L'espéranto

28 novembre 2010

Une langue imaginaire ? Un vieux patois régional ? Ni l'un, ni l'autre : l'espéranto est un langage international. Bien qu'encore méconnue du grand public, il s'agit de la plus jeune des langues vivantes. Le nombre d'espérantistes n'a cessé d'augmenter depuis la création de cet idiome, inventé pour rapprocher les peuples. Et ces temps-ci, avec l’essor des nouvelles technologies, sa pratique connaît une diffusion sans précédent.
Facile à apprendre, l'espéranto est un formidable moyen pour le voyageur d'aller à la rencontre de l'autre sur des bases égalitaires et solidaires. Aperçu historique et linguistique, conseils pratiques et témoignages, retrouvez dans ce dossier tout ce qu'il faut savoir sur l'espéranto et son usage dans le monde.
Qu'est-ce que l'espéranto ?

C'est l'histoire d'un petit garçon polonais qui assiste innocemment aux conflits ethniques de la fin du XIXe siècle. Dans sa ville, les affrontements sont quotidiens entre quatre cultures, quatre communautés, quatre religions. C'est alors qu'un rêve s'installe dans la tête du jeune Zamenhof : si ces gens partageaient le même langage, s'ils avaient les moyens de communiquer entre eux au-delà des différences culturelles, ils ne se battraient pas. Avec, en germe, l'idée folle d'inventer une langue internationale, qui n'appartiendrait à aucun peuple, mais que tous pourraient pratiquer sans pour autant mettre en question leur identité nationale. En 1887, le projet voit le jour. À vingt-huit ans, usant d'un pseudonyme qui en dit long sur ses intentions, le « Doktor Espéranto » ou « docteur qui espère » invente la langue universelle du même nom.
Depuis, la pratique de l'espéranto n'a cessé d'augmenter. Il serait aujourd'hui parlé par plus de deux millions (jusqu’à dix millions selon certaines estimations) de personnes dans cent-vingt pays ! L'espéranto connaît une expansion phénoménale, puisque l'avènement de l'ère Internet a multiplié les possibilités de communication et d'apprentissage de la langue. Les sites Google, Wikipédia ou Facebook ont aussi leurs versions en espéranto. Plus récemment, le lancement de l’application mobile Amikumu permet de se mettre en lien et d’échanger avec des espérantistes du monde entier.
« Chaque peuple sa langue, l'espéranto pour tous »
Pour réaliser ce projet aux allures d'utopie, Zamenhof a pioché avec rigueur dans chacune des langues pour en créer méthodiquement une nouvelle, neutre. Car contrairement aux idées reçues, l'espéranto ne tire pas uniquement ses racines de l'Occident. Une rapide analyse linguistique suffit à démontrer la diversité des origines de cet idiome. Les sonorités de la langue rappellent celles de l'italien, avec beaucoup de voyelles, et le vocabulaire semble tiré du latin. En y prêtant un peu plus d'attention, on discerne des racines germaniques et anglo-saxonnes. Dans la construction grammaticale, se retrouvent les traces du grec, de l'arabe et de l'hébreu. Visuellement, les nombreux accents circonflexes donnent aux mots une couleur slovène ou croate. Le même système d'affixe que pour le japonais, le turc ou le hongrois est utilisé, ce qui le rend plus accessible aux Orientaux que les langues latines qui nous sont familières.
« Une langue neutre qui, en parallèle de la langue maternelle de chacun,
servira à comprendre l'autre sans lui imposer son mode de pensée. » Zamenhof
Une langue universelle, très bien mais… pourquoi en inventer une nouvelle, pourquoi ne pas se servir d'une langue qui existe déjà comme… l'anglais ? La question vous brûlait les lèvres, la voilà posée. L'espéranto serait-il l'expression d'un anti-américanisme primaire ? Parler espéranto, ce n'est pas lutter contre les anglophones, loin s'en faut. L'espéranto est a-national, c'est-à-dire qu'il n'est ni la propriété d'un peuple, ni celle d'une culture. Dans une conversation en espéranto, le rapport entre les deux interlocuteurs est donc forcément d'égal à égal, car il n'est pas la langue maternelle de l'un ou de l'autre. Ainsi, comme nous l'explique Juliette Ternant, membre historique de l'association SAT Amikaro et espérantophone depuis plus de cinquante ans, « l'anglais appartient aux anglophones. Quelqu'un qui n'est pas anglophone ne va pas maîtriser la langue comme l'autre dont c'est la langue maternelle. Alors que l'espéranto, tout le monde a fait l'effort de l'apprendre. L'espéranto n'appartient à personne et il appartient à tout le monde ».
Par ailleurs, l'espéranto ne se pratique pas dans les mêmes circonstances que l'anglais. Si on speak english dans quasiment tous les hôtels et dans un réseau touristique mondial, quand on en sort, ce n'est pas forcément le cas. Au fin fond de la Bulgarie, vous êtes plus certain de tomber sur des paysans espérantistes que sur un complexe touristique. Pour le moment, du moins.
Avec l'espéranto, pas question de faire concurrence à l'anglais : les deux langues ne jouent tout simplement pas sur le même terrain. Pour Cyrille, secrétaire de l'association Espéranto-Jeunes, la démarche n'a rien à voir : « On cherche à proposer une langue sans imposer une culture et un marché, comme ce qui se passe avec l'anglais. Il y a une suprématie de l'anglais parce que la loi du marché a imposé cette langue, et même si on ne force pas physiquement les gens à l'apprendre, ils ne peuvent pas faire autrement. Nous, on n'est pas du tout dans la même optique, les personnes qui apprennent l'espéranto le font parce qu'elles l'ont voulu. On s'est toujours posé en tant qu'alternative plutôt qu'en concurrent ».
Cyrille a ainsi expérimenté ce décalage lors d'un séjour au Mexique : « Quand je parlais anglais, le rapport était superficiel, c'était très commercial. Les premières personnes qui te parlaient, c'était souvent pour avoir de l'argent. Avec l'espéranto, c'était plus un rapport culturel. Les espérantistes que j'ai rencontrés m'ont fait visiter la ville, voulaient me montrer tel ou tel musée. Je l'ai vécu comme une langue culturelle, pas comme une langue touristique ».
L'espéranto, c'est "tre facila" !

Saviez-vous que cent cinquante heures sont nécessaires à un francophone pour maîtriser l'espéranto, alors qu'il en faut plus de mille pour atteindre un niveau d'anglais équivalent ? On estime que cette langue s'apprend de huit à dix fois plus rapidement qu'une langue nationale.
L'espéranto est rapide et facile à acquérir, de par la simplicité de sa grammaire et les règles de construction des mots.
Petit aperçu du système linguistique espérantiste…
À la base, des mots racines, auxquels on rajoute des affixes (préfixes ou suffixes) pour en préciser le genre, le nombre, et le temps pour les verbes. En gros, ce sont les affixes qui donnent à un mot sa signification. Par exemple, quand le français invente un nouveau mot pour mettre un terme au féminin, l'espéranto se contente de remplacer le « o » final par le suffixe « ino ». Pour dire « père » et « mère », on dit « patro » et « patrino ». Devant les noms, pas de problèmes d'articles féminin ou masculin, on dit « la » tout le temps : la kato (le chat), la bovo (le bœuf), la patro et la patrino (le père et la mère). Et pour dire « la vache » ? « La bovino », tout simplement !
Au présent, les verbes se terminent par « as » quelle que soit la personne. Pour savoir de qui on parle, il n'y a qu'à ajouter une préposition. « Mi cantas » signifie « je chante », et « vi cantas » ça veut dire « tu chantes ». Douze terminaisons expriment le présent, le passé et le futur. Ne vous souciez pas des exceptions et des verbes irréguliers, il n'y en a pas.
« L'espéranto, c'est un peu comme un jeu de construction. Parler une langue, c'est une gymnastique, une gymnastique de la parole qu'il faut pratiquer. » Juliette résume ainsi à merveille la virtuosité grammaticale espérantiste.
Si ces quelques règles de base vous ont donné envie d'aller plus loin, lancez-vous ! Pour apprendre l'espéranto, ce ne sont pas les moyens qui manquent. Dans la plupart des villes de l'Hexagone, il existe des associations d'espérantistes qui organisent régulièrement des stages intensifs, en parallèle de cours à l'année. En France, deux universités enseignent l'espéranto. On est encore en retard par rapport à d'autres pays comme la Chine, qui compte cinquante-sept « facs d'espéranto », mais ce récent boom laisse imaginer des licences d'espéranto comme on trouve des licences d'anglais ou d'allemand. Vous pouvez d'ores et déjà vous initier à la langue par les cours offerts par correspondance ou à l'aide de méthodes disponibles dans le commerce. Sans oublier les nombreuses leçons téléchargeables sur Internet. À vous de choisir la technique qui vous convient !
Voyager avec l'espéranto

Le « Pasporta Servo », un laissez-passer vers le monde
Dès lors que vous maîtrisez la langue, tous les avantages du réseau international d'espérantistes s'offrent à vous !
Le Pasporta Servo est un système permettant de se faire héberger gratuitement à condition de parler la langue. Pour découvrir ce service, l’espérantophone doit s’inscrire au préalable à la TEJO (Organisation mondiale des jeunes espérantophones). Dans plus de 85 pays, vous trouverez des personnes qui vous feront partager leur culture et leurs traditions, moyennant une pratique de l'espéranto. Évidemment, cela n'a rien à voir avec un hôtel ou une auberge de jeunesse, il s'agit ici de vivre un véritable échange culturel.
Loin de l'attitude consumériste du touriste qui traverse un pays comme il visite un musée, l'espérantiste a la possibilité de se plonger au cœur d'une culture, et ce, même s'il n'en connaît pas la langue. C'est en partie grâce à l'espéranto que les huit ans de tour du monde de Bruno et Maryvonne Robineau ont pu constituer un intense « tour des hommes ». Dans Huit ans autour du monde (éd. Opéra, 1995), le livre qui retrace leur périple, ils nous racontent comment l'espéranto leur a permis de « pénétrer dans l'intimité des familles ».
Quelques lignes extraites de leur ouvrage illustrent clairement l'intérêt de la langue internationale :
« Tout au long de ces années, un seul désir nous a pétris profondément : celui de rencontrer les Hommes, d'échanger, de communiquer, pour nous enrichir de leurs différences. Pour cela nous avons appris plusieurs langues, dont l'anglais. Cependant, qu'elle n'a pas été notre déception de constater que bien rares sont les gens qui parlent la langue de Shakespeare. […] Si nous avons profondément souffert de ne communiquer que superficiellement avec beaucoup, par contre nous avons toujours été enthousiasmés et émerveillés de rencontrer partout des gens qui avaient fait l'effort d'apprendre l'espéranto. »
Cyrille, de l'association Espéranto-Jeunes, se remémore la première fois où il a utilisé l'espéranto, dans le cadre de son voyage au Mexique : « À l'époque, je ne savais pas parler espagnol. Je m'ennuyais un peu dans mon hôtel, alors j'ai utilisé le pasporta servo pour rencontrer des espérantophones. C'est eux qui m'ont fait découvrir la ville, et ils m'ont fait rencontrer d'autres personnes qui n'étaient pas forcément des espérantistes. C'était une porte d'entrée, j'ai pu rencontrer des gens autres que les gens de l'hôtel. Mon séjour devait durer deux semaines, il a duré deux mois ».
Et plus tard, c'est encore l'espéranto qui donnera une nouvelle dimension à un voyage en Europe de l'Est : « Les pays de l'Est, je ne les connaissais pas du tout avant. La Hongrie je connaissais de nom, sans plus. En 2002, je me suis retrouvé là-bas, il y avait des Croates et des Serbes qui parlaient entre eux des événements. Ils parlaient des bombardements au Kosovo, et ça m'a vraiment marqué. C'était étrange comme expérience, le fait qu'ils communiquent entre eux en espéranto. Ça a aiguisé ma curiosité envers des pays que je ne pensais pas du tout découvrir. Avant, pour moi, le bloc de l'Est, c'était un bloc uniforme, et j'ai découvert les subtilités en voyageant et en rencontrant des personnes, avec l'espéranto ».
Voyager avec l'espéranto, c'est aussi partager la vie des familles et les individus qui peuplent les pays, en étant pleinement intégré à leur quotidien. Comme nous l'explique Juliette, « les liens sont plus forts quand on voyage avec l'espéranto, parce que vous êtes dans la famille et vous voyez comment la famille vit. Il n'y a pas de tromperies, on est avec les gens, à l'intérieur. Vous mangez comme eux, et alors vous êtes un peu surpris, vous dites "ah chez moi c'est fromage avec un verre de vin", chez eux c'est pas comme ça. C'est intéressant, c'est enrichissant. Ça permet de vivre avec les gens, de se rendre compte de la différence ».
Avec ce système solidaire, on ne doute pas de la profondeur des contacts qui se nouent au fil des voyages.
Juliette se souvient d'une récente rencontre internationale d'espérantistes où Africains, Chinois et Européens échangeaient et comparaient spontanément leurs recettes de cuisine et conseils de santé respectifs : « L'espéranto, c'est aussi un idéal, un idéal de fraternité. D'habitude, la langue est une barrière. L'espéranto nous permet de casser cette chape de béton qui existe entre les hommes. C'est un bonheur indescriptible de pouvoir échanger, communiquer en espéranto ».
Voyager avec l'espéranto, une belle porte d'entrée vers les gens…
Interview de Bruno Robineau

Bruno et Maryvonne Robineau ont parcouru la planète pendant huit ans à la découverte du monde rural en vivant avec les paysans. Echangeant leur travail contre gîte et couverts, l'espéranto leur fut bien utile durant leur périple.
Parliez-vous déjà espéranto avant vos huit années de tour du monde ?
Tout ce que je savais au sujet de l'espéranto, c'était qu'il s'agissait d'une langue dite internationale. J'étais agriculteur. Lors d'une foire écologique où je vendais du fromage de chèvre, j'ai repéré une pancarte sur un stand : « Faites le tour du monde avec l'espéranto ». L'idée m'a séduite et j'ai décidé de suivre des cours d'espéranto par correspondance avec ma femme. Ce fut très fructueux : au bout de trois mois, on avait vraiment fait le tour de la langue.
Comment l'espéranto a-t-il débarqué dans votre voyage ?
Un an après le début de notre tour du monde, en Bulgarie. On a voulu s'y remettre, alors on a décidé de suivre un cours intensif de 35 jours, dans une école. Une immersion totale avec neuf heures de cours par jour. On était les deux seuls Français, avec nous il y avait des gens d'un peu partout, surtout de l'est de l'Europe. Et à la fin, on se débrouillait vraiment très bien. Je me souviens du premier roman historique que j'ai lu en espéranto. C'était une première grande expérience : j'avais accès à de la littérature !
Par la suite, comment avez-vous mis en pratique vos connaissances en espéranto ?
Nous avons passé trois mois en Hongrie. En tant qu'ancien agriculteur, je m'intéressais à l'organisation de l'agriculture hongroise. Nous avons rencontré le secrétaire national des coopératives agricoles, un espérantiste avec qui nous avons sympathisé. Il nous a organisé des rencontres un peu partout dans le pays, avec des ingénieurs agronomes, des responsables à différents niveaux agricoles, des agriculteurs. Un circuit dans tout le pays, où il y avait toujours quelqu'un qui parlait espéranto. Ce séjour n'a pu se faire que grâce au fait qu'on parlait espéranto.
Pourquoi ne vous êtes-vous pas contenté d'utiliser l'anglais ?
Je parle couramment l'anglais. Et je me suis rendu compte que même en le parlant bien, il était enrichissant d'avoir accès à un réseau de gens qui parlaient espéranto. Il ne faut pas opposer anglais et espéranto, ça n'a rien à voir. Qu'il s'agisse de l'anglais, de l'arabe ou du japonais, une langue est un prolongement de soi. Ce qui veut dire que quand on a plusieurs langues, eh bien, on a plusieurs possibilités d'accès à différentes cultures. Ceci dit, on ne peut pas apprendre toutes les langues, c'est impossible. J'aime beaucoup l'anglais, mais lorsque l'on parle espéranto, on a accès à des réseaux différents. L'espéranto, on l'a utilisé partout. Grâce aux réseaux d'espérantistes, on sait que n'importe où dans le monde, dans telle ville ou tel village, il y a quelqu'un avec qui on a une langue en commun.
À quel moment l'espéranto a-t-il été le plus intéressant pour votre voyage ?
Nous avons passé neuf mois au Japon. Un séjour qui, du point de vue du budget était a priori impossible. Je suis entré en contact avec une famille espérantophone japonaise. Et ils nous ont proposé de rester chez eux en échange de cours d'espéranto. Donc on s'est occupé du groupe local d'espéranto, on donnait des cours de conversation, en échange du gîte et du couvert. Et par le biais de l'espéranto, nous avons eu accès à toute la richesse de la culture japonaise traditionnelle : la cérémonie du thé, le théâtre Kabouki…
Vous est-il arrivé de tomber par hasard sur des espérantistes ?
On rencontre en général les espérantistes par différents réseaux comme le « pasporta servo » ou en prenant contact avec les associations d'espéranto de la ville où on va. Quand les gens parlent espéranto, ce n'est bien sûr pas marqué sur leur front. Néanmoins, il m'est arrivé à quatre reprises de rencontrer par hasard des gens qui parlaient espéranto : en Bulgarie, en Hongrie, au Japon et à Hong Kong.
Quel est l'intérêt de l'espéranto dans un voyage ?
L'espéranto donne un plus indéniable, en nous donnant accès à l'intimité des familles. Je voyage pour la rencontre des autres, et je ne conçois pas de voyager de manière strictement touristique. Pendant notre tour du monde, nous avons voyagé en vivant dans les familles ; on a échangé notre travail contre la nourriture et le logement pour quelques semaines ou pour quelques mois. Ce qui est drôlement intéressant par rapport aux autres langues, c'est que ça nous donne accès à différents réseaux, dans lesquels les gens sont prêts à ouvrir leur maison. Avec, toujours, ce principe d'échange.
Aujourd'hui, de retour en France, êtes-vous en lien avec ce réseau de voyageurs espérantistes ?
Je dis souvent en plaisantant que chez nous, c'est l'ONU ! On reçoit des voyageurs du monde entier : Ukraine, Pologne, Chili, Italie, Brésil, Bulgarie. On a constamment des gens, qui parfois ne restent à la maison que deux ou trois jours, parfois trois semaines.
Est-ce que vous conseilleriez aux voyageurs d'apprendre l'espéranto ?
Sans équivoque, c'est important d'apprendre l'espéranto, ça donne un plus, en termes de rencontres intimistes. Mais il est important que les gens se mettent sérieusement à la langue. Si quelqu'un veut utiliser les réseaux de l'espéranto, qu'il fasse d'abord l'effort d'apprendre la langue. C'est infiniment plus facile que n'importe quelle autre langue, mais il faut s'y mettre. L'espéranto ne doit pas être uniquement un prétexte pour profiter des réseaux en se disant « je parle trois ou quatre phrases-types et je me pointe chez quelqu'un ». L'espéranto nous donne accès à une super culture. Beaucoup de choses sont traduites en espéranto. Je suis un grand lecteur, je lis beaucoup sur les autres pays l'importante littérature qui a été traduite en espéranto. On voyage aussi dans son siège, en restant chez soi !
Pour en savoir plus

Sur le Web
Espéranto France : www.esperanto-france.org
Association SAT AMIKARO : www.sat-amikaro.org
Espéranto-Jeunes : www.esperanto-jeunes.org
Pasporta Servo : www.pasportaservo.org
Bruno et Maryvonne Robineau
- Leur livre : Huit ans autour du monde 268 pages, 50 photos couleur.


