Le meilleur de la Crète

20 juillet 2018

Fans d’archéologie, amateurs de randonnée ou adeptes de farniente sur la plage, la Crète est faite pour vous ! Les amateurs d’histoire trouveront leur bonheur dans des cités riches de métissages culturels. On remonte encore le temps sur les sites archéologiques minoens, aux origines de la Crète. Pour les randonneurs, des vallées striées d’oliviers et parsemées de monastères orthodoxes, des montagnes couvertes de végétation qui plongent dans la mer, un arrière-pays hérissé de massifs et de gorges sont autant de fabuleux décors. Quant aux amateurs de baignade, ils piqueront une tête dans les eaux cristallines de la Méditerranée. Côté gastronomie enfin, les assiettes sont gorgées de soleil. C’est le moment de se mettre au fameux régime crétois, à déguster sans modération !
Le meilleur de la Crète : sites archéologiques minoens
La civilisation minoenne, qui doit son nom au légendaire roi Minos, s’épanouit en Crète et à Santorin entre 2700 et 1200 av. J.-C. Tour d’horizon des sites principaux qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets…
Musée archéologique d’Héraklion

L’un des musées les plus riches de Crète, prélude indispensable à toute découverte de la mythologie en Crète. Retraçant l’histoire et la culture de la civilisation minoenne, il balaye toute l’histoire antique de la Crète, du néolithique à la période gréco-romaine, en passant par les périodes prépalatiale et néopalatiale. Société, exercice du pouvoir, vie domestique, religion… il dresse un portrait exhaustif de la civilisation minoenne.
Les objets exposés proviennent des plus grands sites archéologiques de l’île : céramiques, jarres, bijoux, pièces d’orfèvrerie, statuettes votives, fresques, sarcophages…
Star du musée : le disque de Phaistos, un disque d’argile cuite retrouvé sur le site homonyme.
Knossos

Le palais de Knossos fut construit vers 1650 avant J.-C. sur les ruines d’un palais de 2000 avant J.-C. Il est le premier palais minoen découvert en 1900 par l’archéologue anglais sir Arthur John Evans.
Le palais de Knossos, le plus grand des quatre palais minoens découverts, fut le centre névralgique du pouvoir mycénien en Crète. La légende raconte que Dédale y construisit un labyrinthe où le légendaire roi Minos enferma le Minotaure.
Croyant avoir trouvé le palais de Minos, Arthur John Evans entreprit de le reconstruire en partie. C’est pourquoi certains murs, plafonds et colonnades sont le fruit de reconstitutions de fresques et de reconstructions en béton. Elles sont controversées tant pour leur relative fidélité historique que pour leur esthétique.
Phaistos

Le palais de Phaistos (prononcer « Festos ») est l’un des plus anciens palais minoens, le 2e en importance après Knossos. Le palais n’a pas subi de reconstructions massives comme à Knossos. Les ruines de l’agora, d’appartements royaux (mégaron), de bains lustraux, de magasins et de silos parlent d’elles-mêmes.
Dans la cour principale encadrée de colonnes, on aperçoit encore le dallage datant de 1900 avant J.-C. On suppose que c’est ici que défilaient les processions religieuses.
Construit sur une colline dominant la plaine de la Messara et les collines striées de rangées d’oliviers, le site offre un panorama d’exception.
Nombreux sont les doutes et les questions qui subsistent quant à l’organisation du site. Les fouilles se poursuivent, mais en attendant, ces mystères font le charme de Phaistos.
Malia

Le palais date de 1900 avant J.-C. Selon la légende, Malia aurait appartenu à Sarpédon, fils de Zeus et d’Europe, donc frère de Minos, qui régnait sur Knossos. Les vestiges de quartiers d’habitations, d’échoppes d’artisans et de nécropoles s’étendent en bordure de la mer de Libye.
Malia est un bel exemple de la continuité de l’architecture et du pouvoir minoens à travers les siècles. La plupart des ruines que l’on voit datent de la période néopalatiale (entre - 1700 et - 1450 av. J.-C.), celle des premiers palais crétois. Dans le quartier « Mu », qui date de cette période, on peut encore apercevoir des vestiges de magasins, de colonnes, de pièces d’apparat et d’un bain lustral.
D’autres parties du palais, comme le quartier « Nu », datent de la période postpalatiale. On y retrouve les éléments classiques d’un palais minoen : cour centrale ou agora, appartements royaux, salles d’apparat, sanctuaires et magasins de stockage.
Les fouilles sont toujours en cours pour tenter de percer d’autres secrets de Malia.
Agia Triada

Comme au bout du monde, dans un environnement sauvage dominant la plaine de la Messara, les ruines d’Agia Triada semblent contempler la mer. Des hypothèses laissent à penser qu’Agia Triada, contemporain au palais de Phaistos, était non pas un palais, mais une villa royale, c’est-à-dire un siège de pouvoir administratif, qui exerçait son pouvoir sur un territoire agricole.
Sur l’esplanade, des bancs sont installés à l’ombre des pins : un poste d’observation idéal des ruines et de la Grande Bleue. Après le mégaron (foyer central de l’habitation), l’agora est identifiable à ses piliers à base carrée. Au sommet de la colline, poussez la porte de la chapelle byzantine, tapissée de fresques.
Le meilleur de la Crète : l'héritage vénitien et ottoman
Les signes de l’occupation vénitienne (13e-16e s) restent nombreux en Crète. Forteresses, fontaines, loggias, fresques dans les églises, et même certains noms de famille évoquent la Sérénissime. Quant aux mosquées flanquées de minarets aux ornementations des maisons, elles rappellent l’occupation ottomane.
Pour voir des vestiges des présences vénitienne puis ottomane, direction Hania et Réthymnon, deux cités qui, dans leur architecture comme dans leur culture, restent particulièrement marquées par ces métissages.
Hania (La Canée)

Avec ses vieux quartiers au charme renversant, Hania (qui se prononce presque « Rania ») est l’une des plus belles cités de Crète. Derrière les vestiges d’une muraille vénitienne, les signes de la période vénitienne et les souvenirs de la présence ottomane sont visibles au détour de chaque ruelle.
Ourlé de tavernes, le port vénitien est gardé par un phare du 15e siècle. Il est dominé par plusieurs minarets et par la coupole de la mosquée des Janissaires. Cette carte postale illustre le double héritage d’Hania.
Quant à la vieille ville (Topanas), son cachet est certain. Blottie derrière le port, c’est un labyrinthe de ruelles qui s’entrecroisent. Des échoppes d’artisanat sont installées au rez-de-chaussée de demeures vénitiennes. On lève le nez pour apercevoir de vénérables demeures historiques gardées par des portes cochères, ornées de bow-windows, de balustrades et de balcons de pierre.
Pittoresque avec ses demeures d’antan et ses échoppes, le quartier de Kastelli conserve lui aussi des vestiges de l’époque vénitienne : colonnes, arches, fenêtres, ornementations…
Réthymnon

C’est un enchantement que de flâner dans les ruelles de la vieille ville de Réthymnon, largement investies par les terrasses des tavernes. De ruine romaine en vestige byzantin, de palais en hôtel particulier, fontaines, blasons vénitiens et éléments d’architecture ottomane sont à dénicher au coin des rues et sur les façades striées de bougainvillées. Gardé par un phare, l’adorable port vénitien est aujourd’hui bordé de terrasses.
Quant aux minarets, arches de pierre et bow-windows en bois, ils sont caractéristiques des maisons turques. Lieu de rendez-vous en ville, la fontaine Rimondi date de 1626. L’eau jaillit de la bouche de trois têtes de lion encadrées de colonnes vénitiennes.
Signe de la continuité entre les occupations vénitienne et ottomane, la mosquée Nerantzès est une ancienne église à laquelle les Turcs ont ajouté un minaret. Merveille Renaissance de la Crète, la loggia vénitienne était au 16e siècle un lieu de rencontre entre notables, avant d’être transformée en mosquée.
Protégée par une muraille et quatre bastions, la forteresse vénitienne (Fortezza) est surtout intéressante pour les panoramas sur la ville. La coupole de la mosquée édifiée par les Ottomans est l’une des plus grandes de Grèce !
L’île de Spinalonga

Cette ancienne forteresse vénitienne abrita au début du 20e siècle une léproserie. Les autorités sanitaires décidèrent de regrouper les malades dans les fortifications de Spinalonga, ancienne pièce maîtresse du dispositif défensif des Vénitiens. Ainsi, jusqu’en 1957, on y déporta des malades de toute la Grèce. Plusieurs centaines de personnes vivaient alors en communauté dans le fort, et tous les corps de métiers étaient représentés dans ce qui avait tout d’une petite ville.
L’île de Spinalonga et son histoire ont été rendues célèbres par le best-seller de Victoria Hislop, L’Île des oubliés. Aujourd’hui abandonné et en ruines, le site promet une visite chargée d’émotion.
À savoir : on atteint l’île de Spinalonga en bateau, au départ du village de Plaka. L’île est à 1 km de la côte.
La forteresse de Frangokastello

Cet étonnant château fort est posé au pied des montagnes, sur des terres arides aux allures de désert. La citadelle fait face à un lagon ouvert sur la mer de Libye. Elle est encadrée par quatre tours d’angle. Pensée une marque de puissance, elle a été construite par les Vénitiens en 1371 pour sécuriser la région en proie à la piraterie.
Pour autant, aucune garnison n’occupa le fort de Frangokastello, à l’exception d’une seule bataille en 1828. Elle opposa les Drosoulitès, un corps expéditionnaire crétois, aux guerriers ottomans. Une légende raconte que, fin mai ou début juin, à l’aube, il est encore possible de voir errer les âmes des Drosoulitès réfugiés dans la forteresse…
Le meilleur de la Crète : les plages
Plages de poche alignant les transats au fond de criques ou plages désertes, plages de sable blanc ou de galets, baignées d’eaux turquoise, posées au bout de pinèdes ou d’oliveraies, pied des montagnes ou à l’embouchure de gorges… la Crète offre un bel éventail de paysages balnéaires.
Alors que la côte nord est bordée de stations balnéaires, c’est à l’ouest que l’on trouve quelques-unes des plus belles plages. Quant à la côte sud, elle arbore des plages désertes jusqu’au cœur de l’été.
Lagon d’Élafonissi

Envie de plage aux airs de Polynésie ? Vous y êtes presque ! Au sud-ouest de la Crète, l’une de ses plus belles plages fait la jonction entre l’île et une presqu’île. Incroyablement limpide, la mer turquoise du lagon d’Élafonissi vient caresser un sable rosé. Au gré des marées, la mer redessine les contours de la plage, ses îlots et ses bancs de sable, si bien qu’il faut parfois mettre le pied à l’eau avant de poser sa serviette.
La couleur rosée du sable est l’une des caractéristiques d’Élafonissi. La légende l’attribue à un épisode dramatique de l’histoire de la Crète : en 1824, plus de 800 femmes, enfants et vieillards pourchassés par les Turcs trouvèrent ici refuge avant d’y être massacrés. On dit que le sable porte depuis le souvenir du sang versé. La plage d’Élafonissi est aussi un spot de snorkelling et de windsurf.
Plage de Balos et presqu’île de Gramvoussa

Une autre star des plages de Crète. Au bout de la presqu’île de Gramvoussa, au nord-ouest de l’île, la plage de Balos entoure un lagon aux eaux claires. Le sable blanc est caressé par une eau turquoise qui prend vers le large mille nuances de bleu et de cyan.
Si vous voulez approcher la plage de Balos en voiture, il faut régler un petit droit de passage, puis suivre sur plus de 7 km une piste un peu chaotique... On continue ensuite à pied par un sentier. Ça descend à l’aller, ça monte au retour. Compter près de 25 minutes de marche aller. Autre possibilité : accéder à la plage en bateau.
Il est aussi possible de faire une excursion sur la presqu’île de Gramvoussa, constituée de 2 îlots sauvages. Sur l’un d’eux a été érigée une forteresse vénitienne, aujourd’hui en ruine.
Attention : depuis la plage de Balos, la presqu’île de Gramvoussa ne s’atteint pas toujours à pied sec.
Phalassarna

Longue bande de sable blond, mer turquoise, transats et parasols en paille : tous les ingrédients sont réunis pour une séance de farniente, option paradis sur terre. Au sud de Balos, on atteint la plage de Phalassarna au terme d’une descente par une route en lacets, qui serpente entre terres arides… et serres de tomates !
La proximité d’un site archéologique antique empêche en théorie l’implantation de grands projets immobiliers, et préserve le caractère sauvage des lieux.
Le meilleur de la Crète : les randonnées
La Crète est un superbe terrain de randonnées. Au centre de l’île et dans la Messara, les plaines et vallons sont striés de champs d’oliviers inondés de soleil. Au sud et à l’ouest de l’île, la terre est plus aride. Les montagnes et pics rocheux se rapprochent jusqu’à former des gorges aux flancs desquels s’accroche une végétation méditerranéenne. Au bord des sentiers batifolent les kri-kri. Cette espèce endémique de chèvre sauvage, apparentée au bouquetin, est aujourd’hui protégée.
Gorges de Samaria

La plus fameuse randonnée de l’île ! 13 km dans les gorges parmi les plus profondes d’Europe, qui atteignent jusqu’à 300 m de hauteur. Le sentier suit le lit de la rivière, et descend jusqu’à la mer de Libye, au niveau d’Agia Rouméli.
Dès le départ spectaculaire, la descente s’amorce par un escalier formé par des racines de pins. Au bord du chemin, quelques chapelles sont disséminées, et l’on musarde dans les ruines du village de Samaria. C’est un peu plus loin que naissent les gorges de Samaria. On traverse la rivière à plusieurs reprises, sur des pierres ou par des ponts de fortune.
Les gorges se rétrécissent jusqu’aux portes de Fer, le point le plus spectaculaire de la randonnée : le passage entre les parois rocheuses ne mesure alors que 2,5 m de largeur !
Les gorges sont ouvertes seulement de début mai à fin octobre. Prévoir au minimum 4 h de marche. Attention : en été, les gorges de Samaria sont très fréquentées.
Gorges d’Aradéna

L’une des plus belles alternatives aux gorges de Samaria. Cette randonnée séduira les marcheurs avides de quiétude, ainsi que les familles. Les gorges d’Aradéna présentent en effet le double avantage de paysages tout aussi sauvages et presque aussi impressionnants que les gorges de Samaria, mais sur un circuit nettement plus court (seulement 7,5 km).
La balade se fait là encore dans le lit de la rivière. À l’ombre des falaises en partie recouvertes de verdure, le chemin se faufile entre les buissons de lauriers roses, et traverse le lit de la rivière à sec.
Un passage étroit doit être franchi par une échelle, mais un chemin de contournement a aussi été construit.
Prévoir 2 h 30 de marche.
La vallée des Morts

À l’est de la Crète, cette randonnée en descente plonge dans une gorge où la végétation a droit de cité. Le chemin suit le lit de la rivière, au fond d’un oued. Des buissons piquetés de fleurs recouvrent une terre orangée. Tout autour, on est cerné par des parois rocheuses creusées de grottes.
La randonnée doit son nom aux tombeaux antiques retrouvés dans les alcôves creusées dans les parois rocheuses. Les minoens avaient en effet pour habitude d’enterrer les défunts dans des grottes, à l’abri de falaises. Quelques ruines de murs et de maisons témoignent de l’implantation dans ce coin de Crète de plusieurs sites minoens.
Facile et bien balisée, cette randonnée fait longer le lit d’un torrent asséché jusqu’au palais minoen de Kato Zakros. Au terme de la randonnée, la mer invite à la baignade dans une petite baie.
Compter 4 à 7 km et 2 h 30 à 4 h de marche au départ de Zakros ou au lieu-dit « La gorge », jusqu’à Kato Zakros.
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Le meilleur de la Crète : les monastères
Au creux des vallées et sur les collines ont été érigés des monastères et des chapelles orthodoxes. Certains furent le théâtre d’insurrections contre l’occupation ottomane, et sont devenus des symboles de résistance. Leur enclavement comme la mémoire de leur histoire en font des havres de sérénité.
Monastère de Toplou

Derrière d’austères murailles, le monastère fortifié de Toplou protège un petit patio bordé de galeries à arcades. Suspendues aux galeries supérieures, des bougainvillées dégringolent le long des façades. Le sol du patio est recouvert d’une mosaïque de galets. Incrustée dans la façade de l’église, une pierre rapporte les termes d’un contrat passé entre deux villes antiques.
Le monastère recèle un musée de l’histoire monastique de la Crète : art byzantin, vêtements liturgiques, armes, et une bannière du monastère datant de la guerre d’indépendance contre les Turcs. Une collection d’icônes représente les écoles crétoise et russe, aux côtés d’une iconostase du 18e siècle.
Clou de la visite et joyau de l’art sacré en Crète, l’icône peinte par Ioannis Kornaros représente en 61 saynètes la prière de la bénédiction des eaux. On passerait des heures à scruter les détails des tableaux dans le tableau, qui fourmillent de références à des épisodes de la Bible.
Monastère d’Arkadi

Voici certainement le plus émouvant des monastères de Crète, qui occupe une place particulière dans le cœur des Crétois. Perché sur le plateau d’Arkadi, il fut le théâtre de l’insurrection de 1866, un épisode marquant de l’histoire de l’île.
Au cœur de la guerre contre les Turcs, près d’un millier de révolutionnaires se réfugièrent dans l’enceinte du monastère, et se soulevèrent contre la domination ottomane. Cet épisode est resté un exemple sans pareil de résistance crétoise contre l’oppression. Élevé au rang un sanctuaire, le monastère d’Arkadi est devenu un symbole national de la résistance crétoise.
Au milieu des bâtiments conventuels, derrière une magnifique façade Renaissance surmontée de trois cloches, l’église mêle architecture romane et décors baroques. Un petit musée expose armes et objets liturgiques.
Monastères de Prévéli

Face à la mer de Libye, le duo de monastères de Prévéli s’est lui aussi illustré pour sa résistance contre les Ottomans en 1866 et pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le premier monastère, Kato Moni Prévéli (« monastère d’en bas »), est encore partiellement en ruines après les destructions de 1941. Un petit musée retrace les guerres de libération contre les Turcs et la bataille de Crète en 1942. Il présente aussi quelques pièces liturgiques et objets d’artisanat.
Dans un environnement aride, Piso Moni Prévéli (« monastère de derrière ») a été édifié sur un promontoire rocheux. Outre des objets liturgiques, des icônes et manuscrits, son petit musée présente des armes utilisées par les popes pour la libération de la Crète. Le retable de la petite église est richement décoré.
Gastronomie et régime crétois

Saine et préparée à base de bons produits, la cuisine crétoise met à l’honneur l’huile d’olive et les produits végétaux : légumes verts, préparés en crudités (tomates et concombres) ou revenus dans l’huile d’olive, légumes secs (fèves, pois, lentilles) et céréales.
C’est le moment d’adopter sans modération le fameux « régime crétois », hautement diététique. Plusieurs études ont montré que c’est en Crète que l’espérance de vie serait la plus longue. Les Crétois doivent leur longévité à l’huile d’olive, réputée pour sa faiblesse en acides gras saturés et pour ses vertus protectrices. Autre atout de ce régime : peu de graisses animales, de viande, de beurre et de lait. Tous les ingrédients sont alors réunis pour que la Crète, plus que toute autre région des pays industrialisés, échappe au fléau des maladies cardiovasculaires.
Le repas commence par des mezze : olives, tranches de paximadia (pain traditionnel crétois croustillant) tartinées de confit de tomates à l’ail, tzatziki à étaler sur du pain pita…
Côté poissons, ils sont préparés en soupe, servis frits ou grillés. Quant aux viandes, la Crète comptant très peu d’élevages bovins, on trouve surtout de l’agneau et du poulet.
Le dessert se déguste autour d’une corbeille de fruits, parfois assortie de fruits secs et de loukoums, influence turque oblige. Les plus gourmands opteront pour un yaourt grec nappé de miel.
Le repas commence ou se termine par le raki ou tsikoudia, une eau-de-vie qui, en Crète, a la particularité de ne pas être anisée. Elle est servie en signe de bienvenue ou d’amitié.
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