Récit de mon séjour en Israël – Palestine - décembre 2013

Forum Israël, Palestine

21/12/2013 -
14h15

Aéroport Charles de Gaulle, enfin !!!

Ce voyage était attendu, il était
temps que la date arrive. Ras-le-bol du quotidien.

Israël-Palestine, depuis le temps que
j’en rêve…Tous ces rendez-vous manqués. Combien de fois suis-je
venue en Jordanie avec l’idée de traverser la frontière et de voir
la Palestine et le désert du Néguev…

Mais à chaque fois, entourée de mes
amis bédouins de Pétra, le courage me lâchait et j’en oubliais
cette envie.

Alors, cette fois-ci, pas question…

Aller-retour Tel-Aviv, je ne mettrais
pas un pied en Jordanie.

14 jours pour rencontrer ces deux
peuples si différents et si identiques à la fois, si loin et si
proche d’une vie sans conflit. J’ai hâte de voir les paysages mais
aussi de sentir l’atmosphère si spécifique à cette « terre
sainte des trois religions ».

21h50 – Aéroport d’Istanbul

Comité d’accueil spécial pour les
embarquements pour Israël. Certains passent tranquilles. Moi, c’est
un peu plus compliqué…à priori parce que j’ai pleins de visas de
Jordanie et d’Égypte. Questions :

  • Le parcours de votre valise depuis
    chez vous ?

  • Vous venez pour quelle raison ?

  • Est ce que quelqu’un vous a remis
    quelque chose, un colis, un paquet, un cadeau ?

  • Est ce que tout ce qui est dans vos
    sacs est à vous ?

  • Quel hôtel en Israël ?

Tout çà dure environ 10 minutes. Le
chef d’embarquement regarde mon passeport, mes visas et c’est OK.
J’espère qu’à Tel-Aviv, çà ne se compliquera pas. Je viens juste
pour voir le pays moi !!!

22/12/2013 – 2h15

Voilà, je suis dans ma chambre, dans
une auberge de jeunesse super bien située dans Tel-Aviv, près de la
plage.

L’air est frais mais pas froid, pas
besoin de veste. Un peu le bordel pour arriver : j’aurai voulu
prendre le train, mais fermé la nuit.

J’ai été guidée vers un bus qui mène
au centre ville… en fait à la gare principale. Bus gratuit.
Ensuite, j’ai un peu ramé en voulant prendre le train, mais toujours
aucun avant 5h du matin.J’ai fini par prendre un taxi qui m’a
amené à l’hôtel pour 40 shekels, comme prévu au départ. Bah
oui, en fin de compte, j’étais à la bonne station ? Allez, je
suis crevée, gros dodo, et demain, petite visite de Tel-Aviv…

15h15 – Je quitte Tel-Aviv par le
train pour aller à Akko (Saint Jean d’Acre).

Cette première journée était très
sympa, même si je ne trouve rien d’exceptionnel à la capitale
israélienne. C’est une ville moderne, qui ressemble à tant d’autres
villes modernes du moyen-orient… Si ce n’est que tous les quartiers
sont beaux.J’ai commencé ma découverte vers 10h30. Tout à
pied…
j’ai commencé à longer la promenade
au bord de la méditerranée, et ce soleil avec la plage, c’est
franchement un régal en décembre. En manche courte, la température
est géniale. Je revis.

J’ai commencé par visiter le quartier
Allenby avec son souk Hacarnel, coloré et animé et j’ai longé des
ruelles du vieux quartier Yéménite, le quartier Kern Hatamarim.

Arrivée à Neve Tsedek, j’ai visité
l’ancienne gare de Jaffa qui a été restaurée superbement, même si
maintenant ceux sont des boutiques et restaurants qu’on y trouve.

J’arrive enfin à l’endroit qui me
paraissait le plus beau à voir : Jaffa ! Et là, j’ai été
ravie. C’est le plus vieux quartier de Tel-Aviv, où juifs et arabes
se côtoient en paix. Un vrai bonheur.

L’endroit est vraiment atypique. Il
surplombe Tel-Aviv, au milieu d’un jardin méditerranéen luxuriant,
des ruelles et des remparts, d’une place et de boutiques. Cette
vieille cité Ottoman est superbe. J’ai continuée dans les bas de
Jaffa, au souk Halishpeskin, un marché aux puces où l’on y trouve
de tout. L’ambiance y est très sympathique.Sortie de Jaffa, je
suis rentrée par le boulevard Rothschild, un promenade arborée et
bordée de belles demeures.Ouais, bon d’accord, mais rien
d’extraordinaire… à part que j’ai beaucoup marché.
Me voilà rendue à l’auberge,
récupération de mon sac à dos et bus 10 qui m’emmène direct à
la gare.

Sinon, j’ai remarqué très peu mais
quelques arabes et blacks dans la ville. Mais, tristement, j’ai aussi
remarqué qu’ils étaient employés aux besognes les plus dures et
ingrates.Toutefois, je n’ai pas ressenti de racisme, et les
habitants sont souriants, sympas et facilement près à vous aider.
J’entends aussi beaucoup parler français. Touristes sûrement, mais
aussi des habitants je pense.

19h – Je suis crevée. Besoin de
dormir. J’ai réservé une chambre chez l’habitant, via airbnb.
Moshe, mon hôte, n’est pas là. Je suis allée chercher les clés
dans un restaurant, pas loin de chez lui.

A vrai dire, la maison ne paye pas de
mine, le jardin est à l’abandon. Mais elle est propre, à part le
lit, pas tout à fait clean. Je suis un peu dégoûtée de devoir
enlever les restes des mouchoirs de ma précédente et les poils…
beurk.

Mais j’ai connu pire. Et puis, ce n’est
que pour une nuit.Ce soir, j’ai eu la flemme, malgré mon envie,
de faire un tour dans la vieille ville. J’ai pris un bon repas dans
un petit restaurant : falafel, houmous, frites, légumes…çà
me rappelle la Jordanie … même repas !!!
Et une bière brune, sans alcool, très
bonne.

Allez, gros dodo et demain, visite de
Akko.

21h – Mea culpa Moche, ne m’étais
trompée de chambre. Son autre locataire, israélienne, utilise en
fait la chambre que j’avais squatté !!! Elle m’a réveillé et
montré ma chambre, toute propre, avec de bon draps…En fait, c’est
elle la cochonne…Et en plus, il m’avais prévenu qu’elle était un
peu cradoc et s’excusait à l’avance.

Maintenant, dur dur de se rendormir. En
tout les cas, première réflexion de ma « colocataire »
qui me laisse dubitative.

Je lui explique que ma fille m’a envoyé
un SMS me disant qu’une explosion a eu lieu à Tel-Aviv, alors que
j’y étais, et que tout était calme.

Elle me dit que oui, il y a eu une
bombe dans un bus, mais sans personne à l’intérieur. Ce qui me
dérange, c’est qu’elle rajout qu’ici, à Akko (vieille ville surtout
musulmane et chrétienne), il y avait beaucoup d’arabes et donc
« safety »: pas de bombe dans une ville arabe !!!

Ouais, que veut-elle dire ??!!

23/12/2013 - Akko est magnifique. Jesuis enchantée. La vieille ville est à dominance arabe et jereconnais vite la langue, les visages, la culture, l’atmosphèrearabe-orientale que j’aime tant.
J’ai commencé ma visite par lacitadelle souterraine des croisés. Très belle, en pleinerénovation ? C’est l’ancien quartier des hospitaliers de SaintJean. L’atmosphère des templiers est présente.
J’ai continué par le hammam El-Bocha,qui est superbement rénové, avec une visite multimédia super bienconçue. Un véritable bon moment.
Juste à la sortie du hammam, visite dela mosquée El-Jazzar, qui est vraiment très belle, ; safontaine ainsi que les jardins ne déméritent pas, ce qui rend lelieu magique.
Visite rapide d’Okoshi muséum, dédiéà l’artiste du même nom…bof bof.
Je me suis ensuite promenée dans lesrues, dans le bazar typiquement arabe et animé. Malheureusement, lecaravansérail Khan El-Oumdam est fermé pour rénovation. J’aicontinué par le tunnel des templiers, passage secret entre laforteresse et le port.
Puis, au hasard, je me suis promenée,perdue, dans les ruelles de la vieille ville, loin des touristes, augré de mon instant. Un pur instant de calme et de plénitude. Petitepause déjeuné sur la place Hain Fah’ri, dans un boui-boui :pour 12 shekels, un excellent sandwich falafel et légumes. LeFalafel Arafe.
15h10 – Haïfa est une villeconstruite sur un mont, le mont Carmel, ce qui lui donne un charmeinhabituel.
Depuis la gare, la ville paraît moche,mais une fois dans le bus, on grimpe petit à petit et l’on rentreaussi dans l’atmosphère de la ville, dans une beauté cachée.
Roi et sa copine habitent dans unquartier de Haïfa situé dans les hauteurs, quartier animé,hétéroclite et situé prs d’un des plus beaux endroits à visiter :le sanctuaire Bahaï et ses jardins.
Un dernier petit tour dans la ville, jetrouve enfin un caravansérail, le Khan El-Shaward, qui est devenuune jolie petite place avec quelques boutiques.Je suis contente,j’en ai vu u moins un !!! Retour chez Moshe, puis me voilà àla gare pour prendre le train direction Haïfa, où d’autres hôtesairbnb, Roi et sa copine, m’attendent.Roi m’a donné pleins d’indicationsastucieuses pour ma visite de la ville demain, ainsi que pour merendre ensuite à Jérusalem. Lui et sa copine sont supers sympas etl’appartement est adorable. On se sent bien. Ils ont un chat adorablequi m’a adoptée. Je crois qu’il va dormir avec moi :slight_smile:
Ils m’ont indiqué un petit restaurantoù j’y ai mangé un excellent sandwich avec des œufs, patates etlégumes… un régal, tellement que j’en abuse et en prenddeux…1,5 aurait été parfait, mais bon, j’suis gourmande.

24/12/2013 – 12h
Haïfa est une ville tout en montée eten descente, en escaliers, en ruelles.
Sympa, mais dur dur pour mes pauvresjambes. Heureusement, funiculaire et bus m’aident un peu …
Le sanctuaire Bahaï et les jardinssont magnifiques. Un véritable endroit qui inspire la paix et laplénitude.La religion bahaïe est née en Iran au 19ème siècle.Elle prône entre autre, l’union de toutes les religions, toutes lesraces et l’égalité des sexes. Il n’y a ni culte, ni prêtre. Quellebelle philosophie !Bab, un des fondateurs, est enterrédans le mausolée.L’endroit respire la philosophie de cettereligion.Petite pause déjeuner dans unrestaurant du quartier « german colony », restaurantrecommandé dans le guide du routard, le fattoush.
15h – Je suis dans le bus pourJérusalem.
Au revoir Haïfa, même si mon derniersouvenir sera mitigé. En effet, de retour chez Roy, je lui ai ditque j’allais en Palestine. Il m’a alors reprise en me disant « no,west bank ». 1er signe.
Dans la rue un chauffeur de busscolaire a voulu m’aider en me déposant presque à mon bus pouraller à la gare routière. Et là, comme je ne comprenais pas tout,il m’a dit « t’inquiète pas, demande aux gens, tu n’est pasdans le désert avec des arabes ici !!! » 2ème signed’intolérance, et ce, en peu de temps.
Puis, je cours pour prendre le bus,bouscule légèrement une femme, qui se mets à hurler. Enfin, assisedans le bus, empêtrée avec mon gros sac à dos, une vieille conneme parle mal parce qu’elle estime que la place lui revient dedroit. Heureusement, une jeune femme me dit de ne pas me préoccuper,qu’ici, beaucoup de gens traitent les autres pire que des chiens…cette jeune femme est étudiante libanaise à Haïfa.
Donc voilà tout le contraste :gentils et en même temps racistes, et certains carrément méchants.Je reste dubitative.

16h – du coup, j’en ai oublié deparler du reste de ma visite de Haïfa.
En fit, je suis montée au panorama surla baie de Haïfa, avec une vue en hauteur de toute la ville.
Le routard ainsi que Roy en parlentavec émerveillement.
Pour ma part, la vue est belle, maisc’est une grande ville industrielle, donc je ne suis pas subjuguée.
Juste à coté se trouve le monastère,très beau mais que l’on ne peut pas visiter. Quant à la petiteéglise de ce dit monastère, elle n’ouvrait que 2 heures plus tard,donc j’ai fait l’impasse.
Ce qui me restera de Haïfa, ceux sontles jardins magnifiques et le mausolée Bahaï, dont certainshabitants un peu racistes devraient se rappeler la philosophie.

17h30 – Me voilà arrivée àJérusalem. Un américain torys sympa, rencontré à la station debus de Haïfa, prenait le même chemin que moi et donc m’a gentimentguidée dans les méandres des bus et tramway.
Ma chambre est vétuste mais propre,comme indiqué dans le routard, et surtout super bien située, à lalimite entre le quartier chrétien et le quartier arménien, surDavid street, le souk du sud de la vieille ville…bref, en pleindans la vieille ville. L’hôtel New swedish.
En arrivant par la porte de Jafa, j’aitout de suite été éblouie par la beauté des remparts, éclairésla nuit. Une vrai beauté.
Par contre, mon dieu, que detouristes ! La rue du souk est bondée.
J’ai hâte d’aller à la rencontre decette ville tant convoitée…
21h45 – Je pensais passer mon Noëlseule, et la magie des rencontres en a décidé autrement. Poursavoir s’il y avait quelque chose dans une église, je suis allée àl’office de tourisme, et là, j’ai rencontré Vicky, qui y travaille.Une nana super sympa, complètement dingue, d’origine indienne. Ellem’invite à la suivre dans une église. Deux jeunes filles (unecanadienne, une hollandaise), font la même demande, et nous voilàtoutes les 4 parties pour faire le tour des « party 's »dans les églises.
Parce que effectivement, c’est çà, àla « Christ church », puis « Notre dame church »,il y avait des soirées, avec vin chaud, soupes, gâteaux, musique etmesses. Une bonne rigolade entre nous 4, à boire, manger, chanterdes chansons de Noël dans les rues. Incroyable. Un super moment.Ensuite, Vicky a voulu continuer en achetant une bouteille de vodka,les filles l’ont suivi…Moi, j’ai préféré arrêter là. Tropd’alcool, pas mon truc. Mais je retourne voir Vicky demain soir àson travail, sur !!!
JOYEUX NOEL !!! :slight_smile:

25/12/2013 – 13h
Magnifique Jérusalem.
Comme le dit Alpha Blondy, « Jérusalem,here I am ».
Wouah, je suis H.S. Après une montéeascensionnelle du Mount of olives, on a une vue à nous couper lesouffle sur la vieille ville…Morte de fatigue, mais béate :slight_smile:
Avant cela, j’ai commencé a explorerla ville.
J’ai commencé par le « Holysepulcture church », immense église qui englobe le lieuprésumé du calvaire et le tombeau du Christ.
On trouve sur les toits des petitesmaisons blanches où vivent des moines éthiopiens.
J’ai continué en allant vers la portede Damas, par le souk de cette même porte, où on ressent vraimentle coté oriental du souk. Un vrai régal et plein de charme.
J’ai continué mon chemin jusqu’à laSaint Ann’s church, une basique super bien conservée qui date de lapériode des croisades et qui n’a pas subit la destruction arabe.
Arrivée à la porte des lions, j’aidécidé de sortir de la citadelle pour grimper sur le mont olive,vénéré par les chrétiens, lieu où Jésus aurait été arrêté.
Mais il y a aussi le plus anciencimetière juif ? On trouve aussi le tombeau de la vierge, labasilique gethsemari avec les 8 oliviers bimillénaires et le couvantsainte Marie Madeleine, église russe avec des dômes dorés.
17h30 – Quoi dire…après-midiincroyable. Jamais j’en ai pris plein la vue en si peu de temps.Ily a tellement à voir, à dire, à comprendre, à observer.Après le mont olive, je suis repasséepar le quartier musulman. J’ai visité le couvent de la flagellation,endroit où l’on a remis la croix à jésus, qui est le début de lavia bolorosa, c’est à dire le chemin de croix effectué par Jésus.
Dans cette rue se trouve lelithostrodos, dans un couvent, qui est une partie de la cour pave del’Antionia, sous terre.
Puis, au gré des rues, j’arrive dansle quartier juif et surtout devant le mur des lamentations. Je restedubitative devant ce mur qui ne me parle pas, mais respectueuse del’endroit et de son histoire et surtout étourdie devant autant depèlerins.
Malheureusement, le temple Mount, àsavoir l’esplanade des mosquées n’est ouverte que le matin, et detrès bonne heure. Il va falloir que j’y retourne demain, et pas degrâce matinée…Ouverture à 7h30, fermeture à 10h. Aie, aie, aie.
Ensuite, je me suis promenée dans lequartier juif, ambiance totalement différente. Je visite la grandesynagogue ainsi que les quatre synagogues séfarades, difficiles àtrouver, mais tellement belles de l’intérieur. Elles datent du 16èmeau 19ème siècles. Les synagogues ont été saccagées en 1948 etrénovées en 1967.
Je continue ma balade dans le quartierarménien. Encore une atmosphère totalement différente. Ici, c’estle calme, la quiétude, peu de touristes.
Un havre de paix dans cette villetourbillonnante. La cathédrale Saint Jacques et l’église Saint Marcsont très jolies.
Une prière orthodoxe dans l’égliseSaint Marc avait lieu. Moment de réflexion.
Je fini ma balade par la visite de lacitadelle et de la tour David, avec le musée de l’histoire deJérusalem.Cette forteresse est de toute beauté, et le panoramasur la vieille ville me laisse sans voir. Surtout avec le soleil quidécline, c’est un vrai spectacle.Je passe devant le bureau de Vicky,mais on me dit qu’elle ne travaille pas aujourd’hui. Aurait-elle lagueule de bois ??? :wink: Je suis déçue et aurait aimé larevoir.
20h – Le gars à la réception del’auberge est trop drôle. Il ressemble aux acteurs des filmscomiques égyptiens. Il a commencé par nous parler des copies demusique, qu’il adorait une musique libanaise depuis son enfance etqu’il avait appris récemment que c’était une copie d’une musique defilm américain. Tout çà avec des mimiques, gestuelles et tiragesde langue incroyables. Rien que sa tête il fait rire. Un allemand etmoi avons eu ½ heure de fou rire grâce à lui. Merci.Merciaussi d’ailleurs pour ce délicieux repas de Noël qu’il nous aoffert… spécialité libanaise…Peut-être copiée ;)Nota 1 : j’ai malheureusement,encore 3 fois aujourd’hui, constaté que certains juifs sontdésagréables et vous parlent comme à des chiens, et le pire c’estqu’ils travaillaient dans différents lieux touristiques.C’estregrettable, qui plus est que les autres, toutes nationalités etorigines confondues (dont juifs) sont adorables.Une petiteminorité qui se fait trop ressentir, c’est toujours pareil.Nota 2 : négocier les prix dansle quartier musulman, pas de problèmes. Mais côté chrétien oujuif…oulala… C’est presque une insulte pour eux…malgré quenous sommes dans un souk et qu’il est évident que la marge esténorme…OK, j’ai appris la leçon :slight_smile:

26/12/2013 – 8h30
Voilà, cela fait une heure maintenantque je déambule sur le temple Mount et je me sens sereine. Cetendroit est un havre de paix, il aspire à la méditation. Desgroupes d’hommes et de femmes, çà et là, discutent, lisent lecoran où récitent des versets.
La mosquée est splendide, mais quedire du dôme du rocher. Impérial, majestueux.
Les jardins nous donnent envie dedéambuler, s’arrêter. Les portiques offrent une perspectivearchitecturale à l’ensemble. J’ai envie d’y rester encore unpeu.Surtout que pour y accéder, le checkpoint musclé israélienest déjà moins poétique !!!10h15 – retour à l’hôtel. J’en aidéjà plein les jambes. Il va falloir que je trouve un moment pourme poser un peu durant ce séjour, sinon je vais finir sur lesrotules :frowning:
J’ai terminé ma visite de Jérusalemen faisant le tour des remparts de la ville.
Deux parcours : Jaffa gate –Damas gate, avec une vue sur les toits des quartiers chrétiens etmusulmans. Malheureusement, beaucoup de paraboles mais une vue assezsympa et intéressante sur le souk, entre autres.
Ensuite retour Jaffa gate et rempartsjusqu’à Zion gate. Là, une vue sur le quartier arménien et surtoutsur le cimetière arménien et l’église de la domination. Voilà,mon séjour à Jérusalem touche à sa fin. Je vais traverser unedernière fois le souk pour me rendre à la porte de Damas etprendrele bus pour la Palestine.Jamais je n’oublierai cet endroitqui fait parti des lieux magiques à voir, un jour, dans sa vie ?J’ai eu cette chance.

14h15 – Que de choses à dire.Toutd’abord, das le bus pour Ramallah, j’ai rencontré un jeune ingénieurpalestinien avec qui j’ai peu discuter du problème palestinien. Ilm’expliquait que même si le salaire était moindre, il voulaittravailler en Palestine, pour les siens. A plusieurs reprises, noussommes passé à coté du mur qui coupe Jérusalem en deux, etcombien cela est laid. Il m’expliquait le temps perdu auxcheckpoints. D’ailleurs, je risque d’avoir le même problème à monretour en Israël. Pour l’instant, je profite de la Palestine qui merappelle tant la Jordanie. Ramallah ressemble d’ailleurs beaucoup àAmman.De là, j’ai pris un taxi collectifpour Naplouse. Une palestinienne me tient la conversation, m’expliqueque la route que nous empruntons vient d’être ré-ouverte, qu’avantil fallait faire un long détour par la montagne. Nous passons pardeux checkpoints israélien en plein territoires palestiniens.
Je vois aussi partout des coloniesjuives, comme des blocos, qui surplombent les villes et villagespalestiniens. Cela m’attriste.
Arrivée à Naplouse, je suis heureusede trouver mon petit hôtel, bien situé, avec une vraie chambre etune salle de bain pour moi toute seule. Enfin, je vais avoir lecalme, sans la promiscuité.
Un ami du gérant de l’hôtelrapplique (comme par hasard…) et au fil de la discussion, il sepropose de m’emmener à Sebastia pour 50 shekels ? Je suiscontente, car c’est le prix du taxi. Aoudi à l’air sympa et il ditvouloir me montrer d’autres sites aussi.Sebastia est un villagesituée en hauteur, à 13km de Naplouse, et c’est une ancienne citéroyale.Le site archéologique est en stand-byecar sous contrôle israélien ! Quel dommage.
L’endroit est magnifique, une collineremplie d’oliviers où jonchent çà et là des merveillesarchéologiques qui n’attendre qu’à surgir de terre. C’est de cetendroit magnifique, loin de tous touristes, que je m’arrête pour unepause bien méritée.
15h15 – J’ai continué à pied enredescendant dans le village. Le cœur du village est en pleinerestauration. C’est magnifique. Les maisons reprennent leur éclatd’antan.
Il fait bon se promener dans lesruelles tranquilles où j’ai croisé seulement deux couples detouristes. L’église date de l’époque romaine, mais on y trouveaussi des symboles byzantins. La cathédrale des croisés a ététransformée en mosquée. Tout cela fait un mélange délicieux. Jequitte cet endroit paisible à regret.
17h45 – Encore une journée bienremplie. J’avais oublié que demain, c’est vendredi, et donc, c’estférié pour les musulmans.
De ce fait, le souk sera fermé, maissurtout pas de bus après 8h30 !!!
J’ai donc dû faire plus rapidement queprévu ma visite de Naplouse.
Après Sebastia, nous sommes montés auMot Garizim où il y a un village de samaritains. Selon eux, le MontGarizim aurait été désigné par dieu. Le site archéologique étaitfermé, et je n’ai pas vu de samaritains portant un turban rouge:(
Les habitants me paraissaient tout àfait comme les autres arabes.
En tout les cas, la montée offrait unpanorama extraordinaire sur Naplouse, qui est une gigantesque ville,construite au creux de la vallée, mais dont les immeubles vont depart et d’autre des deux monts qui l’entoure.
Puis, j’ai demandé à Aoudi de melaisser à la vieille ville. J’ai traîné dans le souk, je m’y suisperdue, à plusieurs reprises. J’ai mangé la spécialité deNaplouse : Knafai, qui est une friandise à base de sucre, œufs,semoule, super bonne.
Les gens sont adorables, ils vousguident, vous renseignent, vous parlent, vous accostent gentiment,sans aucune contrepartie. On est loin du tourisme de masse et lesrelations n’ont pas été modifiées grâce à cela.
Jamais je n’ai été aussi bienaccueillie dans une ville. Quel bonheur.
18h46 – Je voulais revenir à unediscussion que j’ai eu avec le jeune palestinien dans le bus. Israëla crée plusieurs cartes d’identités. Pour les palestiniens, ellepeut être bleu (possibilité de vivre et circuler en Israël, maispas de nationalité israélienne) ou verte (interdit de rentrer enIsraël). Quelques cartes israélienne sont bien trop rarementdonnées aux palestiniens. Incroyable.
Et à cause de cela, les israéliensdivisent le peuple arabe. Les parents dont l’enfant à une cartebleue ne veulent pas marier cet(te) enfant à une personne ayant unecarte verte. Ainsi des discordances se forment au sein même dupeuple israélien, comme un système de caste… au grandréjouissement des israéliens : séparer pour mieux régner.Grosso modo, 5 divisions : carte bleu, carte verte, vieilleville de Jérusalem, Gaz et les palestiniens vivant à l’étranger.
Ce jeune homme avait ce problème :il a une carte bleue, veut se marier avec une femme qui a une carteverte. Le père du jeune homme refuse. Il est actuellement en grandediscorde avec sa famille car il veut se marier à la femme qu’ilaime.Je trouve toutes ces histoires horribles et je suisattristée de voir combien la vie des palestiniens est compliquée àcause des règles et lois israéliennes.

27/12/2013 – 19h30
Départ de Naplouse à 8h, arrivée à9h à Jéricho, à peine rentrée dans l’hôtel, le tenancier mefait savoir qu’un autre français voulait aussi faire la baladejusqu’au monastère Saint-Georges. On démarre du Wadi Qelt et durantenviron 2 heures, on traverse la vallée via un petite sentier baliséen hauteur du Wadi.
La vue est splendide, l’endroit estidyllique, calme total. On a croisé une sorte de biche, mais surtoutplusieurs hyraxes (sortes de marmottes).
La montagne est jonchée de grottes quiont abritées des ermites. Arrivés au monastère, une superbe pauses’impose :slight_smile:
L’édifice est splendide, accroché àmême la roche. Les moines sont encore 10 en ce lieu. Un thé, del’eau et des bonbons sont à notre disposition.
Le monastère est entouré d’une vraieoasis, qui est alimenté par une eau de source acheminée jusqu’aumonastère…Un kilomètre après le monastère, nous arrêtons notrepromenade et nous reposons, les pieds dans l’eau, en admirant lepaysage.
Quelques bédouins vivent dans cesmontages, avec leurs chèvres.
A notre descente d’ailleurs, j’aidiscuté avec deux d’entre eux, très gentils.Avec le français,nous avons passé un après-midi splendide. Il est érudit mais aussitrès drôle et c’était une belle rencontre.Mais cette journée fantastique nes’est pas arrêtée là. De retour en bas du Wadi, cinq jeunes hommesnous rattrapent. Ils ont fait la balade depuis beaucoup plus haut quenous. Et nous apprenons très vite que ceux sont trois prêtres toutnouvellement nommés, et deux diacres sur le point de devenirprêtres, appartenant à la missions étrangères de Paris.Improbable rencontre mais géniale.
Il y a un site archéologique en bas duWadi, à peine découvert et pas encore exploité.
L’un des prêtres nous a lu des textesde la bible s’y référents ainsi qu’une explication historienne trèsintéressante et accessible aux non érudits tel que moi.Nousavons continué notre chemin jusqu’à Jéricho avec eux, bu un verrede jus d’orange ensemble. Ils nous ont parlé de leurs études, leursacerdoce. Deux d’entre eux partaient en Chine, un autre enThaïlande. Ils étaient simples, calmes, intéressants, accessibleset drôles. Une rencontre que je ne suis pas prête d’oublier.Ilsrepartaient ensuite sur Jérusalem le soir même. Le français etmoi, nous sommes remontés à notre hôtel après un petit sandwichen ville.Les pieds fatigués, mais des images pleins les yeux,des discussions pleins la tête, j’ai passé une journéeextraordinaire.Et encore une fois, les Palestinienspartout à Jéricho sont d’une gentillesse incroyable. Je n’ai jamaisvu un peuple si gentil et si avenant.

C’est passionnant, on veut la suite.

Aurélie

merci aurélie

dès que possible, reprise du travail oblige, je continuerai de retranscrire mon carnet de voyage

28/12/2013 – 10h
Aujourd’hui, je continue ma visite dela ville de Jéricho. Tout d’abord le Hisham’s Palace, palais d’hiverdatant du 8ème siècle, dont il ne reste que des ruines. On y trouvede magnifiques mosaïques, une sculpture « Étoile de David »assez imposante et on peut y voir les vestiges des thermes, du mihrabd’une mosquée et d’une fontaine. Je pars maintenant en bas du Montde la tentation et monastère de la quarantaine, où m’attends unterrifiant téléphérique pour accéder au site. Je verrais bien sij’arrive à affronter ma peur.
11h30 – Voilà, j’ai pris le fameuxtéléphérique et je n’en suis pas more:)
D’en haut, il y a un beau panorama surla ville de Jéricho. Le monastère est joli mais beaucoup moinsimpressionnant que celui d’hier. Selon les chrétiens, Jésus auraitfait un jeun de 40 jours à cet endroit. Je pense avoir fait le tourde ce qui m’intéressait, je vais donc partir pour Bethléem.
13h30 – Me voilà arrivée àBethléem. Je vais dormir 2 nuits dans un couvent, Mary’s house. Lachambre est sympa, le couvent est en pleine vieille ville, mais c’estun havre de paix. J’adore.
Les sœurs sont gentilles et calmes.
Par contre, je me rends compte qu’ilest cher de se loger, en Israël, comme en Palestine. Mon budgetexplose, malgré qu’ensuite les transports, entrées de site etnourritures ne soient pas chers.
17h – Après une pluie orageuse, jesuis partie à la découverte de Bethléem.
Je suis passée tout d’abord parl’église de la nativité orthodoxe, puis, arrivée devant mangersquare, d’un côté se trouve la mosquée, de l’autre, la basiliquede la nativité ! Pour descendre à la grotte de la nativité,une guerre de dingue, avec un prêtre et des agents de sûreté quihurlent sur les touristes, qui eux-mêmes sont prêts à se marcherdessus pour accéder à la grotte. Un truc de dingue, pire qu’aumusée du Louvre.
S’en est horrible, surtout en ce lieuoù normalement on devrait se recueillir.J’étais outrée, lesgardes sont obligés de hurler sur les gens pour éviter une émeuteou des accidents dus à la cohue.Ensuite, on accède tout de suite àl’église Sainte Catherine et le cloître. On a accès à un réseaude grottes en dessous de l’église avec une petite chapelle à mêmela roche.
J’ai continué ma balade en allant àla « grotte du lait », grotte où Marie aurait allaitéJésus.
Je suis passée ensuite dans le souk,marché de fruits et légumes, viandes, super coloré et où les genssont toujours aussi gentils.J’ai fini ma balade par la visite dumusée international de la nativité, où environ 200 crèches dumonde entier sont exposées. J’étais en admiration, comme une petitefille devant des maisons de poupées. C’était magique.Retour sur manger square où j’y mangeun excellent Mezze de falafel avec légumes (restaurant Afteem).
18h – Je viens de voir un trucincroyable. Il y a un cybercafé dans le vieux Bethléem. Je m’yrends. Et là, tout est cassé, la porte défoncée. Je ne comprendsrien. Le tenancier m’explique que la nuit dernière, les israéliens sont venus tout casser, sans aucune raison. Intolérable !!!
19h – J’ai oublié de dire que depuisles toits du couvent, il y a une vue époustouflante sur la vieilleville de Bethléem. Cet endroit est un paradis au milieu de la ville.Je m’y sens bien et sereine.
Autre nota important : j’ai vouluvisiter la mosquée sur la place, et gentiment, les palestiniensm’ont dit oui. Je devais juste mettre mon châle sur la tête. Al’intérieur, les hommes étaient toujours aussi gentils. Dedans, ily a un grand panneau qui fait penser à l’affichage des taux dechange. Ce n’est autre que les heures de prières.
21h – Moi qui rêvait de silence,c’est pas gagné. On se croirait dans une vraie boite de nuitchrétienne… Je m’explique. Sur la place de la nativité, ils ontinstallé un podium, sûrement pour les fêtes de Noël. Et cela faitmaintenant 2 heures que des chanteurs s’époumonent avec des microset baffes à font le volume. Actuellement, c’est « hôtelcalifornia » des Eagles que j’entends du fond de ma chambre dasle couvent… c’est le cas de le dire : Mon dieu !!! :slight_smile:

29/12/2013 – 8h30
Petit déjeune gargantuesque. J’étaisla seule dans la salle de restauration, ce qui veux dire que je suisla seule hôte des sœurs. Elles sont sept à vivre ici.
12h – Aujourd’hui, je suis àHébron. C’est la ville la plus marquante concernant le confitIsraélo-Palestinien. Malgré que cette ville se trouve enterritoires palestiniens, les colons y règnent en maîtres.
Dans la vieille ville, les commerçantsau rez-de-chaussée sont des Palestiniens, et au 1er étage, habitentles israéliens !!
Ces deniers jettent tout et n’importequoi par les fenêtres pour montrer leur haine envers lesPalestiniens.Les arabes ont du mettre un filet pour recueillirles projectiles. C’est abjects, monstrueux, inhumain !Des checkpoints partout, des miradors.Un autre problème : la synagogue/mosquée, ou inversement,comme vous voulez. Elles sont construites l’une contre l’autre,détruites puis reconstruites en fonction des époques…ce quiengendre aujourd’hui le même problème qu’à Jérusalem : unmême lieu pour deux cultes.checkpoints pour les arabes quiveulent aller prier à la mosquée !!!je monte sur un toit, pour avoir unevision de l’intrusion israélienne sur la vieille ville. S’en estterrifiant.
En redescendant, j’entends des enfantsarabes. Je frappe, c’est une école maternelle. Le lieu idéal pourque je donne les stylos que j’avais apporté.Je pense qu’àHébron, ils en ont besoin plus qu’ailleurs. Les institutricesm’accueillent chaleureusement et m’offrent le thé. Elles sontadorables.13h15 – Je repas vers Bethléem. J’aivisité la mosquée de la vieille ville, la seule qu’on a le droit devisiter (théoriquement puisqu’on m’a laissé visiter celle deBethléem).
Deux mésaventures en repartant :d’abord, je regrette que certains jeunes fassent un commerce de lasituation particulière de la ville d’Hébron. Cela discrédite cequ’il se passe, alors qu’il n’y a qu’à regarde autour de soir, leverles yeux ou encore grimper sur un toit pour comprendre.Ensuite,un petit groupe de jeunes m’a interpellée en me disant « fuckyou ».Je me suis mise dans une rage folle,puis un commerçant m’a offert de l’eau et un café. Je me suis miseà pleurer, peut-être la fatigue, mais aussi choquée car lespalestiniens sont tous si gentils que je ne m’y attendais pas. Lasituation aussi si tendue dans cette ville.
Nota : j’ai mangé d’excellentloukoums dans la fabrique de Halkoum, près du tombeau despatriarches. Une grosse poignée pour 1 shekel… miam, miam !! :slight_smile:
j’ai croisé des membres de TIPH(présence temporaire internationale à Hébron) qui est uneorganisation internationale qui met en place des patrouilles civilesdans Hébron pour protéger les palestiniens des colons etsoldats…temporaire depuis 1994 !!!
C’est triste à dire, mais lechangement de la situation est vraiment trop long à venir !!!

16h30 – Qu’est ce qu’il fait froidaujourd’hui. Je suis gelée, je n’ai pas mis ma veste, et je leregrette amèrement. J’ai voulu aller voir l’Herodium…tout unmicmac pour ne pas payer cher… Quand je suis arrivée à Bethléem,les taxis voulaient 100 shekels.Je suis rentrée dans uneboutique et un gars super sympa m’a amené avec sa voiture jusqu’àun petit arrêt de taxis services. De là, j’ai fait tout un tas depetits villages avant d’arriver au Mont Herodium. J’étais nerveusecar l’entré fermait à 15h et le chauffeur traînait. Du coup,arrivée énervée, je paye, mais je prends le parcours à l’envers.J’ai été punie de mon impatience, j’ai du prendre le site àl’envers et remonter toutes les marches.Arrivée crevée en haut du mont, etavec le vent et le froid, l’horreur !
En tout les cas, une vue magique, àcouper le souffle, sur Bethléem, les montagnes, la mer morte… etmalheureusement encore les colonies.
Ce mont est tout plat du dessus, maiscreusé de l’intérieur, comme un volcan. Et là, à l’intérieur dela montagne, se trouve le palais-forteresse d’Hérode. On ressort parun tunnel.
Retour à Bethléem, où je demande àmanger un fatteh (plat chaud à base de viande hachée, pois chicheset de pain) et un bon thé bien chaud en espérant me réchauffer.

30/12/2013 – 9h
Je n’ai pas pu dire au revoir auxsœurs, je ne les ai pas vu après mon petit déjeune. Je leurenverrais un émail à mon retour.Bus pour Jérusalem :checkpoint à la sortie de Bethléem. Certains palestiniens(j’imagine carte verte) sortent du bus. Les soldats israéliensgrimpent dans le bus et regardent les cartes d’identités de ceux quisont dehors, et enfin, ils peuvent remonter. Quel merdier pourrien !!!Pour quelqu’un comme moi qui ouvre sagrande bouche à la moindre injustice, cela devient difficile de metaire. J’avais envie de descendre avec les autres et de dire pourquoieux et pas moi !!! Mais tout ce que je gagnerai, c’est de causerdes ennuis aux autres et de me faire embarquer.
9h45 – Gare routière de Jérusalempour aller à Ein Guédi, On se rend compte tout de suite qu’on esten Israël. La gare est certes super bien organisée et il est plusfacilement aisé de s’y retrouve… mais le prix du bus à pris uneascension extraordinaire.
13h – Me voilà à Ein Guedi, au bordde la mer morte. Çà fait bizarre de me retrouver de ce coté… jesuis tellement habituée à venir sur la mer morte en Jordanie.
D’ici, j’ai une vue magnifique sur laJordanie.
L’avantage de la plage d’Ein Guedi,c’est qu’elle est gratuit. Le désavantage, c’est qu’elle est enpente et sur les rochers. Pas de sable. Çà fait super mal aux piedset quand on tombe on peut se couper sur la roche salée.
Baignade sympa, qui fait du bien aprèsautant de jours à crapahuter partout.
Pour mon logement, j’ai eu de lachance. Je n’arrivais pas à réserver, ni par téléphone, ni parinternet. En arrivant, il restait une dernier lit, en dortoir, dansl’une des deux auberges de jeunesse. Même si je n’aime pas dormir endortoir, je dois avouer que c’est mieux que rien. Le gars et la fillede la réception sont supers sympas. Je leur demande de me réserverune chambre dans l’auberge de Massada pour demain… j’ai eu ladernière…Ouf, j’évite le dortoir pour une deuxième nuit. Lesgens derrière moi, du coup, n’avait plus de place nul part. A uneplace prêt, c’était moi. Merci mon dieu !
16h30 – je suis allée au SPA … Unepetite fortune, mais j’en avais besoin. L’entrée coûte 60 shekels.Avec çà, on a accès à la plage, plus belle, qui est à 1 km… jen’y suis pas allée, mais j’aurai su avant, je serais venue directici. Dans le SP, accès à des bains chaudes et froids de soufres. Unvrai régal ? Là où je me suis offert une petite folie, c’esten me payant un massage d’une heure pour 300 shekels, soit aussi cherqu’en France. Mais mon corps avait besoin de cette super relaxationavant de repartir. La masseuse m’a fait une réflexologie de dingueaux pieds et m’a réparé mon dos. Le top… cette journée détentea été vraiment la bienvenue pour moi.

merci pour ce récit !! on a vraiment l’impression d’y être!! vos remarques et conseils sont forts judicieux. Mais je pensais, peut-être naivement que les israéliens n’étaient pas “aussi” racistes … et qu’il ne s’agissait que du comportement d’une minorité? bref cela donne moins envie de visiter Israel, malgré tout ce qu’il y a à voir.
J’ai une question: au sujet de votre passeport, peut-on refuser qu’il soit tamponné à la frontière israelienne? car si l’on veut se rendre dans certains pays arabes il ne faut aucune mention/visa d’Israel.
Sinon je souhaite me rendre en Jordanie… vous semblez bien connaître ce pays, quelle agence de voyage me conseillez-vous?
Merci encore

C’est effectivement le comportement d’une minorité, beaucoup d’israéliens sont très sympas. Il faut juste éviter de parler du problème palestinien avec eux et de leur parler de la Palestine où des sites arabes en généal.
Pour le passeport, Israël ne mets pas de visa. Ils vous délivrent un récépissé que vous devez garder sur vous qui vous autorise à entrer en Israël.

Sinon, pour la Jordanie, je ne peux pas te conseiller, je voyage en routarde et sac à dos, et ne prends jamais d’agence de voyage. Qui plus est qu’en Jordanie j’ai des amis bédouins chez qui je vais vivre quand je m’y rends.

merci pour votre réponse…
le sac à dos c’est mieux c’est sûr, mais je “commence à vieillir”… alors pour une 1ere approche je vais essayer d e touver une agence spécialisée pour la jordanie avec une extension en Israel.
Si qq connaît une agence spécialisée sur cette destination?? j’ai déjà regardé sur Voyages du Pharaon… qq connaît-il cette agence et voyagé avec??
Merci d’avance et j’attends la suite du récit, passionnant.

Pourriez-vous faire un autre post pour votre demande
ici, j’ai ouvert ce post pour le récit de mon voyage
J’aimerai que cela en reste ainsi et que çà ne parte pas vers une demande de renseignements pour la jordanie, ce qui n’a rien à voir avec ce séjour en israel et palestine
merci

ok ok désolée encore

14h - Je suis maintenant à Massada. Avec deux espagnols, plutôt que d’attendre le bus, nous avons fait du stop et une israélienne nous a pris, Elle allait à mon hôtel, çà tombait super bien,
je suis actuellement assise sur une pierre, en haut de cette montagne aride, dans l’ancien palais d’Hérode. La vue est magnifique et le site archéologique est très intéressant, avec encore pleins de très belles mosaïques.
La pluie a un peu gâché la visite, mais le soleil est revenu. Je suis montée en téléphérique, assez impressionnant, mais même pas peur :slight_smile:
Descente d’ici peu à pieds…
15h15 – La descente à pieds, c’était pas pour moi…Avec la pluie, les marches en pierres étaient glissantes…Au bout de la 20ème marche, je me suis pris une gamelle du tonnerre. Plus de peur que de mal (quoi que!!), mais mon appareil photo en a pris un sacré coup !! Il fonctionne encore, mais en sale état.
Du coup, j’ai capitulé et je suis redescendue par le téléphérique.
Envie de dormir… Je crois que le jour de l’an je vais le passer au lit :slight_smile:
Nota : à la sortie du téléphérique, j’ai vu une projection d’un film sur l’histoire de ce site, très instructif.
17 h - Pour mon dernier jour (le 2/01), je voulais dormir dans une tente bédouine où dans une chambre dans un éco-lodge de Mitzpé Ramon. Malheureusement, plus de place. Je me suis rabattue sur la Youth hostel, puisque hier et aujourd’hui, c’est déjà dans cette chaîne d’auberge de jeunesse israélienne que je séjourne et c’est plutôt sympa. Allez, rien de grave, je connais déjà la plénitude du désert en Jordanie, je ne vais pas faire l’enfant gâtée qui ne peut pas avoir son jouet… mais quand même, je suis déçue. Bon l’auberge est superbement située, tant pour l’arrêt de bus que pour le visitor’s center. Je verrais bien.

01/01/2014 – 11h15
J’ai pris un premier bus pour Ber-Sheva. Puis un autre pour Sdé Boker. Je suis dans ce deuxième bus actuellement, je ne comprenais pas que tout le monde se piétine, se mette des coups de points, s’agglutine devant la porte du bus, pire qu’à un concert. Je me disais, ils sont dingues, tout çà pour une place assise. Et bien non, en fait, c’est qu’il y avait trop de monde. Le chauffeur laisse entrer seulement 10 personnes debout. J’ai du supplier et une jeune femme m’a laissée gentiment sa place, malgré son ronchonnement. Sinon, c’était encore une heure d’attente, pour le même merdier assurément.
Sinon, nous sommes maintenant dans le désert du Néguev. Je vois çà et là des campements bédouins, en tôle pour la plupart, quelques tentes, et quelques habitations en dur. A la gare routière, ils étaient quelque uns à attendre le bus.
L’ambiance à l’air moins électrique avec les juifs ici qu’en Palestine. Cela ressemble plus à l’ambiance d’Akko.
A plusieurs endroits sur la route, des panneaux attention, danger, chameaux qui traversent… çà sent la bonne odeur du désert.
Dans le bus quasiment que des jeunes militaires… et les israéliens toujours égaux à eux-mêmes… certains très gentils mais une partie trop visible de gens désagréables et hautains.
14h15 – Arrivée à Sdé Boker, la réserve était fermée, toujours à cause de la pluie d’hier. Je décide alors d’aller visiter le site Nabatéen de Avdat.
Devant l’arrêt de bus, je fais du stop et un israélien de Beer-Sheva me prends sur sa route, mais il se trompe et me dépose à la sortie de la réserve qui se trouve à quelques kilomètres encore de Advat. Je décide alors de marcher dans le Wadi Zin, qui à priori part vers la direction de Advat. Au bout de 2/3 km, seule dans ce Wadi assez joli, je vois la route de loin, le site Nabatéen de Advat encore un peu plus loin. Faignante, je rejoins la route et fais du stop.
Tout de suite prise, le gars me dépose à l’entrée du site. Un film de 10 minutes environ est projeté et explique la route des épices, les différents sites Nabatéens qui la jonche, la capitale Pétra, et l’histoire du site de Advat. Très intéressant.
Actuellement assis à coté du pressoir à vin, j’ai une forte pensée pour É., mon amie archéologue spécialisée sur les Nabatéens. J’ai mitraillé de photos le site comme jamais je ne l’ai fait auparavant, en pensant à toi É., qui aurait pu être avec moi. Ces photos, elles sont pour toi:)
(PS : j’ai du depuis en détruire certaines, car j’avais pu de place sur ma carte SD pour les 2 jours restants … sorry É.).
L’endroit est splendide, jonchée sur une montagne, il est resplendissant.
C’était une ville étape de la route des épices, route qui se terminait à Gaza.
Puis, cette cité Nabatéenne fut annexée par les Romains. Ensuite, la ville eu sa période byzantine. A cette période, des églises sont construites et le site christianisé. Puis ensuite période d’invasions nomades et conquêtes arabes. Puis la ville fût peu à peu abandonnée. É., si tu peux m’en dire plus, ce sera avec plaisir.
En tout les cas, qu’il fait bon de s’arrêter en ce lieu, au soleil, avec quasiment aucuns visiteurs.
Un paradis…
17h – Quand je parle de paradis, j’en suis sure, j’y suis. Sdé Boker est un endroit magnifique.
Je m’explique. A la sortie de Advat, il y a une station d’essence. Je demande à un militaire véhiculé s’il peut me prendre avec lui pour me ramener à Sdé Boker…et me voilà assise à coté d’une mitraillette.
Arrivée à Sdé Boker, je vais voir la tombe de David et Paula Ben Gurion. En effet, cet ancien premier ministre israélien est tombé amoureux du site, et je le comprends aisément. Il a demandé à être enterré ici, avec sa femme. Depuis ces deux tombes, auxquelles on accède par un joli jardin arboré, on a une vue magnifique sur le canyon. Je me promène ensuite dans le village pour continuer ensuite une balade d’une heure environ, tout le long du canyon. On a une vue panoramique incroyable. Le paradis sur terre, c’est ici. Seule, je me balade et pour augmenter la beauté du lieu, c’est le couché du soleil. Quelques ibexs broutent non loin de moi. Que c’est beau !!!En rentrant au village, je rejoins ma chambre d’hôte située non loin du canyon. Et là, pour terminer la journée en beauté, la chambre est superbe. Vieux meubles patinés, style brittish, jardin agréable, petite terrasse privatisée. J’adore. Je le dis, je suis dans un village paradisiaque. Seul petit bémol, John a oublié de nettoyer ma salle de bain et n’avait pas le temps de le faire quand je suis arrivée. Vu le prix (400 shekels), il aurait pu y penser… mais je vais pas faire ma française ronchon … :slight_smile:

2/01/2014 – 8h45
Le parc national de En Avedat est toujours fermé. Il n’a pas plu hier, mais comme c’est une montagne désertique, il y a encore beaucoup trop de boue pour que ce soit praticable. Je ne pourrais donc pas y aller :frowning:
Mais les guides de la réserve m’ont indiqué une autre balade d’environ 1 heure ½, avec petit plan et balisage à l’appui. Actuellement, je suis en plain dans le canyon que je voyais de haut hier, toute seule.
C’est vraiment le paradis, j’en suis sure.
Pas un bruite si ce n’est les oiseaux, des montagnes arides autour de moi, un chemin parfois difficile, j’y vais doucement mais sûrement… Et surtout j’admire ce paysage incroyable. Que c’est beau.
9h45 – Balade terminée…La remontée depuis le bas du canyon fut rude pour ma pauvre condition sportive :wink:
Si il y a tant de militaires dans le bus, c’est qu’il y a une caserne à Sdé Boker… Et j’imagine que dans le désert du Néguev, c’est là que se trouve le plus de bases militaires.
D’ailleurs de nombreux hélicoptères passent régulièrement dans le ciel.
Les personnes qui s’occupent de la réserve sont charmants et ils 'mont aidé tant pour faire ma balade que pour regarder les horaires des bus. Très sympa.
Allez, au revoir Sdé Boker… Bel endroit où j’aurais aimé passer plusieurs jours.
Nota : à l’entrée du village, il y a une barrière, comme pour un hôtel … très sécurisé :slight_smile:
10h15 – une femme bédouine vient de monter dans le bus. Si j’ai bien entendu, elle a parlé au chauffeur en arabe, et il lui répondait en hébreu. Chacun sait parler ou au moins comprendre la langue de l’autre. C’est assez étonnant.
Ici, dans le désert, le long de la route, on croise des villages et des kibboutz israélien, ainsi que des campements bédouins. Ils vivent chacun dans leur communautés, mais à priori arrivent à vivre sereinement les uns à coté des autres… Enfin, c’est mon ressenti. Peut-être que la réalité est toute autre.
12h – je suis a Mitzpé Ramon. La ville n’a rien d’intéressant, mais, elle surplombe le plus grand des trois cratères du Néguev, le Makhtesh Ramon. Il est immense, 400 mètres de profondeur, 40 km de long et 10 km de large.
Le paysage est lunaire, fascinant.
Je fais un petit trek d’environ 2/3 heures selon le guide du routard, soit 3/4 heures pour moi. Je suis actuellement dans la descente, pas encore tout à fait arrivée au fond du cratère. Je croise quelques rares randonneurs, mais sinon, c’est le désert lunaire total. Pour mon dernier jour, c’est magnifique. Allez, Yallah, je continue ma balade…
12h30 – je suis assise sur une colline de roche volcanique, e,n plein dans le fond du cratère. C’est magnifique. Je me sens toute petite dans un trou gigantesque. Et en même temps, super sereine. C’est génial ici…
14h15 – balade terminée. A la fin, j’en avais plein les pattes, mais je ne regrette pas. C’était splendide. Le retour se fait en stop, et j’ai été prise assez rapidement, par un guide et ses trois touristes. Sur ce coup là, je dois avouer que les israéliens sont vraiment sympa et sûrement plus que les touristes. Au moins une vingtaine de voitures conduites par des touristes sont passées devant mon nez et personne ne s’est arrêté !!
Voilà, mon voyage touche à sa fin, je vais reprendre des forces en mangeant un bon repas, regarder encore la vue depuis les hauteurs et rentrer me reposer à mon hôtel.
Demain, c’est shabbat, je dois partir vers 10h d’ici pour pouvoir arrive à Tel-Aviv avant que les transports en communs ne s’arrêtent pour 24h.

Israël et Palestine sont deux pays (et je maintiens deux pays) magnifiques. Les palestiniens sont des gens adorables, accueillants, attentifs aux autres et cela, malgré la situation difficile dans laquelle ils vivent.
Les israéliens sont pour certains supers sympa, pour d’autres assez désagréables, voir carrément odieux.
Pour la situation politique, je reste perplexe. Lorsqu’on est à Akko ou dans le Néguev, on a l’impression qu’une paix et une vie sur une même terre est possible.
Mais lorsqu’on rentre en Palestine, on se rend compte que les israéliens n’accepteront jamais de céder ces terres aux Palestiniens. La haine de certains israéliens et colons est palpable partout, mais tout particulièrement à Hébron.
La vie des Palestiniens est rude, les ckeckpoints, discriminations et autres les empêchent de vivre librement sur leur terre. Je le savais avant de venir, mais le constater de mes propres yeux est une difficile réalité qu eje n’arrive pas à accepter. J’espère que des solutions seront trouvées un jour, le peuple palestinien doit pouvoir, tout autant que le peuple israélien, vivre librement sur ses propres terres. Inchallah !
3/04/2014 – 13h30
Je suis arrivée à Tel-Aviv avant le début du Shabbat… ouf ! Parce que, à partir de 15/16h, tout ferme : bus, trains, sherouts …
Du coup, pour aller à l’aéroport ce soir, je vais devoir payer environ 150 shekels. Une fortune.
En attendant, je suis au bord de la Gordon plage, allongée sur un transat. Autour de moi, que des français juifs venus à Tel-Aviv pour les vacances.
C’est trop drôle d’entendre parler français partout. On se croirait sur la côte d’azur.
Dernière journée de farniente au bord de la méditerranée. Cool…
15h – passer l’après-midi ici est très instructif. Les français juifs en vacances se connaissent tous, vivent en communauté, tant ici qu’en France. Ils me font penser aux pieds-noirs. Même culture, même fonctionnement.
17h – je suis à l’aéroport. J’ai terminé mon séjour sur une note positive.
Le chauffeur de taxi est marié à une française et il parle le français.
Il était adorable, pas du tout raciste, était déjà allé en Jordanie, au Maroc, en Iran et espérait voyager dans d’autres pays arabes. Il m’explique qu’il a pleins d’amis arabes, à Jaffa entre autres.
Il m’explique aussi que les juifs séfarades (comme lui) sont plus accueillants, ouverts et démonstratifs, comme les pieds-noirs. Et que les ashkénazes sont souvent pas très sympa et très fiers de leur personne.
Il m’a donné une très bonne explication sur les différences des israéliens que j’ai pu rencontrer tout au long de mon séjour.
En tout les cas, ce dernier israélien avec qui j’ai eu une conversation était super. Merci très cher chauffeur de me laisser partir avec cette note positive:)
18h15 – Il vient de m’arriver un truc de dingue. Une américaine me demande de garder ses bagages pour aller aux toilettes, à l’autre bout du terminal. Je dis OK. Me voilà avec son énorme valise à mes pieds.
5 minutes, 10 minutes, 15 minutes passent. Je commence vraiment à me poser des questions et à flipper. Je préviens les personnes de l’aéroport. Je laisse la valise de cette dame et vais voir aux toilettes si elle est là. Et là, tranquille, je la trouve en train de se débarbouiller. Je lui explique que la sécurité va venir prendre sa valise si elle ne se dépêche pas et lui fait la morale en lui expliquant qu’elle n’est pas maline de laisser sa valise à une inconnue pendant plus d’1/4 d’heure !!! Une américaine en plus… Y’a pas plus sécurisé que leurs aéroports !!! On est quand même en Israël et il y a à peine 15 jours, une bombe était dans un bus à Tel-Aviv. Incroyable !!
21h – Je comprends pourquoi ils nous demandent de venir 3h30 à 4h à l’avance. De vrais paranos.
Ils nous prennent la tête pire que pour rentrer dans le pays.
D’abord, premier checkpoint : Pourquoi 2 visas égyptiens, pourquoi tous ces visas jordaniens, pourquoi Maroc …
Ensuite, qui vous connaissez dans ces pays, donnez des noms. Comment contactez vous ces personnes et à quel rythme : FB, skype, téléphone, tous les jours, tous les mois ?
Ou était votre valise aujourd’hui, quelqu’un vous a t-il donné un cadeau ?
Etc, etc…
ensuite, normal, la valise passe au laser… et là, soit tout va bien, soit on t’envoie à la fouille. Pour moi, c’est la fouille. Détecteur d’explosif partout dans le sac, on me fait vider tout, ils cherchent un matériel électronique … que je n’ai pas !!! Ensuite, on range tout, on va à une file spéciale « méchant » pour prendre son billet d’avion, mais le sac n’est pas embarqué avec les autres. On le fait partir avec les autres sacs des « vilains » comme moi, dans un ascenseur. Pourquoi !!! Tout du long, depuis le vidage du sac jusqu’à l’ascenseur, on est suivi par une personne de la sécurité avec interdiction de toucher au sac.
Ensuite, une nouvelle file pour le bagage à main. Les « vilains » restent ensembles sur une file à part, passage du sac au laser, puis au détecteur d’explosifs sur les chaussures, puis vidage total du sac à main, détecteur d’explosif sur les téléphones et appareils photos.
Enfin, passage à la frontière, avec un billet « permis de sortir du pays »… Heureusement encore !!

HOTELSTel-Aviv :
Blackk & wild boutique hostel
Bufrashov 3
tel 00 972 77 3 40 70 30
hostelblackandwild@gmail.com
Jérusalem :
New swedish hostel
David street 29 – old city
tél 00 972 2 6277855 – 00 972 544431177
swedishhost@yahoo.com
Naplouse :
Crystal Motel
Faisal street
tél : 00 972 9 233 2485 – 00 972 5981291803
Jéricho :
Sami Youth hostel
dans le camp de réfugiés d’Aqabat Jaber, face à l’intercontinental
tel 00 02 232 42 20
Bethléem :
Mary’s House - The bridgettine sisters
Hosh al-Qattan
02 275 03 60
brigida@p-ol.com
Ein Guedi :
Beit Sarah Youth hostel & Guesthouse
à 150 m de l’entré du site wadi David
02 594 56 81
iyha.org.il
Massada :
Massada Guest House – Youth hostel
D.N. Yam Hamelah
tel : 972 2 5945622
massada@iyha.org.il
Sdé Boker :
Krivine’s Guest House BÊTA
Ben Gurion Campus
Negev, Sde Boker 84990, Israël
+972 52-271-2304 http://www.zimmer.co.il/galil_lang.asp?Site_ID=1961&lang=3
Mitzpe Ramon :
Mitzpe Ramon guest house – Youth hostel
Nahal Nekarat 4
tel 972 2 5945566
mitzpe@iyha.org.il

Bonjour,

Merci beaucoup pour ce récit très intéressant. J’ai aussi pu le lire sur un autre site avec les photos en plus, encore mieux ;). J’ai plus hâte encore d’y être dans 3 semaines, mon itinéraire sera assez différent mais ça m’a donné quelques indications pour le Neguev notamment, c’était une partie encore assez floue pour moi. J’espère pouvoir aller au parc d’Ein Avdat et que la pluie ne sera pas trop de la partie d’ici là ! D’ailleurs à Mitzpe Ramon, j’ai réservé l’eco-lodge, la situation a en effet l’air d’être magnifique.

Une petite question sur le transfert Ben Gourion - Tel-Aviv. Nous arriverons à peu à la même heure (le vol le pegasus airlines, je suppose ?), combien de temps dure le trajet jusqu’à la gare ? Et sais-tu s’il y a l’air d’y en avoir souvent à cette heure tardive ? J’hésite encore avec un taxi jusqu’à mon hôtel mais le prix me rebute un peu…

Merci d’avance !

Pour répondre à votre question, je suis arrivée dans la nuit du samedi soir au dimanche.
Il n’y avait pas de train la nuit, mais un bus gratuit qui nous emmenait à la gare de train principale de Tel Aviv. le bus était gratuit. Ensuite, il faut compter entre 30 à 50 shekels pour un taxi qui ira jusqu’à votre hotel.
sinon, taxi direct de l’aeroport a votre hotel pour 150 shekels.
et attention, du vendredi 16h au samedi 17h voir plus, c’est shabbat, et là, il n’y a pas de bus non plus.
Pour le Néguev, encore un peu de patiente, je devrais bientot y arriver dans mon récit :slight_smile:

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