Art
Les lamas sont les dépositaires d'un art qui, au cours des siècles, s'est fixé progressivement autour des textes sacrés. Chaque personnage, sujet ou forme, est désigné exactement dans les écritures et possède une ou plusieurs significations symboliques. Un lent syncrétisme d'influences indiennes et chinoises, mais aussi byzantines, a conduit à cet art naïf et très coloré.
Peintures et statues sont aujourd'hui largement inspirées des critères esthétiques chinois, mais avec des motifs hindous : dieux et démons ricanants à la langue de feu et aux yeux globuleux, bouddhas paisibles et doux...
Principaux monuments du bouddhisme lamaïste
- Les murs de mani, que l'on trouve un peu partout sur les routes des monastères ou sur les chemins des chortens, sont des murs de pierres entassées, gravées de l'inscription « Ôm Mani Padme Um », qui est la prière murmurée par tout le monde à longueur de journée (cela signifie : « Salut ô joyau dans la fleur de lotus »).
Attention : ne pas piquer ces pierres comme souvenir, ce serait un sacrilège ! Quand on rencontre un mur de mani, il faut le contourner dans le sens des aiguilles d'une montre. On réduit ainsi le temps qui nous sépare de l'accès au nirvāna après les multiples réincarnations.
Beaucoup plus rare, en gardant l'œil ouvert, on rencontrera aussi des représentations du Bouddha gravées directement dans la roche le long des routes.
- Les chortens : c'est ce qui correspond aux stupas que l'on trouve traditionnellement dans les pays bouddhistes. Il faut les contourner, eux aussi, dans le sens des aiguilles d'une montre. À l'intérieur, il y a, en principe, des petits pains en forme de bouddhas, faits avec les os pilés des morts.
- Les gompas : les monastères. Il y en a dans les plus petits villages. Beaucoup s'accrochent à la montagne dans des positions invraisemblables, mais ne vous inquiétez pas pour eux, la plupart du temps ils sont là depuis 3 ou 4 siècles !
Drapeaux et moulins à prières
Les lamaïstes ont mis au point des instruments qui les aident à prier à longueur de journée :
- les drapeaux à prières, disséminés partout dans le pays qui, par le mouvement du vent, débitent des prières continuelles. Ils sont accrochés les uns aux autres en formant de véritables guirlandes multicolores (lungta) ;
- les moulins à prières, qui produisent autant de « Ôm Mani Padme Um » qu'ils font de tours. À faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, bien sûr.