Qu’on l’adule ou qu’on l’exècre, la Côte d’Azur, terre bénie des dieux, s’apparente à la caverne d’Ali Baba. On y trouve tout et son contraire, sous le soleil exactement.
Mieux vaut parfois quitter le littoral surpeuplé sans tarder, visiter Saint-Tropez au petit matin, et vagabonder dans l’arrière-pays. Car la « Côte » ne se limite plus à la côte. Certes, les corniches entre Nice et Menton sont sublimes. Le rouge de l’Estérel plongeant dans le bleu méditerranéen inoubliable.
Ici, les Alpes s’échouent dans la mer. Il existe encore des coins qui n’appartiennent qu’aux curieux, à ceux qui savent sortir de ces sentiers battus, mais charmeurs, que sont la Croisette ou la Promenade des Anglais. Forêts inconnues aux riches senteurs aromatiques et pittoresques villages hauts perchés vous attendent.
La luminosité et le bleu du ciel vous feront oublier les limousines tapageuses, les bourgeoises trop maquillées et les rouleurs de mécaniques. Ce n’est pas un hasard si Renoir, Van Gogh, Bonnard, Cézanne y ont puisé la poésie de ses charmes : la Côte d’Azur brille toujours !