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![]() SardaigneTraditionsLes fêtes traditionnelles Plus de mille fêtes religieuses ou païennes par an, un carnaval hors du commun, d'étranges danses rituelles et une polyphonie aussi riche que celle des Corses... Les carnavals Le carnaval en Sardaigne reste une des fêtes les plus populaires de Sardaigne. Tous ces carnavals ont en commun une procession, la parodie d'un transport funèbre suivie par des complaintes et de chants en chœur. L'un des carnavals les plus suivis est la sartiglia de Oristano. Il s'agit d'une course de chevaux doublée d'une épreuve d'habilité. Les costumes sont à l'image du faste du passé espagnol, encore vivant dans les prouesses équestres des courses effrénées. Les Mamuthones Cette fête plus sombre se déroule dans la région de la Barbagia, tout comme
les merdules boes de Ottana et sos thurpos de Orotelli. Ces masques
archaïques en bois peint de noir bougent au rythme cadencé de leurs clochettes,
au son grave et inquiétant. On y retrouve un rite agraire et pastoral dans sa
simplicité originelle qui évoque le culte des forces créatrices de la nature.
L'Argia Peu de gens ont entendu parler de la danse de l'argia. Le tarentisme des Pouilles qui est à l'origine de la tarentelle est beaucoup mieux connu. Dans les Pouilles, jusque dans les années cinquante, la tradition voulait, lorsqu'une personne avait des problèmes psychiques, que l'on fasse venir des musiciens à domicile. Ils jouaient pendant trois jours, le malade devait danser la tarentelle tout au long de cette période au bout de laquelle il était guéri. L'intérêt de ce rite consistait dans l'utilisation, par les gens du village, de la musique et de la danse dans le but de soigner une personne en difficulté. La fête de Saint Efisio Cette procession, à l'origine très ancienne, dure quatre jours et réunit un millier de personnes bénévoles. Efisio d'Elia était un jeune guerrier romain qui combattait les Chrétiens. Il s'est converti au christianisme et fut décapité puisqu'il ne voulait pas renier sa foi. Il est devenu le saint patron de Cagliari, la capitale sarde après avoir éradiqué la peste en 1656. Depuis, en reconnaissance de ce miracle, une grande procession annuelle donne lieu à une des plus grandes fêtes méditerranéennes. Une trentaine de chars à bœufs décorés, deux mille personnes, précédées de musiciens, défilent portant les costumes de leur village devançant le saint, tiré par ses deux bœufs fleuris, suivi d'une foule de fidèles. Certains le touchent, d'autres font des vœux. Les polyphonies de la Semaine sainte Les manifestations de la Semaine sainte sont de loin les plus importantes du
calendrier religieux. Certaines petites villes sont particulièrement célèbres,
dans la partie nord-ouest de l'île : Aidomaggiore, Bonnanaro, Cuglieri, Santu
Lussurgiu et surtout Castelsardo qui concentre le plus grand nombre de
confréries et le répertoire le plus riche et le plus original. Ces confréries
sont très anciennes et connues au moins depuis le XVIIe siècle. Leur
activité se concentre autour de la pratique du chant : cérémonies religieuses
du calendrier liturgique et funérailles, et de l'administration de la confrérie.
Les bergers-bandits La figure romantique du berger-bandit du Supramonte (région de montagne du Centre-Est) perdure dans l'imaginaire sarde. En particulier à Orgosolo, où les panneaux du village étaient jadis criblés de balles en guise d'avertissement pour les étrangers. De nos jours, ils se sont intégrés au magnifique paysage et aux murales, les fresques peintes sur les murs du village illustrant des scènes de la vie sociale et politique. En fait, la vie rudimentaire de ces bergers n'avait rien d'enviable, elle était plutôt faite de privations au milieu d'une nature hostile où l'on se confrontait en permanence aux épidémies, à l'aridité de la terre, aux loups et aux rapaces. Les vêtements traditionnels Le costume féminin : les foulards de couleur servent à marquer l'appartenance
aux différents villages ; la chemise, en lin ou en coton, est plissée et brodée
; la jupe à volants se porte jusqu'à la cheville, généralement de couleur sombre.
Le tablier est brodé, parfois avec des fils d'or. Les parures comportent des
broches, des boucles d'oreille, des colliers d'or, d'argent et de corail, des
chaînes et des chapelets de pierres dures en guise de porte-bonheur. |
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