- Population : 34 860 000 habitants (estimation 2009).
- Superficie : 710 850 km² avec le Sahara occidental et 446 550 km² sans.
- Capitale : Rabat (1 750 000 habitants).
- Densité de population : 77 hab./km² (sans le Sahara occidental).
- Langues : arabe classique et anazigh (langues officielles). Parmi les langues véhiculaires :
arabe dialectal, idiomes berbères (rifain, braber, chleuh et zénète),
français (courant dans l'administration), espagnol (utilisé localement
dans le Nord).
- Régime : monarchie constitutionnelle.
- Chef de l'État : le roi Mohammed VI (depuis juillet 1999).
- Monnaie : le dirham.
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,567. Rang mondial : 114.
- Salaire minimum garanti : 1 930 Dh (175,40 €) net.
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les médinas de Fès (1981) et de Marrakech (1985), le ksar d'Aït-Benhaddou (1987), la ville historique de Meknès (1996) et la médina de Tétouan (1997), le site de Volubilis (1997), la médina d'Essaouira (2001) et la cité portugaise d'El-Jadida (2004).
Économie
À son arrivée au pouvoir, Mohammed VI a hérité d'une économie en crise, sans oublier la corruption.
La volonté de réformes et une situation macro-économique plus favorable ces dernières années ont permis des améliorations : baisse du chômage, taux de croissance avoisinant les 5 % et inflation en forte baisse. Ajouter à cela des investissements étrangers qui ont fortement augmenté jusqu'en 2007.
Néanmoins, le déficit commercial du Maroc représente près de 20 % du PIB, la dette publique environ 47 % et la crise mondiale n'a pas épargné le pays. En 2009, les investissements étrangers ont reculé de 27 %. Le gouvernement a mis l'accent sur les investissements publics, et sur le désendettement de l'État, notamment à travers une vague de privatisations.
Les fortes pluies enregistrées au début de l'année ont généré des récoltes exceptionnelles qui ont dopé la croissance.
Un secteur primaire encore prépondérant
- Le domaine agricole constitue l'un des piliers de l'économie marocaine (environ 16 % du PIB). Trop dépendante de son agriculture, l'économie marocaine n'en est que plus fragile.
- La pêche, autre branche du secteur primaire, représente une manne financière non négligeable.
Des filières en perte de vitesse
- Le textile et le secteur de l'habillement représentaient, jusqu'en 2005, le premier poste des exportations. Néanmoins, la concurrence des géants chinois et indiens semble impossible à contrer.
- Les phosphates constituent la seule richesse minière. L'activité a toutefois connu une baisse importante de ces exportations, en raison notamment de la crise internationale.
« Le printemps du tourisme marocain »
Le tourisme au Maroc représente 7 % du PIB. C'est donc un secteur clé de l'économie, bouleversé en 2011 d'abord par le « printemps arabe » et l'attentisme des voyageurs et surtout par l'attentat perpétré à Marrakech fin avril 2011. Beaucoup d'argent a été investi dans le secteur touristique.
La manne étrangère
Autre source de devises non négligeable, les Marocains résidant à l'étranger (les MRE) rapportent chaque année plus de 3 milliards d'euros dans les caisses. Sur les 10 dernières années, cette manne étrangère représente près de 7 % du PIB.
Par ailleurs, de plus en plus d'étrangers s'installent au Maroc, et l'immobilier connaît un certain essor grâce aux résidences secondaires.
Droits de l'homme
Le Maroc a une nouvelle fois montré son originalité lors des révolutions arabes. Un Mouvement du 20-Février a été à l'origine de nombreuses manifestations, sans provoquer cependant de troubles majeurs. À aucun moment la Monarchie n'a en effet semblé être globalement remise en cause, par une contestation par ailleurs minée par ses divisions internes (notamment entre jeunes laïcs et islamistes radicaux).
Mohamed VI a habilement étouffé ce mouvement, en faisant adopter une nouvelle Constitution par référendum. Mais le Mouvement du 20-Février a dénoncé des réformes en trompe l'œil. Même si l'on peut observer des avancées légères, avec la délégation de certaines prérogatives au Premier ministre et à l'Assemblée, le roi conserve un pouvoir quasi absolu.
En dépit de la libération dès le début de la contestation de plusieurs dizaines de détenus politiques, le régime semble toujours vouloir contrôler la société en s'appuyant notamment sur la lutte contre la « menace terroriste ». Exsangues et harcelées judiciairement, plusieurs publications indépendantes ont dû mettre la clef sous la porte.
Mais le Mouvement du 20-Février aura néanmoins permis une certaine forme de libération de la parole. Les blogueurs ont largement contribué à la propagation d'une nouvelle liberté de ton, en dépit d'une censure permanente.
Si les Berbères ont obtenu quelques concessions dans la nouvelle Constitution, avec la reconnaissance officielle du tamazight (langue berbère), la situation au Sahara occidental est, quant à elle, toujours dans l'impasse, et les populations sahraouis continuent de subir une répression importante. Enfin, si la réforme du code du statut personnel (Moudawana), adoptée en 2004, a apporté une réelle amélioration pour les Marocaines, les freins religieux et sociétaux demeurent très vivaces.