Street art dans le monde

05 janvier 2017

L’art est dans la rue
Philadelphie, Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, Lisbonne... Ces villes sont devenues des capitales du street art.
Connus ou méconnus, les artistes, ici, exposent tous dans la même galerie : la rue. Cette façon originale de faire tomber les murs intergénérationnels est née aux États-Unis dans les années 1970 avec les tags, simple signature au départ des multiples techniques graphiques utilisées par les graffeurs actuels.
Parler du monde du street art serait un poil prétentieux. Ne serait-ce que sur le plan touristique. Il existe une carte géolocalisée du street art dans le monde, sur le modèle de Google Street View, jetez-y un œil : www.streetartview.com
Street art, murals, etc.
Quitte à balayer les frontières, on s'est dit qu'on ne ferait pas la distinction entre ce genre et les « murals ».
Certains voient d'un côté l'expression individuelle ou collectived'un (ou de plusieurs) artiste(s) – de type Miss Tic, à Paris, El Bocho à Berlin. D'autres considèrent le street art comme un mode d’expression « sociologique » ou « politique », lié à un quartier ou une ville (de type Philadelphie ou Belfast)…
Mais les frontières ne sont pas toujours aussi nettes, sans même parler d'un ancien mur de la honte devenu galerie d'art à ciel ouvert dans l'ancien Berlin-Est.
Parmi les 3 500 « murals » de Philadelphie, réalisées par les habitants eux-mêmes, une des plus célèbres est due à la collaboration artistique de Keith Haring. Les puristes exclueront les murs d'hommage aux grands noms de la BD à Bruxelles. Mais à Berlin, certaines fresques du quartier de Friedrichshain sont en fait sponsorisées par des marques.
Pour les trekkeurs urbains que nous sommes, tout cela n'a que peu d'importance. L'important, c'est de se laisser guider par ses yeux, ses envies et parfois aussi certains guides spécialisés qui vous donnent, de leur ville, de leur quartier, une vision nouvelle, rassurante ou déstabilisante, qu'importe.
Ainsi va le monde... du street art.
Philly capitale mondiale des murals - Philadelphie (États-Unis)

3 500 fresques murales, témoins muets évocateurs de leur temps : à Philadelphie, on découvre à pieds, en vélo, en trolley, en segway, une attraction touristique forte née il y a 30 ans... d’une lutte anti-graffiti.
La ville a fait appel en 1984 à Jane Golden, une artiste muraliste qui a su convaincre de jeunes tagueurs au talent certain, mais un peu nuisible, d’utiliser leur énergie pour créer de véritables fresques.
En 1996, la ville a officiellement reconnu le Mural Arts Program (MAP), qui s’est constitué en association sans but lucratif. Les artistes ont pris possession de l’espace public pour embellir les rues (surtout dans les quartiers populaires) tout en contribuant à fédérer les habitants.
« Art saves life » (l’art sauve la vie). L'originalité des murals de Philadelphie vient de ce qu’ils sont réalisés par les habitants eux-mêmes. Le thème, le design, les couleurs de chaque fresque sont décidés lors de réunions de quartier. Ensuite, l’artiste commandité crée le dessin sur des panneaux de toile de parachute qui sont numérotés. Et les habitants les assemblent avant de les peindre ensemble, lors des Community Paint Days.
Le programme MAP travaille avec 50 à 100 communautés selon l'année pour réaliser des murals qui reflètent la culture et l’état d’esprit des quartiers. Employant près de 250 artistes, le MAP est l’un des plus gros employeurs du secteur artistique.
Dans chaque quartier, vous pourrez admirer les façades des immeubles, les murs de parkings ou de terrains vagues transformés, illustrés de héros populaires, de figures locales, de paysages fantastiques ou de scènes d’espoir.
Plusieurs parcours sont disponibles à l'office de tourisme. Dont l'officiel, à consulter sur www.muralarts.org (achats de billet en ligne, application audio à télécharger en anglais et possibilité de visites avec guides francophones).
En savoir plus sur la fresque de Keith Haring et le Mural Arts Program
http://trompe-l-oeil.info/
Quand l'art fait le mur... - Berlin

Berlin est l’une des capitales mondiales du street art. Depuis le milieu des années 1980, grâce à la quarantaine de kilomètres de l’ex-mur.
C’est un français, Thierry Noir, qui, a priori, est le premier « street artist » à y peindre, en 1984. Après la chute du mur, en 1989, quelques rares tronçons restent en place, dont une portion d’un peu plus d’un kilomètre au long de la Spree.
Dès 1990, elle accueille une fresque extraordinaire, réalisée par 118 artistes venant de 21 pays. C’est l' East-Side Gallery avec des œuvres dont les boutiques de souvenirs font aujourd’hui leurs cartes postales : le bisou goulu de Honecker à Brejnev ou la fameuse Trabant défonçant le Mur. En 2009, la galerie s’est offert un lifting complet pour commémorer les 20 ans de la chute du Mur en invitant, à nouveau, une grosse centaine d’artistes.
À deux pas de cette galerie à ciel ouvert, l’immense friche du RAW accueille également, au long des murs d’anciens entrepôts, une foule d’œuvres éphémères (l’essence même du street art).
De l’autre côté de l’Oberbaumbrücke, au long de Cuvrystrasse, se dressent les gigantesques fresques de l’italien Blu. C’est là aussi l’une des particularités de Berlin : la ville a attiré tout ou presque ce que le monde compte de stars du street art : au hasard d’une de vos balades dans Kreuzberg, Mitte ou Friedrichshain, vous tomberez peut-être sur un Monsieur A de André ou une provocante pin-up de Miss Van.
Au hasard de vos balades, vous vous arrêterez aussi inévitablement devant une œuvre d’un des tenants berlinois du street art : El Bocho et ses papiers collés de caméras de surveillance ou de Lucy, espiègle gamine qui torture son pauvre chat à longueur de mur, Kripoe et ses poings brandis, Xooox et ses pochoirs de jeunes femmes souvent (sinon toujours) sexy ou Mein Lieber Prost et ses rigolos bonshommes tracés d’un simple trait de bombe.
Si vous avez peur de vous perdre, suivez le guide de Vive Berlin. Cette société coopérative créée par des guides francophones free-lance propose des visites hors des sentiers battus. www.viveberlintours.de
Autres visites sur résa : goodmorningberlin.com : Élodie, la créatrice du blog Good Morning Berlin vous invite à la découverte d'un Berlin insolite et alternatif dans les anciens no man’s land créés par le mur.
Voir les photos du street art à Berlin.
Lezarts urbains, une fois ! - Bruxelles

Avant le street art, Bruxelles avait inventé l'art de la bande dessinée dans la rue. Même si certains de ces murs sont taggués, ou simplement un peu fatigués, ils restent un témoignage de près d'un siècle de BD. N'oubliez pas d'aller faire un tour sur le site de l'office de tourisme VisitBrussels, il vous aidera, quartier par quartier, à ne pas passer à côté de votre héros préféré.
En ce moment, on assiste à une toute autre effervescence graphique sur les murs de Bruxelles : tags, flops, stickers, pochoirs, wallpapers, reverse graffiti… L'association Lezarts Urbains propose des Graffiti Tours dans le quartier des Marolles, qui offre une grande diversité de l’art urbain. Un autre jeu de piste, plus original que la BD, puisque ces œuvres ne prennent tout leur sens que par leur inscription dans l’espace public.
Guidés par des artistes spécialistes du street art et du graffiti, vous allez parcourir les Marolles comme un musée à ciel ouvert. Apprendre à déchiffrer, décoder et comprendre les motivations de ces artistes sauvages. Cachées sur les toits, dévoilées sur les murs, s’exposent des œuvres de Bonom, Créons, Idiot, Invaders, Oli B, Roa et bien d'autres.
Depuis les fresques autorisées jusqu’aux réalisations illégales, c'est l’occasion idéale de décoder le travail en rue, de découvrir les techniques utilisées. Réservation balades auprès de caroline@lezarts-urbains.be Site à consulter : www.lezarts-urbains.be
Voir les photos du street art à Bruxelles.
Bon sang, mais c'est Banksy ! - Bristol

Capitale de l’animation cinématographique avec les studios de Wallace et Gromit, Bristol est aussi la ville natale d’artistes aujourd’hui mondialement reconnus comme Banksy : un graffeur génial en l’honneur de qui Bristol a organisé en 2009 une grande exposition.
Au nord de la ville, Stokes Croft, qui a vu naître Banksy, est l’un des quartiers emblématiques de Bristol. Autrefois mal aimé et mal famé, il a su cultiver sa personnalité cosmopolite et arty, allant jusqu’à obtenir son autonomie.
Depuis 2008, il est géré par une communauté d’habitants (les Peoples Republic of Stokes Croft) qui tentent de résister aux promoteurs. Suivant les traces de Banksy (dont on trouve encore, ici et là, quelques originaux !), les artistes ont peu à peu pris possession des lieux, des squats et recouvert les murs de la ville de graffitis. Ainsi, Stokes Croft est l’une des plus grandes concentrations de street art au monde !
Il règne ici une atmosphère bohème, tout à la fois tranquille et électrique, qui donne envie de s'imprégner de poésie urbaine. Pas mal de bars underground et alternatifs, forcément ! Sur place, petit musée consacré à l’histoire du quartier.
Non loin de là, en retournant sur Park St, l’un des plus beaux et plus célèbres pochoirs de Banksy. Un graffiti que la municipalité n’est pas prête d’effacer ! En 2006, le conseil municipal avait d’ailleurs demandé son avis à la population quant à son maintien. Le vote fut sans appel : 93 % pour…
Plus d’infos sur le site de Peoples Republic of Stokes Croft
Un documentaire à voir : Faites le mur, réalisé par Banksy.
Street insolite - Paris

Le street art est apparu à Paris dans les années 1980, mais c'est dans les années 1990 et 2000 (l'ère post-graffiti !) que les artistes français ont diversifié leurs techniques : pochoir, collage, sculpture ou encore mosaïque.
Poétiques ou engagées, ces œuvres singulières, principalement florissantes dans l’Est parisien, commencent même à faire leur entrée dans les galeries et musées parisiens : Nemo, Miss Tic, Jeff Aerosol ou encore Popof sont autant de messagers qui nous surprennent au détour d’une rue. Messagers et messagères, car nombre de femmes ont suivi les traces de Miss Tic, ces dernières décennies.
En pianotant sur Internet, vous trouverez plein de suggestions de circuits pour découvrir leurs œuvres... Vous pouvez aussi télécharger une appli gratuite sur www.paris-streetart.com
À Saint-Ouen, ce ne sont plus les puces qui occupent tout le terrain. Plusieurs dizaines d’artistes ont déjà œuvré sur le territoire pour donner de la couleur aux murs gris. L’office de tourisme a recensé la plupart des lieux où ont œuvré différents artistes, seuls ou au nom d’une association (Graff’art , Toochatoo) : Pimax, Space Invaders, M. Chat, Gregos, le Diamantaire, Némo, C215, etc.
Un blog à consulter, pour une visite guidée recommandée à la Butte aux Cailles (13 e arr.) :
www.pariszigzag.fr/visite-insolite-paris/street-art-a-paris
À noter, la Nuit Blanche 2014 fera une large place au street art, notamment dans le 13 e arr.
Pour en savoir plus : www.paris-streetart.com
Voir les photos du street art à Paris.
Urban attitude - Rotterdam

Chaque année ou presque apporte sa nouveauté à Rotterdam, ville qui affiche une architecture contemporaine audacieuse et fascinante. C'est à l'équipe de Mothership que l’on doit depuis 8 ans la plupart des réalisations visibles aujourd'hui, du mur d'images de la nouvelle gare centrale à la nouvelle halle du marché. Une halle-appartements fantastique, au sens propre, qui change de celles imaginées au siècle dernier, avec une fresque gigantesque (11 000 m 2) sur le thème de l'abondance signée Arno Coenen.
La nuit, la ville devient plus glamour aux yeux des amateurs d'insolite, dont le cœur battra pour le patrimoine portuaire (entrepôts, quais, grues, bateaux...) reconverti, un art dans lequel les Hollandais excellent. Les amateurs de street art s'en donneront à cœur joie, en longeant le port ou en grimpant au sommet d'un immeuble où poussent d'étonnantes salades.
« Groos » (fier en rotterdamois) est un lieu et un quartier à conseiller à tous les fous de street art, de lieux appelés à disparaître un jour ou l'autre pour laisser la place à des gratte-ciel semblables à ceux du quartier voisin de la gare, entièrement métamorphosé en l'espace de quelques années.
Tout le pâté de maison mérite une visite. Il y a un Biergarten dans la rue voisine, et un café au sommet de l'immeuble, avec vue imprenable sur les fresques du quartier.
Poésie urbaine - Lisbonne

Les amoureux de Lisbonne ont une raison supplémentaire de visiter la ville depuis que la collection « street art » de Lisbonne a été élue par le Guardian comme la plus belle du monde.
En 2008, le service culturel de la mairie a eu la bonne idée de le déclarer discipline artistique à part entière, afin de réduire les actes de vandalisme et de dégradation du patrimoine. La Calçada da Gloria, rue déjà très fréquentée par les touristes, est devenue une Galeria de Arte Urbana (GAU).
Depuis, même les poubelles à verre ont été recyclées, et les six niveaux du parking de Chão do Loureiro, dans le quartier de l’Alfama, ont été habillés par Ram, Mar, Miguel Januário, Paulo Arraiano et Nomen.
Le « parcours street art » conduit dans la Mouraria, avenida Fontes Pereira de Melo (œuvres de Os Gémeos, Blu, Sam3, Ericil Cane et Lucy McLaucland), avenida da Liberdade, entre les Rua Rodrigues Sampaio et de Santa Marta (œuvre d’Aryz) , et ramène avenida Dom Afonso Henriques, près du Jardim do Tabaco (œuvres de Vhils / Pixel Pancho, Smile, Zé Carvalho).
Un brunch à la LX Factory, ancienne manufacture textile reconvertie en lieu alternatif, devrait être le but ultime de la balade. Mais à Lisbonne, vous n'êtes pas au bout de vos surprises, il suffit de reprendre le tram, de marcher, pour que de nouvelles œuvres riches de poésie urbaine vous interpellent.
À l’est du nouveau - Londres

À Londres, le street art est omniprésent. Qu’ils soient aussitôt effacés par la mairie ou sacralisés par du plexiglas comme les œuvres de Banksy, les graffs font rayonner la ville.
On ne compte plus les les associations qui vous proposeront un circuit dans les quartiers où sévissent les street artists de renommée mondiale. Contactez Dave de Shoreditch Street Art Tours, et plongez dans l'épicentre du street art mondial.
Deux tours, un le matin à 10 h, l'autre à 13 h, trois heures de traque passionnante, dans un monde mutant. Dix ans déjà que l'équipe explore l'est londonien, sur les pas de Banksy, Shepard Fairey, Eine, Roa et bien d'autres.
Quelques tours & workshops sont proposés pour les néophytes (en anglais ou en français) par le site www.alternativeldn.co.uk. Des visites sympas qui vous laissent libres de choisir votre tarif (!). Deux heures pour mieux comprendre l'East London à travers une quarantaine d’œuvres repérées par les guides chaque semaine. Rendez-vous le samedi à 11 h 30 sur la place du marché de Spitafields.
Voir les photos du street art à Londres.
Ailleurs en Europe

Marseille
Une première l’été dernier : le Marseille Street Art Show organisé par la galerie Saint-Laurent, dans une friche industrielle, suite logique de la révolution Marseille 2013, capitale européenne de la culture.
L'art de la rue face au monde des galeries, un sujet qui fait débat, à Marseille comme ailleurs. Allez sinon vous balader cet automne du côté du cours Julien ou de la rue des Trois-Rois, flânez dans le quartier pour découvrir les dernières créations des artistes locaux, en toute liberté.
Ou suivez une visite guidée par Alexandra Blanc-Vé dans le quartier, une balade sympa ponctuée de visites d'ateliers d'artistes, de galeries, de lieux marginaux aussi. Contact : 06-85-72-31-39.
Lyon
Plus que les fresques officielles en l'honneur de Bocuse et des Grands Lyonnais, c'est la face cachée de Lyon qui est la plus intéressante. Jetez un œil sur www.street-art-lyon.com, le site qui compile les lieux, artistes, expos du moment, dans une ville où l'on efface vite les traces du présent. Une carte permet de se repérer sur les pentes de la Croix-Rousse ou dans le Vieux-Lyon.
Vienne
La capitale des Habsbourg risque de vous surprendre. Rendez-vous le long du Donaukanal, où se déroulent les nuits les plus chaudes de la ville, près du Museumsquartier ou derrière le Mumok, près du Glacis Beisl.
C'est autour de la nouvelle Hauptbahnhof, inaugurée fin décembre 2014, qu'on devrait rencontrer pas mal de murs peints, les artistes de la rue ayant été sollicités très officiellement (!) pour œuvrer sur certains grands murs laissés libres par les travaux gigantesques du quartier de la gare.
On peut prendre le métro pour découvrir un art qu'on a de plus en plus de mal à qualifier d'underground, ou suivre des tours guidés : www.graffitimuseum.at
Belfast
Les fresques murales de West Belfast témoignent encore des antagonismes du passé : celles des Falls rendent hommage à la résistance irlandaise, à l’IRA et à ses héros, comme Bobby Sands, mais aussi aux différentes luttes indépendantistes dans le monde, dont celle du peuple palestinien. À Shankill, les milices loyalistes et la Reine font l’objet de peintures un peu moins colorées où dominent orangistes, silhouettes cagoulées et mitraillettes ...
Pour en savoir plus sur West Belfast
Voir les photos du street art dans le monde.
Ailleurs dans le monde

New York
Les New-Yorkais pleurent la fin de 5 Pointz, la Mecque du street art, un immeuble emblématique qui a perdu ses couleurs cet hiver. Toutefois, vous devriez pouvoir vous consoler avec l’un des multiples tours proposés sur place.
Sur le site www.freetoursbyfoot.com, faites-vous une petite idée de ce qui vous attend, pendant 2 h. Comme souvent, on paye ce qu'on veut, enfin, essayez de ne pas trop radiner pour cette rando de 2 km dans Brooklyn à la rencontre de Buff Monster, Skewville, Beau Stanton, Billy Mode & Chris Stain, membres du collectif Bushwick, entre autres...
Montréal
Un festival encore tout jeune a fait pas mal d'heureux, sur le boulevard Saint-Laurent : Mural Festival. Une vingtaine d'artistes, dont les œuvres devraient être conservées dans les mois à venir, ont été exposées.
Faites un tour au nord-ouest du Plateau Mont-Royal dans le quartier du Mile-End. Cet ancien faubourg ouvrier anglophone est devenu le repaire du Montréal artiste et branché, avec des galeries, des studios, des lieux surprenants...
D’anciennes manufactures ont été reconverties en centres d’art, comme le centre Clark (5455, avenue de Gaspé), autogéré et réputé pour ses expos novatrices. L’immeuble, assez emblématique du quartier, regroupe peintres, sculpteurs et graphistes.
Pour en savoir plus sur le Mile End
La Havane
Un mélange détonant d'artistes locaux, locos aussi, de graffeurs venus du Mexique, du Brésil ou de toute l'Europe. Le Che est toujours là, la mort rode, sur fond de couleurs chaudes. "Do not enter, MillitARTzone", pouvait-on lire il y a encore quelques semaines. Humour.
Au Cuba Libro, premier café-livre de langue anglaise, les œuvres de Kaos, un des artistes graffeurs les plus connus de La Havane, ont été longtemps en vue libre. D'autres jeunes artistes suivront au fil des mois. Rendez-vous au Vedado, sur la calle 24, tlj sf dim, 10 h-20 h. Contact : cubalibrohavana@gmail.com
Mexico
Le musée du jouet MUJAM, retenez ce nom, c'est celui d'un drôle de musée pour fans de street art autant que de jouets anciens. Sinon, les tours Journeys beyond the surface permettent notamment de rendre hommage à Diego Rivera, le compagnon de Frida Kahlo, dont les murales sont toujours visibles à Mexico dans certains édifices publics.
Djerba
Le street art débarque en Tunisie ! Plus précisément dans la bourgade d'Erriadh, située sur l'île de Djerba. Une centaine d'artistes venus du monde entier y ont réalisé 250 fresques, transformant totalement la médina surnommée Djerbahood. On doit ce musée à ciel ouvert au galeriste parisien Mehdi Ben Cheikh. Si vous passez par Djerba, allez donc y faire un tour...
Voir les photos du street art dans le monde.
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