Géographie
Disséminées sur un territoire maritime aussi étendu que l’Europe occidentale, les 118 îles de la Polynésie française (du grec polus et nesos, « îles nombreuses ») se regroupent en 5 archipels.
- Les îles de la Société, les plus grandes, se subdivisent en îles du Vent (Tahiti, Moorea, Maiao, Tetiaroa et Mehetia) et en îles Sous-le-Vent (toutes les autres : Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora-Bora, Maupiti, etc.). À l’ombre de sommets volcaniques érodés, elles s’entourent des plus beaux lagons.
- Au sud, les Australes, traversées par le tropique du Capricorne, sont des îles montagneuses, difficiles d’accès. Certaines seulement possèdent un récif.
- Au nord, les Tuamotu, étendues sur 1 500 km jusqu’à l'archipel des Gambier (l’archipel le plus excentré du territoire) composent l’un des plus grands groupes d’atolls au monde. Bas et plats, ils enserrent presque tous de vastes lagons, à l’instar de celui de Rangiroa, qui pourrait engloutir l’île de Tahiti !
- Les Marquises, à 1 500 km au nord de Papeete, forment un monde à part. Très isolées, les îles se distinguent par des paysages sauvages, où des falaises altières se jettent dans des flots tumultueux. Le lieu est splendide, mais son éloignement rend le voyage cher.
À l’origine du monde
Les îles polynésiennes sont toutes nées de l’activité volcanique à la fin de l’ère tertiaire. Sur le fond de l’océan, à 4 000 m de profondeur, de la lave s’écoula alors par des « points chauds », des brèches fixes dans l’écorce terrestre. Éruption après éruption, elle s’entassa, sous forme de coussins de lave, genre boulets de canon formés au contact de l’eau froide, pour finalement percer la surface. Une île était née.
Entraînée par la plaque continentale, comme sur un tapis roulant, celle-ci se retrouva bientôt coupée de son point chaud nourricier et cessa de grandir. Mais déjà une nouvelle île naissait à l’aplomb de la source de magma. Au gré des poussées souterraines plus ou moins fortes, des dizaines d’îles se formèrent ainsi sur un même alignement, certaines parvenant jusqu’à la surface, d’autres demeurant volcans sous-marins.
Le même processus se répéta chaque fois : les plantes, quelques animaux (oiseaux surtout) colonisèrent les îles. Sur leurs flancs, au niveau de la mer, des coraux se fixèrent en couronne. Mais déjà étaient entrées en action les forces d’érosion : le vent, la pluie, portés à leur paroxysme par les ouragans, les vagues surtout, entamaient l’édifice.
Le même processus s’est répété pour toutes les îles de Polynésie. Certaines, plus grosses, plus récentes, ont moins souffert : c’est le cas de Tahiti. D’autres, plus petites, ont déjà commencé à sombrer : ainsi en va-t-il de Huahine et surtout de Bora-Bora. Toutes les îles volcaniques sont ainsi vouées à disparaître. Pour mieux renaître. Car progressivement les coraux s’amoncèlent autour d’elles, constituant un anneau de vie. Des sédiments se déposent et des motu (îlots) apparaissent. La végétation s’y implante à son tour. Les « îles basses » des Tuamotu, les atolls, émergeant à peine au-dessus de l’océan, ne sont ni plus ni moins que cela : les survivances d’anciennes « îles hautes » désagrégées par le temps et englouties par l’océan. Là où se tenait le volcan se trouve maintenant le lagon.
Climat
La meilleure saison pour se rendre en Polynésie varie assez largement d’un groupe d’îles à l’autre : pour Tahiti et les Îles Sous-le-Vent, mieux vaut privilégier la période qui s’étire d’avril à octobre (soit l'hiver austral), tandis que pour les Marquises, c’est presque l’inverse ! En tout état de cause, le soleil brille toute l’année, mais l’humidité peut être étouffante de fin novembre à fin mars (été). Les cyclones, relativement rares comparativement au reste du Pacifique Sud, se manifestent principalement à cette période. Ils sont de plus en plus fréquents à mesure que l’on approche du tropique du Capricorne. Les températures moyennes sont de 24 °C en hiver et 28-30 °C en été.