Voici un petit abécédaire pour évoquer l’île de Saint-Barthélemy, ce confetti insulaire situé au cœur des Antilles.
Une île que l’on associe très souvent à une destination essentiellement réservée aux VIP ou autres Jet-setteurs … Bon, c’est bien sûr vrai, mais en partie car ce petit territoire tropical a bien d’autres aspects à offrir aux visiteurs.
Aussi, dans cet ABCdaire la déclinaison de l’alphabet ne se résumera pas seulement à des B comme Bling-bling, M comme milliardaire, P comme paillettes ou encore S comme soirée privée.
St Barth est en fait un « cocktail » caraïbes particulièrement séduisant par ses paysages, son littoral et sa singulière histoire.
Dans cet abécédaire, il y a des bien entendu des lettres … mais également des photos et en nombre, la balade sera donc très visuelle.
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A comme … Arrivée
La mer, une île … et une arrivée en ferry depuis l’île sœur de Saint-Martin. De loin la silhouette de St Barth faite d’une alternance de mornes et de vallons semble sagement posée sur l’horizon marin, entre ciel et mer.
Après une bonne heure de traversée, on atteint la pointe rocheuse et la large baie de Grand Colombier.
Ensuite, avant de débarquer, le bateau longe une côte baignée par une eau d’un bleu qui fait rêver …
Le phare perché sur le morne (colline) annonce la rade de Gustavia, la minuscule capitale de l’île. A ce moment et devant le décor qui défile sous les yeux, l’impatience vous gagne : vite, que l’on mette pied à terre pour en découvrir un peu plus !
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B comme … Baies
Baie de Saint-Jean
c’est « La » baie et la plage emblématiques de St Barth. L’anse s’étire entre deux avancées rocheuses sur la côte nord. Autant dire, la longue plage lovée au fond de la baie est très protégée et reste calme. Idéale pour le farniente, la sieste sur le sable fin et les bains dans une eau qui décline toutes les nuances de bleus. Un must …
En bout de plage, près de l’hôtel où est situé cet ancien moulin, on peut se distraire en observant un original spectacle, un ballet … aérien ! Le tarmac du petit aéroport de l’île s’achève presque ici, sur le sable. Et entre deux bains (ou même pendant) les vacanciers sont nombreux à regarder, les décollages et les atterrissages. (cf, à la lettre H).
Parmi les activités nautiques, en voici une qui semble très tendance actuellement : le seabob. Pour ceux à qui cela ne dit rien, il s’agit d’une sorte de petit scooter électrique qui permet de filer au ras de l’eau et plus encore, sous l’eau. Ludique à souhait apparemment.
C’est marrant, mais je m’aperçois que je n’ai aucune image de cette activité, pourtant, habituellement, je ne suis pas en reste pour tout prendre en photos ![]()
Depuis les hauteurs et les versants des alentours le panorama sur cette baie de St Jean est sublime … du lever de soleil jusqu’à la nuit.
Et en illustration, une petite série de vues de ce panorama d’exception.
Baie des Flamands.
Une des plus belles baies de l’île (qui en compte tant …).
Un rivage de sable blond particulièrement invitant et un peu moins fréquenté que celui de la plage de St Jean.
Les vagues viennent ourler le sable en formant une guirlande d’écume alors que l’après-midi s’avance. La luminosité diminue et sur la plage, ce sont maintenant les ombres des cocotiers qui s’allongent.
Voilà la scène dont profitent en continu quelques privilégiés depuis les cossues villas du bord de mer.
Depuis les mornes, ce sont d’autres résidants qui bénéficient de ce ravissant paysage. Même s’ils n’ont pas les pieds dans l’eau, cela donne des envies.
Anse des Cayes.
Un peu plus loin sur ce littoral, voici une autre baie, plus discrète, celle des Cayes.
Un partie de ce rivage est constitué de coraux mais il y a bien entendu du sable plus hospitalier. Principalement où s’est installé un hôtel de prestige.
Parfois (souvent diront certains) on a du mal à trouver une place pour ce garer en bord des rivages à St Barth. La presque totalité des places où s’arrêter est ainsi réservée aux hôtels, résidences ou villas.
Vous l’avez compris, peu de place … donc pas d’arrêt prolongé ici, pourtant le lieu est attirant.
Baie à Toiny.
Changement de décor maintenant, à l’extrémité Est de St Barth, la baie à Toiny est une des plus sauvages de l’île. Peu de constructions en front de mer, le décor est nature.
Exposée aux alizés, des courants la rendent parfois dangereuse pour les baigneurs. Une intéressante et dépaysante alternative alors, randonner en bout de plage vers la Pointe à Toiny, un splendide panorama sur l’horizon marin y attend les marcheurs.
Cette lettre B, pour Baie(s) aurait pu correspondre également à B comme Beach. Car à chaque baie, sa plage … j’en présenterais d’autres à la lettre P (plage) et aussi dans d’autres paragraphes. Les St Barths sont fiers des 22 plages de leur littoral.
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C comme …. Corossol
Un corossol aux Antilles, c’est d’abord un arbre et un fruit. A St Barth, c’est également le nom d’un village traditionnel qui vaut le détour. Les quelques cases typiques de l’île, éclatantes de couleurs, captent le regard parmi toutes les habitations.
Une jolie plage borde le village et blotti à son extrémité, on y trouve un petit port de pêche.
Un hameau où l’on rend hommage à ses pêcheurs et marins disparus en mer. Un petit sanctuaire et une croix perchée sur le rocher le rappellent.
Lors d’un précédent passage à Corossol, il y a de cela quelques années …je me souviens d’une rencontre ici avec un pêcheur ravaudant son filet, un épervier.
A ma demande, Il m’avait gentiment autorisé à le photographier : « Oh !Ce n’est pas la première fois qu’on me prend en photo ou en film … d’accord, avec plaisir » m’avait-il dit sourire aux lèvres. Merci.
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D comme … Découverte
Et l’occasion de parler de Christophe Colomb, le célèbre navigateur qui a fait connaître en Europe le « Nouveau Monde » et plusieurs des îles de la Caraïbe dont Saint-Barthélemy. C’était en novembre 1493 lors de son second voyage.
On peut imaginer la vision du navigateur et de ses marins en abordant les côtes de l’île … finalement à quelques écueils, rochers et falaises un peu érodés depuis par le temps, leurs aspects devaient ressembler à celui que l’on voit de nos jours le long du littoral (sauvage!) de St Barth.
Quant au nom donné à ce territoire insulaire, Ch. Colomb avait choisi de rendre hommage à son frère Bartholomeo en baptisant l’île Saint-Barthélemy.
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E comme … Eden Rock
L’Eden Rock est un des fleurons de l’hôtellerie de prestige de St Barth. Sa situation au milieu de la splendide Baie de St Jean lui donne un air de paradis.
Construit dans les années 50 sur un promontoire rocheux surplombant une eau aux teintes turquoise, le lieu a vraiment de quoi séduire les clients. Pour compléter le décor il y a là tous les aspects d’un éden tropical : du sable clair, des palmiers et des eaux calmes … la classe !
A proximité, le village de St Jean et ses boutiques attendent les vacanciers. Voilà, c’est St Barth … comme semble le souligner cette vitrine et cette marque, style « Nautical chic », un exemple parmi d’autres.
Et pour les balades sur l’île, les très tendances voiturettes « Moke » rouges sont alignées sur le parking de l’hôtel. Et l’on s’imagine au volant, poursuivant la découverte de l’île le long des petites routes, cheveux au vent et l’esprit libre.
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F comme … Fresques
Bien présent sur de nombreux murs de l’île. Le street art s’affiche en décorations de façades, de boutiques ou parfois de palissades de chantiers. Des œuvres qui témoignent du talent de leurs auteurs graphistes et peintres.
Parmi les thématiques des murales locales, les fleurs de l’île tiennent une bonne place. Flamboyants, allamandas, bougainvilliers, hibiscus…
Parmi toutes le fleurs de l’île, il y a aussi ces petites fleurs fushia qui s’étalent vraiment partout dans les paysages, comme des guirlandes. Elles ne sont pas cultivées, il s’agit en fait de plantes très envahissantes, les lianes corail.
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G comme … Gustavia
Gustavia, la petite capitale de Saint-Barthélemy et ville principale de l’île ne compte qu’environ 3000 habitants, quant à la population totale de l’île, on y recensait 10 562 habitants (2022), mais c’est sans compter les vacanciers …
Saint Barthélemy a le statut administratif de Collectivité française d’Outremer (depuis 2007) ce qui lui donne une certaine autonomie de gestion par rapport au département de la Guadeloupe dont elle dépendait auparavant.
Devant l’Hôtel de la Collectivité flottent plusieurs drapeaux. Le blason de St Barth et le tricolore pour la France, bon c’est logique. Mais la présence des deux autres est plus surprenante : un drapeau de l’Union Européenne (on est pourtant en Amérique centrale!) et puis la croix jaune sur fond bleu de la Suède. De quoi y perdre le Nord et ses repères géographiques ! (à propos du passé suédois de l’île voir le paragraphe : S comme Suède).
Au passage, une intéressante œuvre d’art de l’artiste Key Quattrocchi figure en bonne place devant l’Hôtel de la Com ; sculpture, peinture … et un bel effet visuel à plusieurs dimensions comme l’Univers, avec « The Wall of Light ».
Il faut avant de se balader en ville aller découvrir les points de vue sur Gustavia depuis les mornes environnants, ils ne manquent pas de charme.
Ensuite, en flânant le long des rues et près de la rade, on s’aperçoit que le nuancier de teintes se complète en ville. Il n’y a pas seulement le rouge des toitures mais toutes les couleurs lumineuses des anciennes cases typiques de l’île.
Vraiment impressionnants ces quelques luxueux yachts à quai. leurs insolentes dimensions donnent l’impression que tous les autres bateaux sont des modèles réduits. Heureusement la taille du port ne permet pas aux mastodontes navires de croisières d’accoster ici.
Une ancre monumentale ne passe pas inaperçue près de la rade ; elle pèse 10 tonnes paraît-il ! C’est l’ancre d’un navire du XVIIIe siècle échoué dans les parages, accrochée par hasard par un remorqueur dans les années 80, renflouée ensuite, elle a été offerte à la Collectivité et exposée ici.
Trois Forts et un phare dominent la ville … (cf à la lettre K comme Fort Karl)
… et l’on compte trois clochers qui pointent vers le ciel, dont l’ancien symbolique Clocher suédois. De ce point de vue il semble émerger au-dessus de la florissante végétation tropicale.
Gustavia et ses deux églises, la catholique avec sa façade de style espagnol,
… et l’anglicane à la toiture recouverte d’essentes de bois.
L’autre facette de Gustavia, c’est son côté luxe, duty free et frime … avec une multitude de boutiques de luxe. Tout est bon pour inciter à du lèche-vitrine et à faire chauffer les cartes de crédits des touristes et autres VIP.
Les grandes marques sont bien représentées à Gustavia, voici quelques vues de vitrines … non, ce ne sont pas des pubs, mais juste des exemples.
Les boutiques de stylistes ne sont bien entendu pas en reste, la clientèle est là. A côté des marques internationales, il y a aussi quelques enseignes de made in St Barth.
Et après avoir fait du lèche-vitrine et peut-être quelques emplettes … si le souhait de vous désaltérer vous gagne, il y a les adresses incontournables pour prendre un verre : Bar de L’Oubli, le Select ou l’Arawak …
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H comme …. Haenen
Il s’agit du nom donné à l’aéroport de Saint-Barthélemy en l’honneur du pionner de l’aviation sur l’île : Rémy de Haenen.
Ce pilote téméraire fut le premier à oser et réussir à atterrir sur l’île. C’était en 1945, Haenen tentait le challenge de poser son petit appareil sur ce qui n’était pas vraiment une piste d’atterrissage mais un terrain de cailloux et d’herbe situé entre les mornes ; finalement une des seules surfaces à peu près plane de l’île. Chapeau !
Depuis, une vraie piste a été tracée pour accueillir les avions mais seulement ceux de petite capacité. Le tarmac d’environ 650 mètres exige des pilotes qu’ils soient formés à l’atterrissage sur piste courte et donc difficile.
Avec de telles conditions, les atterrissages et les décollages sont assez spectaculaires à St Barth.
Pour atterrir les avions rasent dans leur approche une colline en survolant une petite route au col nommé, de la Tourmente. Puis c’est le plongeon vers la piste et l’arrêt avant l’extrémité, une plage et la baie, pour éviter un autre plongeon mais dans la mer.
Impressionnant, pour les passagers et les spectateurs.
En bout de piste depuis la plage, là aussi, le spectacle de ces ballets aériens vaut de l’observer. Nous y voilà.
Pour les petits avions, cette courte piste ne semble pas poser de problème particulier, ils s’immobilisent rapidement et décollent en s’élevant facilement dans les airs au-dessus de la baie de Saint-Jean.
L’atterrissage des jets plus imposants peut s’avérer parfois plus délicat.
Entre deux baignades, je me souviens avoir assisté à un atterrissage annulé juste quelques instants avant que le jet ne touche le sol … une vitesse trop rapide ou plutôt le changement de direction du vent ? Et voilà que l’avion remet les gaz et reprend de la hauteur !
Un tour dans les airs et le fuselage du jet de tenter à nouveau l’atterrissage mais en arrivant sur la piste en sens inverse. Un atterrissage sans problème, ouf ! On imagine que pour les passagers, le vécu de cette arrivée à St Barth n’a pas du leur paraître très rassurante.
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I comme … Iguane
C’est un des plus vieux habitants de l’île. Avec sa silhouette de gros lézard, sa crête dorsale et son fanon, une membrane pendue sous sa gorge … il semble tout droit sorti de l’époque préhistorique.
Craintif, fuyant et heureusement inoffensif, on peut en apercevoir au bord des sentiers ou même autour des piscines où ils aiment « lézarder » sous le soleil lorsqu’il est au zénith.
Cependant l’iguane endémique dit des Petites Antilles est considéré maintenant en « danger critique d’extinction ». Malgré des actions de protection depuis 2011, l’urbanisation, le trafic routier et les prédateurs comme les chèvres ou autres cabris ont mis à mal sa population.
Coïncidence ou hasard, lors de cette dernière visite à St Barth, j’ai bien l’impression d’avoir moins croisé d’iguanes … en tout cas, on en observe bien moins que les tortues (voir T … Tortues).
Celui-là, s’affichait en grand sur une fresque, difficile de le rater.
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J comme … Johnny
Notre Johnny national était un amoureux de St Barth où il séjournait régulièrement, avant désormais d’y reposer pour l’éternité. Au petit cimetière de Lorient, sur la côte nord de l’île, la tombe de Johnny Hallyday est devenue un incontournable lors d’une visite à St Barth.
En hommage au célèbre chanteur-rockeur-VIP, sont installées sur sa tombe deux silhouettes de guitares et une d’une Harley décorées de guirlandes de fleurs.
Quant aux fans de Johnny Hallyday, ils lui témoignent leur affection en y déposant des galets couverts de mots de condoléances.
A côté du caveau du chanteur, on peut observer des ornements plus traditionnels et plus modestes pour les défunts de St Barth. La coutume autrefois était de disposer en toute simplicité des coquillages autour des tombes. A l’image de celle-ci entourée de conques de lambis.
A quelques pas du cimetière, située à flanc de morne, se trouve l’église du village. Allons y faire un tour.
Une église catholique fondée à l’origine dès 1724 mais détruite ensuite. Incendie et ébranlement lors d’un séisme, elle a été restaurée en 1988.
Il faut pousser la porte d’entrée pour voir son intérieur avec en particulier sa très belle charpente.
La tour qui trône à proximité est en fait son clocher (1850). Classé monument historique. Comme un phare, il a longtemps servi d’amer pour les marins.
Et l’on pense à nouveau à Johnny … en descendant la rue entre l’église et le cimetière, il y a là le « Jojo Burger».
Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, ce resto-snack n’a rien à voir avec le chanteur-rockeur, c’est juste une coïncidence de surnom. Une employée de l’établissement me le confirme en réponse à ma question. D’ailleurs elle me signale que l’enseigne est présente ici depuis une quarantaine d’années.
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K comme … Karl
Le Fort Karl. Un souvenir de l’époque où l’île était suédoise (1785). Nommé ainsi en l’honneur du duc Karl, frère du roi régnant : Gustav III.
Trois forts juchés sur les mornes autour du port et de la ville de Gustavia protégeaient jadis l’île d’éventuels assaillants ; les Forts Gustav et Oscar sont les deux autres anciennes fortifications.
Les remparts du Fort Oscar à l’entrée du port sont les plus impressionnants et les mieux conservés. Ils abritent aujourd’hui les locaux de la brigade de gendarmerie et de ce fait sont ferméz à la visite.
Quant aux anciennes fortifications Gustav, elles étaient situées près du morne où se trouve le phare et un petit jardin botanique. Le canon fait office de témoignage.
Mais revenons au Fort Karl. Pour y accéder, il faut emprunter les marches d’un escalier au milieu de buissons, de cactus et d’arbres.
Le principal intérêt de la visite n’est pas d’apprécier l’architecture militaire de ce lieu défensif, il ne persiste que quelques ruines ! Mais surtout, c’est le panorama depuis ce point de vue qui motive la balade. Depuis les 30 mètres de haut, on domine Gustavia et ses toitures multicolores, le port, les autres forts et l’immense belle bleue. A l’horizon, c’est le calme plat, aucune armada menaçante ne pointe au large.
Au loin, un peu dans un horizon nimbé de brume on distingue plutôt les silhouettes de l’île-volcan Saba ou encore celles de St Kitts-et-Nevis et de St Eustache. Une table d’orientation bien placée aide le visiteur à bien se repérer dans ce décor panoramique.
J’allais oublier … juste en contre-bas mais en partie masquée par les arbustes, on devine un bout de la coquette plage de sable et de coquillages de Shell Beach.
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L comme … Lorient
Et l’on reparle de Lorient, ce village de la côte nord de St Barth dont le nom évoque évidemment la Bretagne. En effet, ce sont des colons bretons qui se sont installés sur ce bord de mer dès 1673. Une des premières communautés françaises établies sur l’île, probablement des familles de pêcheurs.
A Lorient, la plage vaut la peine d’y faire une ou plusieurs haltes.
Une plaisante anse bordée de sable clair et de cocotiers, l’image typique de carte postale. A une de ses extrémités des petits bassins naturels protégés par des rochers permettent d’y barboter tranquillement en famille.
Côté terre, le village de Lorient s’étend jusqu’au morne avec son église Notre-Dame de l’Assomption au clocher-tour original. Il est distant du corps de l’église de quelques mètres. Citons aussi Françoise, Bernadette et Marianne … ? Non, ce ne sont pas des religieuses ou des choristes, et pourtant elles se font entendre régulièrement dans le village : ce sont les noms des trois cloches de cette tour- clocher.
Les paysages de St Barthélemy ne cessent d’inspirer les artistes. Plusieurs se plaisent à reproduire avec talent les vues des plages, des mornes et des hameaux. A l’image du bourg de Lorient peint ici avec une touche très personnelle par une artiste tombée amoureuse de l’île.
Lorraine Mahot de La Querantonnais, séjourne régulièrement sur l’île, crayons et pinceaux à la main.
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M comme … Musée
Entre deux séances de plage ou de balade, un peu de culture et d’histoire avec une halte au « Brigantin », le petit musée du patrimoine de St Barthélemy.
Il est situé à Gustavia dans cette ancienne bâtisse de la famille Dinzey. Une famille qui comptait sur l’île nous informe en préambule cette plaque de rue.
Ce Brigantin construit dès 1822 est une des seules habitations de la ville ayant résisté au terrible incendie de mars 1852, date à laquelle Gustavia parti en fumées !
Le musée occupe les pièces du rez de chaussée, l’accueil y est particulièrement chaleureux. C’est un St Barth d’origine, membre de la nombreuse famille des Bernier qui va nous faire quelques présentations. L’homme est intarissable sur les histoires et les potins de l’île … et surtout sur le patrimoine et les traditions des St Barths.
Des documents, des ustensiles, des tableaux présentent les aspects de la vie d’antan sur l’île dans les années qui ont suivi l’arrivée (1763 …) des premiers colons débarqués de France métropolitaine.
Une maquette reproduit une de ces anciennes cases typiques de l’époque.
Les costumes traditionnels des st Barths sont aussi exposés, sur des mannequins, des tenues dans le style des habits de leurs régions d’origine. Quant au sac et au balai, c’est du local, ils sont fait de fibres végétales de l’île.
Le travail de pliage et de tressage de ces palmes a toujours été une spécialité des femmes de St Barth. Un savoir faire remarquable pour confectionner, sacs, chapeaux, napperons … le résultat s’apparente souvent a de la vraie dentelle végétale séchée.
Le passé suédois n’est bien entendu pas oublié dans ce petit musée avec par exemple l’exposition de ce grand drapeau de la Couronne suédoise.
Cette bâtisse abritait à l’étage, il y a encore quelques années, le local du Consulat de Suède de Saint-Barthélemy. J’ai retrouvé parmi mes anciennes photos prises ici celle de cette façade avec la plaque de ce Consulat.
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N comme … Nature
Nature et piscines “naturelles”. Pour en profiter, il faut aller un peu à l’écart des lieux touristiques les plus fréquentés, précisément à l’Est de l’île.
Passé le littoral de l’Anse à Toiny, la route serpente en corniche en surplomb des falaises sauvages de l’Anse de Grand Fond. Un univers de rochers et d’écueils fouettés par le vent et les déferlantes.
La voiture garée, la suite le long du littoral se fait obligatoirement à pied.
Une voûte végétale ombragée vous guide vers la grève. Sur la droite s’étend une prairie où broutent quelques bovins, voilà un rare lieu d’élevage sur St Barth où le tourisme est finalement devenu l’essentielle activité.
Un coq sans doute un peu déboussolé entonne des cocoricos qui déchirent le silence ; et pourtant, le jour est levé depuis déjà plusieurs heures !
Au bout du chemin, c’est la mer ! Les vagues ourlent les galets. Ici un pluvier apeuré sautille ; là, sous les raisiniers des tortues marines sont venues déposer leurs œufs, ce signalement nous l’apprend.
D’autres détails captent mon attention, des fleurs et des coquillages.
A l’extrémité de la plage, place aux falaises. Abruptes et vertigineuses. En cheminant les cailloux roulent sous les semelles dans le tronçon le plus pentu. Restons attentif à nos appuis pour ne pas être attiré par des à-pics qui donnent le vertige.
En contrebas de cette côte aussi inhospitalière qu’esthétique, la vue dévoile des espaces protégés. Un rempart de rochers acérés délimite les fameuses piscines naturelles.
Les voir c’est déjà pas mal, mais pour y accéder encore faut-il trouver un passage entre les rochers. Un peu plus loin, d’autres piscines naturelles sont plus invitantes, leur accès est moins escarpé.
J’ai le souvenir d’une balade dans ce secteur il y a quelques années, la météo était plus favorable que ce matin, avec moins de vent et de houle. Et surtout émerge de ma mémoire le souvenir d’une baignade revigorante dans une eau cristalline et calme à souhait. On pouvait même observer des poissons multicolores à l’œil nu, sans masque ni tuba. C’était génial !
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O comme … Ouanalao
Ouanalao ? C’était le nom donné à l’île par les indigènes caraïbes, premiers habitants de cette île et ce bien avant l’arrivée de Christophe Colomb, des colons européens, des touristes et des VIP.
Et que signifie ce terme en langue taïno ? A peu près dit-on : « là où il y a des iguanes … ».
Les St Barths rendent hommage à ces premiers habitants de leur île avec une statue qui trône depuis 2007 au rond-point du petit col de la Tourmente.
La statue, le Savaku incarne un guerrier arawak. Lance à la main il est juché sur un rocher à la forme de l’île de Saint-Barthélemy. A ses pieds on voit aussi un pélican pour évoquer la pêche et la survie et un iguane symbole de sagesse et de patience. Pour communiquer ou sonner l’alerte, bien avant l’ère du wifi ;-),les arawaks utilisaient une conque de lambi, c’est ce gros coquillage dans lequel semble souffler notre indien statufié.
Une dernière précision pour cette lettre O, au bas du blason de St Barth, figure bien le nom d’origine du territoire, Ouanalao. Et pour compléter ces armoiries, des fleurs de lys pour signifier l’appartenance à la France, des couronnes symbolisant l’époque suédoise de l’île, une croix de Malte et puis sans oublier deux emblématiques pélicans bruns.
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P comme … Plages
Tout le long du littoral de St Barth se succèdent des plages dites de rêve, chacune avec a ses particularités et sa beauté. On en compte pas moins de 22 !
Bref, je ne vais pas en faire dans ce récit une présentation exhaustive, cela ferait trop catalogue. D’ailleurs, dans plusieurs paragraphes de l’Abcdaire, j’en ai déjà évoqué certaines.
Cependant, en voici encore quelques unes qui méritent d’être citées.
Direction la côte sud de St Barth.
Plage de Saline.
Il suffit de passer cette petite dune, puis de fouler le sable entre les raisiniers et ensuite l’horizon de dévoile.
Oh ! Le séduisant paysage. Une immense plage de sable encadrée de chaque côté par d’imposantes falaises. Grandiose et totalement nature, aucune construction en bord de mer et pas d’alignements de transats ni musique d’ambiance de bar-paillotes de plage. Enfin si, seuls règnent ici, le bruit des vagues qui lèchent le rivage mêlé au murmure des alizés. Plaisant, n’est-ce pas ?
La suite … c’est l’envie irrésistible d’une baignade qui vous vient à l’esprit. Plouf !
Des grains de sable aux grains de sel … le nom de cette plage est bien sûr évocateur de l’ancienne exploitation du sel dans le marais se situant derrière le cordon dunaire. Une activité débutée ici à l’époque suédoise dès 1824 puis stoppée après un ouragan en août 1924. La saline avait été à l’époque noyée et les digues détruites !
Il y a bien eu une reprise d’activité en 34 mais finalement l’exploitation du sel de St Barth a pris fin dans les années 70 … les retombées financières du tourisme se sont avérées bien plus florissantes que la commercialisation des grains de sel.
Le plan d’eau se transforme désormais en un splendide miroir d’eau.
En observant cette vallée de la Saline depuis la route qui grimpe sur le morne, on devine les vestiges des murets des anciens marais salants.
Plage de Gouverneur.
Une plage un peu isolée et située tout en bas d’un versant sillonné d’une route où se succèdent les virages en épingle à cheveux. Pied sur le frein et regard attentif à la route, on ne voit pas grand-chose de la plage avant d’atteindre le bord de mer. D’ailleurs, les arbustes et les haies de broussailles masquent la vue longeant cette petite route.
Joli, le décor ! Et dire qu’en découvrant toutes ces superbes plages de l’île, on commencerait presque à s’habituer … un comble.
La légende locale raconte qu’un des célèbres pirates de la Caraïbe, Mombars surnommé « l’exterminateur » aurait caché dans ce secteur un trésor. Avis aux amateurs …
Ici, autour de cette plage on parle plus d’un richissime propriétaire, lui il possède déjà le trésor ! Je veux évoquer le célèbre oligarque russe Roman Abramovitch. Il est le propriétaire d’une somptueuse villa en surplomb de cette plage mais pas seulement. Il possède dit-on, en grande partie les versants des mornes alentours sur environ 27 hectares, rien que ça ! La valeur serait estimée à quelques 72 millions d’Euros, en tout cas c’est le chiffrage qui circule.
Sur le petit parking public de la plage, je croise un résident de St Barth, un saisonnier, il connaît bien le lieu. La conversation s’engage, et de quoi parle-ton ? De Roman A. évidemment.
A mon interrogation pour savoir où se trouve précisément la villa de notre célèbre VIP russe, mon interlocuteur de me répondre : « … juste ici, ce portail est une des entrées du vaste domaine d’Abramovitch … ». L’aspect paraît bien simple pour ce passage mais en s’avançant, on peut lire deux noms sur la boîte aux lettres, dont un Abramovitch !
Bon je sais, ma photo est floue, il y avait de l’ombre.
Shell beach ,
plus petite que les deux précédentes elle ne manque pas pour autant de charme. Du sable au bord de l’eau et aussi un tapis de coquillages. On pouvait s’en douter avec un tel nom.
Cette plage est « la » plage de Gustavia. Elle se situe à 5/10 minutes à pied de la rade et du centre ville. Une escale appréciable lorsqu’on flâne en ville et que l’on cherche à se rafraîchir en piquant une tête …
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Q comme … Quichenotte
« Quichenotte » ? Mais quésaco … ? doivent dire beaucoup d’entre vous ! Il s’agit du nom de la coiffe traditionnelle que portaient autrefois les femmes à St Barthélemy.
Les épouses des colons français du XVIIe siècle avaient emporté avec elles les tenues de leur région d’origine, de Bretagne, de Normandie … robes longues, tabliers et donc quichenottes pour couvrir leur tête et leur cheveux.
Bien sûr, cette mode est désormais bien passée. A St Barth, il est plus courant actuellement de se vêtir plus léger et plus court selon les tendances inspirées par les stylistes en vogue.
Cependant, lors des fêtes locales et particulièrement lors de la St Barthélemy, tous les 24 Août, des jeunes femmes n’hésitent pas à perpétuer les traditions de leurs ancêtres européennes en se coiffant donc avec des quichenottes.
On peut voir aussi ces coiffes et ces tenues traditionnelles sur des mannequins (sans visage) dans le musée du patrimoine du Brigantin à Gustavia.
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R comme … Rockfeller
Dans les années cinquante, le célèbre banquier a été séduit par la paradisiaque Saint-Barthélemy, un vrai coup de cœur pour l’île … Sans doute le début de l’idylle des célébrités avec ce confetti antillais.
Sa fastueuse villa et son domaine sont posés sur les hauteurs de la baie de Colombier à l’Ouest de l’île.
Quant à la plage de Colombier, sachez qu’elle n’est accessible que par la mer ou par un sentier de randonnée.
Il y a quelques années j’avais fait la balade pédestre jusqu’à cet idyllique bord de mer.
Après environ un bon quart d’heure de marche, on parvient dans un chaos d’énormes rochers. Entre deux de ces blocs de pierre, le panorama s’ouvre sur toute la côte.
De ce parfait belvédère, on domine le long ruban de sable de l’anse de Colombier bordé d’eau bleue. Ensuite le regard survole la mer en direction de l’île Fourchue pour se perdre à l’horizon, là où le bleu de la mer se confond avec celui du ciel, dans les silhouettes des mornes de l’île sœur, Saint-Martin.
Ensuite il ne reste que quelques dizaines de mètres avant de fouler le sable fin et de profiter des eaux cristallines.
Peu de monde sur cette plage isolée, évidemment. Un panneau indiquait même que la plage est privée.
Le sentier en forte pente à l’aller se transforme en une petite grimpette pour le retour ! Le soleil cogne fort sur le versant de ce morne et la chaleur devient vite étouffante malgré les alizés. Mais, et c’est heureux, sur une grande portion du sentier quelques arbres forment une voûte ombragée.
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S comme … Suède
La Suède à St Barth ? Voilà une vieille et curieuse histoire … En guise d’explications, faisons un rapide saut dans le passé.
C’est suite à un échange que la France céda cette île des tropiques au roi de Suède, Gustave III. En compensation, la France obtint un droit d’entrepôt dans le port de commerce de Göteborg. Chaque Etat y trouva son compte : une ouverture commerciale aux Antilles pour la Suède et pour la France, des ambitions d’affaires vers la Scandinavie.
Nous sommes en 1785 ; quelques signatures et le traité est vite ratifié : Saint-Barthélemy devint de ce fait un territoire suédois d’outremer. Quant au village et port de l’île, on lui donna un nouveau nom en l’honneur de sa Majesté Gustav … ce fut donc Gustavia !
Mais après 93 années de souveraineté suédoise … la charge financière était devenue trop importante pour le royaume si éloignée de Suède. La rétrocession à la France devenue inévitable a donc été ratifiée précisément le 2 mars 1878, fin de l’histoire !
L’évènement a son témoignage près du port avec une place appelée : Place de la Rétrocession.
Que reste t-il actuellement de cette période suédoise à St Barth ? Quelques vestiges et quelques liens avec la lointaine Scandinavie suédoise, parlons-en.
Pour les retrouver il faut flâner notamment dans les rues de Gustavia, l’ancienne suédoise.
Voyez, le nom des rues : français bien sûr mais avec sur les plaque le nom suédois de l’époque.
L’iconique Clocher suédois se dresse toujours sur une colline, maintes fois endommagés par les cyclones mais à chaque fois bien restauré. Sa cloche sonnait le rappel des fidèles aux heures des offices religieux. Désormais il y a une horloge pour donner l’heure.
Un peu surprenant, ce clocher-tour ne surmonte plus le toit de l’église luthérienne mais il est situé juste à côté de l’ancienne prison de l’époque suédoise. Un bâtiment solide en pierres qui aujourd’hui abrite les bureaux de la sous-préfecture de Saint-Barthélemy.
Une autre construction, La Maison Suédoise (1841), faites également de moellons de pierres grises a belle allure près du port. Ces pierres de lave ont pour origine la lointaine Suède, elles servaient à l’époque de lest pour les navires.
Autrefois, une telle bâtisse témoignait de la richesse de son propriétaire. Des murs en dur particulièrement résistants aux intempéries en imposaient comparés aux simples cases en bois si vulnérables.
Le rez de chaussée était occupé par des commerces et les pièces d’habitation se trouvaient à l’étage, dotées d’un élégant balcon.
Tous les drapeaux aux couleurs suédoises qui flottent au vent un peu partout dans Gustavia participent aussi au rappel de ce passé local.
Souvenir … j’avais ramené d’un premier passage sur l’île ce Tshirt qui vantait la particularité de l’île de St Barth : l’île française avec une touche de Suède.
Un lien et une amitié entre les deux pays sont toujours d’actualité.
D’abord, il y a un jumelage entre Saint-Barthélemy et une petite ville du nord de la Suède : Piteå.
Et chaque année en novembre on fête le jumelage pendant les les Piteå Days.
Quelques jours de festivités, de commémorations et de rencontres sportives. Vous avez peut être déjà entendu parler de la Vasälloppet, une longue course de ski de fond à travers les étendues enneigées et gelées des forêts suédoises.
Ici, en guise de clin d’oeil à la fameuse épreuve à ski, les sportifs participent à la Gustavialoppet. Sous ces latitudes tropicales, il n’y a bien entendu jamais de neige, alors on … courre ! Sur 10 ou 5 kilomètres de running le long des routes et à St Barth le terrain n’est pas vraiment plat. Le morne à arpenter entre St Jean et Gustavia est une épreuve avouent les coureurs ! Un peu moins fatiguant, les organisateurs ont prévu aussi une marche sur 8 kms.
« Le Journal de St Barth » nous informe qu’ils(elles) étaient 596 le 11 novembre 2025 à participer aux différentes courses de la Gustavialoppet, une affluence jamais vue les années précédentes.
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T comme … Tortues
D’un côté il y a les tortues marines qui viennent pondre sur les rivages. Une fois repérés les nids sont signalés par les protecteurs de ces sympathiques animaux.
Ici, un lieu de ponte sur la grève de l’anse sauvage de Grand Fond.
Ces tortues vertes, les plus emblématiques de l’île sont en danger, activités nautiques, filets maillants (désormais interdits), bateaux de plaisance ou encore foils peuvent les blesser.
En revanche les tortues terrestres, les charbonnières à pattes rouges se rencontrent un peu partout. Autour des résidences et des habitations et jusque sur les petites routes côtières. Avec leur allure débonnaire de sénateurs(trices), elles obligent parfois à s’arrêter pour ne pas les écraser.
Elles sont marrantes ces charbonnières, carapace noire et pattes à points rouges, style coccinelle ! Cette espèces originaire d’Amérique du Sud a été introduite dans les Caraïbes, c’est ainsi qu’on les rencontre souvent dans les îles antillaises.
Nous sommes ici à la Pointe Milou. Un splendide panorama sur la côte avec ces îlots au large et ces tortues en premier plan. Tiens, des tourterelles se sont invitées sur la photo (donc T comme tortue et aussi tourterelle ;-))
Un dernier détail au sujet de ce point de vue. Au loin, l’île en fond sur la gauche … son nom nous fait rester dans le thème. En effet, c’est l’île « La Tortue » !
Sa silhouette est évocatrice de celle d’une tortue géante, carapace et tête. Bon, pour mieux se rendre compte de la ressemblance il faut aller un peu plus loin, au bord de l’Anse Maréchal.
Au-delà de la plage de l’hôtel Mahogany, à l’extrémité du banc de sable on peut arpenter le morne et enfin mieux voir cette « Tortue » XXL, pétrifiée à jamais.
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U comme … Cul de Sac
Cul de Sac, Grand et aussi Petit, deux baies aux noms peu flatteurs et pourtant, ce sont deux lieux de charme.
Première escale au bord de l’anse de Grand Cul de Sac.
A notre arrivée, à la courbe régulière du rivage de sable correspond celle d’un arc en ciel. Joli !
L’averse sera courte comme le spectacle lumineux. A St Barth, c’est comme ça, les grains ne durent jamais très longtemps et le soleil revient très vite. Il n’y aurait paraît-il qu’environ 5 jours totalement nuageux par an. On rêve, d’autant plus si l’on y ajoute la douceur des températures : entre 25 et 30 °C en moyenne, pour l’air et pour l’eau. Une vraie invitation irrésistible à la baignade !
Alors que je prends quelques photos, un St Barth qui connaît bien le secteur, il a toujours vécu ici, contemple le paysage. La conversation s’engage. Et de me dire après un sympathique salut : « Attention, ça glisse sur le ponton avec ces algues ! » Merci pour le conseil.
Bref, et sans doute plus intéressant, il me parle aussi de l’étendue de mangrove et de l’initiative d’un milliardaire qui a décidé de financer ici la replantation de cette mangrove.
« Voyez ….» me dit mon informateur local, « … au bord du chemin de terre, tous les plants de palétuviers prêts à être repiqués pour renforcer la mangrove ».
La mangrove, un milieu humide et végétal où règne une foisonnante biodiversité, et surtout un excellent rempart contre l’érosion et le recul du trait de côte. Si important en ces temps de dérèglement climatique si agressif pour tout littoral …
L’après-midi se termine, allons tout de même jeter un œil à l’Anse de Petit Cul de Sac. Plus petite, on pouvait le supposer.
Un mer étale et sur le sable la vue de ce kayak de mer me donnerait presque des envies d’aller pagayer sur l’eau.
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V comme … Vitet
Le Vitet, presque une montagne pour cette petite île. Imaginez, avec ses 281 mètres de haut il toise tout Saint Barthélemy. Il y a bien le morne de Grand Fond qui tente de rivaliser avec ce point culminant, mais il pointe (seulement) à 274 mètres !
Du sommet du Vitet, la vue est exceptionnelle sur tout le territoire et bien au-delà … bref, je n’en dirai pas plus, je n’ai pas fait la rando. Arpenter cette « montagne » sous la chaleur tropicale m’a paru quelque peu dissuasif …
Depuis l’Anse de Grand Cul de Sac, le Vitet en impose. Et au crépuscule, les reflets de sa silhouette ont séduit mon objectif photo.
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W comme … Wall House
Et même on pourrait ajouter, Musée territorial de la Wall House.
La bâtisse en pierres grises est imposante sur un des quais de Gustavia, son nom ferait référence à ses murs (walls), particulièrement résistants aux intempéries et donc au temps qui passe.
L’histoire du bâtiment remonte à l’époque suédoise, même si semble-t-il les précisions sur sa fonction à l’époque restent un peu floues.
Le rez de chaussée est désormais aménagé en salles d’expositions, patrimoine et art local.
Bref, je n’en dirais pas plus, je n’ai pas visité ce musée. Une visite à programmer pour une prochaine fois …
La place Vanadis, juste devant la Wall House, évoque un fait historique. Le Vanadis est le dernier navire militaire suédois à avoir quitté l’île lors de la rétrocession de Saint-Barthélemy à la France en 1878.
Une belle maquette de ce bateau est exposée mais c’est dans l’autre musée de St Barth, au Brigantin (cf paragraphe Musée).
Quant à la rue qui longe sur la gauche cette Wall House, elle fait également référence à la Suède. La rue « Piteå ». Piteå, la ville du nord suédois qui est jumelée avec St Barth, voir à la lettre « S » comme Suède.
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X comme … Xre
Les idées me manquaient un peu pour dénicher un thème pour la lettre X. Euh ? Je séchais un peu … et en passant devant cette façade à Gustavia, j’ai ainsi trouver le sujet … qui pourrait aussi se nommer : Immobilier.
« X real estate » est une agence immobilière de St Barth, une parmi quelques autres bien sûr.
L’occasion donc d’aborder le sujet de l’immobilier sur l’île avec des prix qui peuvent parfois atteindre des sommets. C’est bien connu, les milliardaires ne comptent pas … On parle dans les dernières statistiques publiées * d’un montant moyen pour les transactions de villas de 6 millions d’euros en 2024, quant au prix moyen du m², on évoque autour de 20 à 30 000 Euros et même 50 000 Euros dans certains secteurs très prisés comme Gustavia.
Autres chiffres qui donnent le vertige, pour l’année 2025, il y a déjà eu quatre villas échangées pour plus de 25 millions d’euros !
Quand on débourse de telles sommes, pour fêter l’acquisition on peut éventuellement arroser l’affaire en s’offrant cette belle « carafe » numérotée et millésimée de Rhum Neisson. Observée dans une vitrine à Gustavia. Si vous ne pouvez pas lire le prix indiqué au bas de l’image, je vous le donne : 34 000 Euros !
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Y comme … Yacht
Dans la rade de Gustavia, ils sont incontournables avec de telles méga dimensions. Il n’y a de place ici à quai que pour seulement quelques exemplaires de yachts, taille XXL!
Toutes les autres embarcations paraissent si modestes en comparaison. Pour amarrer à quai de tels colosses, les pilotes ne doivent assurément pas se comporter comme «un éléphant dans un magasin de porcelaine ».
Les places à quai sont donc comptées, aussi beaucoup d’autres bateaux restent ancrés aux abords de la baie de Gustavia. La période d’affluence où yachts, bateaux de plaisance et vacanciers se bousculent à St Barth est sans conteste celle des fêtes de fin d’année. On a dénombré pas moins de 504 embarcations (port et mouillage alentours) dans les derniers jours de 2025. Un chiffre qui impressionne, assurément ce n’est pas la période à choisir pour séjourner à St Barth si l’on veut éviter la foule !
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Z comme … Zen
St Barth est pourtant parfaite pour la Zen attitude (surtout en basse et moyenne saison …) . Un décor de rêve et une atmosphère tropicale qui fait du bien. Tout concoure ici pour que le visiteur ait l’esprit libre … idéalement Free, à l’image de cette marque qui en a fait son slogan (mais non, je ne fais pas de pub, c’est juste une citation ;-).
Pour illustrer cette conclusion sur la zénitude locale, que de mieux qu’une vue d’un paisible coucher de soleil ?
Les ombres du crépuscule obscurcissent peu à peu les nuances flamboyantes du ciel et c’est aux illuminations de scintiller à présent.
La soirée débute et le choix est laissé aux visiteurs. Contempler en bonne compagnie et un cocktail aux bord des lèvres le paysage sous le ciel étoilé ou alors se préparer à une soirée festive et endiablée rythmée par quelques notes électro … C’est çà St Barth et sans doute bien plus encore tant il y aurait à ajouter à mon récit.
Car en achevant cet abécédaire je me dis qu’à chacune des lettres de l’alphabet j’aurais aisément pu évoquer bien d’autres aspects de cette séduisante Saint-Barthélemy.
Une île qui offre aux voyageurs ses deux visages, un côté paillettes et luxe mais également une autre facette, celle de sa splendide nature.
Jean Saint-Martin – St Barthélemy – Novembre 2025
- Journal de St Barth (13 Nov 2025)









































































































































