Les îles d'Aran, l'éternel gaélique

Anne-Marie Minvielle
par Anne-Marie Minvielle

28 juillet 2010

Battues par les vents et l’océan, à l’ouest de l’Irlande et de la baie de Galway, les trois îles d’Aran sont à la source de la culture gaélique. Ermites et poètes ont retrouvé leur âme dans ce paysage de pierres où les innombrables murs, les forts et les chapelles sont aussi rocailleux que l’accent.

Le randonneur, à pied ou en vélo, en oublie le continent et ses arbres. Car après, sur l'autre rive de l’océan, c’est l’Amérique…. Seuls les ânes, les chiens et les poneys vous accompagnent sur les chemins de ce réseau de pierre qui envoûte l’esprit.
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Les hommes d'Aran

Anne-Marie Minvielle
Depuis environ le deuxième siècle av. J.-C., les îles d’Aran furent un refuge pour les premiers Celtes puis les Gaëls, pour les moines irlandais qui rayonnèrent dans toute l’Europe aux V-VIIe siècles, pour les Irlandais en révolte, pour les poètes et les intellectuels qui lancèrent le renouveau de la culture gaélique.

Parmi ces derniers, le père d’Oscar Wilde, William, dirigea les fouilles de Dun Aengus au milieu du XIXe s. Puis, sur les conseils du poète W.B.Yeats, le dramaturge J.M. Synge y passa quatre années (1898-1902), à observer la culture gaélique (Les îles d’Aran, éd. Payot). Sur Inishmaan, on visite ce bout du monde désolé baptisé « Synge chair » où il s’asseyait face à l’horizon, et son modeste cottage où les femmes aux costumes colorés lui apportaient de l’eau douce, des œufs et du poisson. Dans ses écrits, les îles d’Aran deviennent le monde archaïque des ancêtres disparus, le Tûatha Dê Danann, entre «les brumes galopantes » et «l’intense clarté insulaire » qui soulignent «chaque ondulation de la mer et du ciel et chaque crevasse des monts d’au-delà de la baie ».

Inspiré par cette expérience, le cinéaste Robert Flaherty, d’origine irlandaise, tourna sur Inishmore, le film de ciné-club Man of Aran(1931-1933). La plage et le double cottage à Kilmurvey témoignent encore de cette odyssée où Tiger Man, un îlien, est le héros maintenant enterré en première place au cimetière de Killeany.

Mieux qu’une destination touristique, les îles d’Aran sont ainsi devenues un mythe du ressourcement… à rechercher en soi-même.

Aran maintenant

Anne-Marie Minvielle
Sur ces îles, parents et voisins étaient, pour la vie, enfermés dans leur monde social. Après le nouveau regard ramené d’Amérique par les îliens émigrés, après l’aménagement des ports supprimant la nécessité des curraghs, ces légers bateaux à fond plat, pour atteindre le cargo en mer, après l’avènement de la télévision, les habitudes ont changé.

Chaque île a son école, son bureau de poste, sa supérette. L’eau douce, bien qu’utilisée avec économie, coule au robinet. Mais son souci reste présent avec la récupération de l’eau de pluie, la séparation du sel et de l’eau de mer. De petites éoliennes ont été installées sur Inishmaan, l’électricité est partout. Les ordures sont recyclées. Mais presque tout vient de la « mainland », deux ou trois fois par semaines, en cargo.

Les trois îles mythiques, vivent maintenant du tourisme. « C’était ça ou les jeunes seraient partis… », commente le dynamique Joe Watty sur Inishmore. Ainsi Michael, le berger, a vendu ses brebis. Ainsi les derniers toits de chaume sont parfois des leurres sur des toits en tôle. Ainsi les curraghs symboliques deviennent l’attraction des festivités. Les pêcheurs se sont transformés en « guides » et conduisent des minibus ou des poney-cabs plus couleur locale. On attrape le client comme on attrapait le poisson.

La fréquentation touristique, avec 45 000 visiteurs annuels, dont 2 000 quotidiens sur Inishmore en été, menace le charme solitaire de ces îles. Mais faut-il les transformer en réserve ? Heureusement la protection de la nature et une sévère réglementation immobilière préservent leur environnement.

Inishmore, la plus grande

Anne-Marie Minvielle
Inishmore, avec 850 habitants et 13 km de long, est l’île la plus touristique. Dormir sur place permettra d’éviter les heures d’affluences en été qui détruisent l’ambiance. À vous de choisir entre le vélo à louer (10 €/jour), le poney-cab (45 € env.) ou le mini-bus (10 €, 3 h).

Les circuits passent par l’église de Chiaràin, le rivage des phoques et son observatoire, Kilmurvey (départ du sentier pour Dun Aengus), les 7 églises (VIIIe s) jusqu’au bout de l’île, un karst fou avec des entrelacs de murs et un phare. Il remonte par Bungowla et Killeany. La plupart des monuments intéressants se font à pied (10 à 30 mn) depuis ce ring, en montant à Dun Eoghanachta à l’ouest, au Clochan na Carraige (Ve s) et à Dun Eochla au centre, à Dun Duchathair, le Fort Noir, à l’est.

Pour ceux qui le peuvent, le vélo est conseillé et se laisse dans la nature. Les cinéastes iront voir le double cottage au toit de chaume et la plage qui servirent de décors au film Man of Aran de R. Flaherty. Pour monter presque seul à Dun Aengus (1 100 av. J.C.), prévoyez d’y aller avant 9 h ou après 19 h en saison, hors billetterie (Visitor’s Centre). Faites attention en arrivant sur le bord de la falaise, à pic sur 87 mètres de haut sans protection. C’est normal, la coutume gaélique voulant que l’on se mette à plat ventre, la tête au-dessus du vide, pour prier…. Évitez quand même de le faire ! Et puis le café de Kilmurvey et la musique endiablée du pub Joe Watty le soir détendent les muscles au passage.

Inishmaan, l'île du milieu

Anne-Marie Minvielle
Pour les puristes, Inishmaan est la plus authentique, avec 200 habitants et 8 km de long. Sans doute son authenticité est-elle préservée par la demi-heure de marche qui sépare le débarcadère du village. Ce n’est pas pour rien que le poète Synge se rendit d’Inishmore à Inishmaan, pour vivre en pur gaélique. En hiver, les grands-mères portent leurs châles colorés à la messe et les hommes, leurs ceintures tissées. En été, n’aimant pas être pris pour « un zoo », ils mettent leurs manteaux ordinaires pour éviter les photos !

Le vélo permet de parcourir le village, entre les quelques B & B, la plage, le pub, l’épicerie, l’église, le cottage Synge et son rocher face à Inishmore et l’océan. Pour le reste, quel plaisir de grimper librement par les hauts murs qui mènent au magnifique Dun Chonchuir. Et s’il pleut, rien ne vous empêche de faire des emplettes au magasin de tricots d’Inis Meain, créé en 1976.

Suivez les sentiers qui s’enfoncent vers le sud avant qu’ils ne soient totalement balisés. Par beau temps de préférence, poursuivez le chemin qui mène aux éoliennes et aboutit au rivage. De là, longez les rochers, avec prudence et sans glisser sur les algues, vers le Puffing Hole, étrange phénomène karstique qui voit s’élever une vague souterraine du sol. Revenez, au nord des éoliennes, par un autre chemin qui ramène vers l’église. Vaches, poneys, ânes et chèvres seront les seuls compagnons de cette balade inoubliable.

Inisheer, la plus petite

Anne-Marie Minvielle
Si vous en êtes à votre troisième île, vous allez dire que c’est tout pareil. Eh bien, non, chaque île d’Aran a sa caractéristique et chaque îlien rivalise avec ses particularités. Inisheer, proche de Doolin et du continent, avec 250 habitants et 3 km de diamètre, est aussi la plus familiale.



Plage avec curraghs et pêche aux maquereaux, promenade en bord d’océan, deux pubs à comparer, délicieux craft shop et musée, on y va avec une poussette ou à pied. Le tumulus dévoilé lors d’une tempête en 1885 et les ruines du château O’Brien (XVe s) sont tout proches. Au cimetière, l’église Chaomhàin, saint patron d’Inisheer, est enfouie dans les dunes.

Mais il faudra prendre un vélo ou prévoir une randonnée pour découvrir la fantastique carcasse rouillée du navire Plassy, à l’est de l’île, naufragé en 1960. De quoi inspirer Stephen King ou John Carpenter…

À l’ouest, visitez le centre Aras Éanna, ancienne fabrique de vannerie transformé en centre culturel. Paniers et ceintures sont fabriqués par des Irlandais hauts en couleurs. Alentours, n’oubliez pas la petite église de Ghobnait (XIe s) et le puits sacré de saint Enda, ermite renommé sur Aran, en faisant un vœu. Cela peut servir ! Le tour de l’île complète le séjour, avant un Irish stew et une Guinness mérités.

Un labyrinthe de murs et de champs

Anne-Marie Minvielle
Chaque îlien d’Aran, dès son enfance, est un familier de la pierre. Ils ont eu pour jouets autrefois, des galets aux formes de vache, de poule ou de brebis. Les anciens savaient reconnaître l’auteur d’un mur à sa façon d’être construit. En pierre sèche, sans mortier, ce sont encore de véritables curiosités d’architecture.

Sur ces îles karstiques, prolongement des Burren du continent, le calcaire est omniprésent, malgré la présence de quelques grosses pierres rondes en granit, témoins de l’époque glaciaire. Le long de ces murs, il faut observer les pierres d’angle pour un démontage rapide, les assemblages aérés dignes d’un équilibriste pour laisser passer le vent. L’extrémité du mur était surnommée « le coin des querelles », entre les propriétaires. On enterrait les enfants non baptisés dans le mur-frontière, sorte de no man’s land spirituel. Toujours présents, les chiens colleys irlandais blanc et noir et les chats montent sur ces murs, les ânes s’y frottent le dos.

Et pour les champs, ne fallait-il pas tout un hiver de travail afin de fertiliser mille mètres carrés ? En rassemblant les pierres, récupérant la rare terre brune des fissures, en la mélangeant au sable, aux algues et au fumier dans des paniers transportés à dos d’hommes ou d’ânes, afin d’avoir quelques pommes de terre… À raison de 25 à 30 champs par fermier, sur le cadastre, chaque parcelle entourée de murs porte un nom gaélique. Le « rocher des fantômes » ou le « champ des têtes », font ainsi rêver tout au long du labyrinthe minéral des îles d’Aran…

Phoques gris et gentianes roses

Anne-Marie Minvielle
« 35 espèces de papillons, 450 espèces de fleurs et 95 espèces d’insectes » ont été répertoriées sur les îles d’Aran, m’annonce fièrement le conducteur devant l’observatoire des phoques, sur la route du bas à Inishmore. C’est vrai que l’on voit des têtes d’épingles noires dans la baie. Une cinquantaine de phoques vous regardent, l’air rigolard… Plus loin des cygnes tuberculés se prélassent, blanc sur blanc, sur les rives d’une saline naturelle.

Les choughs, corbeaux des îles au bec jaune, vous observent. Ne vous étonnez pas de voir des corbeaux plus ordinaires, morts et suspendus au faîte des toits de chaume, pour éloigner leurs confrères. Guillemots, puffins, cormorans, petrels, fulmars et huîtriers pie voisinent sur la grève et les falaises, non loin des nombreux passereaux dont le rossignol et l’alouette.

Les animaux domestiques sont nombreux, l’âne est roi, aimé et protégé : il a servi si longtemps ! Les vaches sont élevées pour la viande, le lait doit être pasteurisé avant consommation. Peu de volailles, pas de cochons, mais de nombreux chevaux, toujours utiles. Moules, maquereaux et bigorneaux étaient la base de la nourriture autrefois, avec l’éternelle et délicieuse pomme de terre.

Le long des chemins, serpolet, orchidées sauvages et chèvrefeuilles se mélangent aux fougères et aux géraniums mauves sauvages. Les dunes de Killeany, réserve naturelle, protègent une flore où se distinguent l’étonnante gentiane rose, l’orchidée mouche, le sédum jaune et l’immortelle. Mais ouvrez bien les yeux, car la flore a plutôt tendance à se faire petite et naine pour se protéger du vent maritime…

L'artisanat avec dix doigts

Anne-Marie Minvielle
L’artisanat du craft n’est pas un vain mot sur ces îles, connues avant tout pour leurs fameux sweaters. Les femmes tricotent encore ces gros pulls aux multiples motifs ou stitches. Ainsi les losanges s’inspirent des murs en pierre, le zig-zag des falaises, le point mousse du varech, le nœud câblé des cordes du pêcheur. Ces motifs permettaient même de reconnaître les marins péris en mer, dont il ne restait que le pull…

Autrefois, les hommes apportaient directement la laine des brebis, parfois teintes de vives couleurs à base de plantes ou d’algues. Et tout le monde tricotait des châles colorés et des pulls, tissaient des ceintures et des vestes. Les vêtements des îliens étaient ainsi fabriqués sur place, jusqu’au jour où l’un d’eux eut la bonne idée d’en exporter en Amérique. Ne vous étonnez donc pas de revoir ces gros pulls aux couleurs blanches ou grises des brebis, sur Madison avenue ou à Tokyo. Les Irlandais ont toujours été un peuple migrateur.

Chaque mois de septembre, sur les îles, les hommes coupent l’osier et le font sécher le long des murs après l’avoir trempé une semaine dans le sel pour l’assouplir. Le mobilier utilitaire était ainsi fait en vannerie, du berceau aux paniers et aux nasses pour les homards. On les trouve au centre culturel d’Inisheer.

Parfois même les anciens faisaient sécher les bouses de vaches sur les murs, utiles éléments de chauffage dans ces îles sans tourbe… et sans bois.

Le gaélique omniprésent

Anne-Marie Minvielle
Les îles d’Aran sont au cœur du Gaeltacht, région linguistique de la côte ouest de l’Irlande. Le gaélique y est langue nationale, face à l’anglais, seconde langue nationale, selon la Constitution. Chaque île est fière de posséder son école de gaélique irlandais, fréquentée par les jeunes du continent.

Pour nous, cela fait presque trois langues à comprendre : l’anglais classique, l’anglais avec accent rocailleux dit « irlandais » pour nous et « anglais » pour eux, et le gaélique pour nous ou « irlandais » pour eux, parlé par les habitants des îles entre eux. C’est dire si les échanges sont parfois difficiles ! Mais comme tous les habitants sont vraiment adorables, on y arrive… lentement.

Contentez-vous de reconnaître le nom des trois îles et les éthymologies gaéliques pour inish (île), bally (ville), caher (château), knock (colline), lough (lac), kill (église), dun (fort), rath (tumulus), trà (plage) et carrick (rocher). Quant à la prononciation, elle reste impossible pour le commun des mortels. Prononcer « conasse ta tou ? » (sic !), signifie « Comment vas-tu ? ». Personnellement, je suis restée avec prudence à mon anglais basique.

La chaîne de télévision TG4, omniprésente sur les îles et nécessaire en cas de pluie, est en gaélique. Les autres chaînes sont en anglais, mais entrecoupées de publicités interminables. Un conseil, n’oubliez d’amener un bon bouquin avec vous… Sur le web, Lexilogos gaélique peut s'avérer un site utile.

Fiche pratique

Anne-Marie Minvielle
Les cartes et les renseignements sont indiqués en anglais et en gaélique, voire en gaélique seul. Nous avons choisi ici les indications en anglais.

Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Irlande.

Office de tourisme d'Irlande

Discover West Ireland

Accès en bateau

Depuis Galway, navettes assurées (45 mn) pour les ferrys de Rossaveal (Aran Island Ferries, Inishmore 25 € A/R env.) et de Doolin (Doolin Ferries, Inisheere A/R 10 €). Demander si l’arrêt à Inishmaan est compris dans le trajet pour Inishmore. Pas de bureaux sur les îles, mais achats possibles sur le bateau. Nombreux comptoirs de vente à Galway.

En avion

Depuis Connemara Airport à Inverin (45 mn en navette depuis Galway)avec Aer Aran Islands. Toute l’année sur réservation, 45 € A/R dans la journée.

Documentation

Petite documentation éparpillée sur les îles, avec presque rien à Galway.
- Inishmore : Office de Tourisme à Kilronan, ouv. te l’année. 11-17 h en hiver et 10-18h 45 en été. Consigne à petit prix. aran@failteireland.ie
- Inishmaan et Inisheer : s’adresser à l’épicerie (petit livret et plan).
Le distributeur bancaire des îles est dans la supérette d’Inishmore.

Période

Les îles sont difficiles d’accès en hiver, sinon par avion et s’ouvrent aux touristes de mars à octobre.
Fin mai et début juin, vous avez des chances d’avoir très beau temps. Fin juin, les feux de la Saint-Jean et les festivités autour des curraghs animent le séjour.
Festival de l’Huître de Galway, 3e week-end de septembre.

Hébergement

Réservation indispensable en été, sinon vous risquez de repartir par le ferry. Comme pour le reste, fermé en hiver entre novembre et mars.
. Camping sommaire et pub dans chacune des trois îles.

Inishmore

- Pub Ti Joe Watty, à 300 m du port. Accueil chaleureux par Grace et Joe. Restaurant délicieux, (fish and ship ou irish stew, 15 €). Déjeuner 9,50 €. Musique 22 h.
- Kilmurvey House, à deux pas de Dun Aengus. Sympathique guest house à l’ancienne. Ch. Dble 90 €. Prévoir un moyen de transport.

Inishmaan

- An Dùn : une charmante et ancienne adresse sur l’île, près du cottage de Synge. Ch. dble 80 €. Prix aménagé pour séjour. Restaurant dîner et déj.
- Inis Meain, restaurant (dîner) et 4 suites modernes de luxe dans une conception environnementale de goût. Suite : 125 € par pers. avec accueil personnalisé et petit-déjeuner.

Inisheer

- Pub-restaurant à Inisheer Hôtel : ambiance et bon plat autour de 14 € la portion. - Fisherman’s Cottage, à l’est de l’île, 4 ch. sur réservation. Restaurant sympathique avec produits frais.
- Bru Radharc Na Mara Hostel, à droite du débarcadère. Ch. dble 70 €. À côté du pub Tigh Ned.

Randonnée

Tenue de randonneur avec toujours un anorak dans le sac, même par beau temps et de bonnes chaussures de marche, avec une paire plus légère de rechange en séjour. Il peut y avoir dix changements de météo en une heure…
Prévenir quand vous partez seul, vous pouvez facilement glisser sur les rochers. Le plan de l’île est largement suffisant, on ne risque pas de se perdre.
Les itinéraires principaux sont balisés en jaune par the walking man. Faire très attention en s’approchant du bord des falaises, surtout dans le brouillard. Fermer les barrières, une vache ou une chèvre cachées derrière le mur pourraient s’échapper. Ne pas monter sur les forts, les chapelles et les murs, et garder tous vos déchets.
Location de vélos sur chaque île, utile surtout sur Inishmore.

Shopping

- Pulls irlandais classiques (60 € env.) et tricotés mains (150 € env.) au Sweater craft shop d’Inishmore.
Modèles plus raffinés à Kilmurvey et au charmant Craft shop d’Inisheer (12 h-18 h), petit centre culturel de l’île où toute la famille d’artiste des O’Conaola vous accueille, ainsi qu’au magasin d’usine d’Inis Meain Knitting à Inishmaan (ouv. semaine 11-17 h et dimanche, 12 h-15 h), « couture » mais plus cher.

- Ceintures d’hommes en vente au centre Aras Eanna Arts Center d’Inisheer (30 €) ainsi que des vanneries et des croix de sainte Brigitte (7 €) aux motifs celtiques.

- À Kilmurvey (Inishmore), curieuses Penal crosses (25 €) étroites et taillées dans le calcaire que les catholiques glissaient dans leurs manches à l’arrivée des soldats de Cromwell.

- Bien sûr, vous pouvez faire un tour dans les rues piétonnières de Galway au retour, pour une bague de Cladaggh, au cœur entrelacé sous une couronne. Sans oublier les chaussures de marche rigolotes et les inventions pour la cuisine au premier étage de chez Barney’s. Pittoresque et amusant.

Musées

Hélas, le musée d’Inishmore est fermé depuis deux ans, faute d’argent…. Qu’est-ce qu’on attend pour rassembler toute cette ethno en voie de disparition ?
À Inisheer, le petit musée voisin du Craftshop (14 h –17 h) est un régal de souvenirs familiaux.
À Inishmaan, le cottage du poète et dramaturge John Millington Synge, avec ses écrits et son décor d’ermite, est à voir en saison (12-13h 30 et 14h30-16 h, 3 €).

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