Bonjour,
Je reviens d’un magnifique voyage dans le Péloponnèse du 15 aout au 1e septembre: jusqu’à d’Elafonisos en partant d’Athènes et retour.
Après le célèbre Canal, les sites archéologiques de Corinthe et Acrocorinthe sont décidemment à visiter, avec une mention spéciale pour le petit musée de Corinthe, très bien organisé, qui contient des merveilles comme les deux statues Kouroi de Klenia. Mais la plus grande émotion a été voir le Théâtre d’Epidaure (à 1h10 de distance), vraiment à couper le souffle.
Nauplie est une jolie ville un peu trop touristique qui vaut le détour juste pour y rester une nuit et visiter la Forteresse de Palamède le matin (magnifique vue sur la baie). Le Chrome Design Hotel que nous avons choisi est dans la partie plus ancienne du centre (donc à joindre à pied) ; mais il est calme, propre, doué d’une terrasse très agréable avec sa jolie vue sur la mer – prix presque dérisoire vue la qualité de la chambre et avec petit déj copieux.
Avant de se plonger dans le Mani, le tour a continué avec la visite obligée à Mystras, exténuante mais riche, même si les travaux empêchaient de voir les bâtiments les plus imposants.
Magnifique baie d’Aeropoli ! Nous avons préféré rester 2 nuits à Neo Itilo plutôt qu’à Limeni parce que moins bourré de touristes et de voitures, plus paisible et avec une vue plus dégagée sur la baie. Même les restos de Neo Itilo sont à préférer par rapport à ceux de Limeni, qui souffre désormais de sa vocation trop touristique. Le bar sur la plage de Neo itilo, où la nuit déguster tranquillement le rakomelo, était impayable.
Aeropoli est une petite ville charmante dont les jolies ruelles sont, la nuit, malheureusement envahies par de la musique horrible provenant des bars qui se la pètent mais qui restent assez bourrins – prix hyper chers des cocktails en plus. Le bonheur est arrivé dans le jardin du resto O Poulos, où tout a été inoubliable – accueil, spécialités de viande de la région, desserts (à tomber par terre). Le matin jusqu’à début de l’après-midi, la chaleur permettant, est le meilleur moment pour se promener. Et ça vaut la peine.
La plage de sable plus proche était celle de Skoutari, de l’autre côté de la péninsule mais qu’à quelques kilomètres de distance : également tranquille et avec la mer qu’on connait partout en Grèce.
Je suis resté assez déçu par Gerolimenas, moins spectaculaire par rapport aux photos vues en ligne (et trop bondé).
L’étape suivante a été Porto Kagio, petit rien au bord de la mer avec quelques restos et des chambres à louer près de l’extrême sud du continent. Les merveilles à ne pas manquer dans les environs : naturellement Vathia et la promenade à Cape Tenaro. Mais surtout la merveilleuse plage de sable cachée après (la très organisée) Marmari beach : sauvage, déserte jusqu’à 15h, avec les tortues marines qui nagent à quelques mètres de profondeur. Un de mes endroits préféré de toute la Grèce. Deux nuits qu’on aurait pu étendre jusqu’à 3.
Après, impossible de rater Monemvasia avant de joindre Elafonisos. L’étape intermédiaire à Gythio a été rapide (rien de remarquable à part les horribles pancartes des neonazistes en plein centre-ville).
On n’est resté qu’une seule nuit à Monemvasia, et on a préféré un petit hôtel à l’extérieure de la forteresse – deux fois moins cher, vue sur la mer et le château qui pouvait être joint à pied. J’avais lu des commentaires par des voyageurs gênes par ses boutiques touristiques et ses bars bruyants. Quelle bêtise : ces bars et boutiques n’occupent qu’une petite partie du fort, la rue principale tout au début après l’entrée, le reste est magnifique. Petit coup de cœur pour le Café panoramique Malvasia, peu de lumière et pas de musique.
Sur Elafonisos, certains trolls ont dit tout et n’importe quoi : la plus grosse bêtise était l’histoire de l’impossibilité de la joindre en voiture sur le ferry. La traversée dure 10 minutes, il y a un ferry toutes les 30mn, l’assurance des voitures louées ne s’arrête pas sur le ferry (lol). Sauf les plages, sur l’île il n’y a rien à faire, mais quelles plages… le bleu de l’eau brille. Simos est composé par deux plages séparées par un isthme : la plus petite et à l’abri est trop fréquentée ; la deuxième, énorme, puis exposée, a une vaste portion de plage non-équipée (je déteste les plages équipées avec des files de parasols comme dans un parking). Même en aout, il n’y avait pas de monde : et comme d’habitude en Grèce, toutes les plages sont presque désertes jusqu’à 13h30 et après 18h00.
L’autre belle plage est Kato Nisi, moins large, moins spectaculaire (peut-être) mais plus calme, avec de la végétation qui protège et qui remplace le parasol sur son côté plus sauvage. Le bleu de l’eau brille comme à Simos, ses fonds sont plus variés et abritent plus de poissons. Je l’ai préféré à Simos.
Par rapport à la nourriture, toutes les « tavernes » se ressemblent – bonnes mais rien d’exceptionnel, un peu la même chose partout : mais le poisson est toujours frais et les prix abordables.
Quand le Meltemi soufflait trop fort, on a visité Neapoli (assez moche), les merveilleuses caves de Kastania, les restes des palmiers pétrifiés près de Cape Malea avec sa jolie plage.
Pendant le retour, la visite à l’ancienne Mycènes a été la jolie étape intermédiaire avant de joindre Athènes.
La Grèce est toujours un vrai bonheur.