Le vélo

05 janvier 2017

Bon pour l’environnement et pour la santé, offrant une grande liberté, économique, le vélo a décidément bien des qualités. C’est sans doute pour cela qu’il connaît en ce moment un regain de popularité – et pas seulement pendant le tour de France. Les grandes villes, à l’instar de Paris et de son Vélib’, se dotent de système de vélos en libre-service. Les routes voient revenir les cyclistes du dimanche et de plus en plus de routards se lancent dans des périples buissonniers à deux roues. Fini Easy Rider et les Harley pétaradantes, l’heure est à la petite reine.
Le XXIe siècle sera cycliste ou ne sera pas !
Pourquoi ne pas emporter votre vélo lors de votre prochain voyage ? Glissez-le dans l'avion, et partez alors à la découverte de nouveaux horizons dans des conditions incroyables. À part quelques endroits où il est difficile de faire du vélo (on citera, par exemple, le Népal, trop escarpé, ou Venise, pleine d'escaliers), c'est un excellent moyen de déplacement aux multiples avantages… Si l’aventure ne vous tente guère, il vous reste les week-ends à vélo, dans la campagne, en forêt ou au bord des rivières. Le vélo est si simple qu’il peut se conjuguer à l’infini. Mais avant de vous lancer, découvrez tout ce qu’il y a à savoir sur le vélo dans notre dossier.
Comment choisir son vélo ?

Le bonheur de pédaler
On ignore parfois les bienfaits de la découverte de l'étranger sans voiture.
Pour la santé, mais aussi pour les facilités de déplacement, le vélo vaut le détour parce qu’il est :
Agile et rapide
À vélo, on peut voir plus de choses qu'à pied. Faire trente kilomètres à vélo ne demande pas des qualités physiques particulières. Les faire à pied, si. Contrairement à la moto, le vélo permet également d'apprécier les odeurs et les bruits des endroits qu'on traverse. Les amoureux de la nature ne sont pas en reste : c'est un moyen de locomotion parfaitement écologique et de tous les moyens de transport, il est le plus simple et le moins coûteux à réparer. En plus, il inspire la confiance aux commerçants, douaniers, policiers et militaires.
Tranquille et indépendant
Le vélo se gare facilement et offre une grande liberté de mouvement. Il permet aussi de ne pas dépendre des transports en communs.
Convivial et bon pour la santé
Le VTT permet de jouer avec les gosses, et donc de se mettre bien avec le reste de la famille. Ceci est une règle universelle.
- On va cinq fois plus vite à vélo qu'à pied, on a donc cinq fois plus de chances de faire de jolies rencontres ! Ça rend à peu près n'importe quelle partie du globe supportable !
- La pratique du vélo favorise la réflexion et muscle le fessier comme les jambes.
Choisir le deux-roues de ses rêves
Maintenant que vous êtes convaincus (si vous ne l'étiez pas déjà !), quelques conseils pour acquérir vélo et accessoires.
Avant d’investir dans telle ou telle machine, il est donc nécessaire et indispensable de connaître précisément l’utilisation que l’on va en faire. Parmi les grandes familles d’engins à deux roues, on trouve :
- Le VTC ou vélo tout chemin : bon à tout faire, ce vélo se comporte correctement sur route, peut être utilisé en ville et convient très bien à la randonnée. Il doit avoir de vrais garde-boue et un porte-bagages.
- Le VTT ou vélo tout terrain : ce vélo est conçu pour le tout-terrain, la montagne, le hors-piste, idéal dans les milieux naturels. Il est peu adapté à la route et à la ville.
- Le vélo de course : conçu pour la vitesse, roues étroites, léger et fragile.
- Le vélo hollandais : robuste, il possède un rétropédalage (il faut pédaler en arrière pour freiner). C’est un vélo de ville.
- Le tandem, le tricycle et le vélo couché : nettement moins répandus que les autres modèles.
- Le cross ou BMX : petites roues, selles et guidons surélevés pour faire des acrobaties. Pas étudié pour les longs trajets.
- Le vélo pliant : les structures se replient sur elles-mêmes pour que le vélo puisse être transporté facilement et ne prenne pas beaucoup de place. Ayant des roues bien plus petites que ses confrères, il ne faut pas l’utiliser pour de longues distances. Il est idéal pour un citadin voulant rejoindre son lieu de travail à vélo.
- Le vélo à assistance électrique (VAE) : le vélo est équipé d’un petit moteur électrique qui vient en complément des pédales pour faciliter le démarrage ou diminuer l’effort lors d’une montée, par exemple. Il connaît un véritable engouement ! Ce modèle est parfait pour les personnes effectuant environ 10 km par jour et qui empruntent un trajet demandant de l’effort.
Le choix du matériau
Le cadre et la fourche sont les pièces qui vont déterminer le niveau de performance, la maniabilité et surtout la fiabilité de votre vélo. Il va donc falloir choisir au mieux le matériau utilisé dans la fabrication de ces pièces et prendre connaissance de sa qualité. Pour cela référez-vous à l’étiquette présente sur le cadre.
– L’acier : matériau le plus utilisé dans la fabrication des cadres, il a des propriétés très différentes selon les composants chimiques qui lui sont ajoutés. L’acier Hi-Ten est l’acier à l’état pur. Malgré ses qualités de souplesse permettant confort et stabilité, il est lourd, peu fiable, et équipe les vélos de bas de gamme. L’acier Cr-Mo (Chromoly) est quant à lui plus solide et plus léger. Renforcé aux extrémités (double ou triple butted), il permettra une plus grande solidité tout en conservant les qualités de confort dues à une meilleure absorption des chocs.
– L’aluminium : beaucoup plus léger que l’acier, non corrosif, rigide, il est principalement destiné à la fabrication de vélos de pratique sportive. Mais le progrès des techniques de traitement et surtout l’expansion des suspensions permet de compenser la forte rigidité de ce matériau et de rendre le vélo plus confortable.
– Le titane : matériau idéal pour toutes les pratiques du VTT, mais au prix dissuasif, le titane est aujourd’hui délaissé au profit des matériaux composites et de la fibre carbone. Légers, solides, résistants aux impacts, absorbant les chocs, ils équipent essentiellement des vélos haut de gamme.
D’autres éléments sont aussi des critères de sélection très importants et pourront faire l’objet de modifications pour tisser le vélo de vos rêves.
– La selle : sur une bicyclette, la selle est un des principaux points d’appui du corps. La partie en contact étant très fragile, elle devra être très confortable. Pour cela, la choisir avec un léger rembourrage de gel. Le must, la « letech » de la marque Italia avec une épaisseur de sorbothane.
– Le guidon : sa largeur est très importante lorsque l’on reste longtemps en selle ; elle doit correspondre à l’écartement des épaules du cycliste. À la longue, un guidon trop large finit par causer des crampes dans les épaules, tandis qu’un guidon trop étroit comprime la cage thoracique et gêne la respiration. Le guidon de course convient très bien aux longues randonnées parce qu’il permet d’adopter différentes positions en fonction du profil de la route, du vent, de la recherche de vitesse ou du désir de détente. Autre choix, le guidon « cornes de vache ». Sachez qu’une potence courte et relevée privilégie le confort alors qu’une potence longue et plate est destinée à la compétition.
– Les pneus : là encore, le choix dépend essentiellement de l’utilisation que vous allez en faire. Sachez que plus le pneu est large et cranté, plus il est difficile à « emmener », mais plus il est souple et résistant. Le but du jeu est donc de trouver le meilleur rapport rendement/confort. Avec un lourd chargement, choisir des sections de 1,25” à 1,75” pour des itinéraires sur routes goudronnées ; 1,75” à 1,9” pour des terrains plus accidentés. Petite astuce, la roue avant étant directrice et la roue arrière tractrice et supportant une plus forte charge, il est possible de monter un pneu plus étroit à l’avant. Concernant les pneumatiques, monter des pneus slick pour rouler sur le bitume, semi-slick pour un usage polyvalent. Si réparer une crevaison vous traumatise, prenez des pneumatiques avec un renfort de type kevlar ou carrément des pneus tubless anti-crevaison qui ne nécessitent pas de chambre à air mais une jante spéciale. Les jantes en acier peu fiables sont à proscrire.
– Les freins : le Vbrake équipe la plupart des VTT. Sur les autres vélos, il existe d'autres types de freins sur jantes (à patins avec étrier, catilever...) ou sur moyeux (à disque, à tambour, rétropédalage...).
– Les pédales : préférez les pédales classiques munies de cale-pieds en plastique souple. Les pédales automatiques sont à éviter pour les voyages itinérants. Si les chaussures spéciales qu’elles nécessitent sont efficaces, elles ne sont pas du tout adaptées à la marche et les nombreux arrêts dans les villages – pour prendre une photo par exemple – deviendront vite désagréables.
– Les suspensions : envahissant le marché du vélo, elles sont pourtant à déconseiller en présence de chargements. Seule la tige de selle à suspension peut être un bon investissement en améliorant considérablement le confort de votre machine. L’idéal étant de la prendre avec un réglage externe de la dureté.
– Les braquets : pour s’adapter à la force physique du cycliste, aux variations du relief, etc., le vélo est équipé d’un mécanisme permettant d’utiliser à la fois le pédalier (plateau) et le pignon le mieux adapté aux circonstances du moment. Une boîte de vitesses, en quelque sorte, mais double, puisque l’on choisit à la fois le pédalier et le pignon. La démultiplication ainsi obtenue s’appelle le braquet. En théorie, le nombre de vitesses dont dispose un vélo correspond au produit plateaux par pignons. En réalité, certains rapports sont inutilisables : si on couple le plus à gauche des plateaux avec le plus à droite des pignons, ou l’inverse, la chaîne ne travaille plus en alignement ; dans le meilleur des cas, le frottement des pièces nuit sensiblement à l’effort déployé. Dans le pire, quelque chose casse. Pour pouvoir passer les bosses (et les cols) sur le vélo sans se fatiguer, il faut avoir au moins un développement de moins de 3 m (pour les plateaux 28, 38 et 48 dents, pour les pignons 13 à 28 dents). La plupart des « tour du monde » utilisent le tour de roue (2,15 m).
– Les rayons : mettre des rayons renforcés à la roue arrière, ça ne coûte pas cher et vous irez jusqu’en enfer avec ! Demander des rayons de tandem. Si vous voulez faire chic, 40 rayons à la roue arrière, c’est plus solide mais plus cher. Et si vous cassez une jante ou un moyeu, vous risquez d’être obligé de changer toute la roue.
– Les transmissions : on parle souvent de groupe pour la transmission. Ce qui signifie que l’ensemble des pièces (pédalier, dérailleurs, moyeux, manettes de frein…) sont compatibles.
– Les porte-bagages : si votre vélo n’en est pas équipé à l’origine, vérifiez que le cadre dispose d’œillets pour en recevoir. Ils doivent être solides, de préférence en acier, pour pouvoir être ressoudés si nécessaire.
– Les garde-boue : ils doivent être métalliques, et suffisamment écartés des roues pour ne pas « garder » la boue.
Quels accessoires et outillage favoriser ?

Vous avez le vélo de vos rêves, mais cela ne suffit pas. Il faut prêter une grande attention aux accessoires et à votre outillage. Voici nos petits conseils…
Les accessoires indispensables à emporter
Il ne faut pas badiner avec les accessoires qui peuvent être d'une grande aide une fois qu'on a débarqué dans des contrées lointaines.
Comme un petit mécano :
Avoir toujours sur soi le matériel de réparation pour pneus crevés, c'est-à-dire clefs, pompe et boîte de rustines.
Les pneus :
Avant de choisir les bonnes roues, il faut estimer le poids total que le vélo va devoir supporter, c'est-à-dire les bagages plus le cycliste ! On choisira ensuite le type de pneu en fonction de cette charge à transporter en définissant, par exemple, le diamètre de la jante…
Une bonne assise :
Ne pas prendre sa selle à la légère ! Il en va du bien-être postérieur des cyclistes ! Plus votre pratique est sportive, plus elle sera effilée. La selle en cuir, plus chère, doit être bien entretenue, mais une selle en mousse ou rembourrée en gel conviendra très bien aussi. Les dernières selles modernes sont évidemment remplies de coussinets de silicone recouverts d'une peau. N'hésitez pas à demander au vendeur de changer la selle si elle ne vous convient pas (on maintient la selle au cadre par une tige de selle. À éviter : les tiges cannelées dans lesquelles l'eau s'infiltre facilement et oxyde l'intérieur de la selle).
Porte-bagages, sacoches ou remorque ?
Qu'ils soient en tube ou en fil d'acier, les porte-bagages arrière ne doivent pas être trop surbaissés pour éviter de gêner le pédalage. Il doit être placé le plus loin possible vers l'arrière. Pour les charges les plus lourdes, il faudra plutôt penser à s'équiper d'une remorque. Avec les sacoches, il faut avant tout s'assurer de leur étanchéité : même si le coton est plus sensible à l'humidité persistante, il résiste mieux au soleil et se répare plus facilement que les matières synthétiques.
Se protéger :
Un accident est vite arrivé et il est vivement conseillé de se protéger avec un casque, qui limitera les dégâts quoi qu'il arrive. Mieux vaut de toute façon être protégé que pas du tout. Votre petite tête est fragile, ne l'oubliez pas !
Voici différents modèles de casques : on oubliera le casque en cuir, tombé dans l'oubli car il protège peu, et on préférera le casque mou, en polystyrène épais, débordant légèrement sur le visage et la nuque. Le casque " dur " est constitué des mêmes composants que le précédent, avec une couche de plastique dur supplémentaire à but esthétique. Une seule règle à retenir : les casques ne fonctionnent que s'ils sont bien attachés à l'aide de leur dragonne.
Y voir clair :
L'éclairage est aussi crucial, surtout pour les adeptes des parcours embûchés et nocturnes… La réglementation impose aux fabricants de munir les vélos d'un éclairage avant et arrière et de dispositifs réfléchissants. Il existe deux types d'éclairage, fixe et mobile. Le premier fonctionne avec une dynamo lorsque le vélo roule, certains sont munis d'accumulateurs et sont performants ; le deuxième fonctionne avec piles et s'attache sur le vélo ou sur soi. À déconseiller aux distraits qui oublieraient la lampe allumée sur le vélo et déchargeraient la batterie…
Sécurité :
L'antivol est un des meilleurs alliés des VTTistes… Un petit antivol sert d'antivol. Un gros antivol, type chaîne moulée dans du plastique, peut servir à bien d'autre choses. Mieux vaut y mettre le prix et acheter un bon U, suffisamment long pour l'accrocher. Vérifiez qu'il ne peut pas être brisé à l'aide d'un coupe-boulon. Et n'oubliez pas : le double de la clé de l'antivol part en voyage avec vous !
À ne pas négliger :
Un long voyage en vélo donne un bronzage ridicule (visage et avant-bras). Plus important, on sent moins le soleil et la chaleur du fait du déplacement : bien se protéger le visage et les mains. Ne mettez jamais votre K-Way dans le fond de votre sac. Attention, on transpire vite à vélo, gardez aussi des fringues chaudes de côté.
Mais encore…
Des lunettes peuvent protéger des insectes et de la poussière. Une béquille peut également faciliter la vie… Ne rien porter sur le dos (on est courbé sur un VTT, ça casse les vertèbres). Le garde-boue est une invention magnifique. Et les tendeurs, c'est très pratique. Tout ceci est donc aussi indispensable !
L’outillage
Une pompe et des rustines, oui, mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi des démonte-pneus (« minutes »), de la dissolution, une râpe, quelques clés, un chiffon et une burette d’huile. Par ailleurs, avec les bagages, il arrive fréquemment que la roue se voile ou que des rayons se cassent (souvent les deux ensemble). Achetez donc quelques rayons avant de partir. Ça ne coûte pas cher et c’est facile à monter.
Quelques outils bien pratiques :
– Un jeu de trois démonte-pneus ;
– Nécessaire pour les crevaisons ;
– Clé à pédale (surtout pour ceux qui prennent l’avion) ;
– Dérive chaîne ;
– Une clé à rayons ;
– Un jeu de clés Allen (visserie BTR) ;
– Un jeu de clés plates ;
– Un petit tournevis ;
– Fil de fer pour servir votre ingéniosité.
La plupart de ces outils sont compactés dans des multi-outils très pratiques et peu encombrants.
Le matériel de rechange
Cette rubrique dépend énormément de la longueur du voyage et des pays traversés.
– Chambres à air ;
– Câble de frein et de dérailleur arrière ;
– Pneus ;
– Rayons ;
– Chaîne ou quelques maillons ;
– Patins de freins.
Que faire avant de partir ?

Un peu d’entraînement
Tout le monde peut pédaler, mais tout le monde n'évite pas les courbatures, les crampes ou les tendinites… Pour éviter ces désagréments qui peuvent vite devenir insupportables, on peut faire quelques balades à vélo dans sa région, histoire de prendre bien en main l'engin et de repérer éventuellement les défauts de confort de dernière minute. Les habitués peaufinent simplement leur position de cycliste. Les novices, par contre, devront se préparer à l'effort soutenu, à l'endurance et aussi à la musculation. Quelques séances d'abdominaux et de fessiers ne seront donc pas superflues !
L’assurance
Vérifiez l’étendue géographique de votre contrat de responsabilité civile vie privée en ce qui concerne l’usage de la bicyclette. Si vous emmenez votre VTT en Asie, il n’est pas certain du tout que votre assureur habituel prenne en charge les accidents dont vous seriez responsable. Votre assurance voyage spéciale doit donc couvrir votre responsabilité civile pour l’usage d’un vélo ou d’un VTT.
L’assurance des dommages subis par la bicyclette
Primo, la bicyclette n’est pas un bagage et n’est pas assurée contre le vol au titre des bagages (sauf pour certaines compagnies en cas de bagages confiés à un transporteur aérien). La bicyclette est un véhicule, souvent à caractère sportif, mais ce n’est pas pour autant un matériel de sport qui serait assuré au même titre que des bagages et objets personnels. Si votre vélo a une grande valeur, le mieux est de l’assurer tous risques à l’année, en vérifiant l’étendue géographique de votre contrat.
Les réglages de l’engin
– La selle : elle doit être réglée à une hauteur telle que le cycliste bien assis, la jambe tendue mais sans raideur, puisse poser son talon déchaussé sur la pédale, la manivelle étant dans le prolongement du tube vertical (ou tube de selle). En outre, la pédale à l’horizontale doit être située sensiblement à l’aplomb du centre de la selle (s’aider au besoin d’un fil à plomb). La selle doit être légèrement inclinée en arrière, le bec à environ 1 cm au-dessus du croissant arrière. Cette position évite des douleurs insupportables.
– Le guidon : il doit être situé légèrement en dessous (2 à 3 cm) du bec de selle réglée au préalable comme indiqué ci-dessus. La distance entre la selle et le guidon sera égale à celle de l’avant-bras du cycliste, la main ouverte, le coude appuyé sur le bec de selle, le bout des doigts arrivant à l’axe du guidon : il suffit pour cela de choisir la longueur appropriée à la potence qui supporte le guidon.
– Le pied : il sera placé de telle sorte que l’articulation des doigts repose bien sur la pédale, en n’appuyant que la cheville et non sur la pointe du pied.
– Le choix judicieux des développements : permet de rouler avec facilité sans s’épuiser et de passer partout en toutes circonstances (vent debout). Il faut avoir deux (ou trois) plateaux à l’avant (pédalier) et quatre (ou cinq) dentures à l’arrière (roue libre). En fait, le seul critère vraiment important est d’avoir un petit braquet qui permette de grimper n’importe quelle montée.
Sur les chemins

Une fois bien équipé, il faut connaître les quelques recommandations de transport et de conduite en vigueur chez les cyclistes de tous horizons.
Les pédales dans la soute ou dans le fourgon : transporter son vélo
- En train :
Si vous arrivez à la gare avec votre vélo sous le bras, on vous fera payer un supplément qui varie selon les lignes. S'il est démonté, votre vélo devient un bagage, et vous ne payerez pas de supplément. Il faut défaire la roue avant et la fixer contre le cadre avec un tendeur, tourner le guidon, et enfin démonter les pédales pour rendre votre vélo " plat ". Ensuite, l'envelopper dans du plastique style sac poubelle taille XXL. Arrivez toujours bien en avance, pour monter dans le train en premier. Plus d'infos sur le site de la SNCF
- En avion :
On paye un supplément pour mettre son vélo dans un avion, tout comme pour les planches de surf, d'ailleurs. Mais il faut impérativement se renseigner sur les conditions et tarifs du transporteur. En plus de démonter la roue avant et les pédales, il faut dérailler la chaîne du vélo (ou la protéger) et dégonfler les pneus. Ensuite, l'envelopper dans une housse adaptée ou du carton et bien scotcher le tout. Dans la soute, le vélo va se faire maltraiter, mais enveloppé comme cela, il ne risque pas grand-chose. Vous aurez donc la clef du pédalier et un gros rouleau de ruban adhésif dans votre sac de voyage. Ne payez que le supplément aller. Vous risquez de ne pas payer le retour, ou d'avoir vendu votre vélo entre-temps.
Dans l'avion, faites un stock de serviettes en papier. Elles vous permettront de remettre la chaîne à sa place une fois votre vélo récupéré. C'est toujours plaisant de ne pas arriver dans un nouveau pays avec les doigts pleins de cambouis.
Une fois lâché sur les routes…
Quelques notions utiles de l'orientation…
- On est stupéfait par la distance qu'on peut parcourir en quelques minutes dans une grande ville, surtout quand on est parti pour une petite ballade de reconnaissance et qu'on s'est perdu. Toujours bien repérer l'endroit où on loge. Ne pas oublier qu'un parc, un marché ont plusieurs entrées. Se repérer plutôt par rapport à des statues, écoles, poste de police ou night-clubs. Redemandez souvent votre route, il n'y a pas de mal.
- Adaptez votre manière de rouler à celle des cyclistes locaux : dans les embouteillages, roulez vers le milieu de la route, et non vers le bord. Ça permet d'éviter les égouts, les cireurs de chaussures, les vaches sacrées, ainsi que les routards piétons. De plus, dans les pays en voie de développement, les routes n'ont généralement pas de bord, ou alors elles servent d'extension aux habitations. Bref, vous risqueriez de traverser le salon / chambre à coucher des habitants du coin, ce qui n'est - éthiquement - pas très routard.
- Un VTT roule mal et ne freine pas sur le sable. Ne jamais s'accrocher à un camion sur une piste ensablée.
- Un éléphant, ça tortille toujours un peu du cul. Quand vous en doublez un, allez-y largement.
- Les chameaux hochent toujours la tête. Quand vous en doublez un, rabattez-vous trois bons mètres après avoir passé les pattes de devant.
Le code de la route
En dehors des règles générales que tout usager de la route doit observer (respect de la priorité, rouler sur la droite de la chaussée, signaler les changements de direction, respect des panneaux de signalisation, etc.), les cyclistes sont tenus de respecter certaines règles spécifiques :
– utilisation obligatoire des pistes cyclables lorsqu’elles existent (mais attention aux cyclomoteurs qui roulent beaucoup plus vite et dépassent sans prévenir).
– Il est interdit aux cyclistes de rouler à plus de deux de front ; de nuit la circulation en file indienne est de rigueur, de jour également lorsque la circulation est dense. Il est interdit de transporter un passager sur le cadre ou le porte-bagages ; on peut transporter des enfants dans des sièges adaptés ou des remorques.
– Il est interdit de se faire remorquer et, d’une façon générale, de pratiquer toutes les acrobaties que l’on apprend quand on est gosse : rouler sans les mains, mettre les pieds au guidon, etc. (Il est pourtant très utile de savoir lâcher les mains du guidon, c’est le moyen pratique de vérifier après une chute que le cadre n’est pas faussé ; le vélo ne doit alors « tirer » ni à droite ni à gauche.)
- Sachez tout de même que dans certains pays le code de la route est régi par une seule loi : la loi de la jungle. C’est-à-dire que le plus gros a priorité sur le plus petit. Face aux bus locaux, aux camions, aux voitures… vous ne faites pas le poids. Alors, ne prenez pas de risques. Même si vous pensez avoir la priorité, restez vigilants et préférez mettre pied à terre plutôt que de vous faire accrocher dans vos droits.
En outre, une bicyclette doit être munie de divers accessoires :
– une sonnette ;
– une plaque matricule indiquant le nom et l’adresse du propriétaire ;
– un cataphote à l’arrière et des bandes réfléchissantes jaunes sur les pédales (l’éclairage n’est obligatoire que si l’on roule de nuit ; le brassard à piles n’est pas homologué).
Habillement
Le mieux est évidemment de laisser chacun emporter ce qu’il veut en fonction de ses goûts et de ses besoins. Néanmoins, il est bon de savoir certaines choses.
– Le chapeau est indispensable, lui, et pour tout temps. Le chapeau de brousse en toile est impeccable (toujours pour les mêmes raisons, proscrire le cuir, qui se ramollit et absorbe l’eau).
– Si vous roulez torse nu, méfiez-vous des coups de soleil. On les attrape facilement, et ils peuvent être très graves. Emportez de la crème solaire.
– Pour la pharmacie ou les affaires de toilette, tout en tube ou en flacon plastique. Le verre est à proscrire.
– Si des vêtements cyclistes ont été conçus, ce n’est pas tout à fait pour l’élégance. Par exemple, le cuissard – cette espèce de short serré et souvent noir qui souligne si bien le galbe de la cuisse et permet d’éviter le frottement excessif contre les bords de selle ; de plus, il est doublé intérieurement à l’entrejambe d’une peau de chamois, et ce n’est pas du luxe : quand la selle se fait trop dure avec les kilomètres, l’irritation entre les jambes du côté du périnée peut devenir méchante, et la pommade, si elle calme, ne sera pas suffisante. Au cas où ce modèle de culotte courte ne plaît vraiment pas, on se coud une peau de chamois dans le fond du pantalon… qu’on retrousse au bas, si l’on ne veut pas emporter ses pinces à vélo.
– Pour les pieds, là encore, la chaussure cycliste a fait ses preuves : à trous pour l’aération, et sans talons, pour recevoir la butée, cette pièce adjointe à la semelle et qui sert à maintenir à la bonne place le pied sur la pédale. Oui, pour pédaler c’est parfait, mais pour marcher… D’où nécessité de prévoir au minimum une autre paire de chaussures (sur un vélo, il n’y a pas trop de place). Autant utiliser la bonne vieille paire de tennis ou un autre type de chaussures de sport ; avec une semelle intérieure, ça devrait aller, car les pédales arrivent à couper. Rayon chaussettes, on n’a pas trouvé mieux que le coton.
– Collyre pour reposer les yeux.
– Les lunettes sont fortement conseillées, voire indispensables. Non seulement pour se protéger du soleil, mais surtout de la poussière et des insectes. N’importe quelle paire conviendra du moment qu’elle tient bien sur le visage.
– Le casque, car nul n’est à l’abri d’une chute ou d’un choc. Il vous apporte une sécurité supplémentaire, même le plus léger vous met en confiance.
– Ne roulez pas avec un vêtement étanche : la transpiration s’accumule et gêne pour rouler. En cas de pluie, le mieux est de ne pas rouler car on n’a plus de freins. Mais si vous y tenez, alors prenez un imper style poncho. Il existe maintenant des modèles en Goretex (imperméable à l’eau et perméable à l’air).
– Il vaut mieux avoir une tente deux places au lieu d’une tente bivouac, car elle vous permet de rentrer les bagages à l’abri des intempéries et des voleurs, le vélo restant dehors, cadenassé et enchaîné au mât de la tente, la chaîne de l’antivol passant dans chaque roue pour qu’un petit malin ne puisse pas les démonter…
La nourriture à vélo
C’est fondamental. Quand l’appétit va, tout va ! La nourriture a bien souvent une influence directe sur le moral. Aussi mangez ce dont vous avez envie, en vous disant que, demain, vous ne le retrouverez peut-être plus. Cependant quand on peut et si on veut optimiser le rendement, mieux vaut manger modérément, mais faire cinq à six repas par jour. On conseille deux repas complets et d’autres qui ne seront qu’une halte pour grignoter un bout de chocolat avec du pain ou quelques fruits, histoire de reprendre son souffle.
Le grand principe est de manger avant d’avoir faim, boire avant d’avoir soif et de s’arrêter avant d’être fatigué. Prenez donc soin de votre musette que vous remplirez largement de pâtes de fruits, sucre, chocolat, figues, dattes, pruneaux, crème de marrons, lait condensé sucré, amandes, noix… de quoi grignoter dès que l’envie s’en fait sentir. Dans votre bidon, emportez du thé modérément sucré, parfois mélangé à du miel.
Buvez par toutes petites gorgées et jamais d’eau glacée même si une fontaine vous séduit irrésistiblement, sinon gare aux coliques. À midi, évitez de boire en mangeant mais faites-le plutôt une demi-heure avant ou 2 h après. En tout cas, n’abusez pas de boissons gazeuses ni d’alcool.
Beaucoup de crudités et de légumes verts, des grillades (en ajoutant le beurre après la cuisson) et des fruits. Au dîner, même chose avec du potage (pas du bouillon) en plus. En règle générale, évitez les plats en sauce, la mie de pain, les abats, les graisses, les bananes, les pâtisseries, la mayonnaise, la bière, qui sont difficiles à digérer. Essayez d’attendre 2 h avant de repartir.
À l’arrivée, faites comme les Poulidor et Cie : il est important de forcer sur le sel, dans la nourriture ou dans l’eau, surtout si l’on transpire beaucoup.
Remarques de dernière minute
- Faire un peu de sport avant de partir. Le léger décrassage une semaine avant votre voyage vous sera très utile.
- Au matin du deuxième jour, vous aurez très mal aux fesses. C'est normal. Ça passe à partir du quatrième.
- Ne jamais trop frimer avec son vélo. Mieux vaut toujours passer pour un doux dingue que pour un aventurier sportif.
- Les clopes et l'alcool, ça scie les jambes. Ne mélangez pas tout. Aménagez-vous des jours off.
- Ne jamais graisser son vélo dans un pays où il y a du sable. Le sable collerait à la graisse, et transformerait le tout en une pâte abrasive capable d'endommager sérieusement roulements à billes et dérailleur en deux jours. Enlevez toute la graisse avec un pinceau et de l'essence ou du trichloréthylène.
Et maintenant, ça roule !
En savoir plus
Voici des adresses utiles pour glaner des renseignements.
- Cyclocamping international : leur mission : promouvoir le voyage à vélo sans aide motorisée. La majorité d'entre eux sont des randonneurs qui aiment la découverte et le vélo. Ils ont édité un livret, Le Voyage à vélo : cet ouvrage, une référence écrite par cinquante globe-trotters, dispense des renseignements précis et utiles.
- La Fédération Française de Cyclotourisme : c'est la plus importante association au monde gérant la pratique de la randonnée à vélo et à VTT.
Sur le site, on trouve des actus, les adresses des clubs, des questions en ligne, des idées de randonnées…
- Magazine Carnets d'Aventures
Hors-série "Voyager à vélo", tout sur le voyage à vélo
Articles publiés en ligne sur le voyage à vélo :
http://www.expemag.com/technique/vtt-bul.html
http://www.expemag.com/technique/liste-de-materiel-pour-le-voyage-a-velo.html
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