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Cuba

Culture

Médias

Journaux

Les deux seuls quotidiens nationaux sont Granma, l’organe officiel du parti communiste, et Juventud Rebelde, l’organe de la jeunesse communiste. Il faut citer également l’hebdomadaire Trabajadores des syndicats officiels et le magazine culturel Bohemia.
La presse internationale est accessible aux touristes.
Quelques kiosques de La Havane proposent certains news-magazines français, mais ils ont une semaine de retard. Sinon, quelques grands hôtels vendent Le Monde, mais ne vous attendez pas non plus à ce qu'il date de la veille...

Radio

Parmi les nombreuses stations existantes, les deux radios officielles les plus importantes sont Radio Rebelde, fondée par le Che en 1958 dans la sierra Maestra, et Radio Reloj, une radio d’information continue.
Écouter les radios internationales est mal vu. La plus connue est Radio Martí, financée depuis 1985 par le Congrès américain pour émettre vers l’île. Le brouillage de ces stations est néanmoins déficient. Les stations musicales sont également nombreuses. Initialement destinée aux touristes, Radio Taïno diffuse uniquement de la salsa entre 17 h et 19 h et annonce toutes les festivités, ainsi que les concerts et les activités touristiques.

Télévision

Les Cubains disposent de quatre chaînes nationales : Cubavisión, Tele Rebelde (la chaîne du sport), Canal Educativo et Canal Educativo 2 (qui comme leur nom l'indique, diffusent surtout des programmes éducatifs). Chacune des 14 régions possède également sa chaîne de télévision. Mais leur temps d'antenne est très restreint.

Liberté de la presse

Dans ce contexte, une centaine de journalistes, regroupés dans une vingtaine d'agences indépendantes que les autorités refusent de reconnaître, tentent d'exercer leur droit d'informer. Interdits de publier dans leur pays, les journalistes indépendants comptent sur les associations de Cubains exilés aux États-Unis pour diffuser leurs informations, le plus souvent sur des sites Internet.
Ils interviennent également sur des radios internationales étrangères, au premier rang desquelles figure Radio Martí. Bien que les émissions soient brouillées et que la population cubaine ait difficilement accès à Internet, le gouvernement tente tout de même de dissuader ces journalistes de poursuivre leur travail.

Cinéma cubain

Depuis plusieurs années, le cinéma cubain s'était fait tellement discret qu'on pensait qu'il avait bel et bien disparu. Pourtant, il fut un instrument culturel et aussi politique pour briser l'embargo américain.
En 1994 vint Fresa y Chocolate, film culte de deux réalisateurs cubains : Tomas Gutierrez Alea (décédé en 1996) et Juan Carlos Tabío. Ce grand film, suivi en 1996 par Guantanamera, puis par Madagascar, confirme le renouveau du cinéma cubain.
Il ne s'agirait pas d'oublier toute l'importance du documentaire cubain, avec pour figure de proue, dès 1959, Santiago Alvarez, auteur de quantité de petits chefs-d'œuvre.
Ces dernières années, le cinéma cubain s’est orienté vers le thème de l’émigration et des aspirations au départ, avec un très beau film sorti en 2001 : Nada. Au festival de Cannes 2005, le film Viva Cuba de Juan Carlos Cremata a été distingué par le jury. Sorti début 2006, Barrio Cuba, de Humberto Solas, plante l’univers de La Havane fait de mélange de races, de croyances et d’espérances.

Musique cubaine

Cuba a marqué le XXe siècle par son extraordinaire palette de musiques et de danses : rumba, punto, tonada, danzón, son, batanga, bolero, changüi, guajira, mambo, cha-cha-cha, pachanga, songo, salsa, etc.

Rumba et son

À l'origine faite de chants et de percussions, la rumba se compose de trois styles, la columbia, le guaguanco et le yambu, ayant chacun leur danse. La première est pour les hommes, physique et acrobatique. La deuxième, plus lente, convient aux couples fatigués. La troisième enflamme les corps : fous de désirs et de séduction, les couples se frôlent et se séparent pour se rejoindre enfin dans la fusion de l'acte sexuel.

Au départ, c'est l'orchestre de rumba que l'on appelait son : trois chanteurs accompagnés de percussions, auxquels viendront s'ajouter des instruments à cordes.

Mambo et cha-cha-cha

Le mambo qui envahit l'Amérique des années 1940 est né à Mexico, sous la baguette du pianiste cubain Damaso Perez Prado.
C'est en rivalisant d'invention que Machito, Tito Puente et Tito Rodriguez réussissent à rendre la scène new-yorkaise complètement mambo sous leurs assauts puissants. À La Havane, Beni Moré et Bebo Valdés sont en train de construire leurs folles légendes, lorsque déferle la vague du cha-cha-cha. Dérivé du danzón, ce nouveau style, créé par Enrique Jorrin, rejoint le mambo à la conquête des pistes de danse du monde entier. Dans les années 1950, l'hégémonie planétaire de la musique cubaine est consommée, imposant les noms de Celia Cruz, Alfredo Rodriguez et une foule d'autres.

L'après-Révolution

Les années 1970 ont vu apparaître la nueva trova, liée au mouvement engagé de la nueva canción d'Amérique du Sud. Les noms de Pablo Milanés ou Silvio Rodriguez ont marqué ce courant, celui de Carlos Varela (plus rock !) est en vue avec ceux de William Vivanco et Amaury Perez.





 



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