- Superficie : 56 542 km².
- Population : 4,5 millions d’habitants.
- Capitale : Zagreb (974 000 habitants).
- Monnaie : la kuna.
- Langue : croate.
- Formations politiques : SDP (Parti social-démocrate)
et HSLS (Parti social-libéral croate), HDZ (Communauté démocratique
croate).
- Régime parlementaire : démocratie parlementaire depuis 2000.
- Président de la République : Ivo Josipović (élu en janvier 2010).
- Premier ministre : Zoran Milanovic (centre-gauche, depuis décembre 2011).
- Salaire mensuel moyen net : environ 600 €.
- Sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco : la
basilique Euphrasienne de Poreč, le parc national de Plitvice, le
centre historique de Trogir et celui de Split, la cathédrale
Saint-Jacques de Šibenik, la vieille ville de Dubrovnik et la plaine de
Stari Grad à Hvar.
Économie
La Croatie est depuis
la fin de la guerre dans une longue période de transition. Après
l'autogestion et l'économie planifiée, voici venu le temps du
libéralisme et bientôt de l'Union européenne. Quelques chiffres
suffisent à dresser un tableau évocateur : 16% de chômage officiel,
une inflation qui tourne autour de 5,6 % et une dette extérieure
estimée à 83,1 % du PIB. La Croatie est loin d'avoir tous les
indicateurs au vert, mais elle se rapproche des standards de ses
voisins d'Europe occidentale.
La Croatie a dû faire face, en moins de 20 ans, à un conflit armé sur son territoire, aux
transformations dues à la fin du système d'autogestion (nombreuses
privatisations) et à l'éclatement de l'espace économique yougoslave.
La
Croatie a été acceptée pour le round de négociations en vue de
l'adhésion à l'Union européenne (on parle désormais d'une adhésion
possible dès 2011).
Mais, derrière les progrès, la réalité sociale
est fort différente, et la politique d'austérité a fait des dégats. Ainsi, la plupart des chômeurs ne reçoivent pas
d'indemnisation, ou alors elle est très faible. Le retard de paiement des
salaires et retraites est monnaie courante. Alors, on se débrouille en
cumulant des petits boulots, souvent sur le marché parallèle, en misant aussi sur le tourisme, qui est
pratiquement revenu au niveau d'avant guerre. Le tourisme compte désormais pour environ 20 % du PIB.