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![]() Géographie et climat Nouvelle-ZélandeGéographieDe la pointe nord de l’île du Nord à la pointe sud de l’île du Sud, la Nouvelle-Zélande s’étire sur 1 600 km ! Autant dire qu’elle connaît quasiment tous les types de paysages et de climats, depuis les zones subtropicales du Northland jusqu’aux fjords souvent embruinés du Fiordland. Baigné de toutes parts par l’océan Pacifique, le pays compte plus de 15 000 km de côtes - falaises, dunes, plages immenses et désertes, il y en a pour tous les goûts. Il est divisé en 16 régions et un territoire (l'île Chatham), auxquels s’ajoute une pléthore de dépendances plus ou moins lointaines, du Pacifique Sud jusqu’à l’Antarctique. L’île du NordLes deux grandes îles néo-zélandaises sont donc fort différentes l’une de
l’autre. Celle du Nord est la plus petite (115 000 km²) et
la plus découpée avec, face à Auckland, la vaste baie d’Hauraki et ses îles. L’île du SudLa plus grande des deux îles (151 000 km²) est aussi,
de loin, la plus montagneuse. Les collines cèdent ici le terrain aux crêtes
enneigées des Alpes néo-zélandaises, culminant à 3 754 m au mont
Cook, aux pentes bardées de glaciers. C’est ici que Sir Edmund Hillary venait
s’entraîner avant de s’attaquer et de vaincre en premier l’Everest !
Seule une courte frange nord échappe à l’emprise des Alpes : le comté
de Marlborough, réputé pour son vin, et les abords de la baie de Tasman, quasi-tropicaux
dans le splendide parc national Abel Tasman. ClimatLes saisons sont inversées dans l’hémisphère Sud par rapport aux nôtres. L’été s’étend donc de décembre à mars, l’hiver de juin à septembre. Le climat est largement déterminé par la latitude : semi-tropical à l’extrémité de l’île du Nord, où les températures sont toujours assez douces (13 °C en juillet, 23 °C en février), il est influencé à l’opposé, sur l’île du Sud, par les vents parfois violents venus de l’Antarctique. L’hiver, on skie dans les Alpes et, vers Invercargill, il n’est pas rare qu’il gèle. Les pluies sont fréquentes toute l’année. Une grande biodiversitéLa faune et la flore font partie des grands attraits du pays. Protégées par la situation insulaire de la Nouvelle-Zélande, les espèces animales et végétales y ont évolué en complète autarcie, donnant jour à de drôles de bestioles. Pas d’ornithorynques comme en Australie, mais le moa, malheureusement disparu, qui fut le plus grand oiseau du monde : jusqu’à 3,50 m de haut, un look d’autruche et une viande qui plaisait bien aux Maoris… La végétation est particulièrement marquée par l’endémisme : 75 % des plantes trouvées en Nouvelle-Zélande n’existent nulle part ailleurs. On y trouve aussi un fossile vivant du Jurassique, le tuatara, une sorte d’iguane à crête dorsale de 50 à 60 cm. Un milieu fragiliséBeaucoup d’animaux ou de plantes, sans prédateurs importants, ont baissé leur garde. Certains oiseaux ont ainsi perdu l’habitude, puis la capacité de voler, comme le moa ou le kiwi. Des plantes ont perdu leurs épines. Cette extraordinaire faculté d’adaptation a condamné par ricochets nombre d’espèces endémiques : moins combatives, elles ne sont plus en mesure de se défendre lorsqu’elles sont confrontées à des espèces envahissantes. C’est avec l’arrivée des Polynésiens que l’équilibre naturel a commencé à
se modifier : bétail et animaux de compagnie, plantes vivrières ou d’ornement
se sont dispersées, concurrençant ou détruisant la végétation et les espèces
locales. La situation s’aggrava avec l’arrivée des Occidentaux, qui amenèrent
chèvres voraces, rats, mouches, opossums australiens, cochons redevenus sauvages,
qui déracinent les végétaux fragiles… Un peu partout, on tente de se débarrasser de ces intrus pour desserrer l’étau. Mais comment faire ? Bien souvent, il faut arracher à la main, pied après pied, creuser dans le sol pour ne pas laisser le moindre morceau de racine susceptible de repousser. Les poisons sont dangereux, le contrôle biologique incertain. Face au problème, les Néo-Zélandais ont peut-être trouvé la solution. La protection de la faune et de la flore se développe sur des îles sanctuaires (Kapiti, Stewart, etc.), où les nuisibles sont éradiqués. Les populations souches des havres ainsi créés permettent ensuite, petit à petit, de repeupler d’autres îles sanctuaires, en attendant peut-être, un jour, d’accéder à de plus vastes territoires. KiwiVoici un drôle d’oiseau. Incapable de voler, comme nombre de ses congénères
néo-zélandais, le kiwi passe sa vie au ras du sol, dans les fourrés. C’est
là que la femelle pond son œuf, qui pèse le quart de son poids ; c'est là aussi
que le mâle couve et élève les jeunes, pendant trois semaines seulement. Autres espècesLa faune néo-zélandaise est de deux types : oiseaux et mammifères marins
- on n’y trouve aucun mammifère terrestre qui n’ait été introduit. C’est
sur l’île du Sud, et surtout sur la côte est, protégée des vents et de l’humidité
venus de l’Ouest, que l’on a le plus de chance de rencontrer otaries, phoques
et lions de mer, installés en colonies pouvant regrouper des dizaines d’individus.
Passé Christchurch, capitale de l’île du Sud, l’influence australe se fait
davantage sentir. Au cœur même du port d’Oamaru, on assiste au retour très
médiatisé des pingouins bleus, les plus petits du monde (40 cm). Tout
se déroule à la nuit tombée, sous l’œil des projecteurs… Quelques sites plus
isolés sont fréquentés par le rarissime pingouin à œil jaune, dont ne subsisterait
qu’environ 400 couples reproducteurs. Les voir surgir des flots, après
une interminable journée passée à pêcher à 30 km au large, est un moment
plein d’émotion. On en parle sur le forum Nouvelle-Zélande |
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