- Statut : collectivité territoriale d'outre-mer française.
- Superficie : à peine 4 167 km² de terres émergées, dont près d’un tiers pour Tahiti. Le tout réparti en 118 îles (dont 67 habitées) et 5 archipels : les îles de la Société, Tuamotu, Gambier, Marquises et Australes. Le territoire maritime est aussi vaste que l’Europe occidentale !
- Population : 270 000 habitants (estimation 2012), dont près de 85 % à Tahiti et sa voisine Moorea.
- Capitale : Papeete, sur l’île de Tahiti. Si la ville ne compte officiellement que 26 300 habitants (estimation 2010), sa zone urbaine regroupe 65 % des habitants du territoire !
- Densité : 65 hab./km².
- Ethnies : 66
% des habitants de la Polynésie française sont Polynésiens d'origine maorie, 17 % de "demis" (métissage entre Maoris, Chinois et Européens), 5 %
d’ascendance asiatique (surtout Chinois) et 12 % d'Européens, dont une grande majorité de Français (répartis en
Français locaux, et métropolitains expatriés) et d'Italiens.
- Religions : majorités protestante (35 %) et catholique (34 %).
- Langues : le français, langue officielle, et le reo maohi, la langue tahitienne, très parlée en Polynésie.
- Monnaie : franc pacifique.
- Régime : démocratie parlementaire. La Polynésie française forme un pays d’outre-mer (POM) disposant d’une très large autonomie, fruit d’un statut plusieurs fois redéfini ces vingt dernières années.
L’économie traditionnelle polynésienne, basée sur la pêche et l'huile de coco, a connu une véritable révolution avec l’installation de l’armée (en 1962), puis celle du Centre d’Expérimentation du Pacifique dans l’archipel (en 1966, fermé en 1996). Ce nom ronflant cache la litanie des essais nucléaires français de Moruroa et Fangataufa.
Cette nouvelle manne a fait tripler le PIB en une décennie. Sous la présidence de Gaston Flosse (1984-2004), le territoire a attiré les subventions, distribuées selon le système du clientélisme. La métropole a permis à la Polynésie française de bénéficier d'afflux massifs de capitaux. L’argent récolté a permis de créer une sécurité sociale généralisée (1995) et de fonder une compagnie aérienne (Air Tahiti Nui). Cependant, emplois de service et fonction publique (les télécommunications notamment, prospères du fait de la situation insulaire) restent très majoritaires car en situation de monopole.
L'archipel produit, outre la pêche et le coprah (l'huile de coco), des fruits, des fleurs, du monoï et de la vanille. La vanille de Tahiti, réputée chère, est en surproduction.
Les subventions nuisent en fait largement à l’essor économique. L’industrie perlière a elle aussi souffert d’une surproduction qui a vu les cours chuter.
Le tourisme (13 % du PIB) peine quant à lui à se développer.
L’impact des hauts revenus des popa’a (Blancs) en poste a fait grimper artificiellement le niveau de vie, et a réellement augmenté le coût de la vie.
Bref, beaucoup d’argent gaspillé, et une grande dépendance financière vis-à-vis de Paris. Le PIB reste l’un des plus élevés de la zone Pacifique.
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