Parcs, réserves et safaris de Tanzanie

Tanzanie Parc Ngorongoro Zèbres
Zèbres au Ngorongoro © Travel Stock - stock.adobe.com

Peu d'endroits peuvent, comme la Tanzanie, offrir un dépaysement aussi varié et intensément beau. Un safari dans ce pays d’Afrique équatoriale bordé par l’océan Indien, qui abrite l’une des plus importantes concentrations d’animaux sauvages au monde, restera gravé dans votre mémoire. Le spectacle est autant du côté des animaux que de la diversité des paysages et des reliefs qui se déroulent sous vos yeux.

Du Manyara blotti autour de son lac aux vastes étendues du Serengeti en passant par l’arche de Noé réunie dans l’impressionnant cratère du Ngorongoro, on en a plein les mirettes ! Allez, coup de projecteur sur les parcs du pays. Hakuna Matata !

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Safaris en Tanzanie : ce qu’il faut savoir

Dans les grands parcs du Nord de la Tanzanie, on trouve un climat chaud d’altitude. Une chaleur importante, mais jamais étouffante. Les parcs du Serengeti, de Tarangire, de Manyara sont à 1 500 m d’altitude en moyenne. Janvier, février et mars sont les mois les plus chauds de l’année. Avril est le mois le plus pluvieux et août le mois le plus sec.

Le meilleur moment pour y aller ?

Tanzanie Serengeti Guépard
Guépard dans le Serengeti © PUTSADA - stock.adobe.com

– Tarangire : de mi-juillet à mi-février.

– Lac Manyara : change d’aspect selon la période. Beaucoup d’oiseaux en juin-octobre.

– Ngorongoro : même si on trouve chaque saison beaucoup d’espèces, c’est après la grande saison des pluies que la flore est la plus belle. Le cratère est alors couvert d’herbes et de fleurs. En juillet-août, il y fait assez frais (du moins sur les bords de la caldeira où sont situés les hôtels).

– Serengeti : de manière générale, on y trouve un peu moins d’animaux pendant la saison des pluies, sauf au sud, où justement s’effectuent des migrations de grands troupeaux d’herbivores (les gnous en particulier, qui commencent à bouger en mars).

Organiser son safari en Tanzanie

Tanzanie Safari
Safari © soft_light - stock.adobe.com

On ne peut absolument pas organiser son safari tout seul en Tanzanie, puisqu’il faut obligatoirement être accompagné par un guide-chauffeur (ou un ranger) dans les parcs. Pour un voyage prévu en haute saison, mieux vaut vous y prendre bien à l’avance pour être sûr de pouvoir être accompagné par un chauffeur-guide francophone ! Côté hébergements, les agences tirent des prix négociés auprès des lodges qu’aucun particulier ne peut obtenir.

Si vous vous contentez des parcs d’Arusha, de Tarangire et de Manyara, il est éventuellement possible de vous débrouiller en partie tout seul à partir d’Arusha, en réservant un 4x4 pour une journée pour le parc national d’Arusha, puis pour 2 jours pour visiter les parcs nationaux de Tarangire et du lac Manyara. Vous pouvez alors vous loger à l’extérieur des parcs, à Mto Wa Mbu par exemple (situé à 2 km du parc du lac Manyara). Vous limitez ainsi les frais. Pour le Ngorongoro et le Serengeti, l’organisation et le savoir-faire d’une agence sont indispensables.

Le coût moyen d’un safari varie bien sûr selon l’option choisie

– Les safaris en camion sont les moins chers. Certains tour-opérateurs sont spécialisés dans ce genre de safari. Les tentes sont montées chaque soir dans un camping.

– Les campings-safaris : il faut quand même compter autour de 100-120 $ par personne et par jour, le matériel et les repas étant fournis par votre agence. On se déplace en 4x4 ou en minibus.

– Les lodges-safaris : un safari organisé par un tour-opérateur (ou vendu par l’intermédiaire d’une agence de voyages, au départ de l’Europe), avec déplacement en 4x4 ou en minibus. Compter alors 250-350 $ par jour et par personne, transports et entrées de parcs compris (ouf !). Ajoutez à cela le pourboire pour le chauffeur-guide (15-20 $/jour), les boissons diverses, le pique-nique du déjeuner, etc. Si vous choisissez de jouer la carte charme, c’est évidemment plus cher.

– Les safaris combinés : vous pouvez parfaitement mélanger un peu les formules.

Plus d’infos sur www.tanzaniaparks.go.tz

Parc national d’Arusha

Tanzanie Parc Arusha Mont Meru Vu sur le Kilimandjaro
Vue sur le Kilimandjaro depuis le Mont Meru © davidevison - stock.adobe.com

Situé à 1 h de route au nord-est d’Arusha, le parc national d’Arusha est entouré de zones de terres cultivées et de plantations. Des forêts s’étendent sur les flancs du mont Meru. En fait, ce parc est plus intéressant pour ses sites et ses paysages, très riches et changeants, que pour sa faune, plus rare que dans d’autres parcs voisins. Du coup, il y a moins de visiteurs qu’ailleurs.

Il se divise en trois parties : le petit cratère de Ngurdoto, avec ses rebords abrupts ; la région de Momella, avec ses lacs d’eau salée prenant des teintes variées, nichés dans les collines ; et le mont Meru, ancien volcan éteint dont le cratère est entouré de plusieurs vallées boisées. L’altitude du parc oscille de 1 500 m à Momella à 4 565 m au sommet du mont Meru. On peut parfois apercevoir les sommets enneigés du Kilimandjaro.

La faune du parc

Tanzanie Parc Arusha Colobe
Colobe © Terry - stock.adobe.com

On y croise des girafes masaïs, des éléphants (pas très nombreux), des zèbres, des buffles. Mais aussi des singes colobes (colobus) guérézas à queue touffue, des babouins et des vervets « bleus », des aigles couronnés, des pythons et certaines variétés d’antilopes. Attention : ni lion, ni rhinocéros, ni gnou, ni hippopotame.

Côté oiseaux, sont au rendez-vous flamants nains, flamants roses, pélicans, canards, et des oies, des échassiers sédentaires ou migrateurs.

Les sites à voir

Tanzanie Parc Arusha Cratère de Ngurdoto
Cratère de Ngurdoto © James - stock.adobe.com

Le cratère de Ngurdoto : du plus haut poste d’observation, à 1 850 m, le regard embrasse l’intérieur du cratère d’un côté (3 km de diamètre quand même !), et l’extérieur avec les lacs Momella de l’autre côté. Magique !

Les lacs de Momella : il s’agit de plusieurs lacs à l’eau alcaline, séparés les uns des autres par des mamelons couverts d’herbes sauvages et colonisés par des algues qui, selon leur espèce, donnent une couleur différente aux flots. On y rencontre flamants roses, canards, ibis sacrés ou oies d’Égypte ; et quelques hippos. On peut approcher de tout ce petit monde en canoë.

Et, last but not least, on peut se lancer dans l’ascension du mont Meru ! Deuxième sommet de Tanzanie après le mont Kilimandjaro, il culmine à 4 565 m et domine la ville d’Arusha de sa silhouette souvent embrumée. Beaucoup moins de monde que sur les pentes du Kilimandjaro. L’ascension peut se faire sans fatigue en 4 jours et 3 nuits.

Parc national de Tarangire

Tanzanie Tarangire
Parc de Tarangire © kovgabor79 - stock.adobe.com

Plus petit (2 600 km2) que ses voisins, le Tarangire – du nom de la rivière qui le traverse – se trouve à 110 km au sud-ouest d’Arusha (2 h de route). Ses atouts : une faune aussi riche que dans d’autres parcs plus célèbres, mais une moindre fréquentation ; une aubaine ! Et il est traversé, à la saison sèche, par la fameuse grande migration des gnous, qui commence dans le Serengeti.

S’étageant à des altitudes plus basses que le Serengeti ou le Ngorongoro, le Tarangire offre de vastes paysages de plaines vallonnées, ponctuées par la silhouette caractéristique d’imposants baobabs, particulièrement nombreux. De grands marécages saisonniers couvrent la partie sud.

La faune et la flore

Tanzanie Parc Tarangire Eléphants
Eléphants à Tarangire © gevans - stock.adobe.com

La rivière Tarangire traverse ces vastes étendues herbeuses, et devient l’unique abreuvoir de la région en saison sèche. Des milliers d’animaux assoiffés s’y retrouvent donc : zèbres, buffles, éléphants (particulièrement nombreux ici – environ 2 500)  girafes, élands du Cap, bubales de Coke, impalas, phacochères, dik-diks, lycaons et grands koudous. 

Et puis ce parc est un grand rendez-vous pour les oiseaux : plus de 300 espèces d’oiseaux y ont été recensées, certaines endémiques et/ou menacées.

On y trouve aussi quelques grands prédateurs – lions, léopards, guépards –, mais en nombre limité.

Côté végétation, outre les majestueux baobabs, on peut voir aussi des acacias talhas et des acacias tortilis. Tous deux constituent un point de repère idéal pour les impalas, les girafes, les kobs et les bubales. Les oréotragues sauteurs et les damans évoluent, quant à eux, près des amas rocheux situés au centre du parc. Les petits koudous et les kobs à croissant recherchent les acacias commiphoras, tandis que les gazelles de Grant gambadent autour des acacias drepanolobium.

Parc national du lac Manyara

Tanzanie Lac Manyara
Lac Manyara © shujaa_777 - stock.adobe.com

À 130 km environ à l’ouest d’Arusha, le petit parc du lac Manyara de 350 km2 abrite pourtant une intéressante diversité d’environnements. Il bénéficie d’une situation unique, dans une vallée dont le fond plat est partiellement occupé par un morceau de forêt tropicale (dans la partie nord-ouest) et un grand lac alcalin de 40 km sur 15 km. En saison sèche, quand le niveau de l’eau diminue et que les rives du lac se découvrent, les animaux viennent alors s’ébattre dans ces zones marécageuses.

Sur sa partie ouest, la vallée est bordée d’un long et haut escarpement rocheux qui forme un balcon surplombant le lac. Ses flancs abrupts révèlent la présence d’une faille : celle de la vallée du Rift, apparue il y a 20 millions d’années. Les bords de la faille continuent à s’écarter de 3 cm tous les 10 ans environ.

Ouvrez l’œil, pas mal d’animaux, et surtout des groupes de babouins qui se déplacent en nombre important. Bon à savoir, ce parc fait partie de ceux où l’on peut prévoir des safaris de nuit. Pas mal, non ?

On découvre d’abord une dense forêt tropicale sillonnée par des ruisseaux aux eaux cristallines ; au cœur d’un environnement aride, elle abrite figuiers, acajous, arbres à saucisses, palmiers, tamariniers… À cette forêt succède la savane ponctuée de bouquets d’arbres, de palmiers, d’acacias.

Quant à la partie sud du parc, c’est la plus sauvage et la moins fréquentée par les visiteurs ; c’est pourtant là que la piste offre les plus jolies vues sur le lac !

La faune du parc

Tanzanie Parc Lac Manyara Lionnes
Lionnes au Parc du lac Manyara © Alexandre - stock.adobe.com

Les animaux évoluant bien sûr dans leur environnement de prédilection, on retrouve dans la forêt les babouins, qui pullulent, ainsi que les singes verts et les vervets bleus.

Côté savane vivent des troupeaux de zèbres, les petits groupes d’impalas, les familles de phacochères. Des girafes se cachent derrière les arbres morts ou dévorent les feuilles des épineux, tandis que des calaos huppés grimpent aux branches.

Plus au sud, des troupeaux de gnous et de zèbres errent à la recherche d’eau et de nourriture : c’est le territoire des éléphants. Quant aux oiseaux (350 espèces) et aux singes, ils sont également présents. Les hippopotames ont quant à eux investi une étendue d’eau douce (hippo pool), qui est aussi le QG des grues couronnées, des ibis sacrés, des pélicans, des cigognes, des aigles pêcheurs, des marabouts et, bien sûr, des flamants roses, semblables à un long ruban irisé bordant le lac. Et ce que tout touriste espère voir dans ce parc, c’est un lion qui grimpe aux arbres !

Zone protégée du Ngorongoro, merveille du monde

Ngorongoro
Ngorongoro © Radek - stock.adobe.com

Situé à 180 km à l’ouest d’Arusha, le cratère du Ngorongoro, mondialement connu, est une des merveilles du monde. Tout, ici, parle de commencement : la douceur du vert de l'herbe, les grands animaux aux formes préhistoriques, et jusqu'à cette proximité de la grotte d'Olduvai, où l'on situe le berceau de l'humanité. Vertigineux d’apprendre que des êtres humains vivaient déjà ici il y a 4 millions d’années !

Isolé à plus de 2 300 m d’altitude, le fameux cratère, une caldeira, a été formé par l’explosion de la cheminée d’un volcan, bouchée par les laves, il y a 2 millions d’années, après une éruption, d’une vingtaine de kilomètres de diamètre. Il ne représente pourtant qu’une toute petite partie d’une région très vaste appelée zone protégée du Ngorongoro (Ngorongoro Conservation Area, autrefois rattachée au Serengeti).

Le Ngorongoro est également très fréquenté, avec quelque 400 000 visiteurs annuels.

Un site exceptionnel

Tanzanie Ngorongoro Zèbres
Zèbres et gnous au Ngorongoro © Pixeltheater - stock.adobe.com

Cet ancien volcan fut jadis plus haut que le Kilimandjaro, avant que le fond du cratère ne s’effondre. Aujourd’hui, c’est dans le cratère, entre 2° 44' et 3° 26' de latitude et entre 35° et 35° 55' de longitude, que l'arche de Noé a terminé son errance, et s’est répandue dans la plaine…

Ses dimensions sont impressionnantes : 20 km de long sur 16 km de large. Voilà le plus grand cratère régulier et non inondé du monde. Ses flancs sont escarpés, boisés à l’est et au sud-est, plus arides au nord. Une piste longe le cratère puis s’enfonce dans la vallée. Sur la crête sud, on est à 2 286 m d’altitude. L’air est frais, léger. On oublie les lourdeurs des savanes surchauffées.

Microcosme de l’Afrique de l’Est, l’intérieur du cratère abrite des types variés de paysages : steppes herbeuses, savanes avec quelques arbres, ruisseaux, marais, petits lacs, quelques monticules. Il y a de l’eau, il y a de l’herbe et de l’ombre ici et là, et plus aucun habitant depuis 1974 : un Eden pour les animaux.

La faune

Tanzanie Parc Ngorongoro Rhinocéros
Rhinocéros au Ngorongoro © salparadis - stock.adobe.com

Le cratère du Ngorongoro est un sanctuaire, l’un des seuls endroits de Tanzanie (et d’Afrique) où l’on peut voir les Big Five (éléphant, rhinocéros, lion, buffle et léopard) réunis dans un même lieu ! On dénombre aujourd’hui dans le cratère près de 25 000 gros mammifères.

Outre les Big Five, on croise la route des hippopotames, gnous zèbres, gazelles de Thomson et de Grant, élands du Cap, bubales, phacochères, autruches… des prédateurs comme des chacals, des hyènes et quelques guépards, reconnaissables aux dizaines de voitures tournant autour lorsqu’ils font la moindre sortie. Et de nombreuses espèces d’oiseaux : canards, cigognes, oies, flamants, hérons, ibis, pluviers, outardes, grues couronnées…

Parc national du Serengeti

Tanzanie Serengeti Lionnes
Lionnes au Serengeti © LMspencer - stock.adobe.com

Situé juste à l’ouest du Ngorongoro, le Serengeti est l’un des plus grands et des plus somptueux parcs d’Afrique, et couvre une surface  de 14 750 km2, équivalant à la moitié de celle de la Belgique. Des kyrielles d’animaux de toutes les espèces y évoluent en toute liberté, dans des paysages dignes du premier jour de la Création. Nous sommes au cœur des immenses savanes de l’Afrique de l’Est, oscillant entre 920 et 1 850 m d’altitude.

Dès l’entrée du parc, en venant du Ngorongoro, s’étend une immense savane d’herbes hautes, où se dressent, comme des îlots, de curieux chaos de roches granitiques, baptisées kopjes. Un peu plus loin pousse la savane à acacias, plus verdoyante. Le Nord est très vallonné et couvert de collines. Enfin, un immense triangle sauvage, nommé le corridor occidental (Western Corridor), sillonné par des rivières, s’étire jusqu’aux rives du lac Victoria.

La migration des gnous et les autres espèces

Tanzanie Parc Serengeti Migration des nous
Migration des gnous © Eric Isselée - stock.adobe.com

C’est par ce fameux corridor que transite la non moins fameuse migration des gnous en mai-juin, un phénomène fascinant et unique au monde qui a contribué à la célébrité de ce parc. Imaginez des steppes et des savanes étendues à l’infini. Et une longue caravane de plus d’1 million d’individus, s’étirant parfois sur 40 km, effectuant sur plusieurs mois une incroyable randonnée en boucle longue de plus de 800 km, qui s’achève au Kenya, dans la réserve de Massaï Mara… Inscrit dans leur patrimoine génétique, leur itinéraire les mène exactement où ils doivent aller, en synchronisation avec les pluies.

Les gnous sont escortés par des centaines de milliers de zèbres et de gazelles. Les zèbres parce qu’ils se sentent plus en sécurité au sein d’une bande de balourds (et leurs rayures perturbent les prédateurs quand ils s’agitent !), et les gazelles parce qu’elles ont besoin de manger des herbes écourtées par le passage des gnous. Et les prédateurs de tout ce beau monde les talonnent de près… La mort fauche d’ailleurs chaque année 5 % du cheptel ; en cause les prédateurs donc (crocodiles, hyènes, lycaons et lions), mais surtout la noyade, principale cause des pertes.

On parle beaucoup du gnou, mais de très nombreuses espèces seront au rendez-vous, parmi lesquelles lions, hyènes, girafes et oiseaux (plus de 500 espèces recensées !) en nombre.

Les parcs de l'ouest et du centre de la Tanzanie

Moins connus que le Ngorongoro ou le Serengeti, d’autres parcs sont également à découvrir dans l’ouest et le centre de la Tanzanie.

Réserve de Selous

Tanzanie Parc Selous
Eléphant à Selous © giamplume - stock.adobe.com

Trois fois plus importante en superficie que le parc du Serengeti, la réserve de Selous, dans le sud de la Tanzanie, couvre 55 000 km2, ce qui en fait la plus grande zone sauvage africaine (2e au niveau mondial) où la vie des animaux est peu perturbée. Une virée hors des sentiers battus.

Très boisée, elle est traversée par le fleuve Rufiji et ses affluents qui alimentent tout un chapelet de lacs. On dénombre sur ce vaste territoire 350 espèces d’animaux, parmi lesquels un grand nombre d’éléphants. Celle qui fut la plus importante réserve d’éléphants du pays a, en moins de 40 ans, perdu 90 % de ses individus à cause du braconnage industriel ! 

Également des rhinocéros (6 % de la population mondiale de rhinocéros noirs se trouvent à Selous), des buffles, des antilopes, des hippopotames, des crocodiles, des girafes… sans compter quelques dizaines de milliers d’oiseaux.

On ne visite que la partie nord, le sud étant réservé… à la chasse.

Parc national du fleuve de Gombe

Tanzanie Parc de Gombe Chimpanzés
Chimpanzés au Parc de Gombe © Impala - stock.adobe.com

Situé à 26 km au nord de Kigoma, il est uniquement accessible en bateau et ne se découvre qu’à pied. Le plus petit des parcs nationaux tanzaniens (56 km2) suit la rive du lac Tanganyika entre Kigoma et la frontière burundaise. Il abrite une petite bande de forêt, dans les montagnes entrecoupées de vallées profondes s’accrochant aux rives du lac. C’est là que sont regroupées les habitations des pêcheurs.

Dans le lac – l’un des plus profonds et étendus au monde –, on peut se baigner, pêcher ou encore faire une virée en kayak. À recommander aux bons marcheurs, et surtout aux amoureux des chimpanzés, car le prix d’entrée du parc et ses conditions d’accès sont prohibitifs. À l’origine, le parc n’est pas destiné au tourisme, on y trouve donc peu d’équipements.

Gombe est surtout connu pour ses chimpanzés – ainsi que 7 autres espèces de primates –, rendus célèbres par les travaux de Jane Goodall (Gorilles dans la brume) dans les années 1960. Car Gombe est un centre mondial d’étude scientifique : ici a été mis en place le programme le plus long d’observation de la vie sauvage, toujours en cours aujourd’hui.

Le parc a récemment été inscrit à l’Unesco au titre de réserve de Biosphère (on en compte 24 à travers le monde). Une façon de souligner le travail de conservation de la biodiversité réalisé, allié à l’activité humaine.

Parc national des montagnes Mahale

Tanzanie Parc Mahale
Parc national des montagnes Mahale © SIMONETTA - stock.adobe.com

Situé à 170 km au sud de Kigoma, ce parc national, créé en 1985, est également une réserve de chimpanzés (plus nombreux qu’à Gombe) et autres espèces de singes.

Avec une chaîne de montagnes (dont la plus élevée, le Nkungwe, atteint 2 460 m et peut être gravie) et une forêt tropicale, sa situation est d’autant plus exceptionnelle qu’il surplombe le lac Tanganyika, dans lequel on peut nager, pêcher...

Pourtant, il est nettement moins visité, car très difficile d’accès : site retiré et escarpé, aucune piste, et on ne peut s’y déplacer qu’à pied (superficie de 1 613 km2). Un paradis pour les randonneurs !

Et aussi

Tanzanie Parc Mikumi
Impalas dans le parc de Mikumi © Dave - stock.adobe.com

Le Parc national de Ruaha est situé au centre de la Tanzanie à 620 km à l’ouest de Dar-es-Salaam. C’est le deuxième plus grand parc national du pays (13 000 km2) et l’un des plus beaux (et des plus chers). Les pistes s’organisent en suivant le cours de la grande rivière Ruaha, source de vie de la faune et la flore du parc. On y dénombre plus de 8 000 éléphants, des hippopotames, des crocodiles, mais aussi des koudous, des impalas, des lions, des léopards, des chacals… On y trouve aussi le plus grand nombre d'oiseaux de Tanzanie.

Situé à 283 km de Dar es-Salaam, le Parc national de Mikumi est frontalier de la réserve de Selous (au nord). C'est le troisième parc de Tanzanie par la superficie. Relativement plat (excepté les deux chaînes de montagnes qui l'entourent), ce parc se compose de trois milieux différents : la savane arbustive, une plaine au paysage ouvert, et des collines au sud. Pas mal d'éléphants, de buffles, d'hippopotames... mais aussi des léopards, des lions et des guépards, ainsi que des animaux plus rarement vus (hippotragues noirs, grands koudous, lycaons).

Le parc de Saadani, sur la côte au nord de Dar Es-Salaam, est un parc unique en son genre, où les animaux – dont les éléphants – viennent sur la plage la nuit.

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