Habitat
Les kasbah
Dans le Sud, vous
rencontrerez au milieu des palmeraies ces superbes bâtisses fortifiées
en pisé. Autrefois résidence du seigneur, la kasbah joua un
rôle fondamental pendant des siècles. Elle servait à la fois d'abri
pour les récoltes et de refuge aux oasiens quand les pillards du désert
devenaient menaçants.
Les kasbah comprennent trois niveaux
: le rez-de-chaussée est consacré aux animaux, avec une étable et une
pièce pour les activités agricoles ; le 1er étage est l'espace central,
réservé aux femmes, avec sa cuisine à ciel ouvert ; le 2e étage est
constitué du salon de réception, réservé aux hommes, l'ensemble étant
coiffé d'une terrasse.
Certaines d'entre elles, inscrites au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco à la fin des années 1980, font l'objet d'un programme de conservation.
Les riad et dar
Le terme riad signifie en fait « jardin clos », tandis que dar veut dire « maison ».
Le riad
est toujours de plain-pied. C'est en quelque sorte la maison bourgeoise
de la médina. Dans un dar, on compte deux étages maximum, un salon de
réception au rez-de-chaussée et une terrasse.
Par abus de langage,
on utilise le terme riad pour qualifier des maisons
traditionnelles construites autour de cours intérieures.
La vie
familiale s'organise autour de ces cours intérieures. Les différentes
pièces ne communiquent pas nécessairement. Les fenêtres s'ouvrent sur la cour intérieure alors
que les murs donnant sur la rue ne disposent d'aucune fenêtre.
La tente berbère
C'est l'habitat utilisé par les nomades en transhumance avec leurs troupeaux.
La tente (khaïma)
de couleur marron est tissée en laine de mouton ou en poil de chèvre.
On retrouve l'espace réservé
aux femmes et aux enfants, et un autre espace de réception, que les
hommes utilisent pour dormir. Le sol est recouvert de nattes, de tapis
et de coussins.
Musique et danse
Les musiques
La musique populaire
Variée et imaginative, la musique populaire est en constante évolution. Ce sont des chansons légères, en langue arabe dialectale.
Le griha est une improvisation poétique, à l'origine purement vocale, qui s'est ensuite discrètement accompagnée de oûd (sorte de luth arabe) ou de violon avant de laisser place aux percussions. La musique de cortège fait la part belle à une sorte de hautbois, le ghaïta, et au tambour tabala. La ghounia est une chanson légère qui utilise des thèmes d'actualité.
En marge de cette dernière, notons le raï, d'origine algérienne, qui a fait des émules au Maroc.
Il faut aussi citer les Nass el-Ghiwane, groupe qui s'est fait connaître par des textes engagés chantés sur des rythmes traditionnels.
La musique classique
Connue sous le nom de musique arabo-andalouse, c'est une musique de cour jouée et chantée généralement dans les grandes villes du Nord. Elle est surtout un divertissement pour les hommes de lettres et les savants, les textes étant toujours d'une grande qualité.
Classique également est la musique d'inspiration sacrée qui relève du soufisme. Le soufisme a développé l'art du chant sacré (pour voix d'hommes).
La musique berbère ou rurale
La musique rurale, notamment berbère, est souvent indissociable de la danse et de la poésie, et a gardé, dans son isolement pastoral, toute son authenticité. Elle est inspirée de la campagne marocaine ; les chants et danses des paysans sont de magnifiques spectacles. Ils ont très souvent une fonction religieuse.
La musique du monde arabe
Le Maroc est très ouvert aux grands chanteurs égyptiens ou proche-orientaux, tels Oum Kalthoum, Fairuz et Mohammed Abdel Wahab.
Les danses
Il vous sera certainement donné d'assister à quelques danses folkloriques, le plus souvent collectives. La plus répandue, dans la région du Moyen Atlas, est l'ahidous, qui rassemble plusieurs dizaines d'hommes et de femmes autour d'un meneur de jeu.
Dans le Haut Atlas, en pays chleuh, on peut observer l'ahouach, dansée par des femmes alors que les hommes donnent le rythme en frappant les bendir.
À Guelmim et dans une partie de la région saharienne, on assiste à la guedra, danse qui tire son nom de la marmite ou des pots de terre sur lesquels on a tendu une peau de chèvre.
Les Gnaoua ont conservé leurs rythmes africains. On peut assister à leur démonstration à Essaouira ou à Marrakech. Dommage, ces « spectacles » sont de plus en plus dénués d'authenticité.