Carte d'identité Maroc

- Population : environ 34 millions d'habitants (recensement 2014).
- Superficie : 710 850 km² avec le Sahara occidental et 446 550 km² sans.
- Capitale : Rabat (1 574 000 habitants).
- Densité de population : environ 74 hab./km² (sans le Sahara occidental).
- Langues : arabe classique et amazigh (ou berbère ; langues officielles). Parmi les langues véhiculaires : arabe dialectal, idiomes berbères (rifain, braber, chleuh et zénète), français (courant dans l'Administration), espagnol (utilisé localement dans le Nord).
- Régime : monarchie constitutionnelle.
- Chef de l'État : le roi Mohammed VI (depuis juillet 1999).
- Monnaie : le dirham.
- Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,647. Rang mondial : 123 sur 188 pays.
- Salaire minimum garanti : environ 2 570 Dh (environ 234 €) nets.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les médinas de Fès (1981) et de Marrakech (1985), le ksar d'Aït-Benhaddou (1987), la ville historique de Meknès (1996) et la médina de Tétouan (1997), le site de Volubilis (1997), la médina d'Essaouira (2001), la cité portugaise d'El-Jadida (2004), et Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage (2012) et Rabat (2012).

Économie

Des réformes qui portent leurs fruits

Force est de constater que l’économie du pays affiche un certain dynamisme. En 2017, la croissance devait graviter autour des 4,8 %. Ces dernières années, le déficit budgétaire du Maroc s’est réduit, le déficit commercial également (grâce à la baisse de la facture énergétique notamment). Le chômage a sensiblement reculé (en 2017, il s’établissait autour de 10,7 %, mais 20,7 % parmi les diplômés et jusqu’à 23,2 % chez les jeunes). L’inflation est contenue.

Malgré tout, l’économie marocaine reste très dépendante de trois facteurs majeurs : la conjoncture de l’Union européenne (cette dernière est le premier client et fournisseur du Maroc), les aléas climatiques (la sécheresse) et le cours des matières énergétiques. Pour remédier à cette situation, le pays s’est lancé dans une politique ambitieuse de diversification des productions et des débouchés (« Plan d’accélération industrielle »). Plusieurs domaines sont concernés : automobile, aéronautique, électronique, agroalimentaire, offshoring, chimie, textile, etc.

Les principales ressources

- L’industrie : le grand gagnant de la politique de diversification économique engagée par les autorités. Le secteur est passé de 14 % du PIB avant les années 2000 à environ 30 % en 2017, avec de nombreuses créations d’emplois à la clé. En moins d’une décennie, le secteur automobile est devenu le premier domaine d’exportation du pays. Son développement devrait se poursuivre avec l’arrivée prévue d’une usine PSA Peugeot Citröen en 2019. Des mesures sont prises pour attirer les entreprises étrangères, des contrats signés.

- L’agriculture constitue toujours un pilier de l’économie marocaine avec près de 14 % du PIB. Elle emploie près de 40 % de la population active (5 % en France). Problème : une année de sécheresse (comme 2016), et c’est toute une partie de l’économie du pays qui flanche. De plus, la céréaliculture consomme 80 % de l’eau du pays mais occupe les trois quarts des surfaces cultivables !
Mais depuis 2010, un ambitieux programme de réforme a été mis en place pour tenir compte de la spécificité de la terre et du climat. Ainsi, les cultures de l’olivier, de l’amandier, du figuier de Barbarie et du caroubier sont privilégiées dans le cadre d’une agriculture tournée vers le développement durable.

- La pêche représente une manne financière non négligeable. Sur près de 2 000 km de côtes, les eaux sont riches et poissonneuses. Agadir est le port sardinier le plus important au monde. Les eaux côtières marocaines sont d’ailleurs très prisées par leurs voisins espagnols, français ou portugais notamment.

- Le tourisme représente environ 11 % du PIB et emploie 5 % de la population active. Ce secteur clé de l’économie a continué de croître jusqu’en 2014 malgré le bouleversement provoqué par le « Printemps arabe » et les différents conflits dans le monde arabe qui rendent les voyageurs prudents. Si les chiffres furent en baisse sensible en 2015, le tourisme est reparti à la hausse en 2016.

- Les devises des Marocains résidant à l’étranger (les MRE) représentent près de 7 % du PIB et contribuent fortement à limiter le niveau de pauvreté dans le pays. Mais cette émigration, essentiellement de jeunes Marocains instruits, constitue une fuite de la matière grise préjudiciable au pays.

Les exclus de la modernisation

Selon la Banque mondiale, en 2014, près de 4,5 % de la population du pays vivait en-dessous du seuil de pauvreté nationale. Le taux d’analphabétisme frôle encore les 32 %, soit près de 10,5 millions de personnes analphabètes (!), en majorité des femmes.
Par ailleurs, l’entassement dans les bidonvilles constitue un terreau favorable à la criminalité et à l’intégrisme islamiste. Le programme « Villes sans bidonvilles » lancé en 2004 a pour objectif leur disparition et le relogement des familles dans des immeubles flambant neufs. Mohammed VI, « le roi des pauvres » comme on le surnomme (septième monarque le plus riche au monde tout de même et sans pétrole...), semble avoir pleinement conscience de ces enjeux socio-économiques et politiques.

Droits de l'homme

Réintégration dans l’Union africaine, organisation de la COP 22 sur le climat, participation à différentes coalitions antiterroristes : l’activité diplomatique et militaire marocaine n’a pas faibli ces deux dernières années. Fort d’un dynamisme économique, le Maroc fait valoir également un système politique stable.
La monarchie propose également son savoir-faire en matière de formation des imams, pour exporter un islam soufi vers certains pays menacés par le radicalisme, comme le Mali ou la France.
Mais stabilité ne rime pas toujours avec libertés, et le royaume doit toujours faire face à des accusations de fermeture.

À noter qu’en 2015 et 2016, plusieurs journalistes ont été condamnés à de lourdes amendes pour diffusion de fausses nouvelles ou diffamation, particulièrement lorsqu’ils se sont attaqués au roi ou à ses conseillers.
L’expulsion d’une équipe française du Petit Journal en avril 2016, officiellement pour défaut d’autorisation de tourner, a montré que la question de l’homosexualité, traitée dans leur reportage, était encore taboue au Maroc. Des personnes sont toujours condamnées en raison d’« actes contre nature avec un individu du même sexe », même si le procès médiatisé de deux homosexuels a abouti à leur libération en avril 2016.

Mais cette question n’est pas la seule à gêner, et l’indignation soulevée par le film Much Loved, de Nabil Ayouch, qui traitait de la question de la prostitution au Maroc, montre combien le pays a toujours du mal à regarder certaines réalités en face.
Si les droits des Marocaines ont pu progresser avec la réforme du code du statut personnel (Moudawana) et une légalisation du droit à l’avortement dans certaines conditions, les freins sociétaux demeurent là encore très vivaces.

Des associations de défense des Droits de l’homme ont toujours du mal à travailler et les activités d’ONG internationales ont été entravées. Human Rights Watch reconnaît cependant quelques améliorations, comme la fin des procès de civils par des juridictions militaires, et souligne également que le Maroc a accordé un statut juridique temporaire à des demandeurs d’asile reconnus par les Nations unies, tout comme à des milliers de migrants économiques, en attendant une révision des lois sur le statut des étrangers.

La réforme du Code pénal devait être adoptée à l’été 2016. Mais si certaines dispositions prévues dans un avant-projet étaient jugées positives par les ONG, comme la mise en place de peines alternatives aux prisons, le flou de certaines définitions, comme « l’offense aux religions » contenues dans l’avant-projet, inquiétait beaucoup quant à son application.

Les Nations unies dénoncent également la pratique récurrente de la torture dans les affaires de terrorisme et à l’encontre de militants sahraouis. Sur cette question du Sahara occidental, ultrasensible, les heurts avec la communauté internationale se sont multipliés en 2016.
De son côté, Amnesty International a également dénoncé les exactions du Front Polisario (indépendantistes).

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