Routes
La plupart des grands axes au Mali sont en bon état et, hormis à proximité de Bamako, peu encombrés. Les autorités mettent petit à petit des péages (montant modique) à la sortie de Bamako, sur les grands axes.
Les pratiques de certains policiers restent encore douteuses, au point que de plus en plus de chauffeurs de taxis n'hésitent pas à contourner les postes de contrôle.
Prétextant un contrôle des papiers du véhicule, certains policiers trouveront toujours une bonne raison pour extorquer de l'argent.
Si on vous signale que vous auriez dû faire viser votre passeport au commissariat de Mopti (notamment au Pays dogon), sachez que vous n'avez pas à le faire, c'est illégal ! N'hésitez pas à dénoncer tout abus à l'office malien du Tourisme et de l'Hôtellerie de Mopti.
Prix des carburants (mai 2008)
- Essence ordinaire et super : autour de 650 F.CFA (1 €).
- Diesel : autour de 550 F.CFA (0,85 €).
Attention aux mélanges effectués par les petits vendeurs de carburant dans les villages dépourvus de station. Risque de détraquer le moteur !
Le chemin de fer
Le chemin de fer a été repris en main par une compagnie privée, Trans Rail. Mais il semble qu'à l'avenir, le transport des marchandises soit privilégié à celui des voyageurs.
- Bamako-Kita-Kayes : 2 départs par semaine.
- Bamako-Dakar : 1 départ par semaine. Bien vérifier le jour et l'heure (car départ aléatoire) auprès des Chemins de fer du Mali/Transrail (tél. : 222-56-31). Réserver le billet la veille. Ouverture des guichets de 6h à 11 h et de15 h à 17 h, mais arriver suffisamment tôt.
Compter autour de 35 000 F.CFA (53,40 €) pour un fauteuil en 1re classe, environ 25 000 F.CFA (38,20 €) en seconde. Couchettes en 1re : près de 51 500 F.CFA (82,40 €). Il arrive que le trajet dure jusqu'à 72 h.
L'autobus et le taxi-brousse
Les liaisons sont assurées par des sociétés privées
: Somatra, Gana du Nord, Bani, Binké, Bittar,
Diarra Transport, Diéma Voyages, etc. En
général, elles sont ponctuelles et leurs tarifs homogènes.
Bani, Bittar et Binké figurent parmi les meilleures.
Les taxis-brousse (des Peugeot 504), quant à eux, sont peu à peu
remplacés par des minibus. Prix à peu près équivalent à celui du bus,
mais départ une fois que le quota de passagers est atteint.
Pour ces deux moyens de transport, un supplément pour les bagages, parfois abusif, est demandé. Négocier ferme !
Voici quelques indications de tarifs (attention : ces tarifs valables au printemps 2008 peuvent augmenter en raison de la hausse du prix des carburants) :
- Bamako-Kayes : 1 300 F.CFA (2,60 €).
- Bamako-Mopti : autour de 8 500 F.CFA (13 €).
Les bâchés
De plus en plus concurrencés par les autocars (parfois climatisés !), plus confortables, les bâchés sont en voie de disparition. On en trouve encore entre Djenné et Mopti, Mopti et Sangha, et dans la région de Douentza. Ils prennent légalement 17 passagers à l'arrière de la camionnette (en réalité, 23) ; les 2 passagers à l'avant paient le prix du taxi-brousse, c'est-à-dire plus cher.
Le bateau
Les liaisons fluviales et le transport en bateau sont relativement intéressants pour découvrir le pays et rejoindre la région de Tombouctou facilement. Il ne faut pas oublier que les pistes au-dessus de Mopti sont impraticables en saison des pluies. Cela dit, il faut quand même disposer de pas mal de temps.
La Comanavw (Compagnie malienne de navigation), représentée à Bamako, Koulikoro, Mopti, Tombouctou, Gao. Le Niger est navigable pendant la saison des pluies et pendant les mois qui suivent (approximativement de fin juillet à mi-novembre).
â Des bateaux réguliers font la liaison entre Koulikoro et Gao en s'arrêtant dans tous les villages importants. Le meilleur itinéraire est celui où l'on trouve des vestiges des plus prestigieux empires africains, c'est-à-dire entre Ségou et Tombouctou.
Attention !
Les différents tronçons ouvrent à des dates différentes selon la pluviosité et, par voie de conséquence, la navigabilité. Koulikoro ouvre le premier en juillet ou en août, et personne ne connaît la date jusqu'au dernier moment.
Le parcours Koulikoro-Gao dure normalement 5 ou 6 jours.
Les bateaux sont de taille relativement modeste, on y trouve 4 classes (du voyage en cabine pour deux au voyage sur le pont, particulièrement bondé). Sur certains bateaux, même les classes supérieures manquent d'hygiène. Bien se renseigner auparavant sur l'état de ces bateaux.
Les repas sont les mêmes pour toutes les classes (pas de repas sur le pont, il faut attendre les escales). Il arrive souvent que les cabines de 2e ou 3e classe réservées soient finalement complètes. Bien se renseigner.
Pour savoir où se trouvent les bateaux et à quel moment ils seront aux escales, il faut se renseigner auprès de la Comanav (tél. : 226-20-94 ou 95 à Koulikoro), mais il est prudent de le redemander aux gens sur place si on attend un bateau à mi-parcours.
Si l'on est un groupe d'amis, on peut s'adresser à une agence et louer une pirogue avec pilote et cuisinier. Les petites embarcations sont cependant dangereuses juste avant l'arrivée des pluies.
Voici une indication des tarifs (en 2008) par personne, par exemple en 2e classe (cabine de 4 lits) :
- Koulikoro-Ségou : près de 17 200 F.CFA (26,40 €) ; en cabine double de 1re classe, env 26 000 F.CFA (39,70 €) ;
- Koulikoro-Mopti : près de 43 500 F.CFA (66,30 €) ; environ 62 200 F.CFA (94,90 A) en 1re classe ;
Penser à réserver au moins 2 semaines à l'avance.
L'avion
Liaisons intérieures entre Bamako et Tombouctou, Kayes, Mopti, Gao et Nioro-du-Sahel avec les compagnies CAM et MAE.