Drapeau corse
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Carte d’identité Corse

- Divisions administratives : une collectivité territoriale et deux départements, la Corse-du-Sud (préfecture Ajaccio) et la Haute-Corse (Bastia). Cette division est effective depuis le 1er janvier 1976 et a été pérennisée en juillet 2003 à la suite du refus, par référendum, de la réforme institutionnelle.
- Superficie : 8 680 km². C'est la quatrième île de la Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne et Chypre.
- Point culminant : le Monte Cinto (2 710 m), et des dizaines de sommets à plus de 2 000 m.
- Population : environ 300 000 habitants.
- Densité : environ 34 hab./km².
- Diaspora : on estime que 2 millions de Corses vivent hors de l'île (ce qui comprend les Corses nés en Corse et leurs enfants ayant gardé un lien avec l'île). Marseille serait la première ville corse au monde, avec environ 300 000 Corses.
- Population active : 37 % de l'ensemble de la population.
- Tourisme : il contribue à hauteur de 12 % au PIB régional.
- Produits exportés : à 80 % ce sont des produits viticoles, et des fruits, dont des agrumes (citrons, oranges, clémentines).
- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : le golfe de Porto (calanche de Piana, golfe de Girolata et réserve naturelle de Scandola).

Économie

La région se distingue de la plupart des autres régions françaises par la fragilité de son économie : un PIB par habitant inférieur de 25 % à la moyenne nationale, un pourcentage d'emplois publics élevé (31 %), soulignant la faiblesse de l'emploi industriel, par exemple.
L'un des enjeux de feu le processus de Matignon en 2000-2001 était « le décollage de l'économie corse ». On s'aperçoit combien économie et environnement sont liés : la Corse possède, avec sa nature généreuse, un capital inestimable que certains veuillent faire fructifier.
Si la Corse est toujours ce paradis naturel si recherché, c'est aussi parce que l'industrie n'a pas débarqué sur l'île pour y faire les ravages que l'on connaît ailleurs. Le secteur industriel progresse, mais il n'emploie guère plus de 7 % de la population active (contre 18,5 % sur le reste du territoire). Si tant de Corses ont dû quitter leur île, c'est qu'ils n'y trouvaient pas de travail.
Les touristes sont vus comme « l'or bleu », mais encore faudrait-il qu'ils se répartissent un peu mieux, afin de faire vivre aussi l'arrière-pays et pas seulement la frange littorale. Les dernières statistiques semblent prometteuses et incitent à un optimisme relatif, malgré certaines pesanteurs et difficultés.



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