Séjour au pair

05 janvier 2017

Quoi de mieux qu’un séjour en immersion dans une famille pour découvrir un pays ? Si vous aimez les enfants, partir au pair vous ouvre des opportunités dans le monde entier ! À la clé, une belle progression en langue, la découverte d’une nouvelle culture et un séjour à moindre frais. À vous le rêve américain dans une famille en Californie ou la découverte de l’Andalousie pour les vacances d’été !
Ouverte aux jeunes filles mais aussi aux jeunes hommes, la formule au pair permet de gagner en autonomie et d’ajouter à son CV une ligne très appréciée. C’est aussi un excellent moyen d’être logé(e) et nourri(e) dans un pays où vous avez décroché un stage ou un petit boulot, lorsque l’emploi du temps le permet. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le séjour au pair dans notre dossier.
Séjour au pair : pourquoi partir ?

Qu’est-ce qu’un séjour au pair ?
Logée et nourrie par une famille, la jeune fille au pair est chargée de garder les enfants et d’effectuer de petites tâches ménagères (vaisselle, rangement, etc). L’emploi du temps est souvent aménagé de manière à ce que la jeune fille au pair puisse suivre une dizaine d’heures de cours de langue afin d’améliorer son niveau, dans une université locale.
Les séjours durent en principe entre six mois et un an, avec un départ en septembre, au début de l’année scolaire. Celles qui ne peuvent partir qu’en été peuvent tout de même postuler pour des séjours de deux à trois mois. Il s’agira alors de suivre la famille pendant les grandes vacances. La concurrence est dans ces cas-là plus rude pour trouver un placement.
Une immersion culturelle incomparable
Toutes les jeunes filles au pair en témoignent, il n’y a rien de mieux pour découvrir un pays que de vivre au sein d’une famille. Si cela peut sembler difficile et déroutant au début, cela sera dans tous les cas une expérience enrichissante.
Améliorer son niveau de langue
En immersion dans la famille, vous êtes assurée d’améliorer votre niveau de langue. Et pour les timides qui n’osaient pas s’exprimer en cours de langue, il n’y a plus le choix ! Les filles au pair reviennent souvent bilingues lorsqu’elles partent pour une longue durée.
C’est le cas d'Anne, accueillie dans une famille allemande à Constance: « C’était difficile au début, mais au bout de six mois je comprenais tout ! En étant 24 heures sur 24 dans la famille, on s’améliore très rapidement ».
Cela permet notamment de se préparer aux examens de langue, tels que le TOEFL, TOEIC, FCE, etc. Et ne croyez pas qu’il faille déjà être bilingue avant de partir ! Certains n’ont que des notions et reviennent en parlant couramment, c’est tout l’objectif de ces séjours. Pour les destinations européennes, un niveau de base suffit avant de partir. En revanche, les États-Unis demandent un niveau intermédiaire aux candidates.
Accessible aux petits budgets
Les séjours au pair permettent de s’installer et de vivre à l’étranger en déboursant peu, l’idéal pour des étudiantes qui souhaitent prendre une année de césure ou voyager avant de se lancer sur le marché du travail. Certes, n’espérez pas mettre de l’argent de côté : vous aurez simplement de quoi vivre confortablement, notamment si vous partez en dehors des grandes villes. Les programmes pour partir aux États-Unis (avec un organisme, voir ci-dessous) sont particulièrement économiques puisque le billet d’avion est pris en charge !
Quelles destinations choisir ?

Les États-Unis
Beaucoup de jeunes Françaises partent à l’assaut du rêve américain grâce au programme au pair des États-Unis, très réglementé mais avantageux. Trouver une famille s’avère un véritable parcours du combattant mais les séjours laissent souvent à celles qui ont tenté l’expérience des souvenirs impérissables.
Les conditions de recrutement sont assez drastiques et différentes de celles des pays européens. Obtenir un visa (J-1 pour les jeunes filles au pair), il est obligatoire de passer par un organisme (ayant un rôle de "sponsor") pour espérer être placée dans une famille.
Quelques conditions sine qua non : avoir entre 18 à 26 ans, être disponible douze mois, avoir un niveau intermédiaire en anglais, ne pas fumer, avoir le niveau baccalauréat et posséder le permis de conduire car les déplacements se font la plupart du temps en voiture. Il faut également avoir déjà une expérience en garde d’enfants (200 heures minimum au cours des trois dernières années) et, si possible, des références de familles pour lesquelles vous avez été baby-sitter.
Malgré tout cela, ne vous découragez pas ! Les candidates ayant un dossier sérieux et complet trouvent facilement une famille. Atout non négligeable, le billet d’avion aller-retour est entièrement pris en charge, ainsi qu’une partie des frais de cours de langue puisque la famille est tenue de vous verser une bourse d’étude de 500 US$(350 €).
Sur place, les conditions sont là aussi très précises : la jeune fille au pair travaille au maximum 45 heures par semaine et bénéficie de congés (un jour et demi par semaine, un week-end par mois et deux semaines de vacances). Elle gagne 195,75 US$ (137 €) environ d'argent de poche par semaine.
Au cas où les États-Unis vous ont séduite au point d’y rester, le visa J-1 est renouvelable 12 mois.
L’Europe
Si le Royaume-Uni est la destination la plus demandée par les jeunes Français, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Suède, les Pays-Bas ou encore l’Islande sont des destinations possibles en tant qu’au pair. Si vous partez pour l’année scolaire, vous n’aurez pas de difficulté pour trouver une famille, la demande étant très forte. Pour des séjours plus courts, pendant les vacances d’été, le placement peut être plus difficile.
En règle générale, il faut avoir plus de 17 ans et moins de 30 ans pour postuler. Dans les faits, l'âge limite est plutôt de 25 ans pour l'Allemagne, 27 ans pour la Grande-Bretagne. Une connaissance de base de la langue du pays est également exigée : certains organismes font passer des tests. Ne pas fumer et être titulaire du permis de conduire constituent des « plus » pour les dossiers des candidats.
Vous travaillerez en moyenne 30 heures par semaine, soit 5 à 6 heures par jour. L’argent de poche versé à la jeune fille au pair varie en fonction des pays. Comptez entre 70 et 80 € par semaine. Les baby-sittings en soirée sont payés en supplément de votre argent de poche habituel.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande
En Australie comme en Nouvelle-Zélande, il n’existe pas de visa au pair. Vous devez donc combiner votre séjour avec des cours et partir avec un visa « étudiant » ou « travail-vacances ».
Pour obtenir le visa australien, il faut avoir au moins 3 000 € sur son compte en banque, ce qui empêche malheureusement de nombreuses candidates de s’envoler pour ces destinations. Par ailleurs, le visa étudiant vous oblige à suivre des cours de langue, que vous payez de votre proche. La facture grimpe donc rapidement, puisque le voyage vers ces contrées lointaines reste également à votre charge !
Le Canada
Au Canada, la formule au pair n’est pas reconnue par la législation. Il existe simplement le statut de « stagiaire aide familial résident », qui nécessite un contrat de travail et une expérience professionnelle dans la puériculture. Il est cependant possible de combiner votre séjour à des cours de langue. Il s’agit dans ce cas d’une formule « demi-pair ». Très peu d’organismes proposent cette destination mais vous trouverez des annonces sur le site Au pair world.
Comment trouver un séjour au pair ?

Deux possibilités s’offrent aux candidats : passer par un organisme ou rentrer en contact directement avec les familles, via des petites annonces.
Les organismes
Il existe des dizaines d’organismes de placement de jeunes filles au pair. Ces services sont payants et la prestation varie. Comptez entre 75 et 250 € de frais d’inscription. Ce coût peut être plus élevé si votre voyage aller-retour est compris. Cette somme correspond à la cotisation, aux frais administratifs et à l’assurance obligatoire garantissant la responsabilité civile du au pair.
Après constitution du dossier puis entretien dans l’un des bureaux de la structure en France, l’organisme recherche une famille pour vous et s’occupe également, s’il y a lieu, des formalités administratives. Pensez à vous y prendre suffisamment à l’avance (deux à trois mois à l’avance pour un départ en septembre, plut tôt si vous ne partez que pour l’été). Vous aurez un dossier de candidature assez conséquent à remplir. Le but est de fournir aux familles d’accueil le maximum d’informations vous concernant, afin de les aider dans leur choix et pour que tout se passe au mieux. Les familles doivent faire de même.
Sur le site des agences, vous trouverez la liste des pièces à fournir et les formalités administratives qu’elles prennent en charge. En général vous devrez :
• répondre à un questionnaire détaillé ;
• rédiger une lettre de présentation et joindre quelques photos de vous ;
• joindre un certificat médical ;
• passer un entretien de motivation ;
• être en possession d’une carte d’identité ou d’un passeport (selon votre destination) ;
• fournir des documents attestant de votre capacité à vous occuper d’enfants (lettre de recommandation d’une famille, etc).
En cas de difficultés avec la famille une fois sur place, l’organisme peut intervenir, c’est le grand avantage ! Vérifiez bien qu’il existe un correspondant local.
Assurez-vous du sérieux des organismes que vous contactez et préférez ceux qui sont membres des associations UFAAP et/ou IAPA. Vérifiez bien que les frais d’adhésion vous seront en partie remboursés si votre demande n’aboutit pas. Vous pouvez également entrer en contact avec des jeunes filles au pair étant parties par l’intermédiaire de cette structure. Vous trouverez sur Internet de nombreux blogs de jeunes filles au pair, qui racontent souvent en détail leur expérience auprès des organismes qu’elles ont sollicités.
La listes des organismes agréés est disponible sur les sites suivants :
www.iapa.org
www.ufaap.org
De particulier à particulier
Si vous préférez vous passer d’organisme, vous trouverez de nombreuses petites annonces sur Internet. Il existe des sites où familles et candidats peuvent détailler leur profil, puis déposer et consulter gratuitement toutes les annonces. C’est le cas de Au Pair World.
À vous de contacter des familles et de répondre à celles qui viendront vers vous. Soyez vigilant et assurez-vous du sérieux de votre interlocuteur, car aucun contrôle n’est garanti. C’est à vous de vous renseigner sur les termes de votre contrat, de soumettre vos conditions de travail et de prendre connaissance des conditions sous lesquelles la famille vous accepte. Si vous avez des impératifs concernant votre emploi du temps (heures de cours de langues, etc), précisez-le clairement à la famille.
Pour les garçons, c’est possible aussi !
Comme son nom ne l’indique pas, les postes de jeune fille au pair ne sont pas uniquement réservés aux candidates féminines ! Certains garçons parviennent à trouver des familles pour les accueillir. Plusieurs organismes acceptent les dossiers les candidats masculins. « La situation évolue doucement, mais le temps de placement est tout de même bien plus long pour les garçons », remarque une conseillère d’Europair Services. Certaines familles avec des garçons préadolescents peuvent être demandeuses. Avant de vous lancer dans l’aventure, il est recommandé d’effectuer quelques baby-sittings.
Attention, aux États-Unis, les placements pour les garçons sont extrêmement rares, si ce n’est inexistants… L’Angleterre, l’Écosse et les Pays-Bas sont des pays particulièrement ouverts aux garçons au pair.
Avant de partir

Échangez au maximum avec votre famille d’accueil avant de dire oui
Ne prenez pas le choix de votre famille d’accueil à la légère, vous devez vous assurer que le courant passe entre vous. À distance, ce n’est pas évident mais prenez le temps de discuter par téléphone, cela vous permettra de vous faire une meilleure idée que le mail.
« Avant d’écrire un mail, j’ai tout de suite appelé la mère de la famille qui m’avait contactée, se souvient Juliette, partie cinq mois en Angleterre. J’ai trouvé qu’elle avait une voix gentille et je ne me suis pas trompée ! Ensuite, nous avons multiplié les échanges de mails mais cette discussion par téléphone m’a d’emblée rassurée ». N’hésitez pas également à envoyer des photos de vous et à en demander à la famille.
Regardez attentivement les conditions du séjour !
Examinez les conditions du séjour avec attention : assurances, durée du travail, conditions de travail, frais divers, transport, couverture sociale, etc.
Beaucoup de jeunes filles au pair sont déçues de se voir confier plus de tâches ménagères qu’elles n’imaginaient. Évoquez ce sujet très librement avec votre famille d’accueil avant le départ : demandez en quoi consisteront vos tâches ménagères et quel volume d’heures cela représentera. S’il est normal que vous participiez à l’entretien de la maison, la jeune fille au pair n’est pas une bonne tout faire !
« Avant le départ, la mère de famille m’avait dit que je l’aiderai à sortir les poubelles, vider le lave-vaisselle, etc. Cela me paraissait tout à fait normal. Une fois sur place, elle me demandait de consacrer deux matinées par semaine au ménage de toute la maison… Malgré tout ce que j’ai retiré de cette expérience en Angleterre, cela gâche un peu mes souvenirs… », regrette Juliette.
Pensez également à demander comment vous serez logée, si votre chambre est indépendante, avec qui vous partagerez la salle de bain… Cela peut vous paraître anodin dans l’excitation d’un futur départ à l’aventure mais réfléchissez-y bien : vous passerez plusieurs mois au sein de la famille !
L’assurance
Pour un séjour en Europe, la carte européenne d’assurance maladie, que vous utilisez en voyage ne suffit pas www.ameli.fr. Il faut souscrire une assurance maladie spéciale au pair, assurance accident et assurance responsabilité civile qui est aussi valide dans le pays d'accueil (au cas où vous seriez responsable d'un accident arrivant aux enfants de la famille d'accueil). Parfois, c'est la famille d'accueil ou l'organisme au pair qui s'en chargent, parfois c'est à vous de le faire. Renseignez-vous bien avant le départ.
Pour les États-Unis, la couverture médicale complète est incluse dans le programme. Certains organismes proposent des assurances complémentaires destinées aux jeunes filles au pair.
Quelques conseils

Comment trouver sa place dans la famille ?
C’est l’une des grandes difficultés des jeunes filles au pair, confrontées à des cultures différentes et à l’intimité de la vie familiale. Pas évident de savoir trouver sa place…
Sabine, 21 ans, a su s’intégrer à la famille madrilène qui l’a accueillie pendant deux ans : « C’était une famille franco-espagnole, ce qui m’a sans doute facilité la tâche, reconnaît-elle. L’essentiel est d’être très souple dans son organisation et de se rendre disponible ». Pour Caroline, l’intégration dans sa famille d’accueil anglaise a été laborieuse: « Il y a avait un vrai choc culturel entre nous et le courant passait difficilement, confie-t-elle, un peu dépitée par son expérience. Il faut aussi se préparer à avoir très peu d’intimité ».
Attention aux abus !
Malheureusement, il n’est pas rare d’entendre des jeunes filles au pair très déçues par leur expérience…
Caroline, partie 4 mois en tant qu’au pair à Bishop Stortford (Metropolitan and non-metropolitan counties of England Hertfordshire), dans le cadre de ses études, s’en souvient avec amertume: « J’avais un peu l’impression d’être la bonne à tout faire. Il était convenu que je ne garde pas le plus petit des trois enfants, qui avait un an. Or, je l’avais tout le temps à ma charge. Je devais travailler 5 heures par jour, au final, c’était plutôt 10 heures… ».
Même déconvenue pour Juliette, partie elle aussi en Angleterre, qui ne s’attendait pas à consacrer autant de temps au ménage. « Il ne faut pas se laisser faire et apprendre à dire non », conseille-t-elle. Ainsi lorsqu’elle a vu que ses baby-sittings en soirée ne lui seraient pas payés en supplément, Juliette a refusé les propositions.
Comment réagir en cas de problème sur place ?
La première chose à faire est d’en parler avec votre famille. Si cela ne résout pas le problème, vous pouvez, si vous êtes passé par une agence, contacter le correspondant local ou l’agence en France avec laquelle vous êtes parti(e). Du côté de la famille comme du vôtre, un préavis de deux semaines doit être respecté si l’un ou l’autre souhaite annuler.
« Si l’on voit que cela se passe mal, je pense qu’il ne faut pas hésiter à changer de famille, conseille Anne, qui s’est séparée de sa première famille d’accueil, en Allemagne, au bout de deux mois. Je m’entendais très mal avec la mère de famille, elle a fini par me trouver une autre famille intéressée par une jeune fille au pair. J’y ai passé 10 mois, cela s’est bien mieux passé! ».
Rencontrez d’autres au pair
Toutes les jeunes filles au pair s’accordent à dire qu’il est important de rencontrer d’autres personnes qui vivent la même expérience que vous. Si vous êtes passé par un organisme, le correspondant local du pays vous fournira une liste des au pairs qui se trouvent dans la même région. Cela sera l’occasion d’entrer en contact avec des jeunes du monde entier !
Les cours de langue sont un bon moyen de nouer des amitiés. « Trois jeunes filles au pair suivent des cours d’anglais dans la même école que moi, indique Juliette. Ça fait vraiment du bien de pouvoir échanger sur son expérience et se dire que l’on est pas toute seule à avoir parfois des coups de blues ou des accrochages avec la famille », témoigne Juliette. Ces rencontres vous permettront aussi de sortir un peu de l’univers familial, des bouffées d’air indispensables !
Et après… ?
Si pour certaines le retour est un soulagement, une expérience de jeune fille au pair peut changer le cours d’une vie !
Anne, après avoir passé un an dans une famille allemande, a décidé de s’y installer. Devenue bilingue, elle travaille désormais à Constance, la ville qu’elle avait découverte en tant qu’au pair. Françoise, elle, avait quitté son village breton à 19 ans pour être jeune fille au pair dans une famille écossaise, dans le sud de l’Angleterre. Elle comptait rester un an afin d’améliorer son anglais. Elle n’est revenue définitivement en France que… 22 ans plus tard, mariée à un Anglais, rencontré dans le Hampshire. Qui sait ce que promet un séjour en tant que jeune fille au pair !
Quelques liens

• Le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) dispose d’une documentation très fournie sur les séjours au pair, accessible gratuitement sur place mais également en ligne, rubrique « Partir à l’étrange r»). Les conseillers du CIDJ sont par ailleurs disponibles pour vous accompagner dans votre démarche, les entretiens sont gratuits et sans rendez-vous.
CIDJ
101, quai Branly, 75015 Paris
Tél. : 01.44.49.12.00
• Deux références : l’Association internationale des au pair et l'Union française des associations au pair.
• Il existe sur Facebook un groupe « Au pair », où de nombreuses jeunes filles échangent sur leur expérience. On y trouve également des petites annonces de familles du monde entier.
• Un forum destiné aux jeunes filles au pair aux États-Unis : http://aupairauxusa.easyforum.fr/
• Vidéos de témoignages sur les séjours au pair sur You Tube


