Campings
FONDAMENTAL : en arabe, on ne dit pas camping mais moukhayyem. Mais heureusement, c'est souvent fléché « Camping ».
Si certains d'entre eux, pas très nombreux, sont correctement aménagés, le camping marocain moyen s'avère archibasique et parfois peu reluisant. Toutefois, il faut reconnaître une lente mais certaine amélioration.
Mieux vaut déposer les objets de valeur à la réception.
Le camping sauvage n'est pas interdit par la loi, mais est vivement déconseillé. La plupart des maisons d'hôtes, auberges et petits hôtels proposent souvent un matelas en terrasse et une douche pour environ 30 Dh (2,70 €) .
Prévoyez une recharge de bonbonne de gaz, car le système n'est pas le même au Maroc.
Auberges de jeunesse
On en compte une douzaine au Maroc, dans les principales villes. Il n'y a pas de limite d'âge pour y séjourner et, en général, la carte des AJ n'est même pas nécessaire.
Se reporter aux paragraphes sur les auberges de jeunesse dans la rubrique « Avant le départ ».
Hôtels
Il existe une classification officielle établie par le ministère du Tourisme. Dans les hôtels classés, le prix des chambres est toujours affiché à la réception. Ce prix peut toutefois se négocier, surtout en basse saison. S'il y a beaucoup d'hôtels de catégorie supérieure, les établissements de moyen standing sont peu nombreux.
Les établissements non classés situés à l'écart des routes touristiques sont souvent très sales.
Lorsque l'on monte en gamme, ça s'arrange nettement.
Attention aux réservations mal enregistrées. Confirmez votre arrivée tardive.
Note concernant les couples binationaux non mariés
Pour les couples binationaux, dont l'un est arabe, non mariés, l'accès à l'hôtel, et même au camping, n'est pas simple.
Logement chez l'habitant, maison d'hôte ou location d'appartement
privé
Dans une maison d'hôtes, le propriétaire vous reçoit chez lui et vous mangez sa cuisine. Une maison d'hôtes ne compte pas plus de 5 ou 6 chambres ; sinon, c'est une auberge ou un petit hôtel.
Ça reste une formule économique quand on voyage à plusieurs et que l'on reste quelques jours au même endroit. Ces locations sont très répandues dans les stations balnéaires comme Essaouira. Pour la location d'appartements, vous aurez intérêt à passer par une agence qui vous offrira des garanties.
Dans certains sites, les capacités hôtelières étant nettement insuffisantes en saison, les habitants proposent de vous louer une chambre ou un appartement. De jeunes rabatteurs se chargent de vous indiquer les adresses. Ces locations sont généralement illégales et vous n'obtiendrez aucune aide de la part des autorités en cas de pépin. Cela étant dit, vous partagerez la vie de la famille et aurez, peut-être, la chance de découvrir l'hospitalité marocaine.
Dans le Sud, on vous propose parfois de vous héberger amicalement. Il serait incongru de refuser, sauf si vous pressentez que cela va déboucher sur une arnaque.
Riad et dar
Ces maisons, souvent très anciennes, ont été achetées et joliment restaurées. Mais attention, dans un riad, on ne touche pas du doigt la vie « à la marocaine », puisque très rares sont les Marocains qui les louent et y habitent.
Pour en savoir plus sur les riad et les dar, se reporter au paragraphe « Habitat » de la rubrique « Culture ».
Taxes
Les hôtels et chambres d'hôtes sont tenus d'appliquer une taxe de promotion touristique (TPT) par nuit et par personne. Dans la majorité des hôtels, elle est déjà incluse dans le prix affiché, sauf parfois, pour les établissements les plus chic et certains riad qui la rajoutent sur la facture.
À cela s'ajoute une taxe de séjour communale. Le principe est le même.
Mais difficile, voire impossible, de préciser un montant pour ces deux taxes car elles changent d'un coin à l'autre et les autorités les modifient souvent. En principe, chacune d'elles ne dépasse pas 30 Dh (soit 2,70 €) par nuit et par personne pour les établissements les plus luxueux.
À cela, il faut ajouter une taxe de « débit de boissons », que tous les hôteliers doivent acquitter.