Les plus belles randonnées d’Auvergne et du Massif central

Sylvain Bazin
par Sylvain Bazin

04 août 2025

Randonnée dans les Monts du Cantal
Randonneur dans les Monts du Cantal © B. Piccoli - stock.adobe.com

Entre l’Auvergne et l’Occitanie, le Massif central, avec ses anciens volcans, ses hauts plateaux et ses vastes causses, constitue une véritable terre de randonnées. On y marche depuis des siècles, tant les chemins de pèlerinage et les anciennes transhumances ont marqué les lieux.

Si elle reprend des passages de ces sentiers ancestraux, notre sélection fait aussi la part belle à des itinéraires qui permettent de découvrir encore plus en profondeur les paysages et la nature de ces différents massifs et grandes étendues.

Des itinéraires où il fait bon marcher, méditer et s'émerveiller, aussi bien devant un ancien volcan qu’une chapelle romane, un chaos granitique ou une antique lavogne où viennent encore boire les brebis.

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GRP® Tour des monts d’Aubrac (Aveyron, Lozère)

Tour des monts d’Aubrac - Saint-Chély-d'Aubrac
Tour des monts d’Aubrac - Saint-Chély-d'Aubrac © A. Méravilles - Tourisme en Aubrac

L’Aubrac, massif volcanique ancien aux reliefs très érodés, offre un haut plateau aux immenses horizons. Le paysage évoque encore le temps des puissantes confréries qui ont façonné les lieux au Moyen Âge, en créant ses vastes espaces ouverts.

Nous ne sommes pas en Mongolie, mais la vue d’une yourte ne choque pas sur ces immensités. Si l’aspect historique est souligné par les sentiers d’anciens pèlerinages qui traversent le plateau, Saint-Jacques et Saint-Guilhem en tête, la découverte naturelle de l’Aubrac est encore plus au menu de ce GRP.

C’est une nature totalement préservée que l’on parcourt : quelques hameaux, souvent fortifiés, constituent les rares havres d’humanité dans cette immensité sauvage. Les vastes prairies herbeuses sont animées par les troupeaux. Les bosquets et les mares amènent encore plus de diversité florale : on trouve ici des plantes qui ne poussent en France que sur l’Aubrac, tel le ligulaire de Sibérie. Comme cette plante, tout ici évoque le vent des steppes, même si les étapes « urbaines », à Laguiole, Saint-Chély et Aumont-Aubrac nous rappellent bien que nous sommes ici sur une terre auvergnate !

Longueur : 175 km (3 300 m +).

Durée : 10 jours.

Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 2/5. Le dénivelé est abordable et les sentiers ne sont pas très difficiles. Toutefois, il faut prendre garde au climat, souvent rude. Des vêtements chauds sont donc indispensables, même en été. L’usage de la boussole ou du GPS peut être une garantie en cas de brouillard soudain.

Parcours : www.visugpx.com/fWeCH4FtkP

Tour du Larzac GR©71 D (Aveyron)

Couvertoirade
La Couvertoirade © Mike Workman - stock.adobe.com

Le Larzac, le plus méridional des Grands Causses du Massif central, offre de vastes landes sauvages ponctuées par des rochers aux formes fantasmagoriques et quelques bourgs médiévaux, à l’origine des commanderies templières et hospitalières.

Ces grandes étendues sont propices à la marche contemplative et à l’introspection, gentiment interrompue par la rencontre avec quelques brebis ; l’agropastoralisme, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, est encore très présent. Les bergeries, les moulins, les citernes et les lavognes parsèment encore ces paysages immémoriaux.

Les villages fortifiés de La Couvertoirade, de Sainte-Eulalie de Cernon, ou encore la tour du Viala-du Pas-de-Jaux et le fort de Saint-Jean d’Alcas sont autant de passages qui témoignent du temps des moines chevaliers. Menhirs, dolmens et chaos rocheux naturels sont aussi des repères importants dans ce véritable petit désert d’altitude, lieu des combats paysans et terre d’histoire.

Lire aussi Tour du Larzac, randonnée entre nature et patrimoine

Longueur : 120 km (2 850 m +).

Durée : 6 jours.

Difficultés : technique 3/5 ; physique : 4/5. Un parcours parfois rocailleux et comptant quelques pentes bien raides, même s’il demeure abordable.

Parcours : www.tourisme-aveyron.com

Traversée de la chaîne des Puys (Puy-de-Dôme)

Balade dans le Puy de Dôme
Puy de Dôme © Camp's - stock.adobe.com

La chaîne des Puys est emblématique du Massif central et de l’Auvergne. Tout au centre de la France, ce parcours nous plonge au cœur des anciens volcans, où les forces telluriques, qui se déchaînaient ici voici quelques milliers d’années, ont laissé place à un vert pays bucolique.

L’alternance des forêts et des clairières, les passages dans des villages préservés, le petit patrimoine rural et les maisons construites en pierre de Volvic, directement issue des volcans, caractérisent aussi cet itinéraire. L’ascension des cimes volcaniques, notamment de l’emblématique Puy de Dôme, livre des panoramas majestueux. Un voyage au centre de la France, mais où l’on se sent proche du centre de la Terre !

En chemin, outre l’impressionnant panorama depuis le sommet du puy de Dôme, notamment sur la ville de Clermont-Ferrand, on pourra découvrir le parc d’attractions de Vulcania, ludique et instructif, et l’étonnant puy de la Nugère, à l’origine de la volcanologie française (en 1751, Jean-Étienne Guettard s’aperçoit qu’il s’agit bien d’un volcan !).

À voir aussi, les discrètes roches de Laschamp, issues d’une coulée de lave datant de - 30 000 av. J.-C. – qui présentent une inversion du champ magnétique terrestre faisant perdre le nord aux boussoles –, et le lac d’Aydat, le plus vaste lac naturel d’Auvergne, lui aussi d’origine volcanique.

Itinéraires : GR®441 et GR®30.

Longueur : 75 km.

Durée : 3 jours.

Difficulté : physique : 2/5 ; technique : 3/5. Les sentiers sont plutôt faciles techniquement. Les pentes sont présentes et parfois bien prononcées, mais les étapes restent très abordables. Le parcours est entièrement balisé.

Parcours : www.auvergne-destination.com/experiences/la-traversee-de-lauvergne-a-pied

Tour des monts du Cantal - GR®400 (Cantal)

Randonnée monts du Cantal vers puy Mary
Randonnée monts du Cantal vers puy Mary © jef 77 - stock.adobe.com

On l'ignore souvent en découvrant ses sommets érodés, mais le Cantal et ses monts sont issus du plus vaste stratovolcan d'Europe, large de 50 à 70 km. S’il ne culmine plus qu’à 1 855 m, la force de ses éruptions et l'érosion ont creusé des vallées idylliques pour le pastoralisme et la grande randonnée. Le GR®400 en suit les contours, entre pentes et prairies, villages pittoresques et burons.

La particularité de ce GR est qu’il est possible de le découper en plusieurs boucles, car il décrit un parcours en « étoile » autour de Murat, avec de nombreuses variantes possibles en suivant les vallées. Le relief se prête parfaitement à la marche : ni trop rude, ni trop plat, on s’y amuse en randonnant, en atteignant des cols arrondis, parfois dominés par quelques pics volcaniques encore bien acérés. Le puy Mary, le puy Griou ou le plomb du Cantal témoignent ainsi encore de la puissance de l’ancien volcan, qui a laissé place à une nature accueillante, où les rencontres avec la faune sauvage – chamois, marmottes et rapaces en tête – ne sont pas rares.

Les bêtes domestiques, à cornes, font aussi partie du décor : nous sommes au pays des Salers. Enfin, les villages préservés, à l’image du bourg de Murat avec ses trésors d’architecture autour de la collégiale Notre-Dame-des-Oliviers, apportent une touche patrimoniale de grand intérêt à cette évasion en terre volcanique.

Longueur : 140 km (nombreuses variantes possibles).

Durée : 8 jours.

Difficulté : technique : 3/5 ; physique : 4/5. Un parcours accessible aux pentes plutôt douces et aux sols peu piégeux. Mais il faut quand même tenir compte du dénivelé quotidien, assez costaud !

Parcours : www.hautesterrestourisme.fr/incontournables/gr400-tour-des-monts-du-cantal

Tour du mont Lozère – GR®68 (Lozère)

Tour du mont Lozère
Tour du mont Lozère © Arnaud - stock.adobe.com

Le mont Lozère n’est pas, comme son nom semble l’indiquer, qu’une seule montagne. C’est en fait un massif granitique, situé au cœur des Cévennes et de son parc national. Il culmine en effet au sommet du Finiels à 1 699 m.

Célébré par de nombreux marcheurs, Stevenson en tête, le mont Lozère marque une étape clé sur plusieurs grands itinéraires : le GR®70, sur les traces de l’écrivain, mais aussi le GR®7, suivant la ligne du partage des eaux. Pour mieux en explorer les contours, ce tour dédié propose une boucle de près de 120 km au cœur du massif.

On marche à travers des paysages où le temps semble suspendu. Les hameaux et les fermes isolées en pierre, les clochers de tourmente, les moulins, les fours banaux et le petit patrimoine rural préservé rythment les étapes.

Le parcours se caractérise par une immersion totale dans un paysage dominé par le minéral, mais marqué par l’eau et les sources. Les lignes de crête ouvrent sur d’immenses perspectives, les chaos granitiques, les menhirs ponctuent les vastes espaces ouverts, parfois interrompus aussi par quelques belles forêts.

Partout, le patrimoine agropastoral et la présence des troupeaux rappellent l’adaptation des hommes à cette terre sauvage et rude. Les Montjoies balisent souvent les anciennes drailles, toujours vivantes du passage des hommes et des brebis.

Longueur : 118 km.

Durée : 6 jours.

Difficulté : technique 3/ 5 ; physique 4/5. Des terrains variés, alternant plateaux, pentes et bois. Il faut parfois être vigilant sur les roches. Le dénivelé reste abordable, mais les étapes sont assez longues (jusqu’à 25 km).

Parcours : www.cevennes-montlozere.com

Chemin de Saint-Guilhem (Aveyron, Lozère, Hérault)

Cirque de Navacelles
Cirque de Navacelles © ExoDams - stock.adobe.com

Le Massif central est une terre de pèlerins, et parmi ces sentiers emplis d’histoires, distinguons le chemin de Saint-Guilhem : des hautes terres d’Aubrac aux garrigues du Languedoc, il offre une immense richesse de paysages. Trait d’union entre Auvergne et Midi, il mène à la rencontre du Massif central, dont il est sans doute l’une des plus belles traversées possibles.

Il débute sur les vastes espaces de l’Aubrac et du causse Méjean. Sur ces plateaux d’altitude balayés par les quatre vents, les pensées s’évadent, le regard fixé sur un horizon infini. Les jolies vaches Aubrac animent ces paysages immenses.

Plus loin, après les spectaculaires gorges du Tarn, on monte vers les Cévennes et l’Aigoual. Les pentes se font plus fortes, le sentier plus technique.

Il reste le clou du spectacle : le cirque de Navacelles. Aussi impressionnant qu'inattendu, il surgit tel un gouffre béant sur le causse. Après ce fantastique passage au-dessus des gorges de la Vis, de majestueux kilomètres se déroulent encore sur le Larzac Sud, puis à travers les collines rocheuses, la garrigue et les pins, dans une ambiance désormais clairement méditerranéenne.

Antique voie de transhumance – c’était un chemin « roumieux » jalonné de croix depuis le Moyen Âge –, l’itinéraire est rythmé par les sites patrimoniaux qui s’enchaînent entre les murets de pierres sèches. On ne compte plus les églises romanes et Saint-Guilhem-le-Désert, joyau médiéval parmi les plus beaux villages de France, est la récompense finale de ce chemin où les merveilles s’enchaînent.

Longueur : 243 km (6 300 m +).

Durée : 12 jours.

Difficulté : une randonnée itinérante accessible aux dénivelés typiques de la moyenne montagne. Attention vers la fin avec des sols rocailleux plus délicats pour les chevilles.

Parcours : www.chemin-st-guilhem.fr

Mont Gerbier-de-Jonc (Ardèche)

Randonnée au mont Gerbier-de-Jonc
Randonnée au mont Gerbier-de-Jonc © A.Renaud-Goud-ADT07

Le mont Gerbier-de-Jonc, au nord de l’Ardèche, abrite les sources du plus long fleuve de France : la Loire commence son périple ici, sur la montagne ardéchoise.

Une courte mais sportive randonnée permet de grimper au sommet pour admirer une vue imprenable à 360° sur le Massif central et les sucs, jusqu’aux Alpes et au Ventoux.

Il suffit en effet de se garer sur la route au pied de la protubérance rocheuse du mont Gerbier-de-Jonc pour accéder au chemin qui conduit au sommet. Ce n’est certes pas très haut (1 551 m alors que le col routier culmine à 1 417 m), mais ces quelque 140 mètres de dénivelé demandent une bonne condition physique et un peu d’attention à la descente. On sera également vigilant si l’on vient avec des enfants.

Néanmoins, le parcours est sécurisé sur les passages les plus compliqués et très bien balisé à l’aide de flèches bleues dans le sens de la montée, puis de la descente. Des indications qu’il faut bien suivre, car le cheminement est très difficile en dehors du tracé et comme il est impossible de se croiser, il est essentiel de respecter le sens de circulation.

La montée est même ludique : un peu de concentration, on prend son souffle pour gravir quelques passages raides, mais après à peine 2 km bien raides, nous voici au sommet.

Enfin, en prenant notre temps dans les passages les plus abrupts, en sécurisant bien nos appuis, nous voici à nouveau en bas. Il ne nous reste plus qu’à profiter de la quiétude du site : un petit resto, l’achat d’un pot de miel à un apiculteur local exposant au pied de la butte finale, ou bien compléter notre ascension par le doux sentier de découverte des sources de la Loire (3 km bien balisés et tout doux). Les options sont multiples !

Lire aussi En Ardèche, autour du mont Gerbier-de-Jonc

Longueur : 4 km (145 m +).

Durée : 1 h 20.

Difficulté : technique : 3/5 ; physique : 3/5. Un parcours court mais sportif avec une pente forte et des passages qui nécessitent de l’attention et une certaine sûreté sur les appuis. On préférera y aller par beau temps. Certains passages sont équipés de cordes fixes et de câbles, ce qui permet de se hisser et surtout de descendre avec plus de facilité. Vertige interdit !

Parcours : www.visugpx.com/4DK4WpzNfe

Gorges de l’Allier – GR®470 (Haute-Loire)

Chilhac
Chilhac © Hervé Rouveure - stock.adobe.com

Tracé au cœur d’une nature sauvage ornée d'un patrimoine authentique, le GR®470 creuse son sillage entre les gorges et les méandres de l’Allier, en suivant le cours à la fois paisible et plein de surprises de l’une des dernières grandes rivières sauvages d’Europe de l’Ouest, réputée pour ses saumons sauvages. De Brioude à la Lozère, le tracé suit son cours des gorges jusqu’aux sources.

C'est à travers une France rurale, des moyennes montagnes encore un peu secrètes, là où naguère sévissait la bête du Gévaudan, que l’on marche. Si quelques passages, comme Monistrol sont très fréquentés par les randonneurs, le reste du parcours promet des journées plus solitaires, en parfaite communion avec la nature.

On chemine le plus souvent entre collines boisées et villages perchés sur les rives escarpées de la rivière, dans une nature à la fois douce et spectaculaire, magnifiée par un patrimoine très riche. Les panoramas sont particulièrement majestueux.

Le parcours croise ainsi des sites historiques au charme suranné, alors que l’eau continue de couler au pied des monuments comme taillés à même la roche : Saint-Ilpize, Chilhac ou Chanteuges notamment, avec leurs abbayes, leurs châteaux et leurs églises haut perchées.

La nature, entre gorges et petites montagnes qui bordent la rivière, séduit par sa douceur : forêt, grands plateaux, tout invite au calme. La vie semble couler paisiblement au creux de l’Allier.

Et pourtant, ce paysage surprend aussi par sa puissance, sculpté par les eaux et les volcans.

Distance : 200 km.

Durée : 11 jours.

Difficultés : technique : 2/5 ; physique : 4/5. Le parcours est accessible à tout bon randonneur correctement préparé. S’il ne présente pas de grandes difficultés techniques, il ne faut toutefois pas mésestimer le dénivelé. Certaines étapes sont assez exigeantes physiquement à cause de l’enchaînement des montées et des descentes courtes, mais prononcées.

Parcours : www.rando-hauteloire.fr/randos-itinerantes/gr-470-sources-et-gorges-de-lallier

La Margeride - GR®470 (Haute-Loire, Lozère)

La Margeride
La Margeride © B. Piccoli - stock.adobe.com

Le GR®470, cité plus haut pour sa traversée des gorges de l’Allier, offre une belle variante, entre Prades et Langogne, qui permet de traverser le plateau de la Margeride.

Après la vallée de l’Ance, joliment boisée, on entre pleinement dans la Margeride. Marqués par les reliefs et les chaos granitiques, les paysages alternent petites forêts, rives de lacs et vastes espaces ouverts, ponctués de roches aux formes fantasmagoriques.

La légende de la bête du Gévaudan reste encore bien vivace : on croise encore son effigie dans les bourgs traversés. Il est vrai que cette créature meurtrière a hanté l’ancien Gévaudan au XVIIIe siècle et marqué durablement les esprits. Aucun danger toutefois sur ce parcours des plus paisibles !

Les quelques hameaux isolés et villages disséminés çà et là ne troublent en rien l’impression de désert granitique, de nature sauvage et préservée. Un itinéraire à réserver aux amateurs de marche solitaire, contemplative et introspective.

Longueur : 70 km.

Durée : 3 jours.

Difficulté : technique 2/5 ; physique : 3/5. L’itinéraire ne présente pas de grosses difficultés, certaines étapes sont longues – en particulier la dernière, qui affiche 30 km au compteur.

Parcours : www.rando-hauteloire.fr/randos-itinerantes/gr-470-sources-et-gorges-de-lallier

Le Puy-en-Velay – La Chaise-Dieu (Haute-Loire)

Randonneur au Puy-en-Velay
Randonneur au Puy-en-Velay © Luc Olivier

Les grands espaces du Velay sont bien connus des pèlerins de Saint-Jacques qui sont nombreux à y entamer leur longue quête vers Compostelle. Ce nouveau parcours qui relie La Chaise-Dieu au Puy-en-Velay est lui aussi marqué par l’histoire et la spiritualité, tout en faisant découvrir de beaux paysages naturels marqués par l’ancien volcanisme.

On ne manque pas, en prélude, de visiter La Chaise-Dieu, son vieux bourg construit autour de l’abbatiale Saint-Robert. Il faut prendre le temps de visiter cette abbaye à la puissante architecture gothique et ses trésors, dont la célèbre fresque du XVe siècle représentant une danse macabre.

Un plateau vallonné, sillonné de rivières, bordé de forêts et de prairies, marque la première journée. C’est au pied du village médiéval d'Allègre, qu’elle se termine… allègrement ! Le bourg est jugé sur une éminence naturelle, autour d’une forteresse du XIVe siècle dont subsistent que deux tours reliées par une corniche, lui valant le surnom de « potence ».

On repart à travers des paysages intacts et paisibles, mêlant clairières, sous-bois et larges panoramas, pour rejoindre Saint-Paulien, autre village aux beaux atouts patrimoniaux. Tout proche se dresse le château de la Rochelambert. Cette forteresse érigée sur une falaise de basalte au XIe siècle surveillait le passage des pèlerins sur la route de Saint-Jacques. Elle a inspiré George Sand puis Jean Cocteau pour son film La Belle et la Bête.

C’est dans ce décor de conte de fées que l’on poursuit vers Le Puy-en-Velay et son fameux rocher Corneille, carrefour des pèlerins et des randonneurs. En chemin, halte à Polignac, splendide bourg médiéval surmonté d’un imposant donjon, qui veille sur la vallée du haut de son piton basaltique d’origine volcanique. Il offre un dernier panorama fantastique sur le Puy-en-Velay et sa région.

Longueur : 48 km (420 m +).

Durée : 3 jours.

Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 2/5. Une bonne invitation pour une première randonnée sur plusieurs jours. Les terrains sont plutôt faciles, le dénivelé abordable, d’autant plus que le profil est globalement descendant dans le sens La Chaise-Dieu – Le Puy-en-Velay !

Parcours : www.lepuyenvelay-tourisme.fr/app/uploads/2024/05/brochure-chaise-dieu-lpev-maj-2024.pdf

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