Bali secrète

par Dominique Roland
le 20 juillet 2012
Bali est-elle encore un paradis ? De grands magazines anglo-saxons ont récemment tiré la sonnette d’alarme, tandis que la presse locale déplorait que « Bali se suicide à petit feu » ! À vrai dire, il y a longtemps que des voix évoquent le triste jour où « l’île des dieux » sera désertée par ses divins protecteurs, sous la pression du tourisme de masse et de sa cohorte de spéculations et de dégâts environnementaux.
Si l’inquiétude est légitime, autant rester optimiste et pragmatique. Il ne faut pas hésiter à explorer les côtes les plus éloignées et à s’enfoncer au cœur de l’île. Alors, le rêve balinais aura toutes les chances d’être exaucé, au lieu de s’évanouir dans les embouteillages, devant les murs de béton enserrant les hôtels et villas.
Voici quelques pistes pour composer un itinéraire réussi et dépaysant. C’est souvent au détour d’une route qui rétrécit jusqu’à devenir chemin, suivie à l’instinct plutôt qu’au GPS, que se cachent les envoûtants secrets de Bali, là où les dieux veillent encore sur elle.
Si l’inquiétude est légitime, autant rester optimiste et pragmatique. Il ne faut pas hésiter à explorer les côtes les plus éloignées et à s’enfoncer au cœur de l’île. Alors, le rêve balinais aura toutes les chances d’être exaucé, au lieu de s’évanouir dans les embouteillages, devant les murs de béton enserrant les hôtels et villas.
Voici quelques pistes pour composer un itinéraire réussi et dépaysant. C’est souvent au détour d’une route qui rétrécit jusqu’à devenir chemin, suivie à l’instinct plutôt qu’au GPS, que se cachent les envoûtants secrets de Bali, là où les dieux veillent encore sur elle.
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La côte Sud, ou ce qu'il en reste...

Anissa Hammadi
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À Kuta, le défilé ininterrompu des commerces et les gaz d’échappement ont étouffé les palmiers, rizières et parfums d’encens. En filant vers l’ouest, à Legian puis Seminyak et Petitenget, la situation s’améliore au fur et à mesure. Mais l’œil avisé se rend vite compte qu’il s’agit d’un sursis.
Si on trouve quelques arpents de côte encore un peu sauvage, ainsi que de timides parcelles de rizières à partir de Petitenget, l’espace se morcèle de partout pour laisser place à de nouvelles constructions. Parmi celles-ci, beaucoup de villas « appartiennent » à des étrangers qui assouvissent leur fantasme de paradis.
Kuta, Legian, ainsi qu’une partie de Seminyak représentent le paroxysme du « Surf, fiesta and shopping ». Le contraste avec le profil balinais traditionnel, imprégné d’exception culturelle et de nature luxuriante, est saisissant ! C’est globalisé, mercantile et sur-fréquenté.
Point positif, le secteur de Petitenget-Canggu est le meilleur pour s’imprégner du branché-cool à la balinaise, un métissage qui a fait le succès de cette côte. Dernière venue, l’orientation fooding (art culinaire), avec des établissements de qualité allant des warungs (restos traditionnels indonésiens) aux espaces design explorant toutes les facettes mondiales du goût.
En résumé, il serait dommage d’être venu de si loin sans faire un petit tour dans le coin. Au moins le temps d’un coucher de soleil sur une plage et d’une fiesta. Après… autant ne pas trainer : même si vous êtes là pour le surf et la plage, il y a mieux ailleurs et moins pollué, à Bali ou sur les îles voisines.
Si on trouve quelques arpents de côte encore un peu sauvage, ainsi que de timides parcelles de rizières à partir de Petitenget, l’espace se morcèle de partout pour laisser place à de nouvelles constructions. Parmi celles-ci, beaucoup de villas « appartiennent » à des étrangers qui assouvissent leur fantasme de paradis.
Kuta, Legian, ainsi qu’une partie de Seminyak représentent le paroxysme du « Surf, fiesta and shopping ». Le contraste avec le profil balinais traditionnel, imprégné d’exception culturelle et de nature luxuriante, est saisissant ! C’est globalisé, mercantile et sur-fréquenté.
Point positif, le secteur de Petitenget-Canggu est le meilleur pour s’imprégner du branché-cool à la balinaise, un métissage qui a fait le succès de cette côte. Dernière venue, l’orientation fooding (art culinaire), avec des établissements de qualité allant des warungs (restos traditionnels indonésiens) aux espaces design explorant toutes les facettes mondiales du goût.
En résumé, il serait dommage d’être venu de si loin sans faire un petit tour dans le coin. Au moins le temps d’un coucher de soleil sur une plage et d’une fiesta. Après… autant ne pas trainer : même si vous êtes là pour le surf et la plage, il y a mieux ailleurs et moins pollué, à Bali ou sur les îles voisines.
Ubud ploie, mais ne rompt pas

Dominique Roland et Stéphanie Déro
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Nichée dans de luxuriantes collines, Ubud est la capitale de la culture traditionnelle balinaise. On y danse encore tous les soirs kecak et legong sur la musique entêtante des gamelans. L’artisanat y reste vivace, les cérémonies nombreuses et spectaculaires. Ces dernières années, Ubud est aussi devenue l’une des meilleures destinations « bien-être » du monde. Comment ne pas retrouver l’équilibre du corps et de l’esprit dans l’harmonie des paysages de rizières environnants ?
Se faire bichonner dans un spa luxueux ou un salon de massage, consulter un guérisseur traditionnel (« ubud » dériverait du malais obat, signifiant médecine), s’initier au yoga dans toutes ses variantes, à la méditation ou à une séance d’extatic dancing, tout est possible. Une chose est sûre, Ubud nous veut du bien !
Sa réputation culinaire en est une autre preuve : les traditionnels babi guling, urab et bebek betutu atteignent ici un degré de raffinement inégalable. Du warung traditionnel au plus design, du bistrot colonial à la paillotte tropicale, Ubud déploie une large palette de restos. Comme ailleurs dans l’archipel, il n’est pas nécessaire de se ruiner pour se régaler. En demandant conseil aux habitants, vous dégoterez sans doute une modeste gargote, réputée pour son plat unique parfaitement maitrisé.
Avec tous ces talents, pas étonnant que ce gros bourg paraisse étroit en période d’affluence. Pour s’affranchir de la foule, il suffit de quitter le petit centre congestionné pour les ondulations et la paix des rizières, tant qu’il en reste… D’ailleurs, de nombreux voyageurs font d’Ubud leur étape principale, voire leur pied-à-terre pour tout un séjour. Il est plus facile de rayonner d’ici qu’en partant des embouteillages de Kuta !
Se faire bichonner dans un spa luxueux ou un salon de massage, consulter un guérisseur traditionnel (« ubud » dériverait du malais obat, signifiant médecine), s’initier au yoga dans toutes ses variantes, à la méditation ou à une séance d’extatic dancing, tout est possible. Une chose est sûre, Ubud nous veut du bien !
Sa réputation culinaire en est une autre preuve : les traditionnels babi guling, urab et bebek betutu atteignent ici un degré de raffinement inégalable. Du warung traditionnel au plus design, du bistrot colonial à la paillotte tropicale, Ubud déploie une large palette de restos. Comme ailleurs dans l’archipel, il n’est pas nécessaire de se ruiner pour se régaler. En demandant conseil aux habitants, vous dégoterez sans doute une modeste gargote, réputée pour son plat unique parfaitement maitrisé.
Avec tous ces talents, pas étonnant que ce gros bourg paraisse étroit en période d’affluence. Pour s’affranchir de la foule, il suffit de quitter le petit centre congestionné pour les ondulations et la paix des rizières, tant qu’il en reste… D’ailleurs, de nombreux voyageurs font d’Ubud leur étape principale, voire leur pied-à-terre pour tout un séjour. Il est plus facile de rayonner d’ici qu’en partant des embouteillages de Kuta !
Sidemen picturale, Munduk luxuriante

Dominique Roland et Stéphanie Déro
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Dans les années 1930, les artistes tombèrent sous le charme des panoramas de la haute vallée de Sidemen, assise à environ 500 m d’altitude à l’est du pays. Les paysages peints par Walter Spies contribuèrent à forger l’image paradisiaque de l’île. Miracle, rien n’a fondamentalement changé depuis. Les cascades de champs en terrasse, dominées par l’impressionnant cône du volcan Agung, s’animent comme par le passé au gré des travaux agricoles.
Magnétique, Sidemen constitue une superbe étape pour découvrir la campagne balinaise. L’offre d’hébergement, limitée en nombre, a pour dénominateur commun la jouissance de superbes panoramas. Elle est quand même suffisamment diverse pour combler toutes les attentes : pension rustique ou plus raffinée, resort luxueux et même quelques maisons tout confort à louer.
Le village montagnard de Munduk (photo) serpente sur une crête du nord de l’île. À environ 800 m d’altitude, il garantit un peu de fraîcheur quand la plaine étouffe. Il détient aussi le privilège, commun aux stations climatiques de ces latitudes, de s’apparenter à un Eden où toutes les plantes de la création se seraient donné rendez-vous.
Si le village lui-même n’a pas un charme fou, sa région fait l’objet d’un programme de protection de l’environnement et des traditions. Si seulement ce genre d’initiative s’étendait à d’autres coins de l’île… Toutes les pensions locales peuvent vous procurer un guide qui vous emmènera à la découverte de petits villages, de rizières, de plantations (café, cacao, girofliers, etc.) et de jolies cascades rafraîchissantes.
Magnétique, Sidemen constitue une superbe étape pour découvrir la campagne balinaise. L’offre d’hébergement, limitée en nombre, a pour dénominateur commun la jouissance de superbes panoramas. Elle est quand même suffisamment diverse pour combler toutes les attentes : pension rustique ou plus raffinée, resort luxueux et même quelques maisons tout confort à louer.
Le village montagnard de Munduk (photo) serpente sur une crête du nord de l’île. À environ 800 m d’altitude, il garantit un peu de fraîcheur quand la plaine étouffe. Il détient aussi le privilège, commun aux stations climatiques de ces latitudes, de s’apparenter à un Eden où toutes les plantes de la création se seraient donné rendez-vous.
Si le village lui-même n’a pas un charme fou, sa région fait l’objet d’un programme de protection de l’environnement et des traditions. Si seulement ce genre d’initiative s’étendait à d’autres coins de l’île… Toutes les pensions locales peuvent vous procurer un guide qui vous emmènera à la découverte de petits villages, de rizières, de plantations (café, cacao, girofliers, etc.) et de jolies cascades rafraîchissantes.
La côte d’Amed, entre mer et magma

<a href='/membre/403'>Olim</a>
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C’est à Amed que l’héroïne de Mange, prie, aime, le livre à succès d’Elizabeth Gilbert adapté au cinéma avec Julia Roberts, a retrouvé sa joie de vivre ! Sacrée pub pour cette bande de côte d’une quinzaine de kilomètres qui s’arrondit à la pointe orientale de Bali, connue sous le nom de son principal village. On ajouterait bien « Plonge et fais du snorkelling», puisque c’est le monde sous-marin qui attire ici la grande majorité des visiteurs.
Cette côte volcanique (photo) surplombée d’une nature sèche et rocheuse a néanmoins d’autres atouts. Sacrément photogénique, elle est ciselée d’une succession de promontoires et de petites anses de sable anthracite ou de galets. Les hameaux s’égrènent, des bungalows sont posés directement sur la plage, quand d’autres s’accrochent au-dessus de la petite route face à la mer. Autant de luxe accessible à tous les tarifs. Les nombreux petits warungs cuisinent des produits de la pêche. Fraîcheur garantie…
Masque et tuba suffisent pour se rassasier de coraux et de poissons multicolores. La mer est plutôt calme, malgré d’éventuels courants. L’explorateur peut longer la côte dans ses retranchements les plus éloignés, traverser des villages paumés et même dessiner une boucle passant par la montagne et Tirtagangga.
Si rien ne vaut la moto pour se déplacer, il faut savoir négocier l’étroitesse et les multiples montagnes russes de la route côtière. Sinon, autant s’en remettre aux Balinais, toujours prêts à assurer le transport. Pour quelques roupies évidemment !
D’atmosphère très relax, mais s’animant à la haute saison grâce à la fréquentation cosmopolite des plongeurs, Amed compose un Bali différent auquel il serait dommage de ne pas goûter.
Cette côte volcanique (photo) surplombée d’une nature sèche et rocheuse a néanmoins d’autres atouts. Sacrément photogénique, elle est ciselée d’une succession de promontoires et de petites anses de sable anthracite ou de galets. Les hameaux s’égrènent, des bungalows sont posés directement sur la plage, quand d’autres s’accrochent au-dessus de la petite route face à la mer. Autant de luxe accessible à tous les tarifs. Les nombreux petits warungs cuisinent des produits de la pêche. Fraîcheur garantie…
Masque et tuba suffisent pour se rassasier de coraux et de poissons multicolores. La mer est plutôt calme, malgré d’éventuels courants. L’explorateur peut longer la côte dans ses retranchements les plus éloignés, traverser des villages paumés et même dessiner une boucle passant par la montagne et Tirtagangga.
Si rien ne vaut la moto pour se déplacer, il faut savoir négocier l’étroitesse et les multiples montagnes russes de la route côtière. Sinon, autant s’en remettre aux Balinais, toujours prêts à assurer le transport. Pour quelques roupies évidemment !
D’atmosphère très relax, mais s’animant à la haute saison grâce à la fréquentation cosmopolite des plongeurs, Amed compose un Bali différent auquel il serait dommage de ne pas goûter.
Nusa Lembongan et Nusa Penida : l’heureuse malédiction

Dominique Roland et Stéphanie Déro
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Longtemps, les Balinais ne vinrent sur les îles de Nusa Lembongan (photo) et Penida que le temps de déposer des offrandes, pour amadouer les démons. Conséquence heureuse, les fadas du tout tourisme furent longtemps tenus à distance. Lembongan flirte toutefois aujourd’hui avec un seuil critique de développement.
Pendant ce temps Penida, bien que beaucoup plus grande, reste encore très peu fréquentée. Accidentée et en partie recouverte de forêt, elle ne dispose que de très peu d’hébergements. Du coup, la plupart des visiteurs ne viennent que pour la journée. Ils louent les services d’une moto avec chauffeur pour découvrir ses impressionnantes falaises, une cascade versant dans la mer, la plage de Crystal Bay, etc.
Dans l’ensemble, ces deux îles conservent ce qui n’existe quasiment plus à Bali de nos jours : une véritable atmosphère îlienne rythmée par l’océan, des traditions encore très présentes et une circulation embryonnaire.
Sur Lembongan, les spots de plongée et de snorkelling comptent parmi les meilleurs de la région, avec ceux d’Amed-Tulamben et de Menjangan. Les courants plus froids qu’ailleurs ralentissent le blanchissement des coraux et attirent tortues, raies manta ainsi que l’énigmatique et gigantesque mola-mola (poisson-lune). Plusieurs breaks réputés attendent aussi les surfeurs. D’autre part, si Lembongan n’a pas les dons naturels de Bali, ses modestes 8 km2 n’en réservent pas moins leur pesant de pittoresque. La route s’effiloche parfois en de simples pistes, s’enfonce dans une grande mangrove au nord et rebondit vers les criques tourmentées de la pointe sud.
Elle rejoint même l’îlot voisin de Ceningan par un petit pont, après avoir longé un détroit colonisé par de spectaculaires champs d’algues. Approvisionnant les industries pharmaceutiques et cosmétiques, cette aquaculture reste, avec la pêche, l’un des piliers de l’économie locale.
Pendant ce temps Penida, bien que beaucoup plus grande, reste encore très peu fréquentée. Accidentée et en partie recouverte de forêt, elle ne dispose que de très peu d’hébergements. Du coup, la plupart des visiteurs ne viennent que pour la journée. Ils louent les services d’une moto avec chauffeur pour découvrir ses impressionnantes falaises, une cascade versant dans la mer, la plage de Crystal Bay, etc.
Dans l’ensemble, ces deux îles conservent ce qui n’existe quasiment plus à Bali de nos jours : une véritable atmosphère îlienne rythmée par l’océan, des traditions encore très présentes et une circulation embryonnaire.
Sur Lembongan, les spots de plongée et de snorkelling comptent parmi les meilleurs de la région, avec ceux d’Amed-Tulamben et de Menjangan. Les courants plus froids qu’ailleurs ralentissent le blanchissement des coraux et attirent tortues, raies manta ainsi que l’énigmatique et gigantesque mola-mola (poisson-lune). Plusieurs breaks réputés attendent aussi les surfeurs. D’autre part, si Lembongan n’a pas les dons naturels de Bali, ses modestes 8 km2 n’en réservent pas moins leur pesant de pittoresque. La route s’effiloche parfois en de simples pistes, s’enfonce dans une grande mangrove au nord et rebondit vers les criques tourmentées de la pointe sud.
Elle rejoint même l’îlot voisin de Ceningan par un petit pont, après avoir longé un détroit colonisé par de spectaculaires champs d’algues. Approvisionnant les industries pharmaceutiques et cosmétiques, cette aquaculture reste, avec la pêche, l’un des piliers de l’économie locale.
D’autres pistes à explorer…

Dominique Roland et Stéphanie Déro
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Tous les amateurs de paysages sculptés par des rizières en terrasse devraient penser à la région de Jatiluwih (photo), située au sud du Mont Batukau, en plein centre de l’île. Sur environ 20 km, le spectacle est tellement remarquable que le gouvernement indonésien a pensé à une éventuelle inscription du site au patrimoine mondial de l’Unesco.
Proposée par toutes les agences de voyage de l’île, l’excursion est tout à fait envisageable en moto, sur une journée depuis Ubud. Compter 2 h de trajet pour sauter quelques vallées vers l’ouest et grimper jusqu’à 700 m d’altitude. Au retour, il est possible de dessiner une boucle riche en chemins de traverse avec l’aide d’une bonne carte locale. Un petit droit d’entrée est demandé pour accéder à la zone touristique.
Pemuteran, petit village de bord de mer sur la côte encore peu fréquentée du nord-est de l’île, séduit depuis plusieurs années, et à juste titre, les aficionados de plongée et de snorkelling. C’est en effet la base idéale pour accéder à l’île de Menjangan, partie intégrante du parc national de Barat, situé à 20 min de route de Pemuteran. Menjangan est réputée pour ses superbes tombants de plus de 30 m, révélant une variété exceptionnelle de coraux, poissons et invertébrés.
Plutôt jolie, l’anse de sable gris de Pemuteran propose son calme aux baigneurs, ce qui est rare à Bali. Mais ce n’est pas tout : elle abrite un étonnant programme de régénération de la flore marine. Un courant de faible puissance, induit dans des structures métalliques immergées, booste la croissance des bébé-coraux qui y ont été ensemencés. Vous pouvez même en sponsoriser !
Avec ses hébergements en nombre suffisant et de toutes catégories, ses modestes mais plaisants petits restos, Pemuteran représente une étape plaisante, reposante et multicolore.
Proposée par toutes les agences de voyage de l’île, l’excursion est tout à fait envisageable en moto, sur une journée depuis Ubud. Compter 2 h de trajet pour sauter quelques vallées vers l’ouest et grimper jusqu’à 700 m d’altitude. Au retour, il est possible de dessiner une boucle riche en chemins de traverse avec l’aide d’une bonne carte locale. Un petit droit d’entrée est demandé pour accéder à la zone touristique.
Pemuteran, petit village de bord de mer sur la côte encore peu fréquentée du nord-est de l’île, séduit depuis plusieurs années, et à juste titre, les aficionados de plongée et de snorkelling. C’est en effet la base idéale pour accéder à l’île de Menjangan, partie intégrante du parc national de Barat, situé à 20 min de route de Pemuteran. Menjangan est réputée pour ses superbes tombants de plus de 30 m, révélant une variété exceptionnelle de coraux, poissons et invertébrés.
Plutôt jolie, l’anse de sable gris de Pemuteran propose son calme aux baigneurs, ce qui est rare à Bali. Mais ce n’est pas tout : elle abrite un étonnant programme de régénération de la flore marine. Un courant de faible puissance, induit dans des structures métalliques immergées, booste la croissance des bébé-coraux qui y ont été ensemencés. Vous pouvez même en sponsoriser !
Avec ses hébergements en nombre suffisant et de toutes catégories, ses modestes mais plaisants petits restos, Pemuteran représente une étape plaisante, reposante et multicolore.
Fiche pratique

Dominique Roland et Stéphanie Déro
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Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Bali
Comment y aller ?
Pas de vol direct pour Denpasar depuis la France. Vols avec escales avec KLM, Singapore Airlines et Malaysia Airlines, à partir de 800 €.
Carnet d’adresses pour tous les goûts et budgets De Kuta à Petitenget
- Senen Beach Inn (Legian, Camplung Mas Lane ; Tél : 75-54-70) et Sri Beach (Legian, Gang Legian Tengah ; Tél : 75-58-97) : 2 losmen (guesthouse) old-school d’ambiance familiale assez tranquille. Bungalows mitoyens autour de jardinets. Ça tient la route depuis des années. Très bon marché.
- Pearl (Legian-Seminyak, jl. Arjuna / Double 6 ; Tél : 73-27-43 ; balihotelpearl.com) : un petit boutique-hôtel de luxe tenu par des Français. Calme, tout en étant proche de l’action. Très bon resto (confit de canard, mille-feuille d’agneau…). Compter 55-90 €.
- Warung Murah (Legian-Seminyak ; jl. Arjuna-Double Six 99 ; Tél :73-20-82) : ce typique self à l’indonésienne est une des meilleures cantines de l’île.
- Crystal Palace (Legian-Seminyak ; pousser au-delà du Splash) : bar-resto de plage perpétuant l’esprit Seminyak vintage. Assistance variée, affalée sur les poufs de plage au son d’un bon groupe de rock indo.
Ubud
- Sawah Sunrise (jl. Subak Sok Waya, accès à pied ou en moto ; Tél : 318-27-40 ; sawahsunrise.com) : 4 chambres mignonnes pour se rapprocher des rizières. Bon marché.
- Artini 3 Cottages (jl. Raya Pengosekan ; Tél : 97-41-47 ; www.artinicottage.com) : bon exemple d’hôtel traditionnel balinais, au charme un rien vieillot mais impeccable. Cocotiers, jolie piscine en contrebas, spa élégant. Prix moyens-chic.
- Louer une villa à Ubud : en cherchant bien, il en reste avec de belles vues sur les rizières du côté de Penestanan…
- Ibu Oka (jl. Tegal Sari 2 ; Tél : 207-74-90 ; ouv jusqu’à 18h) : toujours bondé, ce warung rudimentaire est l’empereur du babi guling (cochon de lait farci d’épices et rôti à la broche). Bon marché.
- Art café (jl. Monkey Forest) : petit cocon bricolé, douillet et coloré. Musique live tranquille le soir.
Sidemen
- Pondok Wisata Lihat Sawah (Banjar Tebola ; Tél : 241-83 ; blair@bigstreetbali.com ) : nombreux types d’hébergements, piscine et très belle vue. Prix moyens.
- Kubu Tani Home Stay (Banjar Tebola, un peu plus loin que le précédent ; Tél :241-83) : 3 belles maisons dotées d’un confort excellent. Étonnant par ici ! Prix moyens.
Lembongan
- Lumbung Bali Huts (Mushroom Bay ; 081-338-378-456 ; lembonganbalihuts.com) : bungalows « Lumbung » en forme de grenier à riz. Prix moyens.
- The Beach Club at Sandy Bay (plage de Sunset Beach) : pour un verre au coucher de soleil.
Amed
- Teman Teman Bungalows & Café (Jemeluk ; 081-338-693-608) : 2 belles chambres sur la plage de galet. Café-resto. Très bon marché.
Comment y aller ?
Pas de vol direct pour Denpasar depuis la France. Vols avec escales avec KLM, Singapore Airlines et Malaysia Airlines, à partir de 800 €.
Carnet d’adresses pour tous les goûts et budgets De Kuta à Petitenget
- Senen Beach Inn (Legian, Camplung Mas Lane ; Tél : 75-54-70) et Sri Beach (Legian, Gang Legian Tengah ; Tél : 75-58-97) : 2 losmen (guesthouse) old-school d’ambiance familiale assez tranquille. Bungalows mitoyens autour de jardinets. Ça tient la route depuis des années. Très bon marché.
- Pearl (Legian-Seminyak, jl. Arjuna / Double 6 ; Tél : 73-27-43 ; balihotelpearl.com) : un petit boutique-hôtel de luxe tenu par des Français. Calme, tout en étant proche de l’action. Très bon resto (confit de canard, mille-feuille d’agneau…). Compter 55-90 €.
- Warung Murah (Legian-Seminyak ; jl. Arjuna-Double Six 99 ; Tél :73-20-82) : ce typique self à l’indonésienne est une des meilleures cantines de l’île.
- Crystal Palace (Legian-Seminyak ; pousser au-delà du Splash) : bar-resto de plage perpétuant l’esprit Seminyak vintage. Assistance variée, affalée sur les poufs de plage au son d’un bon groupe de rock indo.
Ubud
- Sawah Sunrise (jl. Subak Sok Waya, accès à pied ou en moto ; Tél : 318-27-40 ; sawahsunrise.com) : 4 chambres mignonnes pour se rapprocher des rizières. Bon marché.
- Artini 3 Cottages (jl. Raya Pengosekan ; Tél : 97-41-47 ; www.artinicottage.com) : bon exemple d’hôtel traditionnel balinais, au charme un rien vieillot mais impeccable. Cocotiers, jolie piscine en contrebas, spa élégant. Prix moyens-chic.
- Louer une villa à Ubud : en cherchant bien, il en reste avec de belles vues sur les rizières du côté de Penestanan…
- Ibu Oka (jl. Tegal Sari 2 ; Tél : 207-74-90 ; ouv jusqu’à 18h) : toujours bondé, ce warung rudimentaire est l’empereur du babi guling (cochon de lait farci d’épices et rôti à la broche). Bon marché.
- Art café (jl. Monkey Forest) : petit cocon bricolé, douillet et coloré. Musique live tranquille le soir.
Sidemen
- Pondok Wisata Lihat Sawah (Banjar Tebola ; Tél : 241-83 ; blair@bigstreetbali.com ) : nombreux types d’hébergements, piscine et très belle vue. Prix moyens.
- Kubu Tani Home Stay (Banjar Tebola, un peu plus loin que le précédent ; Tél :241-83) : 3 belles maisons dotées d’un confort excellent. Étonnant par ici ! Prix moyens.
Lembongan
- Lumbung Bali Huts (Mushroom Bay ; 081-338-378-456 ; lembonganbalihuts.com) : bungalows « Lumbung » en forme de grenier à riz. Prix moyens.
- The Beach Club at Sandy Bay (plage de Sunset Beach) : pour un verre au coucher de soleil.
Amed
- Teman Teman Bungalows & Café (Jemeluk ; 081-338-693-608) : 2 belles chambres sur la plage de galet. Café-resto. Très bon marché.
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