- Statut : collectivité territoriale d'outre-mer.
- Superficie : à peine 4 200 km² de terres émergées, dont près d’un tiers pour Tahiti. Le tout réparti en 118 îles (dont 76 habitées) et 5 archipels. Soit : les îles de la Société, Tuamotu, Gambier, Marquises et Australes. Le territoire maritime, lui, est aussi vaste que l’Europe occidentale !
- Population : 260 000 habitants (estimation 2007), dont près de 85 % à Tahiti et sa voisine Moorea.
- Capitale : Papeete, sur l’île de Tahiti. Si la ville ne compte officiellement que 26 000 habitants (estimation 2007), sa zone urbaine regroupe 65 % des habitants du territoire !
- Densité : 65 hab./km².
- Ethnies : 78
% des habitants de la Polynésie française sont Polynésiens, 12 %
d’ascendance asiatique (surtout Chinois) et 10 % Français (répartis en
Français locaux 6 %, et métropolitains expatriés 4 %).
- Religions : majorités protestante et catholique.
- Monnaie : franc pacifique.
- Régime : démocratie parlementaire. La Polynésie française forme un pays d’outre-mer (POM) disposant d’une très large autonomie, fruit d’un statut plusieurs fois redéfini ces vingt dernières années.
- Chef de l’État : Nicolas Sarkozy. Le chef de l’État désigne le haut-commissaire de la République, en l’occurrence Adolphe Colrat.
Économie
L’économie traditionnelle polynésienne, basée sur l’agriculture et la pêche, a connu une véritable révolution avec l’installation de l’armée (en 1962), puis celle du Centre d’expérimentation du Pacifique dans l’archipel (en 1966, fermé en 1996). Ce nom ronflant cache la longue litanie des essais nucléaires français de Moruroa et Fangataufa.
Cette nouvelle manne fait tripler le PIB en une décennie. Sous la présidence controversée de Gaston Flosse (1984-2004), le territoire a attiré les subventions comme aucun autre, des subventions distribuées toutefois selon le système du clientélisme. La métropole a permis à la Polynésie française de bénéficier d'afflux massifs de capitaux. L'achipel a notamment reçu beaucoup d'argent de la Dotation globale départementale d'Équipement. L’argent coulant à flots a permis de créer une sécurité sociale généralisée (1995) et de fonder une compagnie aérienne (Air Tahiti Nui). Cependant, emplois de service et fonction publique (les télécommunications notamment, prospères du fait de la situation insulaire) restent très majoritaires, pour ne pas dire écrasants car en situation de monopole.
Malgré son essor mondial, le tourisme (25 % du PIB) peine à se développer, et l’industrie perlière a souffert d’une surproduction qui a vu les cours chuter. La distribution des subventions nuit en fait largement à l’essor économique. Ajoutons que l’impact des hauts revenus des popa’a (Blancs) en poste a artificiellement fait grimper le niveau de vie - et donc le coût de la vie.
Bref, beaucoup d’argent gaspillé, peu d’activités saines et une grande dépendance vis-à-vis de Paris. Corollaire naturel, le PIB reste l’un des plus élevés de la zone Pacifique, avec 17 500 $ par habitant. Difficile de couper le cordon ombilical.