L'Éthiopie, sur la route historique d'Abyssinie

Evélia Mayenga
par Evélia Mayenga

16 août 2017

Ethiopie Lalibela Bete Ghiorghis
Bete Ghiorghis à Lalibela © milosk50 - Fotolia

Longtemps inaccessible, l’Éthiopie est l’objet de tous les fantasmes. Pour certains voyageurs, le mot évoque une terre sauvage et mystique aux traditions solidement ancrées, berceau de l’humanité. C’est le souvenir de la « Motherland » de Marcus Garvey, mais aussi de l’Abyssinie de Rimbaud.

D’autres penseront au pire : les années de dictature, de sécheresse et de famine vécues par ce pays parmi les 10 plus pauvres au monde. Pour d’autres encore, l’Éthiopie sera peut-être le chef de file du continent africain, qui accueille tous les ans l’Union Africaine et ne se laisse pas intimider par les puissances occidentales.

L’Éthiopie, c’est sans doute un peu tout cela, mais surtout un peuple et une culture à découvrir.  Partons donc à leur rencontre, sur les plateaux du nord et le long de la route historique...

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Insaisissable Éthiopie

Ethiopie Dépression du Danakil
Dépression du Danakil © maxthewildcat - Fotolia

Est-ce son alphasyllabaire guèze si esthétique mais si compliqué ? Son refus d’être un État comme les autres ? La richesse de son histoire, la force de ses religions, la nonchalance sûre d’elle-même de ses habitants ? L’Éthiopie a quelque chose qui impressionne et intrigue à la fois.

Ses paysages évoquent l’Ouest américain avec, à 3 000 ou 4 000 m d’altitude, des massifs stratifiés rongés par l’érosion, qui tombent au niveau de la dépression du Danakil, à 100 m en dessous du niveau de la mer, dans un désert aussi hostile que la Death Valley californienne. C’est en partie ce relief si particulier qui a permis au pays, en limitant ses échanges avec l’extérieur, de garder son intégrité. L’Éthiopie a construit ses références et ses traditions.

Comme Madagascar, autre pays singulier dans le concert africain, l’Éthiopie a tout d'une île, si ce n'est bien sûr sa géographie : elle est ainsi la seule à parler son langage. Cette sorte d’insularité se manifeste particulièrement à la rencontre des tribus de la vallée de l’Omo, tout au sud du pays. Difficile d’accès, cette région compte des dizaines de cultures s’étant développées sans influence extérieure majeure.

Balançant d’un extrême à l’autre, des neiges du Simien aux températures caniculaires de la région Somali, des situations de famine à celles de prospérité économique, l’Éthiopie peut dérouter, voire intimider par sa singularité.

Peut-être plus pour longtemps. Avec son ouverture aux investissements, la simplification des procédures de visa et ses efforts de promotion, l’Éthiopie entend bien devenir la prochaine grande destination d’Afrique. La fréquentation touristique, qui va croissant, semble lui donner raison…

Addis-Abeba, la capitale

Ethiopie Addis-Abeba
Addis-Abeba © derejeb - Fotolia

La tradition raconte que l’impératrice Taytu trouva sur les collines de la future Addis-Abeba une très belle fleur. Séduite, elle convainc alors  son époux Ménélik II (1844-1913) de fonder en ces lieux la nouvelle capitale, dont le nom amharique signifie « nouvelle fleur ». Il bâtit son palais sur le mont Entoto, et observe, du haut de ses 3 000m, le rapide développement de sa cité nouvelle.

Vue de haut, Addis déroute. On comprend mal ces quartiers cubiques uniformes, pris entre d’immenses collines, voisinant avec des baraques de tôle, surplombées par des tours en perpétuelle construction. Peut-être un signe de la croissance économique et démographique que connaît le pays depuis plusieurs années…

Beaucoup disent qu’il n’y a pas grand-chose à faire à Addis-Abeba. Pourtant, la ville est une parfaite introduction à l’Éthiopie. Son relief, son calme, sa religiosité donnent un avant-goût des campagnes du pays. Troisième ville au monde en nombre de diplomates, ouverte et cosmopolite, où la jeunesse dorée se couche à l’appel du muezzin, Addis-Abeba est une étape obligatoire de tout voyage en Éthiopie, dont elle constitue la porte d’entrée pour la majorité des voyageurs.

Son université, qui abrite le palais d’Hailé Sélassié transformé en musée ethnologique, témoigne de l’importance que les Ethiopiens accordent à leur culture. Au musée national, le squelette de « Lucy » rappelle que ce pays est l’un des berceaux de l’humanité.

Le quartier commerçant de Piazza, quant à lui,  plonge le voyageur dans le dynamisme mêlé de tranquillité de ses commerçants. Son nom évoque le passage des Italiens entre 1936 et 1941. Une brève parenthèse dans l’histoire de ce pays qui ne fut jamais colonisé.

Les étapes de la route historique d'Abyssinie

Ethiopie Panorama depuis Lalibela
Panorama depuis Lalibela © luisapuccini - Fotolia

L’itinéraire reliant Addis-Abeba à Lalibela, Axoum, Gondar et Baher Dar est la première destination touristique d’Éthiopie. Cette « route historique », qui s’étend sur plus de 3 000km dans le nord du pays, est une véritable plongée dans l’histoire de l’Ethiopie, au gré de ses capitales.

Ce parcours conduit aux églises de Lalibela, aux châteaux de Gondar et aux stèles d’Axoum. Mais aussi vers des routes caillouteuses à flanc de montagnes, des plaines inhabitées à perte de vue et des paysages de roche et de verdure. Le tout toujours perché à au moins 1500m d’altitude. De quoi donner le vertige !

Axoum, ville des orthodoxes

Tout au nord, non loin de la frontière érythréenne, Axoum est la ville sainte des chrétiens orthodoxes (près de 45% de la population éthiopienne), la capitale légendaire du royaume de la reine de Saba. Son église Sainte-Marie de Sion abriterait l’Arche d’Alliance. C’est à Axoum que s’écrit le lien entre la tradition éthiopienne et le récit biblique : la reine de Saba en serait partie pour rencontrer Salomon à Jérusalem, d'où elle est revenue enceinte d’un fils qui deviendra le premier roi Salomonide, un certain Ménélik Ier.

Axoum est ainsi le berceau de l’Éthiopie, le lieu de naissance de son église et de la dynastie qui régnera sur elle jusqu’à la chute d’Hailé Sélassié, en 1974. Ses chemins bordés de stèles, sortes d’obélisques axoumites dont la plus haute atteint 35 m, sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Lalibela, la Jérusalem africaine

Lalibela confronte le voyageur  à un autre moment de l’histoire religieuse. Au 12e siècle, le pèlerinage vers Jérusalem est de plus en plus difficile pour les chrétiens d’Éthiopie. Leur roi, Gäbrä Mäsqäl Lalibela, entreprend alors un chantier immense pour construire la Jérusalem africaine. Les 11 églises de Lalibela en sont le résultat.

Ces monuments rupestres sont creusés à même la roche et leur construction est encore un mystère aujourd’hui. Les habitants racontent que pour y arriver, le roi, devenu saint, reçut l’aide d’anges envoyés par Dieu...

Gondar et Baher Dar

Troisième et dernière capitale avant Addis-Abeba, Gondar, quant à elle, nous projette au 17e siècle éthiopien, à l’époque du roi Fasiladas. Grand bâtisseur, il donna à la ville un superbe palais, que ses héritiers agrémentèrent de leurs propres contributions. Salle de musique, thermes, librairie et écuries royales, Fasil Ghebi devint au fil des siècles un ensemble de constructions qui impressionne par son gigantisme et l’ingéniosité de ses installations. 

Au sud de Gondar, de l’autre côté du lac Tana, Baher Dar ferme la boucle de la route historique. Dynamique et tropicale, cette ville est bien plus qu’une base de départ pour explorer le plus grand lac du pays. Les touristes y affluent pour découvrir les communautés monastiques qui peuplent le lac depuis le 14e siècle. Sans oublier les chutes du Nil Bleu, que beaucoup décrivent comme parmi les plus belles du continent.

Lalibela, Jérusalem africaine

Ethiopie Lalibela Bete Ghiorghis
Bete Ghiorghis © Dmitry Chulov - Fotolia

« Si tu ne peux pas aller à Jérusalem, fais venir Jérusalem à toi ». Voilà ce qu’aurait pu être la devise du roi Lalibela. En 1187, la Ville Sainte est reprise aux chrétiens, et les conditions du pèlerinage se compliquent un peu plus pour les Éthiopiens. Le Negus entreprend alors la construction d’une réplique qui prendra la forme, sur plusieurs décennies, de 11 églises creusées à même la roche. Au début du 13e siècle nait à Roha (aujourd’hui Lalibela) une nouvelle Terre Sainte.

A Lalibela, étape majeure de la route historique,  rien n’est dû au hasard et chaque monticule, chaque cadre de fenêtre, revêt un caractère divin. La disposition, les noms, les symboliques des églises reproduisent la structure de Jérusalem. Chaque église possède sa propre légende, son antique croix de procession et son prêtre-gardien. En vérité, toutes ces interprétations sont largement héritées de la tradition (écrite et orale), mêlée à l’enseignement religieux.

Les églises se divisent en trois groupes, reliés en réseaux par d’impressionnants couloirs souterrains (certains font plus de 45m de long). De part et d’autre du canal Jourdain, le groupe nord représente la Jérusalem céleste et le groupe sud figure la Jérusalem terrestre.

L’église de Bete Ghiorghis, construction la plus connue de Lalibela, forme à elle seule le troisième groupe. La complexité de son architecture, qui lui permet de tenir debout par ses seuls murs, contraste avec son apparence, d’une simplicité désarmante. Son toit en croix se fond dans un paysage montagneux exceptionnel, donnant l’impression que l’église a toujours été là, sous la roche.

Première ville sainte d’Éthiopie vers laquelle des milliers de chrétiens convergent, Lalibela occupe une place centrale dans la spiritualité, le tourisme et l’économie du pays. Les ermites qui, aujourd’hui encore, viennent s’installer dans les cavités rocheuses, dévouant leur vie à une prière ininterrompue, en sont des témoins privilégiés.

Gondar, l'impériale

Ethiopie Gondar Fasil Ghebi
Fasil Ghebi © TravelPhotography - Fotolia

Quand il monte sur le trône de Negus en 1632, le roi Fasiladas fait face à une période d’insurrection : la population, profondément orthodoxe, s’oppose à ses prédécesseurs qui se sont convertis au catholicisme pour des raisons stratégiques. Fasiladas s’impose comme le souverain de l’union, celui qui ramènera la religion. Il bâtit dans cet esprit sa nouvelle capitale : Gondar.

Aujourd’hui  4e agglomération du pays, Gondar séduit par son atmosphère tranquille de ville à la campagne. Ses façades jaunes et sa piazza ont des airs d’Italie, un héritage de l’occupation mussolinienne de 1936 à 1941.

Gondar est célèbre pour le Fasil Ghebi, cité impériale construite par les rois de la dynastie gondarienne, et en particulier Fasilidas, qui bâtit un gigantesque château au style unique.

L’architecture si particulière de la ville fortifiée traduit les influences que subissait l’Éthiopie à l’époque de sa construction : portugaise, mais également arabe, parfois même indienne, révélant une époque de grands échanges entre le pays et le monde.

A Fasil Ghebi aussi, les Italiens ont laissé leur marque. Un bâtiment restauré par les fascistes signe le manque de respect du patrimoine local des « restaurateurs-destructeurs » mussoliniens. Egalement très visibles, les destructions infligées aux châteaux en 1941, alors que les Italiens s’y cachaient pour échapper aux bombes des Anglais, alliés d’Hailé Sélassié.

Ville de religion et d’espoir, Gondar est aussi un lieu de fête. Les bains royaux de Fasiladas, accueillent la fête de Timkat, qui célèbre en janvier le baptême du Christ. Les jeunes plongent alors ensemble dans le grand bassin, situé au pied d’une petite résidence d’été.

Le massif du Simien, entre ciel et terre

Ethiopie Parc du Simien Gélada
Gélada dans le Parc du Simien © zlikovec - Fotolia

Avec une moyenne de 3 300 m d’altitude, le massif du Simien est l’un des plus hauts et des plus larges massifs montagneux d’Afrique. Située au nord-est de Gondar, cette étape ne fait pas partie des quatre sites phares de la « route historique ». Elle n’en est pas moins incontournable.

Formé par accumulation de basalte et par effet de l’érosion, le Simien voit se succéder plateaux, vallées et sommets, formant des strates de plus en plus hautes. Son point culminant dominant l’Éthiopie, est le mont Ras Dashen, qui culmine à 4 543 m. A ses côtés, une bonne douzaine de sommets dépassent également les 4 000 m. Certains figurent sur la liste des rares lieux où tombe la neige en Afrique !

Le Parc national du Simien vient protège une partie de ce gigantesque territoire, en contrôlant son accès et sécurisant ses visiteurs (vous serez partout accompagnés d’un scout, qui veillera sur vous). Les falaises y tombent à pic, parfois sur une longueur de 1 500 m, les cascades s’y succèdent et la faune y prolifère.

Le parc est l’un des derniers lieux de résidence du babouin gélada, l’une des multiples espèces endémiques du pays. Ces singes à la crinière épaisse se déplacent partout par dizaines, parfois par centaines, en se livrant continuellement aux plaisirs de l’épouillage. La fréquence de la voix des géladas, proche de celle des hommes, donne l’impression d’entendre une discussion de café animée lorsqu’on les approche !

Outre le babouin, très facilement visible (7 000 individus dans le parc), les Simiens servent aussi d’habitat à d’autres espèces endémiques, comme le loup d’Éthiopie (il n’y en aurait plus que 50) et l’ibex walia (600 individus) sorte de bouquetin de montagnes.

L’altitude confère aux Simiens un climat plutôt propice à la randonnée, très apprécié des amateurs de trekking. On peut y marcher plusieurs jours durant, aller jusqu’à l’ascension du Ras Dashen en s’arrêtant dans les relais de randonneurs du parc. Attention néanmoins aux effets de l’altitude !

Fiche pratique

Consulter notre guide en ligne Ethiopie

Comment y aller ?

L’Éthiopie, à 6h30 de vol de Paris, est desservie en vol direct par Ethiopian Airlines .

La compagnie nationale fait certes payer un peu plus cher que les autres le billet (autour de 850€), mais elle accorde des réductions de 2 à 3 fois le prix sur les vols intérieurs si l'on a voyagé avec elle depuis la France. Une fois sur place, l’avion offre un bon gain de temps aux plus pressés, et il permet d’admirer de haut les paysages du Nord éthiopien !

Pour se rendre dans le Nord, la voiture reste la solution optimale, puisqu’elle permet une flexibilité et une liberté totales. Elle se loue auprès d’une agence à Addis. La présence du chauffeur est fortement conseillée, obligatoire pour certaines agences.

Le bus est une autre option envisageable, à condition d’avoir un peu plus de temps, et de la patience. De nombreuses lignes desservent le Nord depuis Addis-Abeba.

Quand y aller ?

L’air du Nord est chaud et sec, et la température tourne autour de 20°C toute l’année. La saison des pluies est cependant à éviter, car elle rend la circulation sur les pistes plus difficiles et certains sites montagneux plus dangereux.

Cette saison s’étend généralement entre mi-juin et mi-octobre même si la « petite » saison des pluies commence dès mars-avril.

Sites à voir sur la « route historique » 

  • Addis-Abeba (2-3 jours)

- Cathédrale de la Sainte-Trinité

-  Université d'Addis-Abeba, musée ethnologique et palais d'Hailé Sélassié

-  Musée national (squelette de Lucy)

- Mont Entoto et palais de Menelik II

  • Lalibela (2-4 jours)

- Visite des églises rupestres de Lalibela

- Visite de Yemrehanna Krestos

-  Eventuellement, visite d'autres églises de la région

  • Région du Tigré oriental (3-4 jours)

- Visite de Mékélé

- Exploration des églises rupestres du Tigré, aux fresques exceptionnelles

- Excursion dans les montagnes de Gueralta

  • Axoum (2-3 jours)

- Champ de stèles (plus de 75 stèles)

- Musée archéologique

- Cathédrale Sainte-Marie de Sion, 1ère église d'Éthiopie

- Réservoir de May-Shum (légendaire piscine de la reine de Saba)

- Temple de Yeha

  • Parc national du Simien (3-5 jours)

- Excursion en 4x4, à pied ou à dos de mule à travers le parc

- Observation des babouins gelada, de l'ibex walia et des oiseaux

- Possibilités de trek à pied ou à vélo

- Possibilité d'ascension du Ras Dashen, point culminant du pays (4 543m)

  • Gondar (2 jours)

- Bains de Fasiladas

Fasil Ghebi, cité impériale de la dynastie gondarienne

- Eglise de Debré Birhan Sélassié et ses peinture murales

  • Bahar Dar et lac Tana (2 jours)

- Excursion sur l'île de Dek et visite des églises

- Possibilité d'explorer d'autres îles du lac Tana

- Chutes du Nil Bleu et pont Tisoha Dildil

  • Retour à Addis (2 jours)

- Quartier Piazza et ses boutiques de cuir et de bijoux

- Visite du Merkato

Si vous n'avez pas autant de temps, vous pouvez éliminer l'étape de Bahar Dar, la visite des églises du Tigré et/ou réduire le temps aux Simiens.

Où dormir?

L’industrie touristique connait une croissance excellente depuis quelques années en Éthiopie. A certains endroits comme Lalibela, les hôtels sortent de terre comme des champignons, et l’on commence à s’adresser à tous les types de budget.

Ainsi, il n’est pas difficile de se loger pour moins de 400 birrs (16€) par nuit. Le camping est aussi une solution et quelques hôtels vous laisseront planter votre tente. Au Simien, vous pourrez vous arrêter dans les refuges de randonneurs qui ont des lits et de l’eau et sont des étapes appréciées des plus sportifs faisant des treks de plusieurs jours.

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Où manger ?

La cuisine éthiopienne peut parfois s’avérer monotone, car elle s’accompagne matin, midi et soir de l’injera, sorte de crêpe spongieuse au goût aigre, dont on se sert pour disposer et manger les plats en sauce. Mais ces plats sont extrêmement variés : végétariens, épicés, doux, à l’agneau, au bœuf ou au poulet, t il y en a réellement pour tout le monde.

Du côté des restos, il y en a là aussi pour tous les goûts et pour tous les porte-monnaie. On peut tout de même conseiller quelques belles découvertes :

- Lalibela : Susan, d’origine écossaise, a planté au sommet de la montagne un restaurant surréaliste aux airs de soucoupe volante : Ben Abeba . Nourriture locale très bien préparée et surtout un cadre à couper le souffle. Un incontournable.

- Gondar : le restaurant ‘Four Sisters’ , tenu par 4 sœurs, est aussi  une adresse bien connue . On y est accueilli avec un verre de tedj, ce vin au miel de fabrication traditionnelle. La cuisine traditionnelle y est servie sur l’injera, sorte de crêpe à la base de l’alimentation locale. On finit le repas par une cérémonie du café. Le meilleur moyen de découvrir les plats les plus célèbres de la cuisine éthiopienne : doro wat, teps, tilapia…

- Addis-Abeba : bien sûr Addis regorge de restaurants de tous les types. Mais Habesha 2000  procureune expérience à part. On y mange des plats traditionnels en profitant de danses et de musique traditionnels. On y est entouré d’Ethiopiens qui boivent, chantent et dansent dans une bonne humeur contagieuse. A essayer absolument !

Liens utiles

Organisation Éthiopienne pour la Conservation de la Biodiversité : site de l’institution chargée de la préservation de la vie sauvage et gérant les parcs nationaux.

"Toi qui viens d'Éthiopie"  : Un site destiné aux enfants adoptés désireux d'en apprendre plus sur leur pays d'origine, mais très utile aussi aux voyageurs intéressées par la culture et les peuples d'Éthiopie.

Unesco  : liste des 9 biens classés par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. En français.

 

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