Que d'églises romanes ! Il y en a plus d'une centaine. L'époque gothique offre certes quelques beaux édifices, mais rien de comparable avec le florilège d'églises d'influence pisane, provençale, bourguignonne et même rhénane.
Cela est dû principalement à l'établissement aux XIe et XIIe siècles de moines venus de Pise, Marseille ou Cîteaux, mais également au peu de moyens financiers pour construire de nouvelles églises aux siècles suivants.
Les Sardes furent dès les temps anciens préoccupés de leur lieu de sépulture. Dès 1800 av. J.-C., on trouve des « tombeaux des Géants », stèles et exèdres funéraires couvertes parfois de larges dalles, le tout de dimensions monumentales.
Les domus de Janas, que l'on peut traduire par « maison des sorcières » ou « maison des fées », sont des tombes également préhistoriques mais creusées dans la roche.
Les temples à puits vénéraient les divinités de l'eau, donc nourricières.
L'autel mégalithique de Monte d'Accoddi près de Sassari semble poser encore une énigme aux archéologues tant sa ressemblance avec une ziggourat mésopotamienne est frappante.
Unique au monde, le nuraghe est une spécificité sarde. Construites dès le IIe millénaire av. J.-C., ces formidables forteresses édifiées à l'aide de gros blocs de pierres taillées et assemblées sans mortier atteignent parfois 20 à 25 m de haut. La technique en est simple : sur un plan central circulaire ou ovoïde, la construction de forme conique est rétrécie vers le haut et entourée de corridors ménagés dans des murs de 4 à 8 m d'épaisseur. Ce noyau central est lui-même entouré de nombreuses constructions de plan circulaire constituant un village.
On dénombre près de 7 000 nuraghes. Les plus spectaculaires étant Su Nuraxi, Santu Antine, Losa et Santa Barbara.
Il est aujourd’hui établi que ces nuraghes servaient d’habitation au chef de clan et que ses « vassaux » étaient installés dans des nuraghes voisins formant des satellites autour de la demeure du chef. En cas de danger, la population y trouvait refuge. La vie quotidienne au pied du nuraghe regroupait agriculteurs, éleveurs et artisans. L'organisation sociale en « castes » se retrouve dans l'architecture complexe des ensembles nuraghe-village. Cependant, il semble que les cérémonies cultuelles avaient lieu dans d'autres lieux prédéterminés ou bien à l'extérieur du noyau central.
Les années à venir seront certainement sources de nouvelles découvertes et d'interprétation des données actuelles.
Hormis le parcours obligatoire du Trenino verde, qui nous plonge dans des paysages somptueux, il y a en Sardaigne neuf parcs naturels aptes à satisfaire les amateurs de randonnées.
- Parco nazionale del golfo di Orosei e del Gennargentu : dans la province de Nuoro. Créé en 1998, il offre un parcours entre gouffres, cratères, cavités karstiques, gorges et vallées, peuplés de sangliers, mouflons, martres, aigles et faucons.
- Parco nazionale dell'arcipelago di La Maddalena : on y accède par le ferry de Palau ou Santa Teresa de Gallura, au nord-est de la Sardaigne. Des dizaines d'îles et îlots rocheux en granit, sculptés par le vent et la pluie, éparpillés dans les eaux turquoise au large des côtes sardes. Routes ou chemins de terre, garrigues et maquis, à voir au printemps pour les orchidées sauvages.
- Parco nazionale dell'Asinara : on y arrive à bord d'embarcations en partance de Stintino. Pour admirer le bleuet épineux en se berçant des cris des cormorans, goélands et crécerelles, en compagnie des bourricots blancs.
- Parco naturale regionale del Molentargius : tout près de Cagliari, une grande lagune en bord de mer, connue pour ses oiseaux, quelques canards et, en prime, le crapaud émeraude, la couleuvre d'eau et la rainette sarde !
- Parco naturale regionale de Porto Conte : sur la commune d'Alghero. Pour les botanistes confirmés. Et, en prime pour les randonneurs discrets, le déboulé d'un lévrier sarde ou d'une belette.
- Parco naturale regionale del monte Limbara (Sassari) : près de Tempio Pausania, pour les chênes-lièges qui servent aux bouchons des nouveaux vins chinois !
- Parco naturale regionale de la giara de Gesturi : domaine naturel des petits mais puissants chevaux sardes dont une grande partie vit encore en liberté.
- Parco del Sinis-Montiferru : riche patrimoine forestier protégeant renards et buses et, dans sa partie étang, avocettes, échasses blanches, foulques et gambettes.
- Parco naturale regionale Linas-Marganai : pour un condensé de tous les précédents agrémenté de cascades.
- Parco dei Sette Fratelli où le cerf prédomine, parco del Sulcis et la richesse de sa flore, l'oasis de Seu pour le pin d'Alep et les perdrix, et l'oasis de Carloforte pour ses faucons reine.
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