Tunisie 2023, aventure solitaire mais jamais seule

Forum Tunisie

Après un vol retardé au lendemain au départ de Turin , qui heureusement a été dédommagé d’une nuit gratuite à l’hôtel, j’arrive enfin à Tunis, attendue par ma collègue en France qui m’accueille deux jours dans sa maison de famille. Des gens avec une bonne carrière et bonne condition de vie. Sa mère est une excellente cuisinière, son père était adorable et m’aimait beaucoup, et sa jeune soeur trop gentille et ouverte au monde. J’ai passé deux jours fantastiques avec eux à voir un concert, à aller à une belle plage privée d’Hammamet et flâné dans le quartier avec les maisons blanches et bleues…

● Les joies de la mendicité…


Après les deux jours, nous devons nous quitter car eux devaient aller à une réunion de famille, et moi je voulais aller à Djerba. Ma collègue m’a aidé à acheter mon ticket de bus à l’avance car les galères d’organisation avec le maghreb sont terriblement difficiles … A la gare , les enquiquineurs sont là. Un gars a essayé de mener ma collègue en bateau avec une carte SIm et un discours bien baratineux. Ma collègue ne se laisse pas faire et s’embrouille un peu avec le gars, qui la critique sur le fait qu’elle habite en France et que les tunisiennes françaises devraient même proposer le café à ces gens là… Décidément, c’est pas qu’à nous que ça arrive !

Et je n’échappe pas à la mendicité insistante de certains locaux… En voulant aller aux toilettes de la gare, la femme qui “nettoyait” (mais ne faisait pas grand chose en réalité car c’était rempli de pisse partout…) m’a carrément fait barage pour me demander des sous… Et non, ce n’était pas des toilettes payantes ! Et c’est ma collègue qui avait mon sac de toute façon…

Djerba, pas si beau…


Le moment de prendre la route pour Djerba, ma collègue s’arrange avec deux jumelles qui montaient dans le même bus que moi pour qu’elles m’aident et me guident en arrivant à Djerba pour me trouver une chambre d’hôtel car je n’avais pas réservé et c’était trop tard.
Elles étaient allé dans un hôtel où leur frere travaille. Il était environ 5h du matin et j’ai dû attendre longtemps pour avoir une chambre. L’hôtel n’était pas destiné aux touristes…

Après avoir passé une nuit là-bas, j’ai dû m’en trouver un autre de l’autre côté de l’île. Je n’avais pas envie de prendre un taxi car le nombre de fois ou on tente de m’arnaquer m’épuisait déjà. J’ai choisi de marcher 4 heures sous le soleil en longeant la côte, en faisant un stop toutes les heures dans un endroit pour boire. Les trottoirs sont très sales. Il n’y a que des hommes dehors, ils sont assis à regarder … Les déchets entassés près des hôtels …

Après cette périlleuse balade, j’arrive dans un hôtel 3 étoiles où l’on me donne une chambre respirant la moisissure, avec les robinets et la baignoire plein de moisis… la chambre semblait être inoccupé depuis longtemps et les toilettes pas propre… Bref… je me contentais de ce que j’avais.

En allant nager dans la piscine, un employé assez lourd venait m’aborder et espérait que je dîne avec lui le soir… je refusais chaque fois car il insistait tous les jours.

En sortant de l’hôtel il y avait beaucoup d’hommes assis sur le bord des trottoirs devant leurs maisons ou hôtels. Je me suis faite accoster par l’un d’eux encore, qui voulait mon numéro et voulait travailler en France…

Pour visiter les boutiques c’est un autre défi… Pas un instant je ne peux regarer en paix sans que l’on me suggère de rentrer où acheter ceci cela…

En voulant aller à la plage, car les gens vendent toujours du rêve sur Djerba, j’ai vite été déchanté. Des selles de dromadaires partout sur le sable… avec un homme sur un d’eux attendant patiemment un potentiel client. J’ai vite fait demi-tour et je me suis contenté de la piscine de l’hôtel.

● Plan B - Nouvel ami, virée en moto et au galop!


J’étais déçue. Je me suis encore faite arnaquer sur une destination de rêve.
Mais j’étais là trois jours et il fallait que je m’occupe.

Je regardais pour faire des balades à cheval, mais c’est souvent très chers. Mais, j’ai trouvé un gars qui tenait une écurie dans un village berbère et qui m’a proposé une séance de 1h30 pour 6euros… Je suis allée le voir le premier jour en taxi car c’était très isolé dans Djerba.
La séance était trop cool. Je me suis baladé dans tout le village avec le cheval. Le garçon veillait bien sur ma sécurité et , au retour, il a voulu me raccompagner en moto.
J’ai accepté car commander un taxi là-bas m’aurait été difficile. J’ai voulu lui donner un billet à la fin, qu’il a refusé.
Je lui demande alors si je pouvais revenir le lendemain faire une autre balade, il a accepté et il est revenue me chercher.

J’ai passé tous mes jours à Djerba avec lui à me promener à cheval que je finissais par guider en toute autonomie sans lui dans une petite plaine. Avec une petite chute en voulant galoper un peu ! Heureusement le sable m’a sauvé et ne m’a pas blessé.
Le garçon venait me chercher et me ramenait en moto gratuitement. Nous avons eu l’occasion de discuter sans ambiguïté et il m’a fait vivre une bonne expérience et une autre façon de vivre à Djerba.

Je suis revenu à Tunis chez ma collègue pour le dernier jour où nous avons mangé en famille dans les petits street foods dehors.

La Tunisie n’est pas de tout repos … je pense que j’ai eu de la chance d’avoir ma collègue là-bas et d’avoir connue ce garçon sympa, car je pense que je serais rentrée bredouille de ce séjour comme pour beaucoup de voyages faits.

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