ils s’implantèrent à partir de 1765. Aujourd’hui encore, le drapeau de l’Acadie flotte sur certaines maisons et il existe même une association (Belle-île Acadie) organisant des rencontres avec les autres communautés de la diaspora.
Liens utiles

Sur le web
Site très complet sur l’histoire de l’Acadie :
http://cyberacadie.com/
Portail de la commission du tourisme acadien du Canada :
www.experienceacadie.com
Festival acadien de Caraquet :
www.festivalacadien.ca
Congrès mondial acadien :
www.cma2019.ca/fr/
Association d’amitié franco-acadienne :
www.amitiesfranceacadie.org
Site du quotidien L’Acadie Nouvelle (Nouveau-Brunswick) :
www.acadienouvelle.com
Site sur les Cajuns (en anglais) :
www.acadian-cajun.com
À lire :
Antonine Maillet, La Sagouine, Bibliothèque Québécoise, 2000.
Antonine Maillet, Pélagie-la-Charrette, Bibliothèque Québécoise, 1990.
Jean-William Lapierre, Muriel Roy, Les Acadiens, Que sais-je ?, PUF, 1983.
Yves Cazaux, L’Acadie. Histoire des Acadiens du XVIIe siècle à nos jours, Albin Michel, 2000.
Bona Arsenault, Histoire des Acadiens, Fidès, 2004.
M. Maillet, Anthologie de textes littéraires acadiens, 1606-1975, Acadie, Ellug diffusion, 1999.
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