Salvador de Bahia, nos coups de cœur

Aurélie Michel
par Aurélie Michel

02 février 2026

Salvador - Pelourinho - l’igreja N. S. do Rosário dos Pretos
Pelourinho - l’igreja N. S. do Rosário dos Pretos © Andreas - stock.adobe.com

Capitale de l’État de Bahia, au nord-est du Brésil, Salvador de Bahia se love dans une baie majestueuse, la plus grande du Brésil et la deuxième du monde : la Bahia de Todos-os-Santos, « baie de Tous les Saints ». Le navigateur Amerigo Vespucci l’a en effet découverte le jour de la Toussaint, en 1501.

Salvador fut la première capitale du Brésil. Ici même a commencé la colonisation portugaise au XVIe siècle et, avec elle, la douloureuse histoire de l’esclavage. Aujourd’hui, 80 % des habitants sont des descendants d’esclaves africains : Salvador est la ville la plus africaine du monde hors Afrique.

Outre son climat tropical, ses plages et sa splendide vieille ville coloniale, Salvador est aussi connue pour être l'un des berceaux culturels du Brésil. Son patrimoine, issu de la fusion des cultures et des religions, est exceptionnel.

Une étape majeure de tout voyage au Brésil et l’une des villes les plus fascinantes d’Amérique du Sud, qui accueille son fameux carnaval du 12 au 16 février 2026.

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Ville haute et Pelourinho : le charme fou de la vieille ville de Salvador

Largo do Pelourinho - Salvador
Largo do Pelourinho © Andreas - stock.adobe.com

Un dédale de ruelles pavées aux façades colorées, de jolies places, une multitude d’églises baroques… le Salvador de Bahia des cartes postales, c’est ici !

La ville haute s’articule en cinq quartiers, dont le fameux Pelourinho. Sa place emblématique, largo do Pelourinho dévoile de magnifiques sobrados, autrefois demeures des riches seigneurs ayant fait fortune avec la canne à sucre. Depuis leurs balcons en fer forgé, ils étaient aux premières loges pour assister, sur cette fameuse « place du pilori », aux supplices infligés aux criminels.

Santo Antônio - maisonnettes
Santo Antônio - maisonnettes © Aurélie Michel

En bas de la place, la rua do Carmo, aux belles façades, mène au quartier de Santo Antônio. Le coup de cœur est immédiat pour ses magnifiques maisonnettes à l’architecture coloniale portugaise, reconverties en pousadas, boutiques et autres petits cafés au cachet fou. En soirée, il est très agréable de s’asseoir en terrasse, pour profiter de ce quartier à l’atmosphère conviviale. De belles maisons, également, dans les quartiers voisins de Nazaré, et Barroquinha.

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Une effigie de Michael Jackson orne l’un des balcons du Pelourinho. C’est en effet sur cette place qu’il a tourné le clip de sa chanson « They Don’t Care About Us », dans lequel il chante aux côtés d’Olodum, groupe bahianais emblématique. Son leader, Neguinho do Samba, est considéré comme le père du samba-reggae.

Les églises de Salvador : le baroque à l’honneur

Intérieur de l'igreja e convento São Francisco
Intérieur de l'igreja e convento São Francisco © Aurélie Michel

Avec ses 380 églises et sa population à 80 % d’origine africaine, Salvador de Bahia est surnommée « la Rome noire ». L’exubérance baroque est à l’honneur. Au cœur de la vieille ville, l’igreja e convento São Francisco (1713) en est sûrement le plus bel exemple, avec son vestibule aux remarquables effets de perspective, son riche décor sculpté revêtu de feuilles d’or et son cloître recouvert d’azulejos bleus et blancs.

Juste à côté, rue Ordem Terceira, la façade de l’Igreja da Ordem Terceira Secular de São Francisco (1703) vaut le coup d’œil. Elle dévoile un style baroque dit « churrigueresque » – comprenez très richement sculpté. Anecdote rigolote : recouverte de plâtre et d’enduit pendant 150 ans, elle fut découverte par hasard en 1936 par un ouvrier.

Igreja Ordem Terceira São Domingos Gusmão
Igreja Ordem Terceira São Domingos Gusmão © Aurélie Michel

Sur le Pelourinho, l’igreja N. S. do Rosário dos Pretos a été construite par des Noirs libres. Elle dévoile une jolie façade bleue et, à l’intérieur, des saints noirs. Le mardi à 18 h, la messe sur fonds de percussions africaines anime les lieux. Cette église illustre le syncrétisme qui règne à Salvador de Bahia, entre religion catholique et candomblé. Pour pouvoir continuer à pratiquer leur culte – seul le catholicisme était autorisé jusqu’en 1946 –, les Africains avaient en effet associé, à chacune de leur divinité, un saint catholique.

Enfin, la très animée place Terreiro de Jesus est quant à elle encerclée d’églises : l’imposante Catedral Basilica (style Renaissance, XVIIe siècle), qui fait face à l’igreja Ordem Terceira São Domingos Gusmão (rococo), mais aussi l’igreja de São Pedro dos Clérigos (transition entre baroque et néoclassique).

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Une partie du toit de l’Igreja e convento São Francisco s’étant effondrée en février 2025, elle est fermée jusqu’à nouvel ordre.

Bonfim : le Bahia populaire

Basilica Nosso Senhor do Bonfim
Basilica Nosso Senhor do Bonfim © Aurélie Michel

« Quiconque est allé à Bahia et n’est pas allé à Bonfim n’est pas allé à Bahia », dit un dicton local… Cap donc sur ce quartier populaire dominé par la Basilica Nosso Senhor do Bonfim (1745). Elle attire l’œil de très loin : sa façade, d’un blanc immaculé, contraste avec des milliers de petits rubans colorés, accrochés à ses grilles.

L’église, spécialement construite pour accueillir une statue du Christ en croix (en ivoire et argent) apportée de Setúbal (Portugal) en 1745, est chère au cœur des Bahianais. Une grande messe s’y tient le vendredi. Tout le monde vient vêtu de banc, pour remercier le Senhor do Bonfim. À ’intérieur, des ex-voto témoignent de la ferveur populaire.

Fitas do Bonfim
Fitas do Bonfim © Andreia Durante - stock.adobe.com

Mais le grand temps fort de l’année reste la fête de Nosso Senhor do Bonfim, du premier au deuxième dimanche après l’Épiphanie. La plus grande fête religieuse de la ville ! À ne pas manquer, cette semaine-là : le lavage du parvis (Lavagem do Bonfim), tradition du candomblé.

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Les rubans (fitas do Bonfim) sont des porte-bonheurs. N’hésitez pas à les acheter aux gamins ou aux vieilles dames sur place. En les attachant à son poignet ou ailleurs, il convient de faire trois nœuds et trois vœux. Quand le bracelet, usé, cède, il faut le jeter dans un cours d’eau, et les vœux seront exaucés... Les différentes couleurs se rapportent aux différentes orixás, les divinités de la religion afro-brésilienne candomblé. Encore un exemple de syncrétisme à Salvador de Bahia.

La ville basse via l’elevador

Elevador Lacerdae et Mercado Modelo en contrebas
Elevador Lacerdae et Mercado Modelo en contrebas © Marcio - stock.adobe.com

Trait d’union entre ville haute et ville basse, l’elevador Lacerda nous mène 63 m plus bas, au quartier de Comercio. On jette un œil à l’Igreja N. S. Conceição da Praia (1623), à la façade rococo.

Au XVIIe siècle, l’église avait les pieds dans le sable ! Lors de la fête Nosso Senhor do Bonfim, c’est le point de départ de tout un cortège de femmes munies de récipients d’eau se rendant à l’église N. S. do Bonfim pour en laver le parvis.

Autrefois celui des douanes, un grand bâtiment jaune de style néoclassique de 1861 abrite le Mercado Modelo depuis 1971. Une gigantesque sculpture de Mário Cravo marque son ancien emplacement. À l’intérieur, pas d’étals de produits frais comme jadis, mais des boutiques de souvenirs à profusion.

Feira de São Joaquim
Feira de São Joaquim © Aurélie Michel

Le marché alimentaire authentique, Feira de São Joaquim, se situe 3 km plus loin. Crevettes fraîchement pêchées ou séchées, fruits et légumes locaux, objets et ustensiles du quotidien… il y a de quoi y passer une bonne partie de la matinée ! Et le dimanche après-midi, après les courses, place à la fête : Samba da Feira !

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Près de la marina, l’emblématique Solar do Unhão se visite. Cette vaste demeure aristocratique du XVIIe siècle abrite une maison de maître (casa grande), une petite église (capela), la maison des esclaves (senzala) et une petite usine sucrière. Mais aussi le museu de Arte moderna, où admirer les œuvres d’artistes brésiliens et internationaux.

Les plages de Salvador de Bahia

Praia do Porto da Barra
Praia do Porto da Barra © Gustavo - stock.adobe.com

Plus petites et plus excentrées qu’à Rio, les plages de Salvador de Bahia se lovent toutefois en de jolis endroits. Certaines sont plus propices à la baignade que d’autres, comme Praia do Porto da Barra, la plus proche du centre, mais aussi l’une des plus charmantes. Mieux vaut arriver tôt : elle se remplit vite et devient alors très animée, avec un va-et-vient de vendeurs ambulants. Ses eaux cristallines et chaudes promettent des baignades divines !

Le front de mer réserve d’agréables balades, des forts de São Diogo (XVIIe siècle) et de Santa Maria jusqu’au farol da Barra, considéré comme le phare le plus ancien des colons portugais. Il abrite le Museu Náutico da Bahia, ainsi qu’un bar bien plaisant, au coucher du soleil.

Plage de Boa Viagem
Plage de Boa Viagem © Aurélie Michel

Un peu plus loin, on pourra poser sa serviette sur les praias Ondina et do Rio Vermelho – pollution, vagues : baignade peu recommandée sur cette plage de pêcheurs, mais le spot parfait pour admirer le coucher du soleil !

Plus à l’est encore, les plages d’Amaralina et Jardim de Ala sont plus appréciées des surfeurs que des baigneurs. Praia d’Itapua allie cocotiers et animation. En s’éloignant davantage, on tombe sur des plages plus sauvages et moins fréquentées, comme praia Ipitanga. À marée basse, ses piscines naturelles sont idéales pour les baignades en famille.

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Au nord-ouest de la ville, on apprécie aussi la plage de Boa Viagem, au pied du Forte de Nossa Senhora de Monte Serrat.

Capoeira, candomblé, musique axé… Bahia, cœur culturel du Brésil

Capoeira
Capoeira © Embratur

Berceau de la capoeira, Salvador de Bahia a vu naître les premières écoles dédiées à cet art martial, relevant à la fois du combat et de la danse. Inventée par les esclaves, qui s’entraînaient au combat en prétendant danser pour ne pas susciter la suspicion, la capoeira a longtemps été interdite, même après l’abolition de l’esclavage.

Reconnue par le gouvernement brésilien en 1932, elle est aujourd’hui enseignée dans tout le pays, mais Salvador de Bahia abrite toujours les meilleures écoles.

Candomblé - orixás
Candomblé - orixás © snaptitude - stock.adobe.com

Des esclaves des différents pays d’Afrique est aussi né le candomblé. Une religion où les divinités, appelées orixás, représentent des éléments de la nature. À l’époque interdite par les autorités coloniales, les esclaves ont dû ruser, pour continuer à pratiquer leur culte : ils associaient à chacune un saint catholique.

Ainsi, Oxala, créatrice de la Terre, correspond au Christ, d’où la présence, à Bahia, d’un puissant syncrétisme entre religion catholique et candomblé – flagrant lors des fêtes religieuses, comme la fête de Yemanja, la déesse de la mer (voir ci-dessous).

Acarajé - street food
Acarajé - street food © willbrasil - stock.adobe.com

Le candomblé se manifeste aussi à travers le vocabulaire. On se salue volontiers d’un « axé », pour véhiculer une énergie positive. C’est également le nom d’un style musical très rythmé emblématique de Salvador de Bahia, né dans le quartier de Candeal.

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Nombreux plats afro-bahianais tirent leurs origines dans le candomblé, comme l’acarajé. Ce beignet à base de pâte de haricots et frit dans l’huile de palme, vendu un peu partout (les plus réputés étant dans le quartier de Rio Vermelho) est au départ une offrande aux orixás. La fusion des cultures – portugaise, africaine mais aussi autochtone – se retrouve aussi dans la moqueca, un délicieux ragoût de poisson au lait de coco (ou de poulpe, de fruits de mer…). La bonne huile de palme (pas l’industrielle !), dendê, héritée des Africains, lui confère sa jolie couleur dorée et son goût inimitable.

Salvador festive : vie nocturne, carnaval et réveillon

Fête de Yemanja
Fête de Yemanja © Aurélie Michel

Si la température descendant rarement en dessous de 20 °C à Salvador, les Baianos ont le don de savoir la faire monter. Salvador est une ville qui vit et qui vibre, au rythme de la musique et de la danse.

De grandes fêtes ponctuent le calendrier, tout au long de l’année. Tous les 2 février, on festoie en l’honneur de Iemanjá, déesse de la mer dans la religion afro-brésilienne candomblé.

Carnaval - Salvador de Bahia
Carnaval © Julian - stock.adobe.com

Six jours avant Mardi gras et jusqu’au mercredi des cendres, du centre historique Pelourinho à la plage de Barra, l’heure est au carnaval, l’un des plus grands du pays. Réputé pour être plus authentique que celui de Rio, ce carnaval populaire fait danser-sauter quelque 3 millions de fêtards sur des airs de samba de roda et de frevo (musique de Recife). Sans oublier la musique axé diffusée depuis les trios elétricos, de grands semi-remorques décorés et armés de systèmes son, baladant les artistes. Une institution bahianaise qui se déroule en 2026 du 12 au 16 février !

Concert Salvador de Bahia
© Aurélie Michel

Salvador clôture l’année en beauté. Le 31, on célèbre la fête du Bom Jesus dos Navegantes. La statue de Notre-Dame des Navigateurs est apportée à l’église Conceição da Praia. Le 1er janvier, elle part ensuite en procession par bateau jusqu’à Barra, avant d’être ramenée à l’église de Boa Viagem, escortée par de magnifiques bateaux fleuris.

Le 31 au soir, les pieds dans le sable, on vient danser et admirer les feux d’artifice du côté du phare Farol da Barra. De préférence tout de blanc vêtu : ça porte chance pour l’année suivante !

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Dans la vieille ville, du côté du Pelourinho, des petits concerts se tiennent un peu partout en soirée dans les bars, en particulier pendant les mois qui précèdent le carnaval. Rendez-vous notamment au Largo Pedro Arcanjo, Largo Teresa Batista, Largo Quincas Berro d’Água. Les quartiers de Barra et de Rio Vermelho (plage) sont aussi pas mal animés.

Itaparica : excursion dans la Bahia de Todos los Santos

Itaparica  - bateau
Itaparica - bateau © Eduardo Lara Filho - stock.adobe.com

La plus grande baie du Brésil, deuxième plus grande baie du monde, fait la fierté de ses habitants. Jalonnée de plages, de criques et d’îles, la « baie de tous les saints » promet d’agréables moments de farniente et de belles excursions.

Pile en face de Salvador de Bahia, la grande île d'Itaparica (36 km de long, 20 km de large) peut s’explorer à la journée. En bateau depuis le terminal Maritimo, la traversée dure 45 minutes. Puis, à nous les jolies plages, en particulier à l’est (Barra do Gil, Penha…), même si le nord-ouest de l’île abrite la sublime plage de Ponta de Areia.

Ilha dos Frades
Ilha dos Frades © Hacius - stock.adobe.com

Tout près, on se promène dans le village d’Itaparica, ancienne cité coloniale. De là, on peut prendre un bateau pour le paradis de la baignade : ilha do Amor. À marée basse apparaîssent une grande langue de sable et une petite mer intérieure. Au départ d’Itaparica, on peut aussi rejoindre l’adorable îlot Ilha dos Frades, aux eaux limpides et au sable blond.

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Escapade adorée des Bahianais le week-end, l’île d’Itaparica est plus tranquille en semaine.

Fiche pratique

Retrouvez tous les bons plans, adresses et infos utiles dans le Routard Brésil en librairie.

Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Brésil.

Site officiel de l’office de tourisme brésilien

Site officiel du tourisme à Salvador de Bahia

Comment y aller ?

Air France opère un vol direct (10 h) entre Paris CDG et Salvador de Bahia. Trouvez votre billet d'avion.

Bonnes adresses

– Fera Palace Hotel : 20, rua Chile. Chambre double standard à partir de 158 €. Très bien situé – 10 minutes à pied de la place du Pelourinho –, cet hôtel Art déco promet un séjour tout confort à Salvador. Son ultime argument ? Sa piscine à débordement sur le toit, avec vue imprenable sur la baie de Tous les Saints ! Excellent déjeuner buffet.

– Restaurant Dona Mariquita - Casa de Veraneio : av. da França – Comércio. On y déguste, dans un cadre décontracté, des spécialités bahianaises et notamment les moquecas, avec vue imprenable sur la baie. Moqueca : de crevettes 15 € ; poisson (pour 2) 27 €, poulpe (pour 2) 42 €.

– Restaurant Amado : 660, av. Lafayete Coutinho. Une adresse plus chic, encore avec vue sur la baie (on ne s’en lasse jamais). Romantique à souhait.

– Antique Bistro : 6, rua do Carmo. Dans le charmant quartier de San Antonio, une adresse très agréable avec vue imprenable sur la baie. Idéale en fin de journée pour un cocktail ou le dîner.

– Poro Restaurante & Bar : 445, rua Direita de Santo Antônio. Toujours dans San Antonio, une charmante adresse, avec une très belle terrasse avec vue sur la baie, ombragée par une multitude de parapluies colorés suspendus.

– Restaurant gastronomique Pala 7 : 1, rua Chile. Sur le rooftop de l’élégant Palacete Tirachapéu, c’est un chef français très connu ici qui nous régale : Claude Troisgros. À la carte, entre autres, une délicieuse cuisine à la braise : poisson 19 € ; poulpe 21 € ; crevettes 44 € ; filet mignon 21 €… Le tout, avec vue imprenable sur la ville.

– Sorveteria da Ribeira : 87, rue da Penha. À deux pas de la basilique de Bonfim, certainement les meilleures glaces de la ville ! Goûtez aux parfums locaux : cajà (petit fruit brésilien, rappelant la mangue et les agrumes) et cacahuètes (amendoim) sont excellents. Il existe plusieurs points de vente dans Bahia, dont un près de praia do Farol da Barra.

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Où apprendre à cuisiner la moqueca ?

Sinon, histoire de pouvoir refaire la moqueca de retour chez soi, on prend un cours auprès de la cheffe Moema Brocchini. Chez elle et en français s’il vous plaît, puisqu’elle a vécu quelques années à Paris. Sa moqueca, préparée avec amour en toute convivialité, est vraiment excellente.

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