- Superficie : 185 000 km².
- Population : 20,4 millions d'habitants (estimation 2008).
- Capitale : Damas (2 millions d'habitants).
- Principales autres villes : Alep (2,3 million habitants), Homs (1 million d'habitants) et Hama (400 000 d'habitants).
- Chef de l'État : Bachar el-Assad (depuis 2000)
- Régime : présidentiel appuyé sur le parti dirigeant, le Baas.
- Religion dominante : islam à 87% (en majorité sunnite) ; 13% de chrétiens.
- Langues : l'arabe est la langue nationale officielle. Parmi les langues
minoritaires : l'arménien, le kurde, l'araméen (quelques milliers de
personnes). L’anglais est assez largement parlé dans le milieu touristique.
- Monnaie : livre syrienne (S£).
- Salaire moyen : 10 000 S£ (170 €) par mois. Compter le triple dans le secteur privé.
- Sites classés au Patrimoine de l'Unesco : les vieilles villes de Damas, Alep et Bosra, ainsi que le site de Palmyre.
Économie
Lourd héritage que celui de Hafez el-Assad. À sa mort, le Lion a laissé un pays économiquement arriéré, le plus pauvre de la région, après le Yémen désertique et l'Irak en plein conflit. Les raisons sont à la fois conjoncturelles et structurelles.
Pays en voie de développement, la Syrie exporte essentiellement des matières premières. Sa forte population et sa volonté d'autosuffisance alimentaire font du secteur agricole un pilier de l'économie syrienne (22 % environ du PIB), pourtant bien fragile, car très dépendant du climat, de la pénurie d'eau et de l'instabilité régionale.
L'industrie occupe une place non négligeable, mais la manne pétrolière diminue d'année en année.
La sécheresse qui sévit depuis 2008 déstabilise le fragile équilibre économique. La volonté d'autosuffisance alimentaire de la Syrie est mise à rude épreuve. Autre élément majeur de l'économie syrienne : les subventions gouvernementales. Certains produits de base sont achetés au prix fort et revendus à un faible coût. Cette politique revient cher à l'État qui, encouragé par le FMI, a commencé à démanteler ce système d'aide.
L'inflation a atteint prés de 15 % en 2008 et le chômage reste une préoccupation majeure.
Le gouvernement s'est engagé sur la voie d'une économie de marché, et annonce des réformes favorisant la privatisation. Damas a ouvert sa première bourse des valeurs en mars 2009.