Marrakech, nos coups de cœur

16 février 2026

À 3 h de vol de la France, Marrakech, la perle du Sud, n’en finit pas d’ensorceler ses visiteurs. Fascinant théâtre de rue de la place Jemaa-el-Fna, symphonie de couleurs, de sons et de parfums du souk, mystère et charme de la Médina, magnificence des palais et des riads, luxuriance du jardin Majorelle qu’aimait tant Yves Saint-Laurent… Marrakech est une source inépuisable d’émerveillement, de sensations et de plaisirs. Découvrez nos coups de cœur dans cette mythique ville marocaine.
Jemaa-el-Fna, l’une des places les plus fascinantes du monde

Extraordinaire scène de théâtre de rue, la place Jemaa-el-Fna est l’un des sites urbains les plus fascinants du Maroc. Diseuses de bonne aventure, montreurs de serpents, groupes de musiciens, conteurs, porteurs d’eau… Dès la fin d’après-midi, le spectacle commence et les étals ouvrent peu à peu. La place devient le plus vaste resto en plein air au monde, avec des dizaines de gargotes baignant dans la fumée des braseros.
On s’y régale de soupes, salades, couscous, tajines, grillades, brochettes, méchoui, le tout cuit devant le client. Autour de la place, des bars avec terrasses permettent d’admirer cet incroyable spectacle. Ambiance unique, à ne manquer sous aucun prétexte.
Pour en savoir plus sur Jemaa-el-Fna, ne pas manquer le musée du Patrimoine immatériel consacré à l’histoire de la célèbre place. Il occupe les anciens locaux de la banque Al-Maghrib édifiés en 1922. A l’intérieur, 2 tableaux de Jacques Majorelle, dont un représente la place Jemaa-el-Fna.
Minaret et jardins de la Koutoubia, icônes de Marrakech

Le minaret de la Koutoubia domine de ses 69 m de haut la place Jemaa-el-Fna et sert de point de repère dans toute la médina ! Construit du XIIe s, il servit de modèle à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat. Chaque face de cet emblème marrakchi présente un décor différent : réseaux d’entrelacs sculptés dans le stuc, ornements floraux, bandeaux de céramique, arcs et décor épigraphique. La Koutoubia, entourée de jardins, est considérée comme l’un des plus beaux monuments d’Afrique du Nord. Illuminée, elle n’en est que plus séduisante à la tombée de la nuit.
Au XIIe s, quelque 200 bouquinistes tenaient un marché aux livres autour de la Koutoubia. C’est pour cette raison que la mosquée de la Koutoubia, qui possède 17 nefs, s’appelle « mosquée des libraires ». Elle n’est pas ouverte à la visite.
La médina et les souks, cœurs battants de Marrakech

La médina de Marrakech a été inscrite par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité en 1985. Avec plus de 600 ha, c’est la plus étendue du Maghreb. Elle abrite environ 140 000 habitants et compte pas loin de 28 000 maisons. C’est le cœur battant de Marrakech, notamment avec ses souks qui comptent parmi les plus beaux du monde arabe. Ils regroupent plus de 40 000 artisans, réunis par métier et par quartier. Partout, des échoppes et des foundouk (caravansérails) recèlent un bric-à-brac des plus hétéroclites et, souvent, un superbe artisanat.
N’hésitez pas à comparer, discuter et… marchander. C’est la règle et même un jeu social. Avant de vous lancer dans des négociations dans le souk, faites un tour dans l’ensemble artisanal situé sur l’avenue Mohammed-V pour avoir une idée des prix.
La médersa Ben-Youssef, joyau de l’architecture arabo-andalouse

L’un des joyaux du patrimoine de Marrakech. Située au nord de la Médina, la médersa Ben-Youssef, édifiée au XVIe s, était l’école coranique était la plus vaste du Maghreb. Exemple éclatant de la beauté de l’architecture arabo-andalouse, l’édifice se distingue par la justesse des proportions, l’équilibre parfait entre les surfaces et le décor. Les jeux de lumière dans les couloirs et les chambrettes renforcent l'harmonie des lieux. Enchanteur !
Juste à côté, ne pas manquer le musée de Marrakech, niché dans le palais Dar M’Nebhi, l’un des plus beaux et des plus vastes (près de 2 000 m2) de la fin du XlXe s. Il accueille des expos temporaires d’art contemporain ou plus traditionnel (bijoux berbères, tapis, etc.), ainsi que des événements culturels de temps à autre.
La Maison de la Photographie, mémoire visuelle du Maroc

Un musée à ne pas manquer pour sa collection de photos anciennes (1870-1950) : c’est la plus importante du Maroc, avec plus de 10 000 clichés originaux. L’occasion de parcourir près d’un siècle de vie marocaine raconté aussi à travers des autochromes de 1907, et, un demi-siècle plus tard, des 1ers films couleurs sur les Berbères. Riche et intéressante librairie comptant des ouvrages sur Marrakech et le Maroc.
La terrasse offre l’une des plus belles vues sur Marrakech et sur l’Atlas depuis la médina. Incontournable !
Le jardin des tombeaux saadiens, havre de paix dans la kasbah

Dans le quartier de la kasbah, remarquable pour la mosquée El-Mansour avec son minaret aux entrelacs de couleur turquoise, ce jardin-cimetière mérite le détour. Au XVIe s, les Saadiens, dynastie qui régnait alors sur le Maroc, y abritèrent les tombes de leurs rois et de leur famille. En murant l’entrée de la nécropole au XVIIIe s, le sultan alaouite Moulay Ismaïl en protégea le secret Les tombeaux saadiens ne furent découverts qu’en 1917 ! A visiter dès le matin à l’ouverture, ou en fin d’après-midi, quand il n’y a pas foule.
Dans le second mausolée, au milieu du jardin, se trouvent la tombe très vénérée de la mère de Moulay Ahmed el-Mansour et celles des femmes royales. Les mosaïques au sol indiquent la présence de tombes.
Le palais de la Bahia, petit Alhambra marocain

Un chef-d’œuvre de l’art marocain aux allures de petit Alhambra marocain, édifié vers 1880 pour Ba Hamed qui fut régent. Sur plus de 8 ha, dont 3 ha de jardins, le palais de la Bahia recèle pas moins de 166 salles (on n’en visite qu’une partie !) et des appartements superbement décorés qui débouchent sur des patios fleuris. La visite du petit riad au riche décor, de la salle de réception, de la grande cour et du jardin du harem fait voyager dans le temps.
Bahia signifie « joli » ou « merveilleux » : c’était aussi le surnom de la favorite de Ba Hamed. Pendant la colonisation, le maréchal Lyautey avait fait de ce palais sa résidence.
Le jardin Majorelle, l’oasis de rêve d’Yves Saint-Laurent

Désormais un haut lieu touristique de la ville moderne de Guéliz, ce magnifique jardin abrite l’atelier du peintre Jacques Majorelle, qui vécut ici à partir de 1924. En 1980, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé acquirent et restaurèrent l’endroit, où les cendres du couturier furent dispersées en 2008. Saint-Laurent aimait Marrakech, une ville qui l’inspirait pour ses créations. Planté de cactus, de bougainvillées, de bambous et d’essences issues des 5 continents, le luxuriant jardin Majorelle est un havre de paix, de fraîcheur et d’harmonie.
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Il existe un billet combinant la visite du Jardin Majorelle avec le musée de l'Art berbère et le musée Yves-Saint-Laurent juste à côté (vendu en ligne). Le musée Pierre-Bergé des arts berbères met en valeur le savoir-faire de cette culture à travers des objets de la vie courante et d’artisanat, tandis que le musée YSL fait découvrir la vie et l’œuvre du couturier avec croquis, photos, bijoux…
Le Dar Si Saïd, musée national du Tissage et du Tapis

Cette ancienne maison du frère du vizir Ba Ahmed fut construite à la même époque et par les mêmes artisans que le palais de la Bahia. Aujourd’hui, la visite du dar S-Saïd vaut autant pour son musée (belle collection de tapis) que pour son architecture. Superbes patio planté d’orangers et plafonds à caissons peints aux pigments naturels.
Le musée a subi des dégâts lors du tremblement de terre ; il devrait rouvrir prochainement...
Dormir dans un riad : une villégiature de pacha

Faites-vous plaisir et dormez dans un décor digne des mille et une nuits. Les riads sont des maisons traditionnelles marocaines situées dans la médina. Entièrement fermées sur l’extérieur, elles s’organisent autour d’un patio central, dans le style arabo-andalou. Les riads ont tous été restaurés dans les années 80-90, souvent par des étrangers qui ont flairé le potentiel de tels lieux.
Souvent luxueux – et pas toujours très abordables (tarifs variables selon la saison) –, les riads sont généralement décorés avec goût, en utilisant les techniques traditionnelles du tadelakt (enduit à la chaux) et des zelliges (carreaux de terre cuite).
On en trouve à tous les tarifs : parmi les plus abordables, citons Riad Julia et Riad Laila (600-850 Dh)et dans une catégorie plus chic le Dar El Qadi (1000-1300 Dh) au cachet exceptionnel ou le Palais Donab (1700-2400 Dh), l’ancienne demeure privé du Glaoui que l’on voit dans le film Le Routard.
Si vous ne dormez pas dans un riad, allez-y au moins pour un repas dans un cadre somptueux, entre mosaïques multicolores, lanternes scintillantes et atmosphère de songe oriental. Souvent, de la musique arabo-andalouse est jouée par un petit groupe de musiciens pendant le repas. Magique !
Fiche pratique
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Pour préparer votre séjour, consultez nos fiches Marrakech et Maroc.
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