Ouest canadien, nos coups de cœur

05 janvier 2017

Le Far West existe aussi au nord du 49e parallèle, en version canadienne.
Des paysages d’une beauté intacte, des forêts à l’infini dont le vert contraste avec la blancheur des sommets et le bleu des lacs et, partout, de grands espaces à couper le souffle…
L’Ouest canadien, entre montagnes Rocheuses et océan Pacifique, tient toutes ses promesses pour le voyageur en quête d’évasion, de sensations fortes, mais aussi de découvertes.
Car cette région ne se limite pas à un catalogue de cartes postales. Partir dans l’Ouest, c’est aussi s’élancer à la découverte des cultures amérindiennes, arpenter des villes modernes, dynamiques et multiculturelles, observer des animaux sauvages en liberté et vivre des expériences uniques de voyageur.
Voici notre sélection de coups de cœur dans l’Ouest canadien que nous vous invitons à compléter par les vôtres. Bon voyage !



Randonnées dans le parc national de Banff (Alberta)

C’est le doyen des parcs du Canada – créé en 1885 – et l’un des plus beaux : 6 600 km2 de vallées, de montagnes, de glaciers, de torrents et de lacs protégés, le tout sillonné par plus de 1 300 km de sentiers de randonnée balisés. L’offre est large, avec des parcours de tous niveaux et de toutes durées, dans trois grands secteurs (environs de Banff, Lake Louise et Icefield Parkway).
Parmi les grands classiques autour de Banff, citons le Johnston Canyon pour ses chutes d’eau, le lac Minnewanka et ses eaux turquoise, la montée jusqu’à Sulphur Mountain offrant une vue à 360° sur les environs de Banff ou, pour les chevronnés amateurs de haute montagne, Bourgeau Lake et le col Harvey.
Au lac Louise, deux incontournables : le Big Beehive, pour voir le lac d’en haut, et la Plaine des 6 glaciers, qui conduit au pied du glacier Victoria.
Le site de l’office de tourisme de Banff Lake Louise recense les principales balades et randos (guides téléchargeables) par secteur. Même chose pour les randos à vélo.
Petits conseils : le temps peut changer rapidement (et drastiquement) dans les montagnes, – il peut neiger même en été ! – pensez donc à emporter des vêtements chaud et appropriés ; ne nourrissez pas les animaux, c’est interdit et dangereux ; enfin, respectez la nature.
Pour en savoir plus sur la réglementation du parc : site de Parcs Canada
Le plus
Sunshine Meadows
Accessible par navette depuis la station de Sunshine Village (à 8 km de Banff), cette rando est l’un des musts de la région.
Plutôt facile, la boucle de Sunshine Meadows (5 km) permet de traverser la ligne de partage des eaux des Rocheuses (Continental Divide), d’apercevoir le mont Assiniboine (surnommé le « Matterhorn canadien ») et d’admirer fin juillet-début août de splendides tapis de fleurs de montagne autour du Rock Isle Lake.
Plus d’infos : Sunshine Meadows Banff et White Mountain Adventures
Voir les photos du parc national de Banff
Office de tourisme Banff Lake Louise
Lire notre reportage : les Rocheuses, de Banff à Jasper
Animaux, animaux

Dans les Rocheuses
« Avez-vous vu un ours ? Un caribou ? » On vous posera sans doute cette question lors d’un voyage dans les Rocheuses, où il n’est pas rare d’apercevoir des animaux, le long des routes, voire dans les rues de Banff ou Jasper. N’essayez pas de les nourrir : c’est mignon, certes, mais dangereux et passible d’une amende.
Stars des montagnes, les ours noirs et les grizzlys (plus rares) n’ont rien à voir avec Winnie l’ourson : évitez de vous en approcher. Dans les secteurs qu’ils fréquentent, des panneaux recommandent la plus grande vigilance. Il est conseillé d’y randonner en groupe d’au moins quatre personnes.
Vous aurez plus de chance de croiser des cervidés. Les wapitis, à la tête couronnée de grands cors, sont plusieurs milliers à gambader dans les parcs, tout comme les cerfs et les chevreuils. Par contre, on rencontre rarement un orignal ou un caribou.
Mouflons et chèvres des montagnes sont visibles depuis la route et, parfois, en troupeau sur la chaussée. Les animaux se moquent du code de la route : roulez prudemment dans les parcs, en particulier à l’aube et au crépuscule.
Coyotes, loups gris ou cougars raviront les fans de western. Mais ce sont les écureuils et les chipmunks que vous croiserez le plus souvent : évitez de leur donner à manger. Ces sympathiques bestioles ont tendance à prendre votre doigt pour de la nourriture. Gare aux morsures !
Dans le Pacifique
Depuis l’île de Vancouver, autre paradis naturel, on peut observer les baleines grises et les orques, dans le Pacifique ou le détroit de Georgia, mais aussi d’autres habitants des flots comme les otaries ou les lions de mer. Campbell River et Telegraph Cove sont les capitales du fameux saumon de Colombie-Britannique.
Le plus
Balades en mer pour observer orques et baleines
Des agences proposent des excursions pour aller observer les cétacés au large de l’île de Vancouver. De mars à octobre, les sorties promettent pas mal de rencontres (90 % de chance) particulièrement au départ de Tofino ou Telegraph Cove.
Les excursions se font soit en bateau couvert, soit en zodiac (ça mouille !). Certaines agences promettent, en guise de garantie, une excursion gratuite supplémentaire si vous ne voyez pas de baleines (se renseigner).
Également des sorties dans le détroit de Georgia, au départ de Victoria et de Vancouver, couplées dans ce dernier cas avec une visite de Victoria (excursion à la journée).
Le bleu des lacs des Rocheuses

Ce sont incontestablement les perles des montagnes, dont la couleur apporte une touche finale de sérénité aux paysages grandioses, – et parfois impressionnants –, des sublimes Rocheuses. Les lacs sont autant d’étapes sur la route des Glaciers et c’est autour des plus célèbres d’entre eux, comme le lac Louise, que s’est développé le tourisme dans la région.
Mais, au fait, d’où vient leur couleur ?
Changeante au fil des saisons, inclassable, entre le turquoise et l’émeraude, la couleur des lacs leur donne une allure presque irréelle et leur confère un grand pouvoir de séduction.
Le Lac Louise et ses compères doivent leur bleu turquoise brillant à la « farine rocheuse » : des particules fines de sédiment glaciaire suspendues dans l’eau et charriées au moment de la fonte des neiges.
Ces particules très fines absorbent toutes les couleurs du spectre lumineux, sauf le bleu et le vert. La « farine rocheuse » diffuse alors les composants bleu et vert de la lumière, donnant au lac sa couleur uniforme. À la fin de l’hiver, avant la fonte des neiges, les lacs arborent une couleur moins spectaculaire, proche du bleu pâle.
Les plus beaux lacs :
Lake Louise
Moraine Lake
Peyto Lake
Bow Lake
Minnewanka Lake
Maligne Lake
Medicine Lake
Emerald Lake
Waterton Lake
Le plus
Passer la nuit au bord d’un lac
Pour une expérience aussi romantique qu’inoubliable, certains hôtels permettent de passer la nuit face à un lac et de se réveiller dans un décor d’une beauté à couper le souffle. Attention, il s’agit d’adresses exceptionnelles, à classer dans la catégorie « très chic », où les prix sont à la hauteur des lieux.
Il y a, bien sûr, le Fairmont Lake Louise, pionnier du genre mais pas très intimiste. Coup de cœur, par contre, pour le Moraine Lake Lodge, isolé la nuit et ouvert seulement en été. Superbe situation pour le Simpson’s Num-Ti-Jah Lodge sur les rives du Bow Lake. Enfin, à Jasper, le Fairmont Jasper Lodge offre un cadre privilégié face à la quiétude du Lac Beauvert.
La promenade des Glaciers (Icefields Parkway, Alberta)

L’une des plus belles routes du monde et un voyage inoubliable.
Cette portion de la Highway 93, qui relie Lake Louise à Jasper (232 km), offre un festival de panoramas de montagne tous plus beaux les uns que les autres : sommets dramatiques, forêts profondes, lacs aux eaux turquoise, glaciers… La portion entre Banff et Lake Louise, sur la Transcanadienne, n’est pas mal non plus.
La route traversant deux parcs nationaux, les paysages sont préservés et pratiquement dénués de présence humaine. Les romantiques seront comblés, tout comme les amateurs de faune et de flore. Bref, c’est sublime !
La route, large et en parfait état, comporte peu de virages en lacets, mais nécessite un permis d’accès (parcs nationaux) et peut s’avérer dangereuse en hiver. Attention, il n’y a qu’une seule station-service sur le parcours.
Parmi les sites à voir :
Lake Louise
Peyto Lake
Glacier Athabasca
Athabasca Falls
Sunwapta Falls
Le plus
Le spectaculaire glacier Athabasca du Columbia Icefield
Cet imposant glacier, qui s’étend sur 250 km2, dépasse par endroits les 300 m d’épaisseur. Située sur la ligne de partage des eaux, cette calotte glaciaire a la particularité d’alimenter des rivières dont les eaux se dirigent vers trois océans (Pacifique, Atlantique, Arctique). Un phénomène unique au monde.
L’Ice Explorer, un bus aux roues énormes, permet de se rendre sur le glacier. Il y a pas mal de touristes, mais c’est tout de même une sacrée expérience à vivre !
Si vous ne voulez pas embarquer dans le bus, vous pouvez admirer tout seul le glacier, en vous en approchant (parking de l’autre côté de la route, face à l’Icefield Center). Attention : il est interdit et dangereux de marcher seul sur le glacier !
Site de Columbia Icefield Adventure
Site de la Promenade des Glaciers
Jasper-Vancouver en train

Traverser les Rocheuses en train et découvrir des paysages que seul le rail peut traverser… Une sacrée expérience où l’on retrouve l’essence même du voyage : le déplacement, le temps qui passe et la lenteur, puisque le trajet dure tout de même 18 heures !
On prend le train à 14 h 30 à Jasper et l’arrivée se fait le lendemain à 9 h 42 à Vancouver, le temps de traverser les montagnes et un fuseau horaire. En chemin, le convoi passe à proximité du mont Robson (point culminant des Rocheuses canadiennes), de la Blue River, par Kamloops et Boston Bar. Des wagons panoramiques au toit de verre permettent d’admirer les paysages, vraiment splendides.
Ce trajet constitue la dernière portion du parcours du Canadien, le train qui traverse le Canada en trois jours et demi, de Toronto à Vancouver. Un voyage mythique de près de 4 500 km, qui s’apparente à une « croisière sur rail » plus qu’à un déplacement en train ordinaire.
Décontraction canadienne oblige, il règne une bonne ambiance à bord, car les longs voyages favorisent les rencontres et les contacts entre les passagers.
Le Canadien propose deux classes de service : économique et voiture-lits plus, avec cabine privée, douche et repas à bord. Tarifs assez élevés (de 265 $ à 950 $ environ), mais réductions fréquentes sur le site de Via Rail.
Le plus
Les voitures panoramiques
Pour admirer le paysage, les trains sont équipés de plusieurs voitures panoramiques, avec des larges baies et, surtout, un dôme vitrés.
Équipés de 71 à 74 sièges, ces wagons offrent une vue à 360° sur l’extérieur. À noter, certaines voitures sont surélevées, ce qui donne l’impression de flotter au-dessus de terre et de côtoyer la canopée !
Site de Via Rail
Autre parcours dans les Rocheuses : Jasper-Prince Rupert (2 jours).
Autre train (beaucoup plus chic) : le Rocky Mountaineer
Vancouver

Un bout du monde entre Pacifique et montagnes, qui fait rêver. Jeune et multiculturelle, Vancouver squatte régulièrement les premières places du podium des métropoles où il fait bon vivre.
Rares sont les villes où l’on évolue à ce point en symbiose avec la nature. Ici, on peut faire du ski et se promener sur une plage de sable dans la même journée. Des forêts primaires, aux arbres centenaires, se trouvent sur le territoire de Vancouver qui possède l’un des plus grands parcs urbains du monde (Stanley Park). Et il y a même une plage naturiste (Wreck’s Beach) dans le périmètre de l’université !
Vancouver, dont plus de la moitié de la population est d’origine étrangère, est une ville tolérante et ouverte. La communauté asiatique – 2e d’Amérique du Nord après San Francisco – se développe d’année en année. Conséquence : la ville offre un melting-pot de traditions, notamment culinaires et culturelles, à expérimenter. Mais aussi des coûts de l’immobilier qui flambent…
Pour prendre le pouls du Vancouver qui bouge, cap sur le quartier alter de Kitsilano, le repère cool et gay du West End, les ambiances nocturnes et les bars animés de Gastown et Chinatown. Car, Vancouver, ce n’est pas seulement un cadre naturel incroyable, mais une ville à vivre.
À voir :
Chinatown
Stanley Park
Grouse Mountain
Capilano Suspension Bridge
Musée d’anthropologie
Le plus
Balade dans Stanley Park
Sans doute l’expérience la plus sympa, pour découvrir à quel point Vancouver vit en osmose avec la nature. Poumon vert de la ville, situé au bout de la presqu’île de Vancouver, ce parc de 400 hectares se trouve entre les tours de verre de Downtown et l’océan.
Recouvert de forêt humide primaire aux arbres centenaires, Stanley Park abrite des totems amérindiens (Brockton Point), de nombreuses espèces animales (dont des castors), et une piste cyclable qui en fait le tour (seawall) – un must – avec arrêt obligatoire à Prospect Point pour la vue !
Cerise sur le gâteau, le parc est bordé de deux magnifiques plages de sable (2nd et 3rd Beach), qui font face au soleil couchant. En plein centre-ville !
Plus d’infos : www.tourismvancouver.com et www.cyclecitytours.com
Vancouver Tourism
Lire notre article Trois jours à Vancouver
Sur les traces des Premières Nations en Colombie-Britannique

Ce sont, historiquement, les « premiers Canadiens » : l’expression « Premières Nations » désigne les peuples autochtones du pays, également appelés « amérindiens » ou « natives ». Une mosaïque humaine, d’une diversité culturelle et linguistique bien plus vaste que le terme générique ne le laisse supposer.
Ces peuples autochtones ont payé un lourd tribut lors de la colonisation du pays par les Européens. Aujourd’hui encore, il existe un écart important entre leurs conditions de vie et celles des Canadiens en général (pauvreté, mortalité infantile, taux de suicide…).
Plus d’1,4 million de Canadiens se déclarent « autochtones », dont 851 000 membres des Premières Nations, les autres étant métis ou Inuits (chiffres de Statistique Canada, 2011). 60 % d’entre eux vivent dans l’Ouest canadien.
Longtemps négligés, les autochtones, qui ont désormais les mêmes droits que les autres Canadiens, font l’objet d’une plus grande reconnaissance officielle. La Colombie-Britannique et la ville de Vancouver revendiquent désormais leurs racines amérindiennes. Dans de nombreux endroits de Vancouver, comme à Stanley Park, des totems signalent ce riche patrimoine.
Quelques suggestions de visites
Pour découvrir les cultures des Premières Nations, une visite au Musée d’anthropologie de Vancouver s’impose, pour sa superbe collection de totems et d’objets.
À Whistler, le Squamish Lil’Wat Cultural Centre explore, de façon vivante et complète, les modes de vie des Squamish et des Lil’Wat, habitants autour de la célèbre station de ski.
Au nord de la Colombie-Britannique, faites une halte au Museum of Northern British Columbia de Prince Rupert, qui porte sur 5 000 ans de présence amérindienne dans la région. À Hazelton, le Ksan Historical Village reconstitue un village gitxsan et fait découvrir la culture de ce peuple.
Le plus
Un vrai coup de cœur pour ce musée récent consacré à Bill Reid, sculpteur, graveur et joaillier métis issu de la nation Haïda. Un artiste majeur (1920-1998) dont certaines des œuvres ornent les billets de 20 $. Également des expos temporaires consacrées à de jeunes artistes des Premières Nations.
Pour en savoir plus : le site www.aboriginalbc.com recense toute l’offre touristique liée aux Premières Nations.
British Columbia Tourism
Victoria (Colombie-Britannique)

Un charme british à plus de 10 000 km de l’Europe, avec vue sur le Pacifique. Presque anachronique et d’un calme provincial, la capitale de la Colombie-Britannique (siège du Parlement) cultive avec bonheur son caractère britannique. On y entend même un carillon imitant Big Ben !
Située au sud de l’île de Vancouver, Victoria se trouve à 15 min de vol et à portée de ferry de la ville de Vancouver (via le port de Tsawwassen). Ancien comptoir fondé par la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1843, la ville, qui doit son nom à la Queen, se trouve tout au bout de la Transcanadienne.
Entre jardins fleuris, maisons victoriennes, buildings néoclassiques et entrepôts en brique, Victoria est une cité agréable, qui aligne bon nombre de bars et de restos en centre-ville.
Que faire à Victoria ?
Fleuron de la ville, l’hôtel Fairmont Empress (début du 20e s.) mérite le détour pour un 5 o’clock tea d’anthologie (et cher)… à compléter par des emplettes chez Rogers’ Chocolates qui régale son monde depuis le 19e siècle. La tradition a du bon !
Les vestiges de l’histoire ne manquent pas : le Royal BC Museum, le Parliament Building (fin 19e), la maison natale du peintre Emily Carr, le 2e plus vieux Chinatown d’Amérique (avec Fan Tan Alley, la ruelle la plus étroite du Canada), le pompeux Craigdarroch Castle ou Fisherman’s Wharf, un ravissant village de maison flottantes et colorées.
Le plus
Burtchart Gardens
À 20 km de Victoria (navettes depuis le centre-ville), de jolis jardins thématiques qui s’étendent sur 22 hectares. On apprécie particulièrement le jardin japonais, la roseraie et le jardin submergé. Les visites d’étendent de mars à octobre. Un autre aspect « vieille Europe » de Victoria. Attention, pas mal de monde en saison !
Plus d’infos : Site de Burtchart Gardens
Voir les photos de Victoria
Tourism Victoria
Île de Vancouver (Colombie-Britannique)

Vancouver, ce n’est pas qu’une grande ville, mais aussi une île… de taille ! Longue de plus de 450 km, elle s’étend sur une superficie de 32 134 km2 (soit plus que la Belgique), dont la majeure partie reste dénuée de toute présence humaine. Une île vierge, en quelque sorte, et un véritable paradis naturel pour les amateurs de voyages « Into the Wild ».
En effet, l’île de Vancouver n’est peuplée que dans sa partie Sud, autour de Victoria. À quelques dizaines de kilomètres plus au nord, la nature reprend tous ses droits, à l’exception de deux routes qui conduisent, l’une vers Tofino à l’ouest, l’autre vers Port Mc Neill au nord.
Forêts impénétrables, relief accidenté, plages de sable à perte de vue désertes (côté Pacifique) et faune très riche (ours, pumas, baleines, orques…) caractérisent cette île hors du commun, aux paysages de matin du monde, brumeux et mystérieux, dignes des romans de Tolkien.
Les forêts sont, ici, de gigantesques cathédrales naturelles. Au centre de l’île, une portion du parc Mc Millan s’appelle d’ailleurs Cathedral Grove : on y trouve les arbres les plus vieux du Canada, vestiges de la forêt qui recouvrait l’île il y a plus de 1 000 ans. Un fantastique décor de racines hors sol, de fougères, de mousses et de lichens suspendus aux branches, où la lumière du jour peine à percer…
Autre sanctuaire naturel, le Pacific Rim National Park, qui s’étend le long de la côte au sud-ouest de l’île, couvre forêt pluviale (300 jours de pluie par an) et littoral : une autre zone vierge, que l’on peut parcourir en une semaine, le long du West Coast Trail (75 km), un sentier de randonnée en pleine nature, comme isolé du reste du monde.
À voir :
Pacific Rim National Park
Tofino
Victoria
Cathedral Grove
Telegraph Cove
Le plus
Tofino
Au bout de la route, à 4 h 30 de Victoria, ce petit port de pêche est devenu la destination de prédilection des hippies, alternatifs, surfers et des voyageurs en quête d’horizons lointains. Spot « touristique » de l’île, Tofino possède pas mal d’hôtels, de B&B et de restos.
C’est aussi un endroit idéal pour observer les lions de mer et les baleines en mer (mars-octobre), les ours noirs sur les rivages du Clayoquot Sound, faire du surf sur la magnifique Long Beach ou, tout simplement, ne rien faire…
Whistler, par la Sea-to-Sky Highway (Colombie-Britannique)

De Vancouver, la Highway 99, qui conduit à Whistler, traverse de superbes paysages qui lui valent le surnom de « Sea-to-Sky Highway » (autoroute de la mer au ciel) : la baie Howe aux airs de large fjord, puis, à partir de Squamish, un décor de hautes montagnes ponctué de spectaculaires chutes d’eau (Brandywine Falls). La route vaut à elle seule le voyage.
Whistler, haut lieu des Jeux Olympiques d’hiver de 2010, fait partie des stations de montagne les plus réputées d’Amérique du Nord. Son domaine skiable compte parmi les plus étendus du Canada, dans un cadre naturel grandiose. Revers de la médaille, Whistler n’est pas franchement donné.
En été, la station fait le bonheur des adeptes du VTT, de rafting, de golf, de zipline, de canoë-kayak et de randonnée. Parmi les randos faciles, on vous conseille le Whistler Valley Trail (30 km dans la vallée) ou le Lost Lake Trail où l’on peut se baigner.
Attraction majeure de Whistler, le Peak2Peak est un téléphérique long de 4,4 km qui relie deux sommets de la station, suspendu à 500 m au-dessus du vide et offrant un panorama à 360° sur les montagnes. Un parcours spectaculaire.
Enfin, ne ratez pas le Squamish Lil’Wat Cultural Centre qui explore, de façon vivante et complète, les modes de vie des peuples amérindiens Squamish et des Lil’Wat.
Le plus :
Whistler by night
Branchée et cossue, Whistler n’est pas une station qui se couche tôt. Bon nombre de Vancouverois viennent y passer le week-end. Le village compte une vingtaine de bars et de boîtes où prendre un verre et passer un bon moment, comme l’ Amsterdam Pub, le Maxx Fish et le Garfinkel.
Autre atout, des restos pour toutes les bourses et même d’excellentes tables comme Araxi, régulièrement classé dans le Top 50 des meilleurs restos du Canada. Une institution locale où il est conseillé de réserver sa table à l’avance.
Psst... En plus, il y a un cadeau à l'inscription à nos newsletters !
Les derniers reportages sur le meilleur au Canada

Le Canadien, voyage en train de Toronto à Vancouver

Canada : Winnipeg, capitale multiculturelle du Manitoba

Le Canada en train

Canada : Calgary, nos coups de cœur

L’été indien au Canada : où voir les couleurs de l'automne ?
Infos pratiques
Bons plans voyage Canada




















