Itinéraires conseillés Polynésie française

Durée du voyage

Vouloir voir toute la Polynésie en un seul voyage, c’est un peu comme ces Américains qui veulent visiter l’Europe en 15 jours… Si l’on place les Australes en France, Tahiti serait en mer du Nord, Bora-Bora en Écosse, Rangiroa (Tuamotu) en Norvège, Mangareva en Turquie et les Marquises quelque part vers Mourmansk !
Ajoutez à cela la nécessité fréquente de devoir repasser par Tahiti et vous en conclurez aisément qu’il va vous falloir faire un choix de destinations.

L’option la plus classique consiste à remonter le chapelet des Îles de la Société jusqu’à Bora-Bora, avec un éventuel prolongement aux Tuamotu.

- Une semaine : misez sur les grands classiques, Tahiti, Moorea, Bora-Bora, avec éventuellement Raiatea ou Huahine en plus.

- 2 semaines : les Îles de la Société en prenant davantage son temps. Deux semaines : les Îles de la Société version efficace et un premier aperçu des atolls des Tuamotu.

- 3 semaines : enfin le temps de bien profiter des Îles de la Société et des Tuamotu les plus accessibles, peut-être en goélette pour une partie du trajet. Ou, pour les friqués, un aller-retour en avion aux Marquises ou Australes.

- 1 à 2 mois : enfin le temps de respirer un peu, prendre la Polynésie à son rythme, sur le pont, jusque dans les îles lointaines.

Les îles de la Société

Îles du Vent

Tahiti

Même si Papeete a mauvaise presse, ne passez pas trop vite sur Tahiti. Certes, les embouteillages y règnent, certes le centre-ville n’est pas à tomber par terre, mais le reste de l’île a beaucoup à offrir. À commencer par les seuls vrais musées du territoire et de beaux sites historiques : superbes musée ethnographique de Punaauia, jardin botanique, musée Gauguin à Mataiea, grand marae d’Arahurahu. Les plages ne sont pas les plus belles de la Polynésie, mais le sable blanc de Toaroto et Papehue, et le sable volcanique noir de la presqu’île de Taiarapu ne vous décevront pas. Le spectacle est sur les vagues : surf tous azimuts ! La côte orientale est assez sauvage ; elle se prête bien à la plongée en tuba. Mais le plus beau est peut-être dans l’intérieur des terres. On y découvre une Polynésie exubérante de vallées et de montagnes sauvages drapées de nuages et de cascades, un vrai bonheur… boueux. Bon, et puis, à Papeete, ne manquez pas la messe au temple Paofai et le marché. Couleurs et animation garanties.

Moorea

Du pont du ferry ou d’une goélette, les eaux turquoise se déroulent sur fond de pics altiers : voilà déjà un peu de cette Polynésie de carte postale que l’on se plaît à imaginer. Moorea, si proche, a beaucoup pour plaire, avec ses montagnes la tête dans les nuages et ses maisons les pieds dans l’eau, ses vallées comme autant de secrets et ses cocotiers coiffés à la rasta. Le tableau est similaire dans toutes les Îles Sous-le-Vent, avec plus ou moins de verve.

Îles Sous-le-Vent

On aime bien le caractère tranquille de Huahine, ses habitants charmants, son lien préservé à la culture au village de Maeva, entouré de parcs à poissons.
Raiatea la sacrée, où se trouve le plus grand marae de Polynésie (Taputapuatea), est attachante, mais pas autant que sa voisine Tahaa, l’île vanille, avec laquelle elle partage un lagon. On ne peut s’y rendre qu’en bateau et, le soir, les derniers touristes repartis, la quiétude reprend le dessus. Atmosphère authentiquement polynésienne.
Un autre saut de puce et voilà Bora-Bora, l’éden tropical par excellence, la Bali Hai des Américains, qui ne jurent plus que par elle depuis que les GI’s s’y installèrent durant la Seconde Guerre mondiale. Là, le lagon, authentiquement idyllique, s’est étoffé, les pics volcaniques se sont consumés, le collier de motu (îlots sablonneux), grandis sur la barrière de corail, s’est dessiné. La vue d’avion est, c’est vrai, exceptionnelle. Sur place, beaucoup d’hôtels et beaucoup trop de touristes : les Polynésiens, lassés d’en croiser à tout bout de champ, se sentent envahis.
Pour un beau décor et le plaisir de rencontres vraies, mettez plutôt le cap sur Maupiti.

L'archipel des Tuamotu

Manihi, Tikehau, Takapoto, Fakarava, Raroia… Les Tuamotu forment le plus grand, le plus étonnant de tous les archipels. Nul sommet, ni même colline : les 76 atolls naviguent à la surface même du grand Pacifique.
Rangiroa
, le plus vaste, semé de 240 motu, enserre le 2e lagon au monde, si vaste qu’il pourrait engloutir l’île de Tahiti ! Quel monde étrange que ces îles où la mer enserre tout. Les terres y sont si discrètes, si frêles, si précieuses, que le regard se perd, entre bleu du ciel et bleu de l’océan. Plongeurs et pêcheurs y trouveront leur paradis. Les autres s’ennuieront tranquillement au pied de leur fare, entre la visite d’une ferme perlière, une baignade cent fois renouvellée et une sortie en bateau.
À Rangiroa, une excursion extra mène au Lagon Bleu, pas celui du film, mais un lieu génial tout de même, avec ses îlots déserts baignés d’eaux translucides où les tout jeunes requins batifolent, où les oiseaux marins nichent à portée de main, où les bénitiers bleus illuminent un récif découvert à marée basse. Au retour, escale près des parcs à poisson aménagés sur le récif : la marée les y pousse doucement, il n’y a plus qu’à se mouiller pour récolter la pêche du jour.

Le monde des atolls est très attachant, mais toutefois assez peu varié : d’une île à l’autre, on retrouve les mêmes horizons aquatiques, le même accueil chaleureux, les mêmes plaisirs simples. Inutile donc de prévoir d’en visiter une dizaine, vous auriez vite une impression de déjà vu.

Les îles Marquises

Difficile d’aller plus loin ! Les Marquises, c’est le bout du monde. Des cailloux volcaniques super accidentés, situés à près de 1 500 km au nord de Tahiti, en direction de l’Équateur. 6 des 11 îles sont habitées. Les paysages sont parmi les plus tourmentés qu’on connaisse : les côtes sauvages, tapissées de falaises et battues par la houle, livrent avec peine des vallées encaissées que surmontent d’incroyables édifices rocheux ruiniformes.
Passer d’une vallée à une autre, d’un village à l’autre, à travers la « brousse », c’est toute une affaire… Aujourd’hui encore, le cheval reste un moyen de transport privilégié (avec le 4x4). Colonisées avant Tahiti, les Marquises possèdent une culture fort ancienne. Des temples abandonnés à la jungle, où l’on sacrifia jadis des hommes, des tiki, presque aussi grands que les statues de l’île de Pâques, en témoignent encore.

Il n’y a pas 36 manières de visiter les Marquises : en avion, en se contentant de voir les îles les plus accessibles, ou en bateau. Là, 2 options s’offrent à vous : l’inconfort du Taporo VI ou le confort de l’Aranui, un cargo mixte qui, depuis des décennies, fait aussi croisière (avec excursions organisées sur chaque île). C’est cher, mais tout est compris et on cesse de se soucier du matériel.

Les Marquises, c’est d’abord Nuku Hiva, avec la baie de Taiohae, le village de Taipivai, où Herman Melville passa dix-huit mois après avoir déserté d’un baleinier, et celui de Haitiheu, où vécut Robert Louis Stevenson.
C’est aussi Hiva Oa, l’île de Gauguin et de Jacques Brel, tous deux inhumés au petit cimetière d’Atuona, fleuri par les pétales blancs des frangipaniers. La maison du peintre a été reconstituée.
Mais on préfère plutôt l’incursion dans la vallée de Puamau, à trois heures de piste (ou une heure trente de bateau), où se dresse le plus grand tiki de Polynésie. Et d’autres encore.
Du reste de l’archipel, Fatu Hiva est la plus attachante : du village d’Omoa à celui d’Hanavave, un sentier de toute beauté grimpe au pied des pics avant de plonger dans les entrailles de la Baie des Vierges, hérissée de monolithes plantés de cocotiers. Un vrai paradis des antipodes. Pour la petite histoire, le lieu, baptisé par les marins, s’appelait à l’origine Baie des Verges. Ce sont les chastes missionnaires qui lui adjoignirent une voyelle de circonstance…

Les îles Australes

Ce sont sans doute les moins visitées (en dehors des Gambier). Au nombre de 5 seulement, les Australes sont montagneuses elles aussi, mais plus tempérées : nous sommes là à plus de 2 000 km au sud des Marquises. Seules Rurutu, Tubuai et Raivavae sont desservies par la voie aérienne (Air Tahiti).
Tubuai est sans doute la plus belle, avec son grand lagon, ses motu et ses plages de sable blanc. On peut même y voir les ruines d’un fort construit par les mutinés du Bounty !
Raivavae
est elle aussi fort belle, avec ses forêts de fougères arborescentes et ses îlots où nichent les oiseaux marins.
Quant à Rapa, tout à l’Est, elle est la plus isolée des îles habitées de Polynésie. Son nom polynésien Rapa Iti (la petite Rapa) renvoie à Rapa Nui (la grande Rapa), qui n’est autre que l’île de Pâques.

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