Cuba. La famine menace

Forum Cuba

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Le riz du carnet de rationnement se trouve dans trois navires amarrés dans deux ports cubains en attente de paiement

Le quota d’août est distribué grâce aux dons de la Chine, mais il manque du pétrole et du café et il y aura des « tensions » avec le sucre.

Trois navires chargés de riz attendent dans les ports cubains que l’État paie leurs armateurs, dont deux à La Havane et un à Santiago de Cuba, tandis que la population reçoit à peine le produit des dons et des stocks.

Il y a eu d’autres mauvaises nouvelles lors de la conférence de presse du ministère du Commerce intérieur. En septembre comme en août, on n’attend ni café ni huile, un mauvais pronostic si l’on considère que même lorsqu’on annonce qu’il y en aura, il n’arrive pas entre les mains des familles.

La distribution pendant les mois d’été a été catastrophique. Même si les autorités du Commerce Intérieur ont déclaré que ce lundi il y aurait une activité fébrile dans les ports, elles ont reconnu qu’il y avait des livraisons en attente pour juin, juillet et août. La responsabilité en est, soutiennent-ils, le manque « d’assurance » du transport et du carburant, le manque d’électricité et les déficiences dans la stratégie d’organisation des opérations, en plus des problèmes de paiement des armateurs.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Déjeuner ou manger, le dilemme quotidien des Cubains face aux prix et à la pénurie

“Notre alimentation est épouvantable, nous mangeons ce que nous pouvons manger, pas ce dont notre corps a besoin”

« Jusqu’à l’année dernière, avec 60 pesos, on pouvait manger une pizza ici. Mais un mypime a pris ça et maintenant le moins cher coûte 150 pesos», raconte Arelis, 54 ans, qui vient de passer devant la pizzeria de la 37ème rue, dans le centre du Prado de la ville. « Combien puis-je manger par mois si je gagne 2 800 pesos ? Et dans le bar d’à côté, un pain avec des croquettes coûte 80 pesos et personne ne veut le manger », déplore-t-il.

La femme dit qu’elle en a marre de manger des pizzas toute sa vie. « Le régime alimentaire des Cubains ordinaires est épouvantable. Nous mangeons à peine ce que nous pouvons et non ce dont notre corps a besoin. À la maison, nous passons tout le mois à étendre le petit morceau de riz, de haricots, de pois ou tout ce qui apparaît », dit-il. Comme elle, la plupart des habitants de Cienfuegos consultés par ce journal rapportent qu’ils doivent tout le temps choisir entre le déjeuner et le dîner, soit parce que leurs finances sont insuffisantes, soit parce que la nourriture n’apparaît pas.

Plusieurs personnes marchent le long du boulevard de la 54e rue, dans l’espoir de trouver de la nourriture à un prix abordable pour leurs poches. « La seule chose que j’avais ce matin, avant de quitter la maison, c’était une petite tasse de café. J’ai deux enfants et il faut leur laisser le peu qui apparaît, y compris les collations, maintenant que l’école a commencé », déclare Nora, une professeure d’université renommée qui avoue cependant à 14ymedio qu’elle souffre de la faim et des besoins de toutes sortes.

Dans n’importe quelle cafétéria, que ce soit dans la rue San Carlos, Santa Clara ou Industria, un sandwich peut coûter au moins 150 pesos, quel que soit l’endroit où il est vendu ou la qualité du produit. « Je suis désolé pour mes enfants parce qu’ils quittent l’école, désespérés de manger quelque chose. Alors, je dois prendre la boule de pain sale qu’ils vendent au carnet de rationnement et y ajouter n’importe quoi pour qu’ils arrivent au repas avec quelque chose dans le ventre », explique Nora.

Elle et sa famille ont été contraintes de ne pas consommer de lait de vache parce qu’elles n’en ont pas les moyens au prix auquel les particuliers le vendent. « Le travail que nous vivons est criminel. “J’ai l’impression que nous mourons à petit feu”, dit l’enseignante en voyant un groupe de touristes étrangers déjeuner à l’hôtel La Unión, de la chaîne espagnole Meliá. « À ce moment-là, mes enfants doivent prendre un verre de yaourt, accompagné d’un peu de riz jaune qui reste d’hier soir. Je pense qu’il y a trop de mots", dit-elle.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Chavitomiamor

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Cuba, confronté à une crise économique sans précédent

Les habitants manquent de tout et le gouvernement peine à leur fournir les denrées de première nécessité.

Les autorités locales le reconnaissent : tous les indicateurs sont au rouge, à tel point que l’Etat peine à faire face à ses obligations, à commencer par veiller à ce que les habitants aient de quoi manger.

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Chavitomiamor

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“Il n’y a pas de médicaments, il n’y a pas de nourriture”

“Pour manger ? Avec le peu de la bodega. Et je complète en demandant à un yuma qu’il me donne un peu d’argent. Certains m’en donne, d’autres pas…”

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La crise économique à Cuba s’aggrave dangereusement : “On voit les gens faire les poubelles pour trouver à manger”

À La Havane, la vie des Cubains est rythmée par les coupures d’électricité et les pénuries de nourriture. La seule solution pour retrouver des conditions de vie décentes est de quitter le pays.

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Chavitomiamor

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En quatre ans, Cuba a perdu 62 % de sa production de poulets et 72 % de sa production de porcs

Le ministre de l’Agriculture dresse un tableau bien plus sombre que celui de 2023, pour lequel il ne propose toujours pas de solutions.

Jusqu’à il y a quelques jours, les données officielles catastrophiques disponibles sur la production d’œufs de poule étaient celles de 2023. On savait ainsi que Cuba passait de cinq millions d’unités en production en 2020 à 2,2 millions. L’intervention du Ministre de l’Agriculture, Ydael Pérez Brito, hier à la télévision pour expliquer la situation alimentaire de l’Île, montre que le puits n’a pas de fond.

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Les données officielles confirment la débâcle de l’industrie alimentaire cubaine

La pénurie alimentaire à Cuba et les prix élevés témoignent chaque jour de l’effondrement de l’industrie alimentaire sur l’île, mais les chiffres révélés par le ministre de l’Agriculture confirment que la situation est encore pire que ce à quoi on pourrait s’attendre.

Cuba, selon ce qu’a expliqué le chef du secteur, ne peut même pas nourrir 20% de sa population avec ce qu’elle produit.

Comme l’a expliqué à la télévision le ministre cubain de l’Agriculture, Ydael Pérez Brito, le pays a connu une baisse significative de la production de protéines, l’accent étant mis sur l’élevage de volailles et de porcs.

Au total, Cuba ne dépasse pas actuellement les 200 000 tonnes de nourriture produite.

L’île est passée de 4 à 5 millions d’œufs par jour il y a moins de cinq ans, à un maximum de 1.200.000 aujourd’hui.

Par ailleurs, dans d’autres domaines comme la production de riz et de diverses céréales, la sous-utilisation des capacités du pays est notable. Concernant les céréales susmentionnées, par exemple, le ministre a reconnu que malgré la capacité de planter environ 200 mille hectares, cette année seulement 60 mille hectares ont été plantés.

Pour cette raison, Cuba devra à nouveau importer du riz cette année et l’année prochaine, et continuera également à dépendre des dons et de la charité internationale, possédant les champs les plus fertiles de la région.

La même chose se produit avec les légumes, le soja, le maïs et bien d’autres produits, a-t-il expliqué.

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« Il n’y a pas que l’électricité qui manque »

De plus, cette panne massive survient au moment où Cuba traverse sa pire crise économique en 30 ans. Le peso cubain s’est effondré, l’inflation dépasse les 30% et les pénuries de vivres et de médicament se multiplient à travers le pays. « Le président a déclaré qu’il voulait protéger les citoyens mais la crise, la situation d’effondrement total dans lequel se trouve le Cuba aujourd’hui, est dû au manque d’efficacité et aux mauvaises décisions que le gouvernement lui-même a prises », tance Carolina Barrero, une militante de défense des droits de l’homme en exil

« À Cuba, il n’y a pas que l’électricité qui manque, les gens n’ont pas accès à l’eau potable, ils n’ont pas accès à la nourriture, beaucoup ne mangent qu’une fois par jour. Tous les services de transport, de santé publique et d’éducation se sont également effondrés à cause de cette crise alimentaire, énergétique et humaine, qui n’est due à rien d’autre qu’à l’inefficacité du gouvernement », ajoute-t-elle.

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L’accès aux produits de base à Cuba est de plus en plus limité, ce qui a entraîné un boom du marché noir et une augmentation de la consommation de produits non certifiés. La confusion entre salpêtre et sel de table pourrait être une conséquence de la crise alimentaire que traverse l’île.

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Une femme bat à mort un chat à La Havane : « Je ferai de la soupe pour les enfants »

Des militants dénoncent une femme à La Havane pour avoir brutalement tué un chat pour « faire de la soupe ».

La page Facebook « SOS Protection Animale – PASOS » a publié la vidéo de l’incident, qui s’est produit sous les yeux de plusieurs voisins qui ont interrogé la femme, alors qu’elle affirmait qu’elle ferait « de la soupe pour les enfants, de la soupe pour Luisito ».

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Les habitants de Río Cauto descendent dans la rue pour exiger la libération d’une mère arrêtée pour avoir dénoncé la faim

Des centaines d’habitants ont réclamé vendredi (7 mars 2025) la libération de Mayelín Carrasco Álvarez dans les rues de Guamo, une localité de Río Cauto, dans la province de Granma. « Nous voulons Mayelín ! », ont crié les manifestants, qui ont également frappé sur des casseroles pour la mère de trois enfants, arrêtée cette semaine après avoir dénoncé la faim et la négligence de l’État qui règnent dans la région.

La Havane, 7 mars (EFE).- Pénuries de pain et de riz, de gaz liquéfié et d’essence, de médicaments de base et de transports publics, et même des coupures d’électricité quotidiennes. De nombreux symptômes de la polycrise cubaine trouvent leur origine dans un problème commun : le manque de devises dans un État qui monopolise de vastes secteurs de l’économie.

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Río Cauto, comme beaucoup d’autres villes cubaines, souffre d’une pénurie alimentaire alarmante. La situation a conduit les citoyens à s’exprimer avec plus de courage, conscients que la faim et le désespoir ne peuvent être résolus par la répression. « Expliquez au peuple pourquoi vous avez emprisonné Mayelín ! « Mayelín n’a rien fait ! », s’exclamaient les manifestants, tandis que les autorités évitaient de réagir.

Face à la pression croissante, le gouvernement cubain a opté pour une stratégie connue : une surveillance accrue et le déploiement de troupes de choc. Des policiers en civil ont enregistré les manifestants avec leurs téléphones portables, une tactique utilisée pour identifier et réprimer ensuite ceux qui menaient les manifestations.

Jusqu’à présent, les autorités n’ont émis aucune déclaration officielle concernant l’arrestation de Carrasco Álvarez ou la manifestation à Río Cauto. Cependant, ce qui s’est passé montre que le mécontentement à Cuba continue de croître et que, malgré la répression, de plus en plus de citoyens sont prêts à descendre dans la rue pour réclamer leurs droits.

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L’opposant cubain José Daniel Ferrer a dénoncé jeudi la brève arrestation ces derniers jours d’une centaine de personnes fréquentant sa cantine humanitaire et de certains de ses collaborateurs à Santiago de Cuba dans l’est de l’île.

Selon l’opposant, depuis mardi (02/04/25), la police a encerclé les lieux, appréhendé huit de ses collaborateurs et quelque 90 personnes qui venaient chercher de la nourriture.

Dinubia Rondon, une mère de famille de 35 ans, a exprimé son inquiétude concernant la nouvelle arrestation jeudi de son fils de 17 ans. «La menace qu’ils m’ont faite hier était qu’ils lui imposeraient une amende de 30 000 pesos (environ 214 francs suisses) si je continuais à venir ici», a-t-elle expliqué à l’AFP, également par téléphone.

Pour José Daniel Ferrer, les autorités cubaines n’apprécient pas que son centre puisse fournir jusqu’à 1 200 repas par jour, financés «principalement par des Cubains vivant aux États-Unis et quelques-uns qui résident en Europe», car cela met en évidence la pauvreté de certains habitants.

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Article de Adelante.cu (presse officielle régionale)

Le non-respect de la livraison du pain rationné persiste

CAMAGÜEY.- De graves pénuries de farine de blé ont conduit ces derniers jours à des échecs répétés dans la livraison du pain nécessaire au panier familial standard.

Selon Luis Camacho, directeur provincial de l’Entreprise Alimentaire (EPIA), les faibles quantités de farine reçues sur le territoire empêchent la réalisation des livraisons établies d’un produit très consommé, et son impact soutenu provoque de multiples revers au sein de la communauté nationale.

Le territoire a besoin d’un peu plus de 36 tonnes par jour, mais ce qu’il reçoit est bien en deçà de ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins établis de la population, de sorte que la production est désormais orientée vers la garantie de services sociaux tels que la santé, l’éducation et le Système de soins familiaux (SAF), entre autres utilisations.

La pénurie de cette matière première a conduit à la décision de réduire le poids du pain de 80 à 60 grammes dans les derniers mois de 2024, ainsi que son prix (d’un peso à 75 centimes), afin d’augmenter le nombre de jours de couverture dans le pays. Cependant, des problèmes technologiques et de disponibilité du blé ont forcé l’arrêt de la production de cet aliment convoité.
Cuba consomme environ 20 000 tonnes par mois rien que pour produire du pain standard.

À cet égard, et en attendant de recevoir les chiffres nécessaires, il serait positif d’évaluer la possibilité de bénéficier au segment scolaire jusqu’à 13 ans, avec une fréquence toujours soumise à la faisabilité des ressources.

https://adelante.cu/index.php/es/noticias/de-camagueey/31255-persisten-incumplimientos-en-la-entrega-de-pan-normado

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Des manifestations contre la faim et des coupures de courant secouent l’est de Cuba

Des manifestations contre la faim et les coupures de courant secouent Santiago de Cuba et Bayamo. Les Cubains réclament de la nourriture et de l’électricité dans un contexte de répression féroce.

La nuit du 21 mai a vu de nouvelles manifestations dans l’est de Cuba , motivées par des coupures de courant prolongées et des pénuries alimentaires croissantes.

Les habitants du quartier Micro 9 de Santiago de Cuba sont descendus dans la rue en pleine panne de courant pour exiger des changements dans le pays, selon le journaliste indépendant Yosmany Mayeta.

Tout cela s’est produit après une table ronde télévisée , au cours de laquelle le régime a tenté de justifier la crise énergétique. Cependant, des milliers de personnes n’ont pas pu assister à ces débats car l’électricité a été coupée pendant plus de 24 heures.

Les cris de « courant » et de « nourriture » entendus dans les vidéos sont une preuve supplémentaire du désespoir dont souffre le peuple cubain.

Les manifestations se sont également étendues à la ville de Bayamo, dans la province de Granma. Selon les témoignages partagés sur les réseaux sociaux par l’activiste.

Les habitants du quartier de Jabaquito ont bloqué un pont en signe de protestation, provoquant l’intervention de patrouilles de police. De même, des concentrations ont été signalées dans la zone connue sous le nom de « 20 de Siboney », également à Bayamo.

Face aux protestations, le régime a répété sa stratégie habituelle consistant à couper l’accès à Internet pour empêcher la propagation des manifestations.

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L’ONG Programme Moniteur Alimentaire a qualifié vendredi la situation alimentaire à Cuba d’“alarmante” et en déclin progressif, lors de la présentation d’une enquête qui évalue à 21% la proportion de la population souffrant d’insécurité alimentaire. Selon l’étude, présentée virtuellement, « il y a une pénurie généralisée de tous les types de produits alimentaires », mais les pénuries sont également aggravées par des pannes de courant quotidiennes prolongées, des difficultés d’approvisionnement en eau et une forte perte de pouvoir d’achat en raison d’une inflation élevée.

Selon le rapport Food Monitor, 9,8 % des personnes interrogées déclarent ne jamais manger de légumes et 40,5 % soulignent qu’elles ne consomment jamais de produits laitiers. De même, 55,1 % déclarent manger trois repas par jour, 29 % disent en manger deux, 11,9 % disent en manger « plus de trois » et 4 % se limitent à un seul. De plus, 24,6 % ont déclaré que certains jours, ils n’avaient pas assez de nourriture et se couchaient le ventre vide.

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Deux hommes arrêtés alors qu’ils transportaient des centaines de kilos de viande de chien et de chat à Holguín
Apparemment, la viande était destinée à être vendue au marché noir.

La Police Nationale Révolutionnaire (PNR) a arrêté deux personnes alors qu’elles voyageaient dans un bus en provenance de Ciego de Ávila avec des mallettes et des colis suspects.

Lors de l’inspection, une découverte a été faite : les autorités ont confisqué 266 livres de viande de chien et 384 livres de viande de chat, prétendument destinées à la vente dans la ville de Holguín.

L’année dernière, des incidents similaires ont secoué la population. Un cas particulièrement alarmant s’est produit à San José de las Lajas, dans la province de Mayabeque, lorsque trois individus ont été arrêtés en possession de têtes de chiens abattus destinées à être vendues comme viande de porc.

Ce cas n’est pas isolé à Cuba. Durant la Période spéciale des années 1990, alors que la crise alimentaire ravageait le pays, des rumeurs circulaient parmi la population sur la consommation de viande de chien et de chat comme alternative face aux pénuries alimentaires.

https://www.periodicocubano.com/arrestan-a-dos-hombres-cuando-movilizaban-cientos-de-libras-de-carne-de-perro-y-gato-en-holguin/

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Chavitomiamor

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À Flor de Itabo, « il n’y a pas de vie », seulement de la résignation pour ses 800 habitants.

« Cet endroit est complètement dévasté. Il n’y a plus de vie. Je ne vois aucune perspective. » Avec ces trois phrases, prononcées avec une désolation absolue, Pedro résume la situation à Flor de Itabo, un hameau isolé de Madruga, dans la province de Mayabeque, où il vit depuis plus de 12 ans.

La nourriture, cite Pedro en exemple, est pire que jamais. « Rien n’arrive à l’épicerie, on attend le riz, et il n’arrive pas. On vit de micro, petites et moyennes entreprises, de hot-dogs à 450 pesos, d’un poulet hors de prix… » Le pain, souligne-t-il, « brille aussi par son absence ». « On n’en connaît pas la cause. Il n’est pas arrivé depuis des jours. »

Les MPME sont un monde à part, poursuit le Guajiro, précisant que s’il est possible de s’y procurer du pain et d’autres denrées alimentaires, les prix ne sont pas toujours abordables. « On se contente de leur pain, à 350 pesos le sac, et il faut bien manger, sinon on va mourir. »

De nombreux autres problèmes accablent les habitants de Flor de Itabo, privés d’eau courante depuis environ trois mois à cause d’une turbine en panne. « Ils n’ont rien dit, il n’y a pas de solution. » Lorsqu’un camion-citerne arrive, beaucoup en profitent pour charger des seaux et des citernes qu’ils revendent ensuite. « J’habite au troisième étage et j’achète mon peu d’eau pour ne pas mourir de faim », dit-il.

Peu de gens dans la ville sont prêts à donner leur avis lorsque ce journal les interroge. « Dire la vérité vous met en danger. Alors vous vous taisez, car vous risquez la prison. La situation est terrible ici » affirme Pedro.

Les coupures de courant sont un sujet que Pedro préfère éviter. Même si elles continuent de lui causer des maux de tête, c’est une réalité qui fait déjà partie de son quotidien. « On peut passer jusqu’à 20 heures sans électricité. Je n’y pense plus ; ce sujet ne m’intéresse plus. »

Hasta pronto
Chavitomiamor

@chavitomiamor
Tu vas me dire ce que tu en penses.

J ai eu mon message , sur le sujet du carnet de voyage en solo , supprime comme spam,
Car je marquais que les gens n ont plus rien a Cuba ,
et que je citais Cuba Cooperation France ( on m a marque que CCF c etait du spam.
C est comme si on disait que citer Medecin Sans Frontiere c etait du spam. .:thinking:).
Tu dois connaitre CCF.

Dans cette discussion de retour de voyages ou les voyageurs trouvent tout merveilleux a Cuba,
comme tous les retours depuis des mois et meme quelques annees,
Il n y a aucune photo.
On est tous,
sans tomber dans la paranoia ,
a douter que ces voyages ont bien eu lieu.

Sur youtube les videos ne manquent pas.
Et c est quand meme bizarre tous ces retours chaque mois, sans photos, sur le routard.
Je me souviens du Routard Cuba d il y a 5 ou 6 ans avec des CR Cuba plein de photos…

Meme sur CCF (je suis adherente, eh oui…j ai le droit de le dire …), on nous parle de tout ce qui se passe a Cuba,
et c est tres loin de ce que racontent les internautes du routard, dans leurs retours, sans photos.

Dans les retours de voyages actuels , sans photos, sur le Routard, les internautes s en tiennent a des questions d argent,
" j ai paye 20€ mon repas, 50€ le taxi…j ai mange une excellente langouste"…“je suis alle a la casa de…”, " j ai eu un super chauffeur guide …“…” tout etait merveilleux" …" bien sur quelques problemes de coupures d electricite mais avec une frontale c est genial"…
Dans ce pays Cuba aussi cher qu aux Bahamas et ou on se sent si bien , :thinking:
aucunes photos …

Pour revenir au sujet de cette discussion, Cuba la famine menace:

Pour cette misere
et le fait que les gens meurent de faim ,
un journaliste de Ouest France raconte le quotidien d un forgeron a la Havane,
cela a ete publie mercredi 11 juin 2025.

Ce forgeron ne revient chez lui qu une fois par semaine,
sa maison est a 40mm de son atelier, parcequ il n a pas assez d argent pour payer les aller retour en bus qui lui coutent 1.000 pesos, 3€50.
Les mois ou il a du travail il gagne entre 40.000 et 50.000 pesos cubains (120€/140€).
Le matin de l interview il est alle a la banque ou il a attendu 7h et ou il n a pas pu retirer de l argent.
Parcequ il y avait beaucoup de monde et que les connexions etaient tres lentes.
Il n a pas pu avoir de l argent pour s acheter a manger.
Sa retraite est dans 5 ans ou on lui paiera 2.000 a 3.000 pesos (6€/9€)
C est rien.
D autres ont des retraites de 1.500 pesos (4,5€).
Ceux qui ont de l argent vivent plus longtemps.
Et les pauvres meurent.

https://www.ouest-france.fr/monde/video-cuba-la-lutte-quotidienne-2aba80c5-3caa-4ae4-bc6f-c0406090126e

https://www.ouest-france.fr/monde/cuba/reportage-la-lutte-quotidienne-des-cubains-face-a-la-crise-economique-d87bd15c-4208-11f0-b704-f7b46f41b8ae

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Cuba se résume à une morosité d’atmosphère.

Le parc d’attraction révolutionnaire a perdu de son lustre.

Dollarisation triomphante.

Le touriste patauge entre vacances et mission humanitaire.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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@chavitomiamor
Ravi de vous avoir connu.
Ce ne sont pas les touristes qui crient famine mais le peuple cubain.
Les touristes meme s ils se donnent des allures de revolutionnaires a la Che, vu le prix que coutent les sejours a Cuba et l avion , viennent tous d un milieu bourgeois et arrivent les poches pleines d euros.
S ils vont a Cuba c est surtout pour frimer apres aupres de leurs copains , de leurs colleges de travail ou pour ramener une jolie cubaine ou un beau cubain.
Pas besoin d aller a Cuba pour ca.
Ceux motives et sans argent qui aimeraient aller a Cuba il y a toujours le PCF ou le CCF qui organisent des sejours pour prolos desargentes a des prix de groupes tres bas…

Quant au peuple qui crie famine , on a envie de repeter tout le temps le salaire du forgeron de 120€ par mois, de sa prochaine retraite a 9€ par mois et le fait qu il ne revienne chez lui qu une fois par semaine car c est du luxe pour lui d avoir a payer 3,50€ de bus aller retour…

Les touristes, de la misere, ils ne verront rien.
En 2 jours ils depensent ce que gagnent des cubains en 1 mois et en 15 jours de vacances ils depensent ce que gagnent les cubains en une annee.

La seule chose qui compte pour les touristes c est de manger leurs langoustes , d avoir leur carte SIM, d avoir reserve leurs casas et d avoir leurs chauffeurs guides pour les servir toute la journee.

Ensuite si vous voulez vraiment devenir revolutionnaire , ce n est pas en etant dans les troupeaux de touristes intellos bourgeois qui vont craner a Cuba que vous le serez.
Le seul endroit ou vous apprendrez la rethorique cubaine revolutionnaire , si vous etes francais, c est en allant au CCF qui est une filiere du PCF…
Et aucune honte d etre au PCF ,
en Espagne c est plutot un honneur d etre a Sumar,
D ailleurs en Espagne les communistes font partie du gouvernement Sanchez,
Alors qu en France pays dirige par la droite, et l extreme droite pas loin, etre communiste est considere comme une infamie.

En Espagne , les communistes, l extreme gauche gouvernent aux cotes des socialistes.
C est le seul pays de gauche d ailleurs en Europe.

Et toujours se souvenir du forgeron et de ceux qui n ont rien a manger a Cuba.
Et dire aussi le plus souvent possible qu on en a marre des discours des touristes qui ne voient que leur nombril et ne pensent qu argent resto chauffeur guide casa coffre fort pour garder leur argent et qu on aimerait de la part des touristes un discours plus concerne par la pauvrete des pays ou ils vont…

Bonne continuation a Cuba…

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En plus il y en a qui n ont pas encore compris qu il y a des cubains tres riches avec des grosses voitures, des magasins partout avec tout ce qu il faut ou on peut payer en dollars et ce ne sont pas kes touristes qui achetent car des touristes il y en a tres peu. Je propose a ces grands penseurs assis devant leur pc a regarder les infos qui vont dans leur sens et a ressasser leur morosite de louer un bateau et de venir jusqu ici en brandissant leurs idees et en apportant des denrees alimentaires et du medical…au moins ils feront quelque chose de positif de leur vie

Pas encore partie ? n oubliez pas des generateurs electriques.

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Pourquoi. Les patates ne poussent pas à Cuba ?

En 1950, Cuba avait la souveraineté alimentaire.

Commencer par changer de modèle économique avant d’imposer la mendicité.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Cuba en 2025, la crise alimentaire va au-delà de la simple pénurie.

La pénurie de ressources est devenue un phénomène structurel qui porte atteinte à la dignité humaine. Pour un étranger, imaginer Cuba évoquerait peut-être des images de voitures anciennes, de musique vintage et d’une histoire de résilience face à l’adversité. Mais derrière cette carte postale touristique se cache une réalité bouleversante : la faim qui ronge un peuple pris au piège d’une crise alimentaire, conséquence d’une négligence systématique de l’État

Cette situation met en évidence l’inefficacité des politiques visant à revitaliser la production agricole, un secteur qui devrait être l’épine dorsale de la sécurité alimentaire dans un pays doté de terres fertiles et d’un climat propice à l’agriculture

https://www.foodmonitorprogram.org/columna-el-abandono-estatal-acrecienta-el-hambre-en-cubahttps://www.foodmonitorprogram.org/

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour,
je suis une touriste qui découvre ce forum. Je viens à Cuba parce que je suis la compagne d’un fou de voyages comme il se décrit lui-même. A refaire, je viendrais moins longtemps (parce que 4 semaines en été cela va être difficile pour moi, je meurs déjà de chaud en France) et à une autre période (de novembre à avril eût plutôt ma préférence, car je crains les moustiques). Il vient voir les sites Unesco de cuba. Il ne lit pas les forums du routard lorsqu’il organise un voyage, moi si. Le routard est mon guide depuis toujours et ses forums sont mon guide depuis que je le connais, à savoir 10 ans déjà. Nous venons longtemps avec un bagage pour deux pour optimiser nos dépenses. Je mettrai des photos ici, si c’est dans mes compétences, et si je peux charger mon téléphone portable avec de l’électricité. Merci pour mon éveil à la réalité cubaine, ce qui est écrit ici n’est pas écrit dans les guides de voyage. Je pense que je ne vous apprends rien.

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Au crépuscule de leur vie, avec des pensions minimales interdisant de se nourrir correctement, les retraités Cubains tentent de surmonter la crise économique. La fracture sociale est devenue abyssale entre ceux qui survivent grâce aux aides du régime et ceux qui ont les moyens de faire leurs courses en dollars.

Fin 2024, plus de 25% des 9,7 millions d’habitants de Cuba avaient plus de 60 ans, selon les statistiques officielles, dépassant ainsi le Chili et l’Uruguay.

Et plus de 39% des retraités cubains perçoivent une pension minimale de 1 528 pesos. L’équivalent de 13 dollars au taux officiel, mais de 4 dollars seulement sur le marché informel, qui dicte les prix dans la rue.

"On se débrouille avec ça" , "la situation est difficile " et la pension "ne suffit pas ", explique cette dame qui touche une retraite de 1 540 pesos, à peine assez pour acheter 15 œufs ou un peu plus de deux kilos de riz.

Dans les rues apparaissent de plus en plus de mendiants. Parfois, un vieillard fouillant dans des poubelles à la recherche de quelque chose à vendre ou à manger.

La crise frappe également les aides que le gouvernement destine aux plus démunis.

Le gouvernement ne garantit plus l’approvisionnement régulier du panier de base qui, pendant des décennies, a été distribué à la population via la “libreta”, le livret de rationnement.

Pour compléter ce panier, déjà réduit au strict minimum, les Cubains — dont les salaires et pensions sont versés en pesos — doivent se rendre dans les magasins en dollars ou les commerces privés, aux prix exorbitants pour la majorité de la population.

Selon le Centre d’études de l’économie cubaine de l’Université de La Havane, en 2023, une famille cubaine de trois personnes avait besoin de 12 à 14 salaires minimums (2 100 pesos) pour couvrir ses besoins alimentaires de base.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Chavitomiamor

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Hasta pronto
Chavitomiamor

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La faim explose à Cuba, plongeant de nombreuses personnes dans le dénuement. Voici un aperçu d’une grave crise humanitaire, oubliée dans le grand jeu géopolitique actuel.

Eau, électricité, nourriture, médicaments, transports en commun… Tout ce qui est nécessaire à une vie digne est rare à Cuba. Autrefois, les Cubains descendaient dans la rue pour protester contre la répression politique de leurs opposants et réclamer la liberté ; aujourd’hui, ils se mobilisent pour exiger l’essentiel : non seulement vivre, mais survivre.

Cela a entraîné une augmentation du nombre de sans-abri à La Havane, en particulier chez les personnes âgées. William Abel vit dans la rue après avoir perdu sa maison lors d’un glissement de terrain. En plus d’être sans toit, Abel, 62 ans, n’a rien à manger et fouille les poubelles à la recherche de quoi se nourrir. Chiens et mouches se disputent constamment cette nourriture.

De nombreuses personnes vivent aujourd’hui dans des conditions de précarité sans précédent sur l’île. Juan de La Cruz, 63 ans, en est un parfait exemple. Amputé d’une jambe en 2021 à cause du diabète, il est assis sous un porche du quartier animé de Centro Habana, une pancarte indiquant : « À manger, s’il vous plaît. »
De La Cruz perçoit une pension mensuelle de 1 092 pesos, soit moins de 3 dollars sur le marché informel. « Ce que je reçois de l’aide sociale ne suffit pas, et la nourriture à la soupe populaire est mauvaise », explique cet homme, ancien porteur. Mais il a de la chance : il a encore un toit. L’absence de logement empêche de nombreux Cubains dans le besoin d’accéder aux aides de l’État.

À Cuba, les autorités n’emploient jamais le terme « pauvre », préférant des termes comme « personnes vulnérables » ou « sans-abri » pour désigner les personnes démunies. Selon le gouvernement, en 2024, 189 000 familles et 350 000 personnes vulnérables bénéficiaient de programmes sociaux.
Il n’existe pas de statistiques officielles sur la pauvreté, mais ces deux dernières années, elle est devenue un phénomène plus que visible dans les rues de La Havane.

Selon l’Observatoire cubain des droits de l’homme, 89 % des familles vivent dans l’extrême pauvreté. Dans une récente interview accordée au site web La Joven Cuba, la sociologue Mayra Espina Prieto a estimé qu’« entre 40 % et 45 % de la population cubaine vit dans une situation de pauvreté monétaire ». L’UNICEF rapporte que 9 % des enfants souffrent de « pauvreté alimentaire ».

Le programme Food Monitor rapporte qu’un Cubain sur trois mange deux fois par jour ou moins, et selon le Centre d’études de l’économie cubaine de l’Université de La Havane, en 2023, une famille cubaine de trois personnes avait besoin de 12 à 14 salaires minimums pour subvenir à ses besoins essentiels.

Sur l’île, plus de 39 % des retraités perçoivent une pension minimum de 1 528 pesos, soit l’équivalent de 13 dollars au taux de change officiel. Mais sur le marché informel, qui fixe les prix de vente, elle atteint à peine 4 dollars.
Ces pensions ne permettent d’acheter que 15 œufs par mois ou 2,2 kg de riz. Cette population descend donc dans la rue pour mendier ou pour compléter ses revenus mensuels grâce à la vente informelle de café, de cigarettes ou d’articles d’occasion. C’est aussi ainsi qu’elle fait face à la crise économique, aujourd’hui pire que toutes celles que l’île a connues depuis l’implosion du bloc communiste soviétique en 1991, son principal allié à l’époque. De plus, depuis 2022, date à laquelle un nouvel exode migratoire massif a commencé à Cuba, alimenté par la grave crise actuelle, de nombreuses personnes âgées se retrouvent sans soutien familial.

À la vulnérabilité économique s’ajoute une profonde déception. « Je n’ai rien, ma maison s’écroule (…) la situation est précaire et sans avenir », déclare Lucy Pérez (72 ans), une économiste qui a travaillé 36 ans et a pris sa retraite avec 1 600 pesos.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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La pauvreté touche une grande partie de la population à Cuba.

LA HAVANE – Assise les pieds sur le trottoir devant la maison de son voisin, Teodosia Nilda Hernádez, 80 ans, vend des chaussures pour joindre les deux bouts, une pratique courante dans le quartier de Dragones, à Centro Habana, l’une des 15 municipalités qui composent la capitale cubaine.

La situation est mauvaise. Et ma retraite est insuffisante. Il n’y a rien à la pharmacie (qui vend des produits subventionnés), alors je dois vendre des choses pour acheter des médicaments hors de prix dans la rue. Dix comprimés d’énalapril pour la tension artérielle coûtent 600 pesos (1,40 dollar selon le marché informel, le plus courant), a-t-elle déclaré à IPS.

Pensionnée depuis 30 ans à la suite d’un accident survenu à son ancien emploi à la Régie provinciale du logement, elle recevait l’équivalent de 3,60 $ par mois — alors l’allocation minimale d’aide sociale — jusqu’en août, lorsque le gouvernement a doublé ce montant à la suite d’une mesure qui a augmenté le revenu des prestataires d’aide sociale qui recevaient moins de 9,40 $ par mois.

Cette augmentation a bénéficié à près de 1,6 million de personnes à Cuba, mais elle ne représente pas une amélioration substantielle, étant donné qu’un kilo de riz, l’aliment de base des Cubains, coûte 1,40 dollar, tandis que le quota mensuel de trois kilos de riz par personne – vendu par l’État à des prix subventionnés – a été retardé de plus de deux mois.

C’est pourquoi Hernández, qui n’a aucun membre de sa famille pour la soutenir, à part une sœur dans une situation similaire, vend des chaussures pour sept dollars et, de temps en temps, « tout ce qui se présente ».

Dans la rue Campanario, où vit Hernández au troisième étage d’un immeuble, le même scénario se répète le long des trottoirs.

La propriétaire de la maison où se trouve Hernández, 64 ans, veuve et retraitée, vend un fauteuil roulant.

« Faites ce que vous pouvez. Si vous achetez du riz, vous ne pourrez peut-être pas acheter de viande. Nous avons des besoins. Parfois, je n’ai rien à manger, mais je ne veux pas dire du mal de mon pays », a-t-il déclaré à IPS, après avoir requis l’anonymat.

À quelques rues de là, une autre femme, qui a requis l’anonymat, travaille de façon indépendante du mardi au dimanche, vendant des articles de quincaillerie sur un stand de foire. Pendant son temps libre, elle passe son temps devant chez elle et vend également des ampoules LED.

« Un salaire de base ne suffit pas ; il faut le compléter en vendant des choses, plus ou moins pour survivre à la situation difficile », a-t-il déclaré à IPS.

Un rapport annuel sur ce sujet, réalisé depuis 2019 et dont le travail de terrain est mené par l’Observatoire cubain des droits de l’homme (OCDH), montre que 89 % des familles cubaines souffrent d’extrême pauvreté, sur la base d’entretiens avec 1 344 personnes réalisés entre juin et juillet 2025.

L’étude identifie l’extrême pauvreté comme un revenu par habitant inférieur à 1,90 dollar par jour, selon une norme internationale établie par la Banque mondiale en 2015, en utilisant comme référence le taux de change du marché informel des changes à Cuba.

Les inégalités augmentent

« Les années 1990 peuvent être considérées comme un précurseur de la situation actuelle. Autrement dit, le processus d’hétérogénéisation et de restratification sociale était déjà en cours », a déclaré Espina à IPS.

Fondamentalement, la crise économique des années 1990, suite à la chute du bloc socialiste dont Cuba faisait partie, et aux réformes mises en œuvre pour la gérer, a provoqué « la réapparition de classes sociales qui avaient été presque éteintes dans le projet socialiste cubain, comme la petite bourgeoisie urbaine », a déclaré le sociologue.

« Les inégalités ont augmenté, à mesure que des secteurs mieux rémunérés sont apparus, comme le tourisme et les joint-ventures (avec des capitaux cubains et étrangers)… et ce furent aussi des périodes de pauvreté croissante », a-t-il ajouté.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Les pannes d’électricité interminables ainsi que le manque d’eau potable et de nourriture présagent un avenir catastrophique pour l’île.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour, il faut que je mette des photos. Je le fais dès que possible. J’ai vu à Cuba des chats, des chiens, des enfants noirs et des vieillards, se nourrir dans les poubelles. J’y ai laissé des balles de tennis, un tee shirt, des soutiens gorges, des gommes, je n’avais pas de stylo. J’y ai laissé mes médicaments avant de repartir. J’y ai vu beaucoup de débrouillardise et pour cause : des cd derrière les cagettes accrochées sur les mobylettes ou vélo pour faire catadioptre. Un taxi a fait descendre une cubaine pour nous prendre dans son taxi. Nous avons refusé. Un bicitaxi a tenu à nous prendre alors que nous étions 2 et chargés. Nous sommes alors descendus dans les côtes et lui avons donné le double de ce que nous lui devions. J’ai vu des gens travailler dans un restaurant à la Havane sourire parce que nous entrions dans le restaurant couverts de sueur. Les gens qui travaillent dans le tourisme à Cuba semblent s’en sortir mieux que les autres. Et cela me semble pour cela une bonne raison d’y aller. Je me dis que Trump attaque le Vénézuela et que cela ne va pas aider Cuba. A la Havane j’ai eu le sentiment que toutes les personnes présentes étaient brocanteurs car il faut bien se débrouiller. A Vinales sur 24 heures, nous avons eu 3 heures d’électricité. Je retournerai à Cuba que j’ai beaucoup aimé. J’ai bavardé sur un banc avec un retraité qui parlait très bien français. Je ne parle pas espagnol. Il disait toucher 2100 pesos par mois quand le kilo de porc valait : 2000 pesos. Voilà ce que j’ai vu en tant que touriste mais j’y retournerai. Nous nous sommes déplacés en bus et en taxi. Nous avons réservé chez l’habitant. Nous sommes restés 4 semaines. A bientôt pour les photos.





Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

:joy: Un sbire du régime explique que les cubains ne sont pas des asiatiques et devraient pas manger de riz :x::rice::x:

Il propose de profiter de la pénurie pour cesser de consommer des pommes de terre et du riz, produits étrangers à la culture nationale.

« Nous ne sommes pas asiatiques, ce n’est pas une coutume cubaine », affirme un responsable.

La dernière partie était entièrement consacrée à des théories sur la manière d’accroître la production, mais, une fois de plus, tout se résumait aux vœux pieux habituels quant à l’amélioration de la situation grâce aux devises étrangères, aux exportations et à l’augmentation des recettes. « Nous avons un défi immense à relever d’ici 2026, et des solutions sont possibles dans ce contexte. Malgré ces difficultés, nous pouvons y parvenir », ont-ils promis. Encore une année.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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