Ukraine - Retour d’expérience

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Retour d’expérience – Ukraine : deux séjours en solo pour les fêtes de fin d’année

Bonjour à tous,

Je partage ici un petit retour d’expérience après deux séjours en Ukraine, réalisés seul, à un an d’intervalle, pour les fêtes de Noël et du Nouvel An :

Décembre 2023 / Janvier 2024

Décembre 2024 / Janvier 2025

Dans les deux cas, j’ai fait la route depuis Paris en voiture, en traversant l’Allemagne, puis la Pologne. Lors du premier voyage, j’en ai profité pour visiter Auschwitz.

Passage de la frontière ukrainienne

1er séjour : passage rapide, environ 1h30 d’attente + formalités.

2e séjour : beaucoup plus long — 7h d’attente avant d’arriver au poste, puis 1h30 de formalités. Idem pour sortir.
Ce second passage coïncidait avec un grand retour d’expatriés ukrainiens venus fêter Noël en famille, d’où la congestion.

Itinéraire et visites

1er séjour :
Avant d’atteindre Kiev, j’ai visité Lviv, puis j’ai poussé jusqu’à Odessa.

À Lviv : excellent marché couvert, où l’on trouve notamment du miel et des œufs de saumon à des prix imbattables.

À Odessa : superbe météo en hiver, bons restaurants (un peu plus chers qu’à Kiev), hôtels très très abordables.
Départ de Kiev à 7h, arrivée vers 13h malgré les routes enneigées (voiture équipée de pneus neige).
Je recommande vivement d’y aller en été !

2e séjour :
Je n’ai pas refait Odessa à cause de la météo défavorable.

À Kiev

De nombreuses activités culturelles : musées, place Maïdan, marchés couverts, marchés aux puces, shopping.

Divertissements : cirque, opéra, théâtre, les prix sont vraiment très bas (réservation a l’avance recommandée pour l’opéra).

Restaurants : très nombreux, de bonne qualité et à des tarifs très accessibles, et bien meilleurs qu’à Paris.

Côté pratique :

Distributeurs de billets partout, mais préférez venir avec des euros : les taux sont souvent meilleurs dans les banques (en journée) que dans les bureaux de change. Le meilleur taux rencontré était juste après la frontière, dans une des nombreuses cabanes en bord de route.
Attention, en quittant le pays plus personne ne vous changera la monnaie ukrainienne contre des euros et même des zlotis polonais.

Paiement par carte possible quasiment partout, même pour de petites sommes, même un café.

Conseil important pour la route

Évitez absolument l’itinéraire H22 puis E15 (depuis Varsovie) : route en très mauvais état, type “départementale” en France.

Préférez un passage frontalier plus au sud, pour rejoindre la E40 qui mêne à Lviv : très bonne route, peu de barrages lors de mon second séjour, contrairement au premier.

Transports à Kiev

Métro : facile à utiliser grâce à son réseau limité.
Achat des tickets uniquement aux bornes électroniques — identification demandée avec un numéro de téléphone ukrainien, mais pas besoin de le valider par SMS.

Voiture : très agréable de circuler à Kiev, peu d’embouteillage, le stationnement est simple et l’essence est autour de 1,20 €/L.

Bonus
Il y a bien un couvre-feu, mais on peut tout de même trouver des endroits pour sortir et danser.

Lors de mon second séjour, j’ai eu l’occasion de faire une visite guidée de Kief avec Daria, que je recommande vivement.

Je lui avais demandé une visite un peu originale : elle m’a proposé la découverte de Kiev ‘‘ésotérique’’ et elle a parfaitement répondu à ma demande.

Daria parle français, italien, ainsi que plusieurs autres langues. Elle propose différentes visites adaptées aux envies de chacun.

Voici son adresse e-mail pour la contacter :
lamannte@gmail.com

Bon voyage

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Je sais que certaines personnes ont reporté leur voyage en Ukraine à cause de la guerre. Alors, qu’en est-il de la sécurité? Des conseils?

La situation sécuritaire reste particulière et impose de bien mesurer les risques. L’Ukraine est toujours en contexte de guerre, même si le quotidien peut sembler relativement normal dans certaines villes loin du front. Les principales contraintes sont les alertes aériennes, le couvre-feu et la possibilité d’événements imprévisibles.

Sur place, beaucoup de voyageurs rapportent une vie culturelle et sociale active, surtout à Kyiv et à l’ouest du pays, mais avec une vigilance constante et une adaptation permanente. Il faut aussi tenir compte des limites pratiques : assurances souvent non valables, assistance consulaire réduite, déplacements aériens impossibles et nécessité d’avoir un plan de sortie clair.

En résumé, ce n’est pas un voyage “classique”. Cela peut se faire avec une bonne préparation, une réelle capacité d’adaptation et l’acceptation d’un niveau de risque plus élevé que dans la plupart des destinations européennes.

Les assurances Auto française restent valables sauf pour les dégâts occasionnés par des actes de guerres.

Missiles pas d’assurance
Collision avec une autre voiture assurance OK

La situation sécuritaire reste particulière et impose de bien mesurer les risques. L’Ukraine est toujours en contexte de guerre, même si le quotidien peut sembler relativement normal dans certaines villes loin du front. Les principales contraintes sont les alertes aériennes, le couvre-feu et la possibilité d’événements imprévisibles.

Sur place, beaucoup de voyageurs rapportent une vie culturelle et sociale active, surtout à Kyiv et à l’ouest du pays, mais avec une vigilance constante et une adaptation permanente. Il faut aussi tenir compte des limites pratiques : assurances souvent non valables en contexte de guerre, assistance consulaire réduite, déplacements aériens impossibles et nécessité d’avoir un plan de sortie clair, points régulièrement abordés dans les discussions liées à la sécurité et à la santé pour l’Ukraine forum santé & sécurité – Ukraine ici.

En résumé, ce n’est pas un voyage “classique”. Cela peut se faire avec une bonne préparation, une réelle capacité d’adaptation et l’acceptation d’un niveau de risque plus élevé que dans la plupart des destinations européennes.

C’est tout à fait juste, ce n’est pas une destination classique et la préparation mentale est aussi importante que la logistique.

Pour compléter tes propos sur la vigilance, ici, il est essentiel de mentionner l’application mobile “Air Alert”. C’est l’outil indispensable que tout le monde utilise sur place pour suivre les alertes en temps réel, car les sirènes de rue ne sont pas toujours audibles selon l’endroit où l’on se trouve.

Un autre point pratique : même si la vie semble normale, il faut toujours avoir une batterie externe (powerbank) chargée sur soi, au cas où des coupures d’électricité préventives surviennent après des alertes. Cela fait partie de cette “adaptation permanente” dont tu parles.

Oui en effet

Aur alert et power bank indispensable

J’ai passé deux mois en Ukraine, d’abord en juillet 25, puis en décembre/janvier 25/26. Mon hypothèse de départ était que les bombes du XXIè siècle tapent juste (sauf quand brouillage électronique, évidemment). J’ai eu raison. Pour un exemple : à Odessa, je logeais entre le centre ville et le port. La maison dans laquelle j’étais tremblait parfois sous l’impact des bombes (j’étais à 2 ou 300 mètres du port), mais rien sur moi. Idem à Kiev, où je logeais du côté vieille ville : les Russes tapaient sur certaines cibles dans la ville neuve : centrales électriques et tous ce qui peut avoir l’air un peu stratégique. Du monastère Saint Michel, par exemple, on pouvait voir les drones et missiles atterrir là où ils avaient envie d’atterrir, dans la nouvelle ville. Bref : rien sur les gens logés à l’Ouest. Le seul souci que j’ai éprouvé, c’est que régulièrement c’est non seulement l’électricité qui saute, mais aussi la distribution d’eau. J’ai eu le problème à Dnipro, à Odessa et à Kharkiv où je ne me douchais donc pas tous les jours. Ah, et puis la police et l’armée sont très nerveuses quand un étranger se promène avec un appareil photo. Mais bon : ils ne m’ont pas tué non plus. Enfin : la situation se détériore mois après mois.

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L’application mobile est sans utilité. Il y a, de toute manière, des alertes fantômes qui apparaissent sur votre téléphone à chaque alerte et disparaissent à la fin de l’alerte. Vu qu’il n’y a pas vraiment de protections adaptées à un bombardement éventuel, les gens ne font aucunement attention aux alertes aériennes et vaquent à leurs occupations, promenade du chien, départ vers la supérette du quartier, j’en passe. Le seul endroit où j’ai vu un effort de la part de la municipalité pour installer des protections, c’était à Dnipro. Il y a des bunkers ici et là, mais jamais utilisés, sinon comme pissotières. De ce fait, la municipalité a installé des toilettes portables à côté des bunkers en question, que personne ne fréquente, sinon des poivrots qui vont y dormir pour cuver (quand pas pour y pisser). En saison vraiment froide, les flics y passent de temps à autre, pour sauver les poivrots de l’hypothermie.

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