|
![]() VietnamCultureCinéma L’Odeur de la papaye verte (France, 1993) : de Trân Anh Hùng. Un pur chef-d’œuvre. Voilà enfin un film sur le Vietnam réalisé par un Vietnamien, avec des images lentes mais sublimes. L’histoire d’un fils de bonne famille dans les années 1930 , qui tombe amoureux fou de sa servante. Caméra d’or à Cannes en 1993, César de la meilleure première œuvre en 1994, il fut nommé aux Oscars d’Hollywood. Trân Anh Hùng a tourné depuis un film intitulé Cyclo, primé au festival de Venise, qui relate la vie d’un pauvre cyclo-pousse, devenu criminel pour survivre. Jugé « politically incorrect », il a été interdit au Vietnam. Presse et Médias Radio Les radios, qui couvrent 95 % du territoire, sont très écoutées. Contrôlées par le cabinet du Premier ministre et le comité central du Parti communiste, les cinq stations de La Voix du Vietnam sont relayées par une soixantaine de stations locales. Radio France Internationale et les autres stations internationales ne peuvent être captées qu’en ondes moyennes ou courtes.
Télévision Le pays compte trois chaînes de télévision nationales, regroupées sous l’égide de la Télévision du Vietnam (VTV) : VTV1, chaîne généraliste essentiellement axée sur l’information politique, VTV2, chaîne éducative et scientifique, et VTV3, chaîne de divertissement à vocation commerciale. Elles dépendent directement du cabinet du Premier ministre et du comité central du Parti communiste. Un réseau câblé a été mis en place en 1997 dans les deux principales villes du pays, mais reste réservé aux expatriés, aux hôtels touristiques et à quelques Vietnamiens privilégiés. Journaux Forte de plus de 500 titres, la presse vietnamienne s’est considérablement développée et diversifiée. La presse nationale est dominée par cinq « organes militants » : le Nhân Dân (Le Peuple), quotidien du Parti communiste vietnamien ; le Quân Dôi Nhân Dân (l’Armée populaire) ; le Sai Gon Giai Phong (Le Saigon libéré) ; le Ha Nôi Moi (Le Hanoi nouveau) ; Tin Tuc (Les Nouvelles). La presse spécialisée, la plus dynamique au Vietnam aujourd’hui, est moins liée au pouvoir politique que les journaux d’information générale. Traditions vietnamiennes La danse des bambous Deux personnes, la plupart du temps des jeunes filles, placées l'une en face de l'autre, tiennent chacune deux tiges de bambou (parallèles ou croisées) par leurs extrémités. Au rythme d'un tam-tam, Les danseuses doivent sauter à l'intérieur et sortir sans se faire coincer les chevilles. La palanche Fondé sur le principe du balancier, ce système traditionnel de portage, aussi
vieux que le pays lui-même, se compose de deux paniers en bambou ou en rotin,
suspendus par de la ficelle ou du fil de fer à une tige de bambou (d'environ
1,50 mètres de long). La résistance et la flexibilité du bambou permettent de
porter des charges très lourdes. Architecture L'architecture vietnamienne fut influencée par : les Chinois au nord, les Indiens et les Khmers au sud. Villes, tombeaux, palais étaient dessinés suivant des critères astrologiques et géographiques très précis. Des villes comme Hanoi et Huê, les grands tombeaux impériaux, les temples de Hoa Lu, etc., répondirent à cette architecture. Quant à l'architecture moderne, elle se distingue par le style colonial français. Elle fut relayée à l’indépendance par l’architecture néostalinienne, le monumental bétonné et grandiloquent, dont l'un des plus beaux fleurons est la mairie de Hanoi. |
|