La majorité des minibus et des taxis appartiennent en général soit à un particulier, soit à un syndicat de conducteurs. Leur plaque d'immatriculation est jaune, alors que pour les autres véhicules, elle est blanche. Dans les villes, ces véhicules sont regroupés dans des gares routières. Sinon, on peut héler l'un d'eux sur les lignes de passage (demander où se trouve l'arrêt ou le lieu de passage d'un endroit à un autre).
Les minibus portent souvent des inscriptions en éwé, français, anglais ou autre, d'ordre religieux.
Ce sont des minibus, de 16-20 places, fonctionnant à prix fixés officiellement. Circulant sur tous les principaux axes, ils sont réguliers et assez rapides. Dans les villages reculés, situés à l'écart de ces axes, c'est plus problématique : quelques taxis-brousse locaux déglingués. Véhicules plus fréquents les jours de marché mais souvent pleins.
Entre les villes de la route côtière de Lomé à Aného et dans les grandes villes du pays. Leurs prix sont fixes. Ils fonctionnent comme les minibus.
- Les taxis voiture : repérables à leur toit jaune marqué « taxi ». Ils sont de moins en moins nombreux. 2 formules, le taxi collectif qui fonctionne comme un bus avec un circuit préétabli, et le taxi ordinaire qui vous emmène où vous voulez sans prendre d'autres passagers. Le même véhicule (souvent des Toyota) passe du collectif à l'ordinaire selon la demande du client. Pas de compteur.
Dans les deux cas, négocier. En formule collective compter 350-500 F.CFA selon la distance ; en formule ordinaire, minimum 600 F.CFA pour une course dans le centre-ville. Si vous prenez un taxi collectif déjà plein, gaffe aux pickpockets.
- Les taxis-motos : le moyen de transport le plus répandu, appelé woleyia (ce qui signifie « Vous y allez ? », question que le conducteur pose au client éventuel). Mais le terme zem, emprunté à l'expression utilisée au Bénin et diminutif de zemidjen (« Emmenez-moi vite » en fon), est de plus en plus répandu. Beaucoup plus rapide que la voiture mais aussi plus dangereux et plus polluant quand le carburant utilisé est trafiqué. Les pilotes de zem n'ont pas de tenue spéciale pour se faire reconnaître mais, de toutes façons, ils se manifestent en hélant les piétons. Proportionnellement plus cher que le taxi ordinaire plein.
Tarif selon la distance. Compter autour de 250 F.CFA pour une course au centre-ville.
Les cars desservent surtout les pays voisins (lignes Abidjan-Accra-Lomé-Cotonou et Lomé-Ouagadougou). Il existe tout de même quelques rares compagnies de bus reliant les villes du pays, notamment Rakieta et les bus de la poste.
Comme dans les pays voisins, cela coûte très cher, mais on peut essayer de négocier. On vous conseille de vous adresser à l'agence Alba Travel Services (ATS-Voyages), qui est très sérieuse. N'oubliez pas votre permis international.
- La N1 qui relie Lomé au Burkina Faso alterne portions en bon état et portions très dégradées (notamment dans la partie nord, jusqu'à la frontière). Attention aux camions en panne, accidentés ou à l'état d'épaves n'importe où sur la route (au détour d’un virage, sur la chaussée…).
- La route Lomé-Kpalimé-Atakpamé (la N2) est moins fréquentée que la N1. La portion Lomé-Kpalimé est à peu près correcte, celle Kpalimé-Atakpamé est un champ de nids-de-poule.
- Vers le Bénin, plusieurs accès relient la N1 à la frontière et à quelques villes stratégiques béninoises (demander son visa au consulat, à Lomé).
- De Lomé à Cotonou, la route est bonne mais le trafic est très chargé aux abords du port de Lomé.
- De Notsé à Abomey, bonne piste jusqu'à la frontière, puis goudron.
- De Anié (au nord d'Atakpamé) à Savalou, piste praticable avec une voiture ordinaire.
- De Kara (via Kétao) à Djougou, route goudronnée avec d'importants nids-de-poule.
- De Kanté à Boukoumbé (Pays tamberma), mauvaise piste.
- Vers le Ghana : passage à Lomé, mais on peut, de Hohé (située entre le lac Volta et la frontière togolaise), atteindre Kpalimé par une piste praticable. À condition d'avoir son visa !
La N 1, qui draine principalement les marchandises provenant du port de Lomé vers le Burkina Faso, voit défiler d'incroyables mastodontes. Chargés jusqu'à n'en plus pouvoir, avec des chauffeurs souvent drogués pour pouvoir tenir le coup des jours durant, rétroviseurs et clignotants disparus depuis belle lurette, ce sont de véritables dangers ambulants.
Dans le meilleur des cas, un camion met une semaine pour couvrir la distance, mais le plus souvent c'est 2 semaines : pannes innombrables sous le cagnard ou au milieu de nulle part, avec attente d'un hypothétique dépanneur (pas question d'abandonner la marchandise), négociation du passage de la faille d'Aledjo (voir plus loin), essoufflement dans les côtes, interminables contrôles sur la route et aux douanes, etc. Cela méritait d'être signalé.
- Les forces de police et l'armée sont présentes sur les routes et carrefours importants dans les grandes villes, mais les contrôles sont moins pesants ces dernières années, sauf pour les chauffeurs de taxis et minibus qui continuent d'être taxés (même sans raison).
- Ne sortez jamais sans un passeport ou une carte d'identité. Ça peut servir si jamais il vous arrivait quelque chose. N'hésitez pas à vous déclarer au consulat.
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