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![]() CroatieTraditionsFêtes et jours fériés Depuis l’indépendance du pays, les jours fériés ont été modifiés. Le changement de système a vu le jour de la Révolution se transformer en jour de la Lutte antifasciste et avancé d’un mois. Le jour des Femmes, célébré depuis 1909 est passé aux oubliettes avec le nouveau régime, tout comme celui de la Jeunesse, jour férié dans les régimes communistes. De nouvelles dates sont venues les remplacer, les fêtes catholiques revenant sur le devant de la scène. Le 5 août, fêté comme le jour du Souvenir national est l’anniversaire de la libération de Knin en 1995. - 1er janvier : Nouvel An Religions et croyance Peut-être l’aurez-vous remarqué aux bibles qui trônent souvent sur les tables de nuit des chambres d’hôtels : la Croatie est un pays fortement catholique. Depuis la chute du système communiste, la religion a repris une place très importante tant dans la sphère privée que publique. D’après les enquêtes les plus récentes, 87,8 % de la population se définissent comme catholiques, alors que seulement 4,4 % se déclarent orthodoxes et 1,3 % musulmans. Bannie dans les années les plus dures du régime titiste, la libéralisation
des années 1980 avait déjà entraîné une forte croissance des baptêmes et mariages
religieux. Cette recrudescence du catholicisme en Yougoslavie est alors couronné
par un phénomène étrange. Un an après la mort de Tito, la Vierge apparaît à
Medugorje, cette bourgade des hauts plateaux d’Herzégovine. Régulièrement, tous
les 25 du mois, la Gospa délivre son message et attire des foules de pèlerins
même si le phénomène n’est pas reconnu par le Vatican. Avec la guerre, le message
de la Vierge de Medugorje a pris une tournure plus politico-religieuse, les
franciscains de la paroisse attestant que celle-ci combattait avec le peuple
croate. Dans ces guerres en ex-Yougoslavie, trop souvent perçues comme des résurgences
de haines ancestrales entre peuples de différentes religions, le catholicisme
des Croates devient de plus en plus identitaire. Son parti, le HDZ, parti au
pouvoir à l'époque de Tudman en Croatie, a longtemps bénéficié
du soutien de l’Église pour mettre en place sa politique. Les autorités religieuses
n’ont en effet jamais dénoncé les nombreuses atteintes aux droits de l’homme
perpétrées par le pouvoir en place. Cependant, une partie de l’Église avait
réagi à la politique pratiquée en Bosnie. La visite du pape à Zagreb en octobre 1998 qui rassembla des centaines de milliers de fidèles reste un événement hautement symbolique. La béatification du cardinal Stepinac par Jean-Paul II a toutefois soulevé de brûlants débats tant dans le pays qu’à l’étranger. Cet ancien archevêque de Zagreb est en effet on ne peut plus controversé, puisque, au cours de la Seconde Guerre mondiale, tout en publiant des lettres condamnant les persécutions de Serbes et de Juifs, il continua à reconnaître le pouvoir en place. Le nombre de graffitis muraux évoquant ce sujet atteste de l’importance prise par l’Église dans la vie politique croate. |
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