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![]() Itinéraires conseillés BourgogneOn dirait le Sud Si vous atteignez la région par l’autoroute depuis le nord, vous percevrez le changement avec l’apparition de villages aux toits de tuiles rondes à la romaine. Dans l’air, vous sentirez un changement de climat et d’atmosphère. Le sud approche, et même la lumière devient soudain plus gaie. Vous arrivez à Mâcon, petite ville toute mignonne à la frontière du Nord et du Sud de la France. Même si le patrimoine architectural n’y est pas exceptionnel, vous partirez l’oeil aux aguets pour découvrir quelques jolies choses. Une traboule et un marché Sur la place aux Herbes, par exemple, s’élève la magnifique maison de bois sur laquelle
vous pourrez observer quelques figures licencieuses et grivoises. Bien sûr,
vous allez parcourir la rue Carnot, délicieusement piétonne et, au détour d’une
porte cochère, vous pourrez tomber sur une traboule, comme à Lyon. Vous savez, ces passages étroits qui traversent les immeubles et qui permettent de passer
d’une rue à l’autre plus facilement. Les abbayes de Cluny On reprend la route vers Cluny. C’est l’un des points forts de tout voyage en Saône et Loire, une fascinante
immersion dans ce qui fut le plus grand complexe d’architecture romane, religieuse,
militaire et civile des XIIe et XIIIe siècles. Cluny fut
fondée en 910 et c’est la règle de Saint-Benoît qui fut adopté. En moins de
deux siècles, Cluny se transforma en capitale d’un empire spirituel et temporel
considérable qui comprenait dix provinces, plus de 1 100 prieurés et plus de
10 000 moines. Les meilleures quenelles de brochet du monde ! Après les nourritures de l’esprit : les nourritures du corps. Direction le village de Sainte-Cécile, à quelques kilomètres de Cluny, au restaurant L’Embellie (tél. : 03-85-50-81-81). Vous pourrez choisir de vous installer à l'intérieur de cette vieille demeure sympathique, ou sur sa terrasse fleurie et ombragée. Les menus sont attrayants ; notons un spécial « petit écolier » que l'intéressé pourra prendre au bureau à l'ancienne, installé près des tables. Un vrai plaisir pour pouvoir partir vers Tournus. Tournus, c’est bien sûr l’abbaye Saint-Philibert,
source de l’art roman bourguignon, mère de tant de belles églises de campagne.
Et encore une fois, l’œil averti saura dénicher une multitude de détails :
portes à accolade, fenêtres à meneaux, ruelles et passages mystérieux, témoignages
du passé qui ne s’offrent vraiment qu’aux poètes et aux curieux. |
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