Visiter Nikko, Voyage Japon
Activités à faire, lieux à voir - Tourisme Nikko, Honshû
À environ deux heures de train au nord de Tokyo, la ville de Nikkō offre une alliance entre histoire, spiritualité et nature. Nichée au cœur d’une forêt de cèdres et de montagnes, cette ancienne cité sacrée est célèbre pour ses sanctuaires et temples somptueux, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999. Un proverbe japonais illustre bien sa renommée : « Ne dites pas “magnifique” avant d’avoir vu Nikkō ».
L’histoire de Nikkō remonte au VIIIe siècle avec la fondation des premiers temples par le moine Shodo Shonin. La ville a gagné en importance au XVIIe siècle, lorsque le premier shogun de l’époque d’Edo, Tokugawa Ieyasu, a choisi ce lieu pour son mausolée. Aujourd’hui, Nikkō attire autant les amateurs d’architecture et d’histoire que les amoureux de la nature, grâce au parc national qui l’entoure.



Que voir à Nikkō ?
La visite de Nikkō passe inévitablement par son complexe de temples et de sanctuaires, un ensemble de 103 édifices religieux d’une grande richesse architecturale.
Le site le plus emblématique est le sanctuaire Tōshōgū, le mausolée de Tokugawa Ieyasu. Contrairement à l’esthétique épurée de nombreux édifices religieux japonais, ce sanctuaire se distingue par ses couleurs vives et la complexité de ses sculptures sur bois. Parmi les détails à ne pas manquer figurent la pagode à cinq étages, la porte Yomeimon et les célèbres sculptures des trois singes de la sagesse.
À proximité se trouve le temple Rinnō-ji, fondé au VIIIe siècle, qui est l’un des plus importants de la ville. Il abrite trois grandes statues de bouddhas dorés. Son jardin, le Shōyō-en, est un exemple d’aménagement paysager japonais.
Le sanctuaire Futarasan-jinja, également fondé au VIIIe siècle, est dédié aux trois montagnes sacrées de Nikkō : les monts Nantai, Nyoho et Taro. Il s’étend du pont Shinkyō jusqu’au sommet du mont Nantai.
Le mausolée de Taiyūinbyō est le lieu de sépulture de Tokugawa Iemitsu, le petit-fils de Ieyasu. Bien que moins opulent que le Tōshōgū, ce site présente un mélange harmonieux d’éléments shintoïstes et bouddhistes.
Enfin, le pont Shinkyō, avec sa couleur vermillon, enjambe la rivière Daiya et marque l’entrée symbolique de la zone sacrée des sanctuaires.
Quelles sont les activités à Nikkō ?
Nikkō et ses environs offrent de nombreuses possibilités pour les amateurs d’activités en plein air et de détente.
- Randonnée dans le parc national de Nikkō : Le parc propose une multitude de sentiers pour tous les niveaux. Il est possible de faire l’ascension du mont Nantai, un volcan qui domine le lac Chūzenji, ou de parcourir des sentiers plus accessibles comme celui qui fait le tour du lac Yunoko ou qui traverse les marais de Senjōgahara.
- Détente dans les sources chaudes (onsen) : La région de Nikkō compte plusieurs stations thermales réputées, comme Kinugawa Onsen, Kawaji Onsen ou Yumoto Onsen. Ces sources, aux propriétés variées, offrent une expérience de relaxation dans un cadre naturel.
- Découverte de l’abîme de Kanmangafuchi : Cette gorge formée par une éruption du mont Nantai est connue pour sa rangée de statues de Jizō, des divinités protectrices.
Que découvrir dans les environs de Nikkō ?
- Le lac Chūzenji : Situé en altitude, ce lac de cratère est accessible en bus depuis le centre de Nikkō. Il offre des paysages sur les montagnes environnantes.
- Les chutes de Kegon : L’eau du lac Chūzenji se déverse sur près de 100 mètres pour former l’une des cascades les plus célèbres du Japon. Un ascenseur permet d’accéder à une plateforme d’observation pour une vue rapprochée.
- La villa impériale Tamozawa : Cette ancienne résidence d’été de la famille impériale, dont une partie remonte à 1632, combine des éléments architecturaux des périodes Edo et Meiji.
L’essentiel à retenir
- Comment se rendre à Nikkō ?
La ville est accessible en environ deux heures de train depuis les gares d’Asakusa ou de Shinjuku à Tokyo. Il est aussi possible de prendre le Shinkansen jusqu’à Utsunomiya, puis de changer pour la ligne JR Nikkō. - Combien de temps faut-il pour visiter Nikkō ?
Une journée peut suffire pour voir les principaux temples et sanctuaires. Cependant, un séjour de deux à trois jours est recommandé pour explorer également le parc national, le lac Chūzenji et profiter des sources chaudes. - Comment se déplacer sur place ?
Un réseau de bus dessert les principaux sites touristiques depuis les gares de JR Nikkō et Tobu-Nikkō. Des forfaits de bus sont disponibles pour visiter la zone des temples ou des zones plus étendues comme celle du lac Chūzenji. - Quelle est la meilleure période pour visiter Nikkō ?
L’automne, de mi-octobre à début novembre, est particulièrement apprécié pour les couleurs flamboyantes des feuilles d’érables. Le printemps et l’été sont également d’agréables saisons pour la randonnée.
FORMALITÉS
- passeport
- visa
DÉCALAGE HORAIRE
DURÉE DE VOL DIRECT
- Papiers :
- passeport ;
- à partir de 3 mois, visa nécessaire.
- Vaccins conseillés :
- vaccins universels ;
- pour les expatriés et voyageurs fréquents : encéphalite japonaise.
- Meilleures saisons :
- Le printemps (fin mars-début avril), pour les couleurs (éclosion des fleurs de cerisiers).
- L’automne, saison agréable pour sa douce température et les couleurs des arbres.
- Durée de vol direct depuis Paris : environ 12h pour Tokyo.
- Décalage horaire : + 7h en été, + 8h en hiver.
Infos pratiques
Bons plans voyage Japon

Les derniers reportages sur le meilleur au Japon

Kyoto, nos coups de cœur

Le Japon, l’autre pays du whisky

Japon : Osaka, 5 raisons d'y aller

Japon, au pays des cerisiers en fleurs

Exposition universelle d’Osaka-Kansai 2025
Les incontournables Nikko
Forum Nikko
Photos Nikko


















































