Hors du temps... à Cuba

Forum Cuba

Préparatifs avant le départ

Nous sommes en fin d’année 2018 et comme chaque année plus ou moins à la même période je commence à réfléchir à la prochaine destination. J’ai pour habitude une fois attirée par un pays de commencer à faire des recherches : que faire, que voir, comment se déplacer, où se loger, quelle météo et tout ça à quel prix? Du coup j’ai déjà en réserve pas mal de circuits préparés…A fond sur l’Islande, une fois tout planifié et chiffré le couperet est tombé : l’Islande c’est trop cher !

Du coup je regarde un peu les prix des billets d’avion pour d’autres destinations. Moins d’1 heure après avoir tiré un trait sur mon projet d’Islande, en dérogeant à ma règle de tout chiffrer avant de me décider, je prends 2 billets pour La Havane. Allez c’est parti pour Cuba. Nous nous envolerons le 4 juillet.

J’ai 6 mois pour organiser notre séjour. Pour cela, je commence à lire des carnets de voyage, des forums, et m’inscrit sur 2 groupes ( réseaux sociaux ) où les novices posent des questions et ceux qui connaissent répondent en faisant part de leur propre expérience et goûts ( qui peuvent ne pas être partagés… )

1ère chose à faire : l’itinéraire. Nous dormirons sur place 17 nuits. Se déplacer à Cuba n’est pas aussi simple que dans les pays occidentaux et nous optons pour nous déplacer en taxi, taxi collectif et bus.

Même si Cuba est une île, en 18 jours il faut choisir entre l’ouest ou l’est ( oriente ).

Ce sera donc l’ouest.

Je réserve mes hébergements au fur et à mesure des semaines. Cela me permet d’étaler mes dépenses. Certains voyageurs ne réservent que leurs premières nuits à La Havane et laissent le soin aux casas de réserver les casas suivantes. Pour ma part je préfère choisir mon emplacement et le confort, commodités des casas. L’hébergement n’étant pas onéreux je choisis des casas ‘‘supérieures’’. Celle de Vinales est réservée sur Booking… et les autres sur Hotel…J’aime bien hôtel…1 nuit gratuite toutes les 10 nuits et les prix sont sensiblement les mêmes.

Une fois les casas réservées je contacte leurs propriétaires pour finaliser certains transferts d’une étape à l’autre.

Questions formalités il y a juste la carte de tourisme à commander. Cela se fait en ligne, très simple et on la reçoit quelques jours plus tard.

J’entame comme l’année dernière pour l’ouest US, un roadbook qu’au final je ne terminerai pas. Ce n’est pas du tout le même voyage et j’opte pour nous laisser porter au hasard. L’essentiel c’est de savoir à l’avance les curiosités et sites à ne pas louper.

En mai tout est booké. Il ne reste plus qu’à attendre le jour J.

Ci-dessous le planning des réservations et le coût total


4 juillet : Arrivée à La Havane

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire.

A l’aéroport les formalités n’ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes.Sortis de l’aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C’est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là.

En sortant de l’aéroport, à gauche nous trouvons le bureau de change. Nous avons opté pour emmener du liquide et changer sur place. Nous allons limiter l’utilisation de la CB et des frais bancaires.

Le CUC monnaie locale ne se trouve qu’à Cuba. Nous sommes partis avec 1500 euros ( repas, petits déjeuners, transports, visites, faux frais…Je change 700 euros pour commencer.Nous sommes plongés dans l’ambiance direct ! Notre taxi, une vieille voiture…climatisée OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que la canicule qui sévit en France au même moment… Nous passons devant la place de la Révolution et le gigantesque portrait éclairé de Castro.

Une bonne trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l’on s’y habitue car c’est souvent à Cuba.Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1.Le sommeil est long à venir mais finira par nous prendre.

5 juillet : Découverte de La Havane

Compte tenu du décalage horaire, réveil matinal à 6h00.Hier soir avec la fatigue, nous n’avons pas trop pris le temps de discuter avec nos hôtes, si ce n’est les politesses et formalités d’usage.Le petit déjeuner convenu pour 7h, nous allons nous installer dans le patio.Maria, qui au premier abord s’est avérée charmante se confirme adorable. Elle s’enquiert de notre bien être, si la chambre nous convient etc… Le petit dej est copieux : sucré, salé.C’est le ventre plein et armés des conseils de Maria que nous voilà partis.La casa est située rue Concordia en face de la Guarida. Un bon emplacement puisque le Capitole est à 20 minutes à pieds et le Malecon a 2 pas.

Il est 8h30, la chaleur est déjà pesante et le soleil bien qu’il soit tôt commence déjà à taper. Daniel, n’aura de cesse pendant notre voyage de me répéter ‘’ marche à l’ombre ‘’

Pour rejoindre Le Malecon nous déambulons dans des rues plutôt calmes, qui nous laissent perplexes. Des maisons délabrées, des rues défoncées, des détritus jonchés ça et là sur les trottoirs. Le tout accompagné parfois d’odeurs assez nauséabondes.


Nous arrivons sur Le Malecon que nous longerons quelques dizaines de mètres avant de reprendre la direction du Capitole. A part quelques pêcheurs, il y a très peu de monde, peu de circulation. Le Malecon se réveillera au fur et à mesure de la journée pour finir très animé en soirée.

Nous arrivons au Parque Central où sont alignées toutes les voitures américaines plus rutilantes les unes que les autres. Nous sommes sollicités de tous les côtés et un rabatteur plus convaincant que d’autres nous entraîne vers un modèle pink.

40 CUC la promenade d’une heure. Nous avons trouvé l’heure bien courte et appris par la suite que le tarif pouvait être négocié.


Ce petit tour en vieille voiture américaine est un incontournable à La Havane.Il tombe à pic, car nous commencions à avoir bien chaud, et un peu d’air en décapotable nous fera le plus grand bien.Un stop sur la Place de la Révolution. Hier soir nous avons vu le portrait de Castro aujourd’hui on voit aussi celui du Ché.


Nous sillonnerons Habana jusqu’à l’Hôtel Nacional de Cuba pour revenir par Le Malecon.Après ce petit intermède, nous nous laissons aller sans but précis au hasard des rues dans le quartier de Habana Vieja.Nous sommes en permanence ‘‘importunés’’ par des rabatteurs. C’est vraiment pénible au bout d’un moment. A chaque fois qu’un cubain s’adresse à vous, sympa, au final c’est pour vous emmener soit dans un restaurant, soit pour acheter du rhum ou des cigares.

Nous constatons que tous les bâtiments d’état sont parfaitement entretenus, tout comme les lieux touristiques (différentes plazas) et une rue derrière on se croirait à Beyrouth tant les bâtisses sont éventrées, délabrées…


Nous arrivons sur la Plaza Vieja très animée. Autour de la place, des bars, restaurants avec des petits orchestres. Cette place est magnifique. Les bâtiments coloniaux avec ses ‘‘coursives’’ et ses colonnes j’adore !

Il fait de plus en plus chaud, nous sommes toujours en quête de bouteilles d’eau que nous descedons en une gorgée. La tête commence à chauffer et pas le choix il faut que je me protège et bien que je n’ai pas une tête à chapeau, je fais l’acquisition d’un couvre chef.Avec ma tignasse c’est compliqué et je ressemble à rien ! Tant pis ! Le ridicule ne tue pas et je ne connais personne ici !

Nos pas nous amènent à la Place de la Cathédrale. La place est plus petite avec là encore cette architecture que j’affectionne particulièrement.La cathédrale date du XVIII ème siècle.


Juste à côté de la place, se trouve La Bodeguita Del Medio. Une foule fait la queue devant pour un encas ou un mojito. C’est pas très grand et du coup les gens consomment dans la rue.Soit disant passage obligé, nous nous abstenons.

Nous traînons un peu dans les rues adjacentes (Obispo, O’Reilly). Elles sont très animées, beaucoup de touristes et des lieux branchés.Il est 16h00 et nous commençons à fatiguer un peu. Mine de rien, nous trottons pas mal depuis ce matin…Nous retournons à la casa, car ce soir Maria nous a réservé la soirée au Buena Vista Social Club. La soirée est à 50 CUC par personne (dîner, 3 boissons et bien sur le show). Nous demandons à Maria de nous commander un taxi pour 8h30. Le taxi demande 10 cuc pour l’aller et 10 pour le retour. C’est abusé il y a moins de 2kms. Je négocie à 15 l’aller retour et c’est encore cher payé. On se fait plumer de tous les côtés. Une chose que nous apprendrons très vite, mais tout de même un peu tard à mon goût, c’est qu’il faut systématiquement faire soi même une offre de prix.Après s’être un peu reposés au frais dans la chambre, Javier nous offre un Cuba Libré pour nous souhaiter la bienvenue. Nous discutons un peu. Bien que nous ne parlons pas espagnol, nous arrivons à nous faire comprendre tant bien que mal.Notre taxi doit venir nous chercher à 20h30 et nous décidons de poursuivre l’apéro juste en face.La rue à traverser et nous sommes à la Guarida.


Située dans un magnifique palais du XXe siècle, un escalier majestueux nous emporte vers les étages supérieurs.

Un roof top avec vue sur le Malecon.


La Guarida propose un restaurant et un bar en rooftop.Nous commandons un mojito qui est à 5 cuc et franchement pas terrible. On paye le lieu c’est clair. Sur la note finale s’ajoutera 10% de service.Quelques gouttes de pluie, du coup nous nous replions sous la partie couverte.Nous commandons un deuxième verre. Déçue par le mojito, je prends un daïquiri qui ne me satisfait pas davantage. Je suis pas difficile mais c’est bien de sentir un peu le rhum quand même…

J’espère que le restaurant sera plus à la hauteur des tarifs annoncés. Nous y dînons le lendemain soir. Là encore Maria s’est occupée de nous réserver une table pour 22h car complet avant.

Nous quittons la Guarida et notre taxi nous attend devant la porte.Cette fois nous sommes trimbalés, c’est le mot, dans une vieille Lada. Plus de ressorts dans les sièges, les amortisseurs bien fatigués, heureusement le trajet est court !Arrivés au Sociedad Cultural Rosalia De Castro, nous nous acquittons de notre droit d’entrée. 100 CUC à 2 pour la soirée c’est tout de même pas donné, surtout à Cuba.Nous sommes placés près de la scène, mais une colonne nous masque le centre de la scène.Très vite on nous apporte 1 mojito qui est inclus d’office dans le forfait des 3 boissons.S’ensuit le repas qui débute par un velouté de légumes. Pour la suite nous avons le choix entre poulet, porc et spécialité cubaine. Je ne me hasarde pas et choisis le poulet, Daniel, lui toujours curieux des spécialités étrangères se risque sur le plat cubain.Il y a peu de lumière et c’est difficile de voir ce que Daniel a dans son assiette. Une photo avec flash nous éclaire un peu sur son contenu…


L’endroit n’est pas climatisé, et on dégouline sur place.Le show commence et c’est une succession de chanteuses et chanteurs cubains.Il y a une bonne ambiance et le public composé essentiellement de cubains participe allègrement en reprenant certains refrains.Nous trouvons une parade pour lutter contre notre liquéfaction. Nous demandons des glaçons que nous mettons à l’intérieur de notre serviette de table et nous nous tamponnons avec.Vers 22h30 un coup de barre magistral s’abat sur nous. Le taxi doit nous récupérer à 23h30 et nous luttons pour garder les yeux ouverts.La soirée se termine et nous regagnons notre casa avec qu’une seule envie : D O R M I R !

6 juillet : 2ème jour à La Havane

Après une bonne nuit de sommeil (le rhum aide bien car au final 1cuba libre à la casa + 2 apéros à la Guarida et 3 boissons à la soirée ça fait quand même pas mal !! On s’entraîne pour la suite du voyage Hors du temps... - drocher13
On se réveille à 7h30 et le petit déjeuner nous attend dans le patio.

Ce patio à ciel ouvert est très agréable il manque juste un ventilateur…Nous discutons un peu avec Maria. Son mari Javier est médecin et elle, ne travaille pas.Ils sont tellement gentils et soucieux que tout se passe bien pour nous. Maria répond à toutes nos questions quand son translate vocal veut bien marcher Hors du temps... - drocher13

Ce matin nous avons décidé de commencer par le Callejon de Hamel. Avant de partir nous avons téléchargé la carte de Cuba sur maps.me pour s’y retrouver un peu.Et nous voilà partis mobile en main. On trace, on trace et rien à l’horizon. Nous demandons notre route à un cubain pour qui le Callejon de Hamel ne voulait rien dire…Le suivant nous dit que c’est encore très loin mais…dans la direction opposée ! Nous ne sommes vraiment pas doués. Devant notre désarroi, un cubain en uniforme avec en main un pulvérisateur se propose de nous guider jusqu’au Callejon. Ok pourquoi pas? je me doute bien qu’il ne se propose pas juste pour nous faire plaisir. Il attendra forcement quelque chose en retour et je ne suis pas contre le principe.Nous voilà repartis en sens inverse il baragouine un peu l’anglais et du coup on arrive à avoir une discussion. Après avoir marché une bonne demi heure nous arrivons à l’entrée du Callejon.

Il nous propose d’aller boire un coup (une ‘‘spécialité cubaine’’ dans la petite taverne à l’entrée. Si l’on m’avait dit qu’à moins de 10h du mat je boirais du rhum je ne l’aurais jamais cru. Nous commandons donc la boisson recommandée. 15 cuc les 3 verres ce qui est vraiment cher pour le lieu!!!.Il est en charge de la désinsectisation des immeubles. Lorsque je filme les lieux il fait en sorte de baisser la tête pour ne pas être vu. Il est clair qu’un employé d’état peut difficilement être vu dans cette situation…La taverne me rappelle un peu mais vraiment un peu Bagdad Café avec ses billets collés aux murs.


Notre ‘‘guide’’ devient un petit peu '‘collant’'et souhaite faire la visite du Callejon avec nous. C’est peut être pas cool mais nous avons bien envie de nous en défaire.Nous le quittons sur le pas de la taverne. Ce dernier nous demande un peu d’argent pour acheter du lait à sa fille. Cette demande m’a choquée. C’est vrai quoi! Au lieu de nous faire raquer 15 cuc pour boire un coup (que nous n’avions pas demandé), à ce moment là j’aurais préféré dès le départ lui donné quelques cuc pour le lait de sa fille. En bon père de famille j’ai trouve mal placé de se faire payer à boire avant même de nous solliciter pour du lait.Cet épisode je l’avoue m’a quelque peu perturbée. Nous étions à La Havane que depuis peu et nous commencions à comprendre le fonctionnement de certains cubains envers les touristes.Alors il est vrai que les conditions de vie des cubains ne sont guère faciles. Quand on sait que le salaire minimum avoisine les 30 euros, nous sommes des nababs pour eux. Et ils essayent d’en tirer partie.C’est à La Havane en particulier, car par la suite nous avons beaucoup moins ressenti ce côté pompe à fric…Après s’être séparés sur le pas de la taverne, nous pénétrons vraiment dans l’enceinte du Callejon.Du sol aux toits des murs, tout n’est qu’art, fait de bric et de broc, de récup’ et de couleurs. Des fresques géantes sur les murs, les portes, les volets, les façades…Et puis il y a les baignoires… Un style emblématique du Callejon parait-il !

Là encore, des sollicitations de toutes parts. On veut nous vendre des CD et autres babioles.La visite sera rapide. Je pensais que c’était plus grand que ça. Un peu déçue quelque part…Nous sommes trempés tellement il fait chaud et peu d’ombre pour se mettre à l’abri. On décide de repasser par la Casa pour se rafraîchir et se changer avant de retourner dans le Habana Vieja.

Nous nous dirigeons en direction du Malecon qui est juste à côté. Ce sera l’occasion de passer à proximité de la tour de San Lazaro.

Qui se trouve au Parque Maceo :


où trône le monument du Général Antonio Maceo :

Le soleil est à son zénith, pas un brin d’ombre, exténués, un taxi nous accoste et nous acceptons de monter à bord bien qu’il nous demande 5 CUC pour 4 minutes de trajet montre en main !!! Pour 1 km nous aurions du payer tout au plus 1 cuc.Certains d’entre vous vont peut être me prendre pour une radine. En effet se rendre à Cuba nécessite un certain budget alors mégoter pour quelques CUC ça peut paraître mesquin. C’est le procédé que je n’aime pas. Certains trouve amusant de marchander moi perso je préfère payer le prix juste c tout.Une fois changés, nous voilà repartis en direction du Capitole, point de départ vers différents quartiers.Nous allons jusqu’au musée du Havana Club

rop d’attente pour une visite guidée en français du coup nous faisons l’impasse.Nous remontons en longeant la fin du Malecon pour arriver à la Place San Francisco de Asis.La façade de la basilique est en travaux. En face de l’autre côté du canal nous apercevons le Christ de La Havane.

Nous continuons jusqu’à El Templete situé juste à côté de la Plaza de Armas où nous profitons de l’ombre un petit moment avant de continuer à arpenter les rues du quartier.

Ce quartier est vraiment sympa, coloré, gai.Rue Mercaderes nous croisons 1 groupe de danseurs juchés sur des échasses et accompagnés de musicos.

Nous nous rendons compte que l’on repasse par des endroits déjà vus, en fait on se laisse aller au gré de la musique que l’on peut entendre au loin. Moi qui avait élaboré tout un programme détaillé, au final rien n’est respecté.Il est clair que nous aurons certainement loupé des ‘‘immanquables’’ mais en même temps nous avons envie de flâner, de prendre le temps.Mine de rien nous marchons tout de même beaucoup, le soleil et la chaleur n’aident pas trop non plus.On alterne eau et bière locale la Cristal que je trouve très légère et à mon goût bien meilleure que la Heineken que l’on trouve partout.


A un moment donné nous passons devant ce que je crois être une pharmacie genre apothicaire. Une pure merveille. Je suis époustouflée par les boiseries et surtout la longueur et superficie de ce lieu.

Au final il s’avère que c’est le musée de la Farmacia Habanera.Le décalage horaire commence à se faire sentir, il est environ 16h, nous décidons de rentrer pour reprendre des forces d’autant plus que la réservation à la Guarida est à 22h.A presque 60 ans nous n’avons plus la même pêche qu’avant.Les pieds usés nous hélons un vélo taxi qui nous prendra 10 cuc. Compte tenu de l’effort fourni par rapport à un chauffeur de voiture, je ne suis pas offusquée du prix même si la distance est courte.A la casa, j’en profite pour décharger mes photos sur PC, Daniel lui pique un petit roupillon.Photos déchargées, je m’allonge et finalement je m’endors aussi.Ouf on se réveille à temps, on se prépare et hop…

Nous voilà à La Guarida. Lieu du tournage du célèbre film ‘‘Fraise et chocolat’’ et considéré comme l’un des meilleurs restaurant de La Havane.C’est un lieu à part qui mérite vraiment une visite.Il y a 2 petites salles de restaurant et la terrasse.

La décoration est très particulière et chargée d’histoire. Dans le couloir, les photos des célébrités qui sont passées par là.Je vous avais parlé de l’escalier majestueux. Ce dernier nous emmène d’abord à un premier niveau : un grand hall avec plein de colonnes et des cordes à linge. Surréaliste !


L’escalier continue pour accéder au 2ème niveau : le restaurant et … à l’étage au dessus le Rooftop.
La cuisine est fine, service impeccable. Nous nous régalons. La note un peu élevée certes 89 CUC mais une belle expérience.


Résumé son et image de notre étape à La Havane ( y compris le 20/21 juillet )

Je ne serai pas le seul à vous faire la remarque, d’autres l’ont peut-être déjà fait, mais leur message n’est pas encore, et hélas, publié, mais il ne s’agit pas du portrait de Fidel, mais celui de Camilo Cienfuegos !

Oui oui c’est une grave erreur :wink:

Grave ?
On dira que ce portrait a été installé bien longtemps après celui du Che.
Au vu de votre agréable récit, la confusion sera oubliée rapidement …

En effet, suis d’accord. Faut dire que le portrait porte un peu à confusion ; une barbe, un chapeau, et un texte “vas bien Fidel”. Ce texte n’est pas une signature de Fidel qui demande si “tu vas bien”, mais une réponse que lui avait fait Camilo lorsque Fidel, lors de son discours en janvier 58, lui demande s’il était sur le bon chemin (celui de l’indépendance et la démocratie).

C’est bien des compte-rendus comme ça. Je suis en train de faire imprimer un livre photos que je vais aussi envoyer en Espagne et à la Havane. Mais c’est 90% des photos de familles. Mon épouse elle, met tout sur Facebook, t’arrives à la suivre du matin au soir.

merci pour l’indulgence

7juillet 2019

Aujourd’hui, nous quittons La Havane pour Vinales. Ce n’est qu’un au revoir puisque nous reviendrons chez Maria et Javier à la fin du circuit. Nous profiterons d’ailleurs mieux de La Havane que nous quitterons à regret.

Nous avons réservé la casa de Roy à Vinalès (toutes les casas ont été réservées depuis la France). Nous avions convenu avec Roy du transfert en taxi vers Vinales. Taxi privé : 50 CUC pour nous. 2.
Notre chauffeur est à l’heure et nous voilà partis.

Après avoir quitté la ville nous nous engageons sur une autopista (‘‘autoroute’’ à 3 voies)Les automobilistes roulent dans n’importe quelle file et font même du slalom.Notre premier étonnement c’est de constater que les voies sont empruntées par toutes sortes de moyen de locomotion : chevaux, tracteurs, carrioles tirées par des chevaux etc…)Posséder une voiture à Cuba est un luxe ! D’ailleurs un cubain rencontré à Vinales nous disait que pour s’en sortir à Cuba il faut posséder soit une casa, soit une voiture ou des chevaux…

Tout au long de la route nous voyons des personnes qui tendent la main en tenant des billets pour pouvoir monter à bord d’un taxi.

Notre chauffeur ne nous a pas proposé de faire monter quelqu’un, ce qui ne m’aurait pas dérangé. Peut être avait-il ses raisons.Le paysage commence à changer, une végétation plus dense et un ciel de plus en plus menaçant…Nous faisons une halte sur une aire d’autopista. Notre chauffeur retrouve d’autres chauffeurs et ils tapent la discute au comptoir. Un violent orage éclate, un véritable déluge. La cafétéria n’a pas de murs juste un toit et on commence à être bien trempés.

Du rhum est en vente et j’ai l’impression que les prix ne sont pas très élevés. Un car transportant des cubains s’arrêtent sur la route d’ailleurs, pour que certains passager fassent leurs emplettes.

Nous restons une bonne demie heure et remontons dans notre 405 peugeot jaune ‘‘gordini’’ :slight_smile: .
Notre chauffeur nous propose un bout de serviette éponge pas très clean à première vue pour nous essuyer. Non merci c’est gentil. (c’est la même qu’il utilisera pour essuyer son tableau de bord quelques minutes plus tard)

Les kilomètres défilent et le ciel à l’horizon s’éclaircit. Au loin, 2 hautes cheminées sont en action. Il s’agit d’une raffinerie de canne à sucre. Nous quittons l’autopista, Vinales n’est plus très loin.


Le long de la route nous voyons des manguiers. Les mangues sont énormes ! J’ai mangé plus de mangues en 18 jours qu’en toute une vie. Il faut dire qu’elles sont tellement bonnes, sucrées, fondantes…et le jus de mangue à Cuba : une tuerie !!!Beaucoup de champs de maïs également. Je m’attendais à voir des champs de tabac…En fait le tabac se cultive d’Octobre à Mars. Et le reste de l’année les paysans plantent du maïs.

Des habitations font leur apparition et nous arrivons à Vinales à 14h30.La rue de notre casa ou plutôt le chemin est proche du centre.Mon choix s’est porté sur cette casa car elle est neuve avec tout le confort.

Nous sommes accueillis par Roy et sa maman (impossible de mémoriser son prénom dès le début ça craint !)La Casa est donc une maison indépendante à côté de celle des propriétaires. Composée sur l’avant d’un grand séjour, d’une cuisine ouverte il y avait une première chambre qui était occupée par des hollandaises. Nous, nous avions une chambre à l’arrière avec entrée et terrasse indépendante.

Nos hôtes nous offrent le café, formalités d’usage et nous voilà partis à la découverte du village.Le village est au cœur d’une vallée dotée d’une végétation luxuriante et surtout (c’est sa particularité) des mogotes. Les mogotes, ce sont des buttes montagneuses de calcaire qui datent de l’époque des dinosaures (dixit wikipédia) et recouvertes de végétation.Vinales est très touristique mais comme nous sommes en basse saison, peu de monde dans les ruelles. En même temps durant la journée il y a tellement à faire aux alentours… D’ailleurs le village va s’animer en fin de journée et le soir les terrasses sont bondées.Nous arrivons sur la place où se trouve une belle petite église.

Après avoir fait le tour, nous optons pour une bière en terrasse tranquillou bilou bilou où le ventilateur aidant, nous restons pas loin d’une heure à flemmarder…
Les vaches regardent les trains passer et nous nous regardons les différents moyen de locomotion…


Bon allez faut se bouger quand même! Le programme des 2 journées suivantes déjà bookés, nous ne disposons que de cette fin de journée pour nous imprégner de Vinales. J’avais vu qu’il y avait un jardin botanique et je rentre dans donc l’adresse sur maps.me. Une fois de plus on se plante, c’est quand même dingue !!! Nous voilà partis à l’opposé et on se retrouve sur une grande artère avec tout le long des casas affichant leur disponibilité. Cette portion du village n’a pas grand intérêt…

Nous arrivons au centre et bien qu’il ne soit que 18h00 nous rentrons au 3J. J’avais noté cette adresse sur différents forums, blogs…En voyage nous avons l’habitude de prendre un copieux petit déjeuner et en général nous ne déjeunons pas le midi.Nous commandons mojito et caïpirinha (je préfère la caïpi ça me rappelle le Brésil…saudade), et une planche de tapas (10cuc).


Le bar est sympa, bonne ambiance cool comme j’aime. Il y a une terrasse sur le devant mais nous avons préféré l’intérieur avec la clim.L’appétit vient en mangeant et les tagliatelles (7.50 cuc) que nous voyons passer nous font de l’œil.Vu la quantité nous en prenons une pour deux et recommandons cette fois 2 caïpirinhas.Petit à petit le monde arrive. Nous constatons tout comme à La Havane que les touristes sont pour la plupart assez jeunes.Nous croisons peu de français de notre âge…Peut être choisissent-ils des tours opérateurs?..

Nous prendrons un 3ème verre (hé oui on se laisse aller !) faut dire que la caïpirhina est juste parfaite (la meilleure de tout mon séjour) et c’est nickel pour trouver rapidement le sommeil Nous rentrons à la casa, nous avons opté pour ne pas nous connecter durant le voyage du coup nous visionnons les photos faites à La Havane.


Demain nous nous rendons à Cayo Jutias. A la Havane, il faisait tellement chaud, l’air tellement lourd qu’à plusieurs reprises je rêvais de m’immerger complètement dans l’eau.Il me tarde de découvrir ce cayo qui semble magnifique. Roy s’est occupé de tout. Nous avons vraiment choisi la bonne casa, tous nos souhaits sont organisés et exaucés. Vraiment je le recommande. Par ailleurs sa famille est vraiment sympathique.

Allez au dodo !

8 juillet : Cayo Jutias
Une très bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons à 7H30. On se bouge car le petit déjeuner a été commandé pour 8h00. Super petit dej : jus de fruits, pain beurre, marmelade, omelette, fromage, jambon, fruits frais. Le top !A 9h00 Roy vient nous chercher pour nous emmener au point de rendez vous du taxi collectif.Surprise le taxi est en fait une cabine de camionnette avec une remorque aménagée pour 18 passagers. Pas de clim et une fenêtre ouverte sur 2 car fenêtres coulissantes.

Nous quittons Vinalès et une première partie du trajet se déroule dans une zone où la végétation a pris sa place. Un peu de fraîcheur bien agréable.

J’ai lu sur différents blogs que la route pour aller à Cayo Jutias est particulièrement en mauvais état. Et c’est pas peu dire. Au fur et à mesure que nous nous éloignons de Vinalès, la route commence à être moins bien entretenue et les nids de poule font leur apparition. Ça grimpe un peu et notre véhicule a quelquefois bien du mal à monter. A certains moments il roule en 2ème et on entend le moteur gémir…Le trajet prend au total 2h40 soit presque 2h00 où nous sommes trimbalés de gauche à droite pour éviter les trous tellement la route est cabossée. 2h00 de tape cul ! Bonjour les lombaires ! Au bord de la route, comme nous passons dans un secteur où l’élevage est une ressource économique, nous voyons beaucoup de chèvres, vaches, cochons, volailles etc…Par moment nous ne dépassons les 20 km/heure. Qui en France ferait 5 à 6 heures de route pour passer 4h30 dans un endroit, aussi magnifique soit-il? La route est interminable mais la récompense est au bout du chemin…


Nous choisissons 2 transats, 1 parasol et c’est parti pour une journée de ‘’ glandouille’’ L’eau est chaude… très chaude… trop chaude ! On va pas se plaindre mais moi qui vient de Marseille et me baigne dans des calanques, une eau un peu fraîche c’est tellement tonique, vivifiant. Vous me direz j’avais qu’à choisir comme destination les fjords de Norvège ou des lacs au Canada ! Après avoir barboté un peu dans l’eau, j’entreprends de voir un peu ce que l’île nous réserve. Je pars donc sur la gauche là où Mère Nature fait des merveilles.

Un paysage sculpté dans du bois flotté sur quelques mètres, mais je ne pourrais guère aller plus loin. L’accès est interdit et surveillé par un garde.

Cayo Jutias dont l’accès est autorisé aux Cubains reste toutefois bien désert ce jour là. On vient nous demander notre participation pour les matelas et parasol (11 cuc) et le bar situé à côté nous envoie régulièrement une personne pour prendre éventuellement nos commandes. Plus tard j’irai nous chercher 2 mojitos qui seront bien corsés d’ailleurs. Je jette un œil sur la carte si nous avons une petite faim, mais rien ne me fait vraiment envie. Et puis y’a un petit truc qui m’a dérangée sans faire ma chochotte. La personne qui a préparé nos mojitos sortait de la cuisine et a tripoté plein de trucs pour finir par prendre à pleine mains (propres ?) des glaçons pour remplir nos verres.Nous alternons baignade, quelques minutes au soleil puis à l’abri sous un parasol. Nous avons beau être déjà bronzés on sent bien que le soleil est particulièrement fort…Nous ne le savons pas encore mais une fois rentrés nous constaterons que nous sommes rouge comme des écrevisses. Des coups de soleil sur les tibias me feront mal 2 jours durant. Le coup d’envoi du départ est fixé à 16h30. Le retour me semble plus rapide. A quelques kilomètres de Vinalès, nous essuyons un orage et lorsque nous arrivons des torrents de boue le long de la chaussée.


Les propriétaires des casas nettoient leurs terrasses à grands coups de raclette. Quand nous arrivons à notre casa, un magnifique arc en ciel.

Une bonne douche, badigeonnage d’aloe vera et nous décidons d’ouvrir la bouteille de rhum mise à notre disposition moyennant 10 CUC. Roy nous apporte du coca et nous nous préparons des cuba libré. Ce soir nous mangeons à la casa. Nous avions prévu qu’après cette journée nous serions un peu fatigués. C’est pas tant l’effort fourni mais le voyage qui nous a mis a rude épreuve et mine de rien le soleil ça tue…La maman de Roy nous dresse la table nappée de blanc et s’ensuit un ballet de plats divers et variés.



La maman de Roy est un vrai cordon bleu. Un potage, poisson grillé, des haricots rouge, du riz, des crudités, du maïs, des beignets et de la mangue. C’est très copieux et très très bon. Nous prenons le temps de savourer ce menu et allons nous coucher.Une journée au soleil et 5 heures de route sont venues à bout de nous…Demain le tape cul se fera à cheval cette fois.

9 juillet Vinalès La Vallée del silencio

Réservée auprès de Roy pour un coût de 20 euros chacun. Le programme habituel sera quelque peu adapté pour nous. En effet hier nous avions demandé à Roy où nous pourrions manger de la langouste et comme d’habitude sa réactivité a été plus qu’efficace.

Petit dej à 8h00 et à 9h00 une carriole tirée par un cheval vient nous chercher. A bord il y a déjà des participants : 4 suisses allemands et 2 espagnols. Arrivés à l’hacienda, nous avons une explication sur la culture du tabac. Le séchoir est hélas vide… Pour ceux qui lisent en diagonale, le tabac se plante en octobre, se récolte en mars.


Nous avons bien sûr droit à la démonstration de la fabrication à la main d’un cigare. Un cigare organic soit sans aucun adjuvant. A Cuba, un bon cigare se fume pour les grandes occasions.

S’ensuit une dégustation. Le cigare est légèrement humecté de miel ce qui donne un goût très sucré au tirage. J’essaye en tirant quelques bouffées mais je n’irai pas au bout.

On nous propose d’en acheter : 40 euros les 10. N’ayant pas de fumeurs de cigare dans notre entourage, nous déclinons l’offre.

Notre groupe s’est agrandi avec l’arrivée de 3 toulousains vraiment sympa. Les suisses allemands eux, sont bien lourds, et d’un sans gêne… Je pensais que la différence d’âge justifiait notre impression mais les toulousains eux mêmes les ont très vite plus supportés. Après l’étape cigare, il est temps d’aller chevaucher nos montures.

Les chevaux sont attribués en fonction du poids et de la taille des cavaliers. Je suis la dernière à me mettre en selle.Je me demandais comment j’allais arriver à me hisser sans me ridiculiser (en effet je n’ai plus la silhouette d’antan…) Dieu merci, un ‘’ palefrenier’’ m’a bien aidé et sera toujours là à chaque stop. Cool

Nous empruntons un petit chemin et c’est au pas que nous parcourons la campagne.

Le chemin est quelquefois caillouteux, accidenté et pentu mais il est clair que les chevaux connaissent leur route et pourraient presque avancer les yeux fermés.

Un premier arrêt dans une finca où l’on nous explique la culture du café et tout le processus de torréfaction.

La personne en charge de la visite s’avère parler français et nous le retrouverons plus tard et nous aurons l’occasion pour la première fois de discuter sérieusement et sans tabou de la vie des cubains. En effet, Roy, que nous avions sollicité pour manger de la langouste s’est arrangé avec le dirigeant du ranch pour qu’à la fin de la ballade, nous retournions à cette finca au lieu de revenir au ranch. Programme bien huilé : nos montures repartiraient avec le groupe et un taxi viendrait nous chercher pour nous ramener à la casa. Les toulousains de qui nous nous sommes rapprochés durant cette halte sont tellement sympas qu’on leur propose de profiter de cette aubaine si bien sûr ça les tente. Après quelques secondes de réflexion il veulent aussi manger de la langouste et tout est organisé pour. A la différence qu’ils rentreront à cheval avec le palefrenier, celui qui prend soin de moi depuis le début. Lors de cette pause, la finca nous propose d’acheter du miel local et du rhum de la Vallée de Pinar Del Rio. Ce rhum est facile à reconnaître, il y a dedans une graine de goyave. On ne le trouve nulle part ailleurs que dans le coin de Vinalès. Nous reconnaissons immédiatement le rhum que nous avons dans notre chambre. Vendu 20 euros à la finca, nous apprécions que Roy nous le facture seulement 10 euros.

Les suisses allemands se font remarquer une fois de plus par leur sans gêne. Ils nous balancent de la musique à fond sur une petite enceinte alors que nous sommes tous tranquillement attablés à échanger avec le personnel de la finca. Par la suite, nous croiserons à nouveau des personnes rencontrées sur différentes étapes, OUF ceux là nous ne les avons plus jamais revus !!! Après cet intermède et une bière nous repartons à cheval jusqu’à un étang où là encore nous faisons une halte. Panorama sympa clic clac kodak.

Limitée à 3 Mo pour les photos je ne peux pas intégrer d’autres bien mieux



Cette halte sera relativement courte et nous repartons en direction de la finca. Nous allons enfin manger notre première langouste. La langouste négociée avec Roy à 10 CUC par personne, le repas complet avec bière et café nous reviendra à seulement 15 CUC chacun. Un potage, des crudités; la langouste, du riz blanc, du riz haricots rouges, de la patate douce et des fruits.

Le guide de la visite du café libéré de son activité nous rejoint et nous commencer à discuter à bâtons rompus de sa condition de vie et de celle du peuple cubain. Il nous a dit espérer vivement un changement de politique avec plus de démocratie et qu’il se demandait s’il le verrait de son vivant…et pourtant il a un peu moins de 50 ans ! Les conditions de vie sont très difficiles, le salaire minimum est à 30 euros. Il nous a expliqué que le gouvernement allait pour commencer enfin augmenter les salaires dans l’éducation nationale (presque du double). Il nous a dit avoir été activiste pour lutter contre le gouvernement et être quelque part surveillé. Pour lui à Cuba, si tu as une voiture, une casa ou des chevaux tu peux t’en sortir sinon c’est bien compliqué.Il est vrai qu’à La Havane nous avons pu voir les cubains faire la queue pour acheter de quoi s’alimenter. Il y a encore des tickets distribués par l’Etat. Le communisme qui peut être une belle idéologie pour certains, lui nous dit que si ça pouvait marcher ça se saurait! Les cubains ne sont pas libres d’aller où ils veulent moi ça me déglingue !!! Il est vrai que la santé et l’éducation sont gratuits à Cuba mais cela peut il suffire pour rendre un peuple heureux? Je ne crois pas…D’ailleurs, avant de partir je pensais que j’allais rencontrer un peuple d’apparence gaie, heureuse et au final quand on rentre un peu dans les quartiers moins touristiques, les cubains que l’on voit sur le pas de leur porte n’ont pas spécialement une mine réjouie…Nous sommes restés près de 2 heures à l’écouter. C’était vraiment un moment privilégié que je garderai longtemps à l’esprit. Le forum étant du domaine public, je ne veux pas rentrer dans les détails on ne sait jamais…C’est à partir de ce moment là que mes impressions sur Cuba ont changé et m’ont permis de relativiser beaucoup de choses par la suite. En le quittant je lui ai glissé un billet de 5 CUC et des cigarettes. J’aurai pu laisser plus…J’aurai dû peut être…Nous quittons la finca sous une pluie battante et nous retrouvons notre taxi à quelques mètres. Surprise c’est notre chauffeur qui nous a conduit de La Havane à Vinalès. Lorsque nous arrivons à la Casa la famille de Roy s’affairent à éponger les terrasses. Un fois le mobilier sec, nous invitons nos voisines hollandaises à boire un cuba libré et nous allons ensuite au 3J pour passer la soirée.

Il est 20h et c’est plein de monde. Les gens font la queue à l’entrée. Le serveur de l’avant veille nous reconnait et nous trouve une place à l’intérieur. Dans un coin de la salle nous retrouvons nos toulousains. Nous échangeons un peu lorsqu’un coin de table se libère sur la terrasse. Nous prenons d’assaut les 2 fauteuils disponibles et partageons la table avec 2 jeunes étudiantes en médecine. Nous parlons librement, facilement comme si nous les connaissions déjà. Une bien belle rencontre. Nous ne voyons pas le temps passer, mojitos et caïpirinhas aidant…Nous les quittons à regret, il est tard, demain départ à 8h pour Playa Larga.
Ce soir là nous sommes endormis en moins de 5 minutes enchantés de notre belle jounée…

bonsoir,
je me régale de vos commentaires et j’apprécie surtout la musique qui accompagnent vos vidéos. Serait-il possible de m’en donner les titres?
Pour le reste j’envisage une petite escapade cubaine axée vers le sud l’année prochaine.
Cdlt

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