Voyager avec un enfant

Coralie Argiolas
par Coralie Argiolas

05 septembre 2020

Père Enfant Croatie
nataliaderiabina - Fotolia

Après l'Inde en auto-stop et l'Amérique du Sud à dos d'âne, vous voici devenus jardiniers. Jardiniers d'une petite graine de routard... que l'on va appeler « moutard » (!). Vous voilà engagé dans le plus beau des voyages !

Si un bon jardinier ne part jamais en vacances, faute de pouvoir glisser son jardin dans sa valise, vous, petits veinards, vous pouvez bel et bien embarquer votre moutard où bon vous semble.

Pour bébé, les vacances, c'est une aubaine : des parents pour lui tout seul, des tas de nouvelles expériences. Pour les parents, il y a les merveilleux instants qu'un petit moutard procure, mais bien sûr, c'est aussi un peu plus compliqué qu'avant : organisation, installation, réservation, précaution… et imagination !

Alors, jeunes parents, optimisez vos séjours et partez l'esprit libre. Vous allez voir que l'appel de l'aventure n'est pas incompatible avec la vie de famille - au contraire, le voyage peut contribuer à l'enrichir ! Voici donc quelques astuces pour voyager sereinement avec votre routard(e) en herbe. En route !

Vacances avec un enfant : où partir ?

Père Enfant Montagne
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À quel âge un bébé peut-il voyager ?

Un enfant peut voyager dès 3 semaines, mais il a besoin de sommeil et de calme. Bébé est petit et fragile, autant donc ne pas prendre de risques inutiles. Pour lui comme pour vous, préférez attendre de fêter ses 6 mois avant de partir vers des destinations éloignées. Il aura déjà quelques repères dans notre monde. Préférez voyager de nuit.

Où partir ?

Difficile de dresser une liste exhaustive des pays où partir. En fait, tout dépend. De l'âge de l'enfant, de la saison, de l'expérience des parents, de la situation politique sur place au moment du voyage, etc. Cela dépend aussi beaucoup de la qualité de l'éventuelle agence de voyages choisie, du confort des transports, des hébergements. À moins d'avoir une sacrée expérience du voyage, voyager "en routard" avec des enfants multiplie les risques dans certains pays.

En réunissant les critères communément acceptés pour des voyageurs non professionnels (confort, hygiène, sécurité, infrastructures médicales), on réduit (hélas !) la liste des destinations potentielles aux pays "occidentalisés". Car si tout est possible pour des vacanciers non avertis, tout n'est pas conseillé avec un bébé…

Si vous souhaitez quand même traverser la planète, allez où bon vous semble, mais choisissez une destination et n'en bougez plus !

À éviter 

  • Bien sûr, les pays en conflit, sujets à des tensions et/ou soumis à une pression terroriste. Pour en savoir plus sur ce point, reportez-vous à la rubrique " Conseils aux voyageurs " du ministère des Affaires étrangères, qui met régulièrement à jour une liste des pays à bannir ou à éviter.
  • Les pays trop éloignés : bébé se fatigue vite et est plus sensible au décalage horaire que vous. Si vous avez néanmoins décidé de partir loin, restez-y plus de 10 jours, histoire qu'il ne passe pas toutes les vacances à récupérer.
  • Les pays où sévit le paludisme : à bannir pour les nourrissons, et aussi pour les mamans qui attendent le petit frère ou la petite sœur du moutard.
  • Les climats trop chauds, trop humides ou trop froids.
  • La haute montagne et les régions en altitude : la diminution de la quantité d'oxygène est plus ou moins dangereuse suivant les âges, mais peut être très grave. Même si tous les organismes de nos bambins n'ont pas la même réaction face à l'altitude, on établit l'échelle suivante, théorique et donc indicative :

Si bébé a moins d'un an, ne vous embarquez pas à plus de 1 200 m.
Entre 1 et 2 ans, ne dépassez pas 1 800 m.
De 2 à 5 ans, c'est sans risque jusqu'à 2 500 m.
De 5 à 10 ans, soyez extrêmement vigilant au-delà de 3 000 m.
Au-delà de 10 ans, l'enfant supporte l'altitude et est capable d'exprimer ses difficultés respiratoires, ou autres, liés à la situation.
Quelques exemples de destinations à éviter, pour des raisons principalement sanitaires : l'Afrique Subsaharienne, l'Inde, l'Amérique du Sud, la Chine, le Vietnam, le Laos, le Cambodge.

Les destinations qui marchent à tous les coups

- La France et les pays limitrophes : mer, campagne, montagne... le paysage français est très varié, et les pays qui l'entourent offrent déjà un bon dépaysement. Avec votre p'tit bout, vous pourrez passer de bonnes vacances riches en culture, paysages et loisirs, tout en restant serein et en ayant tout le nécessaire à portée de main (nourriture habituelle, infrastructures médicales extrêmement fiables...).

En cas de pépin, vous pourrez communiquer et ne serez jamais très loin de chez vous.

- Les îles : Baléares, Canaries, Antilles, Cyclades… Plage, soleil, infrastructures touristiques... tout est plus facile. Et comme vous n'y avez pas 2 000 km à parcourir en 15 jours pour être sûr d'avoir tout vu, c'est l'idéal. Vous n'aurez aucun remords à passer la journée dans un hamac à l'ombre d'un cocotier.

Attention cependant à ne pas oublier la crème solaire à fort indice de protection, pour que les vacances restent aussi douces que la peau de bébé !

- L'Australie et l'Amérique du Nord, sans bien sûr vivre comme un trappeur dans le Grand Nord : les États-Unis et la partie la plus habitée du Canada rempliront déjà une grande partie de vos vacances.

Et on le rappelle : il n'est pas question d'emmener bébé pour un court séjour à New York. L'Amérique du Nord, c'est plutôt pour les grandes vacances que pour les escapades de 4 jours pendant lesquelles on crapahute 16 h par jour ! Et pour les (très) grandes vacances, pourquoi ne pas tenter l'Australie ?

Entre les pays " à éviter " et les destinations sûres, il reste un bon nombre de destinations : l'Afrique du Nord, la Jordanie, Bali, la Thaïlande, Cuba… Pour celles-ci, évaluez la faisabilité du voyage, en fonction de l'âge et de la fragilité de votre moutard, des conseils qui sont dispensés ici ou ailleurs, et de vos envies… Mais restez prudent et vigilant, avec les maladies (vérifiez les vaccins à faire), le soleil et les bestioles notamment.

Mer, campagne, montagne ?

La mer : une découverte. La plage est un formidable terrain de jeu et un bon bol d'air frais. Des vacances reposantes, idéales avec des enfants. Attention à rester vigilant en permanence : port de sandales pour protéger les pieds, et surtout crème solaire et casquette ou chapeau. Ce n'est pas du luxe !

Beaucoup de pays bordent la mer, mais si votre programme doit se résumer à la plage, est-ce bien utile de traverser les océans, alors que la France est si bien située ?

La campagne, c'est génial : nature, air pur, l'occasion de découvrir la faune et la flore, formidable pour les bébés citadins. Attention aux moustiques, serpents, orties et rivières très froides.

La montagne : l'air y est pur, mais attention à l'altitude : une destination plus difficile à gérer avec bébé ! Voir plus haut les altitudes (dé)conseillées.

La montagne en hiver et les sports de glisse :

Accros aux sports d'hiver, freinez vos ardeurs. En dessous de 3-4 ans, le ski n'est pas conseillé, vu les dégâts que cela peut entraîner sur les articulations. De toute façon, les plus jeunes des moutards s'amuseront sûrement plus sur une luge.

Pour les enfants dès 3 ans (et jusqu'à 5 ans) s'ouvre l'option " jardin des neiges ", et l'École du ski français propose le " Club Piou Piou " : matériel spécifique, zone protégée... pour s'initier à la glisse tout en douceur. Et pendant ce temps, à vous les pistes noires !
Mais dans tous les cas, ne forcez pas le moutard à chausser des skis. Les stations regorgent d'activités, de structures et d'infrastructures idéales pour les enfants : luges, aires de jeux, crèches et garderies, et toujours ces bons vieux bonshommes de neige et batailles de neige...

Quels que soient vos choix, voici des informations et des conseils qui vous aideront à bien préparer votre voyage... et votre valise.

La valise du moutard

Enfant Valise
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Ses papiers

1. Papiers administratifs

Papiers d'identité pour le routard mineur

Il est à noter que tout voyageur français mineur, y compris les nourrissons, doit être en possession d'un document d'identité à leur nom (carte nationale d'identité ou passeport selon la destination).

Attention, le livret de famille n'est pas une pièce d'identité.

En Europe, une carte d'identité valide est suffisante pour voyager. D'autres pays exigent un passeport, et parfois un visa.

Plus d'infos sur les documents d'identité pour un mineur Français qui voyage sur Service-Public.fr.

Carte d'identité

Pour obtenir une carte d'identité pour votre enfant, il faut s'adresser à la mairie de votre domicile, muni du formulaire de demande de carte rempli et signé par le demandeur, de 2 photos d'identité de votre enfant (photos récentes, parfaitement ressemblantes, de face et tête nue, format 35 x 45 mm), d'un justificatif de domicile, d'un extrait d'acte de naissance de l'enfant de moins de 3 mois et d'une pièce d'identité du parent.

À noter : l'enfant doit obligatoirement être présent au guichet lors du dépôt de la demande, accompagné d'un parent.

L'acquisition de la carte d'identité est gratuite.

Le délai d'obtention est variable selon le lieu de la demande et la période : d'une dizaine de jours à 3-4 semaines dans le pire des cas.

La carte d'identité est désormais valable 15 ans et non plus 10 ans. Ça laisse le temps de faire de beaux voyages !

Plus d'infos sur la demande de première carte nationale d'identité d'un mineur sur Service-Public.fr.

Passeport

Pour obtenir un passeport au nom de votre enfant, il faut s'adresser à la mairie de votre domicile, muni du formulaire de demande (Cerfa 12100 * 02), de timbres fiscaux (17 € pour les moins de 14 ans si vous apportez les photos et 42 € entre 15 et 17 ans), de 2 photos d'identité (récentes, identiques, de face et tête nue, au format 35 x 45 mm), d'un justificatif de domicile, d'un extrait d'acte de naissance de moins de 3 mois et de la carte d’identité de l’enfant. S’il n’en a pas, il faudra alors présenter, si l’acte de naissance ne suffit pas à les démontrer, un justificatif de l’autorité parentale et un justificatif de nationalité française, au cas où l’enfant ne serait pas né en France.

Là encore, l'enfant doit obligatoirement être présent au guichet lors du dépôt de la demande, accompagné d'un parent.

Le délai d'obtention est variable selon le lieu et l’époque de la demande. Compter en moyenne plusieurs semaines (2 à 6).

Le passeport enfant est valable 5 ans (tandis que le passeport a une durée de validité de 10 ans).

Plus d'infos sur le passeport d'un mineur sur Service-Public.fr.

Autorisation de sortie du territoire

Depuis 2017, une autorisation de sortie du territoire (AST) est obligatoire pour les mineurs voyageant seuls. Ce formulaire doit être accompagné de la photocopie d'une pièce d'identité du parent signataire.

Pour plus d'infos, consulter le site Service-Public.fr.

Extrait d'acte de naissance

Si l'enfant est né en France métropolitaine, qu'il ait ou non la nationalité française, il faut s'adresser à la mairie du lieu de naissance. L'extrait peut alors vous être remis immédiatement.

Par correspondance, il faut compter de quelques jours à 2-3 semaines environ, tout dépend de la mairie émettrice.

Si l'enfant est né dans un territoire d'outre-mer et qu'il est Français, il faut s'adresser au secrétariat d'État à l'Outre-mer.

Si l'enfant est né dans un TOM et qu'il est étranger, il faut s'adresser au ministère chargé de l'Outre-mer ou à la mairie du lieu de naissance.

Si l'enfant est né à l'étranger et qu'il est Français, il faut s'adresser au ministère des Affaires étrangères, Service central d’état civil, 11, rue de la Maison Blanche, 44941 Nantes Cedex 09. On peut aussi remplir un formulaire en ligne.

Si l'enfant est né à l'étranger et qu'il est étranger, il faut s'adresser à l'organisme ayant dressé l'acte dans le pays concerné.

La demande peut se faire sur place, mais aussi par courrier (préciser bien sûr les nom, prénom, date et lieu de naissance de l'enfant concerné), ou encore par Internet (à l'exception de certaines communes), que l'enfant soit né en France ou à l'étranger.

L'extrait d'acte de naissance est gratuit.

De nombreux organismes requièrent un extrait d'acte de naissance de moins de 3 mois.

Pour plus d'infos sur l'acte de naissance sur Service-Public.fr.

Fiche d'état civil

Les fiches d'état civil sont supprimées. En principe, elles sont remplacées par la présentation de l'original ou une simple photocopie des pièces nécessaires à leur établissement (carte d'identité, livret de famille, etc.).

2. Documents médicaux

Carnet de santé ou carnet de vaccinations

Absolument indispensable (et pas seulement pour barouder !), il doit être à jour, c'est-à-dire mentionner tous les vaccins effectués ainsi que les rappels et leurs dates. Certaines destinations nécessitent des vaccinations bien précises (dont le délai d'immunisation est parfois long), notamment l'hépatite A (possible dès 12 mois) et la typhoïde (possible dès 2 ans).

La carte européenne d’assurance maladie

Elle remplace l’ancien formulaire E 111. La carte européenne d’assurance maladie atteste de vos droits à l’assurance maladie et vous permettra, lors d’un séjour dans un pays de l’Union européenne, de bénéficier de la prise en charge des soins, quel que soit le motif du déplacement (week-end, vacances, expatriation...).

On l'obtient auprès de la Caisse primaire d'assurance maladie dont on dépend. Compter environ 2 semaines pour l'obtenir. Cette carte est gratuite, nominative (chaque enfant doit avoir la sienne) et valable deux ans.

Pour les autres pays :

En cas d'accident ou de maladie à caractère inopiné, les caisses de Sécurité sociale n'ont aucune obligation de remboursement et les refus sont presque systématiques. Cependant, certaines caisses acceptent encore de verser des prestations, mais à deux conditions impératives :

  • les notes de médecin et factures détaillées d'hôpital doivent être déjà payées par l'assuré social et présentées avec leur traduction
  • les prestations sont calculées sur le tarif applicable en France, sans tenir compte du montant réellement payé à l'étranger et qui peut être beaucoup plus élevé

Conclusion : mieux vaut prendre une assurance voyage quand on sort de l'UE.

Si votre enfant suit un traitement médical ou s'il est affecté d'une maladie chronique (qui bien entendu ne rend pas le voyage contre-indiqué), il est primordial de glisser dans son carnet de santé une lettre de votre pédiatre indiquant la nature de l'affection, la médication et la posologie du traitement. On veillera bien sûr à prendre une dose suffisante de médicaments pour la durée du voyage.

D'autre part, il peut être utile de préparer à l'avance une autorisation pour opérer, un document fait gagner de précieuses minutes en cas d'urgence.

3. Contrats d'assistance

Nous vous conseillons fortement de compléter votre assurance maladie par un contrat d'assistance. Le service qu'il rend ne consiste pas à régler un préjudice, mais à assister une personne en difficulté. La nature de cette assistance est très large et peut intervenir dans de multiples domaines.

Voici quelques grandes compagnies dont vous trouverez également les contrats dans les banques, bureaux de poste, les Caisses d'Épargne ou dans certaines agences de voyages : Europ Assistance, Mondial Assistance…

Si vous possédez une carte Visa, payez vos titres de transports avec. En cas de problème, vous pourrez faire jouer votre assurance Visa, incluse dans la cotisation annuelle.

Un jeu de photocopies de tous ces papiers importants, glissé dans un autre sac, n'est pas inutile en cas de perte ou de vol. Mais pour ça, c'est la même chose avec ou sans moutard !

4. Son matos

Pour le voyage et le séjour de bébé

  • Couches (logiquement, on trouve facilement de quoi se ravitailler sur place) ;
  • Produits pour le change : lingettes, crème pour les fesses ;
  • Biberon et éventuel chauffe-biberon (que l'on peut brancher en voiture sur l'allume-cigare) ;
  • Lait en poudre et petits pots ;
  • Sérum physiologique pour les yeux des nourrissons et pour les infections nasales des bébés et enfants ;
  • Brumisateur d'eau pour rafraîchir l'enfant en été ;
  • Ses jouets préférés ;
  • Bavoirs (en plastique, c'est plus pratique, surtout en voyage) ;
  • Sa tétine (s'il en a une) et/ou son doudou favori sans lequel il ne peut dormir (s'il en a un) ;
  • Mouchoirs en papier ou sopalin, toujours utiles ;
  • Serviette-éponge.

Petits conseils

Faites votre stock de petits pots selon les habitudes de bébé (s'il mange de tout, on pourra se limiter au minimum, et les restos et supérettes sur place feront le reste) et selon la destination. Certains pays sont bien approvisionnés, d'autres moins. Ainsi en Europe du Nord et en Allemagne, on trouve facilement de la nourriture pour bébé, mais en Italie ou en Espagne par exemple, ça peut se compliquer : les rayons puériculture sont plus étroits.

Pour les couches bébé, prévoyez-en pour quelques jours, sachant que vous en trouverez forcément sur place (avec plus ou moins de facilité certes).

Le porte-bébé s'avère fatigant à longue, et pas idéal pour le dos.

La poussette est indispensable pour un bébé ou un jeune enfant qui ne marchera pas sur des kilomètres, puisqu'elle est multi-fonctionnelle. On promène bébé sans se fatiguer pendant qu'on sillonne la ville ; à l'heure du repas, la poussette peut servir de chaise-bébé là où il n'y en a pas, et à celle de la sieste, elle lui permet de piquer un somme pendant que vous poursuivez tranquillement votre visite. Selon la destination, prévoir soit une couverture, soit une capote ou un parasol pour la poussette.

Pour les vêtements, plus il y en a plus c'est confortable : on n'a pas toujours de machine à laver sur place, et en vacances, on n'a pas forcément envie de faire la lessive tous les jours.

Des couches lavables pour un bébé routard écolo

Doujañ, une entreprise écolo et solidaire, propose des couches lavables en coton biologique. Le système est simple : on recouvre la couche en coton d'une surcouche imperméable (à l'intérieur, on peut encore glisser un feuillet jetable pour les selles).

Les avantages sont multiples : on part un peu plus léger, on fait des économies, l’utilisation est simple et surtout, on voyage écolo ! Inconvénient : il reste toujours à laver les couches, c'est le principe. Mieux vaut donc avoir une machine à laver à portée de main...

Pour partir (très) tranquille, compter une quinzaine voire une vingtaine de couches lavables.

À la mer, dans les pays chauds

  • Sandales en plastique : on évite que les petits marchent pieds nus, surtout sur du sable ou de la terre humide ;
  • Chapeau, casquette ou bob ;
  • Lunettes de soleil (à la montagne aussi) ;
  • Crème solaire (il existe des indices de protection élevés, spécial enfants) ;
  • Brumisateur ;
  • Ballon, seau, pelle, râteau…

Spécial pays tropicaux

Moustiquaire enduite ou à enduire d'insecticide

Utiliser un répulsif anti-moustiques spécial enfant. Insect Ecran Enfant est recommandé dès 2 ans pour l'imprégnation des vêtements, dès 30 mois en spray sur la peau. Aucun anti-répulsif n'est recommandé pour un enfant de moins de 2 ans. Les produits Cinq sur Cinq peuvent eux aussi être utilisés chez l’enfant à partir de 2 ans.

Pas de short le soir, préférez des vêtements légers qui couvrent le maximum bras et jambes.

Pour le transport

Préférez des vêtements amples, faciles à enlever et à laver, et ayez une tenue de rechange sur vous (et pas dans la valise à l'hôtel !). N'hésitez pas à prévoir plus, surtout si vous partez en avion, les contretemps sont fréquents et peuvent être très longs.

5. Trousse à pharmacie

Inutile de partir avec un hôpital de poche, la pharmacie est là pour faire face aux premiers symptômes, aux affections passagères et aux petits bobos. On veillera simplement à partir avec les produits habituels qu'on risque d'avoir du mal à trouver sur place. Pas la peine de partir à la Baule avec 5 litres de sérum physiologique....

On veillera à avoir toujours sur soi en déplacement (là encore, on a bien dit sur soi, pas dans la valise) :

  • Du paracétamol pour la fièvre ou les maux de dent ;
  • Un thermomètre électronique ;
  • Un antiseptique ;
  • Des pansements, sparadrap, bandages ;
  • Des compresses stériles ;
  • Un tube de pommade à l'arnica pour les bleus et autres bobos superficiels (attention toutefois, certaines pommades à l'arnica sont interdites aux enfants de moins de 30 mois) ;
  • Une solution de réhydratation orale (SRO).

Une trousse à pharmacie complète inclura en plus :

  • Une pommade anti-prurigineuse ;
  • De la crème hydratante ;
  • Une paire de ciseaux à bouts ronds ;
  • Un lait en poudre à base de soja (en cas de diarrhée) ;
  • Un thermomètre de bain ;
  • Des aiguilles (pour les pays en développement, où les conditions d'hygiène peuvent poser problème).

Et uniquement sur avis médical :

  • Des antibiotiques pour lutter contre les infections ;
  • Un antiseptique intestinal et un antidiarrhéique ;
  • Un antihistaminique pour les symptômes d'ordre allergique ;
  • Un anti-inflammatoire ;
  • Du sérum physiologique, un désinfectant nasal et oculaire ;
  • Du collyre, contre les conjonctivites ;
  • Un antivomitif ;
  • Un anticonvulsif ;
  • Un Aspivenin (contre les piqûres de guêpes et de frelons).

Mer, montagne, campagne

  • Crème solaire à très fort indice de protection, à appliquer régulièrement ;
  • Crème apaisante contre les brûlures (Biafine) ;
  • Des lunettes de soleil et un chapeau, on le rappelle.

Dans les pays chauds

  • Crèmes dermiques et diffuseurs électriques contre les moustiques ;
  • Spécial pays tropicaux : solution de réhydratation, médicaments de prévention du paludisme et de traitement en crise, Micropur pour purifier l'eau ;
  • Attention : la plupart des traitements antipaludiques ne sont pas adaptés aux enfants. Bien se renseigner auprès d'un pédiatre ou d'un généraliste, mais bien souvent, il sera plus prudent de repousser de quelques années un projet de voyage en zone impaludée ;
  • Un brumisateur ;
  • Attention à la déshydratation : proposer de l'eau fréquemment, surtout aux plus petits qui ne la réclameront pas.

Pour en savoir plus, consulter notre dossier pratique Trousse de médicaments.

Matériel indispensable au confort de bébé

  • Sac à dos : privilégiez la légèreté, une structure pliante ou démontable. Préférez un fond de siège confortable et réglable en hauteur, et un auvent rabattable ;
  • Couchage : les plus petits dormiront dans la nacelle de la poussette qui fait office de couffin. Pour un enfant dès 4 mois environ, prévoir un lit parapluie, ou une tente pliable de voyage (pour quelques nuits seulement) ;
  • Spécial campeurs : pour la tente, préférez un dôme qui permet de circuler à l'intérieur et dont la porte demi-sphérique permet d'aérer en empêchant bébé de sortir. Pour vous isoler du froid du sol, pensez au matelas mousse.

6. Son alimentation

En cas d'allaitement au lait infantile, emportez son lait pour la durée du séjour (sauf s'il s'agit d'un pays occidentalisé), 2 biberons en plastique, et éventuellement des goupillons.

Stérilisation à froid : très pratique en voyage. Il s'agit de comprimés de stérilisation pour biberons et tétines. 30 minutes sont nécessaires (tout de même !), mais la stérilisation reste active 24 h (ça limite les risques de louper l'heure du biberon). On peut éventuellement rincer le biberon avec de l'eau minérale pour enlever le goût du produit stérilisateur.

En cas d'allaitement maternel, ce qui est une option commode d'un point de vue logistique en voyage, penser à prendre tous ses accessoires habituels : embouts d’allaitement, coussinets d'allaitement, crème anti-crevasses...

Renseignez-vous pour savoir si l'on trouve (facilement) des petits pots sur place.

Attention, dans certains pays : veiller à ne donner que des légumes lavés, épluchés ou bouillis ; de même, les fruits doivent être lavés avec de l'eau propre et épluchés ; mieux, les donner cuits. Ces recommandations alimentaires sont valables pour vous, d'autant plus pour l'enfant.

Prévoyez de l'eau et des biscuits pour la route. Dans n'importe quel restaurant ou guesthouse, vous pourrez demander une soupe, faire cuire ou mixer des légumes, etc.

Le cas échéant, tétines de rechange (une tétine est si vite perdue...). Éventuellement, chauffe-biberon et thermos.

Le moutard se déplace

Enfant Train
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En train

1. Le service enfant seul de la SNCF

Pour les enfants de 4 à 14 ans, la SNCF propose un service payant d'accompagnement, le Junior & Cie. Il permet aux familles de confier leurs enfants à des hôtesses qui les accompagneront, prendront soin d'eux et veilleront à leur bon accueil une fois arrivés à destination.

Le Junior & Cie s’applique à plus de 130 destinations pendant les vacances scolaires et plus de 20 destinations pendant les week-ends du reste de l’année.

Comment faire : La réservation est indispensable. Vous pouvez acheter le service Junior & Cie dans toutes les gares ouvertes à la réservation, dans les agences de voyage agréées et bien entendu en ligne sur le site de Junior & Cie.

L'accompagnement Junior & Cie coûte à partir de 37 €. Ce tarif est en plus du billet de train. Le prix du service se calcule en fonction du nombre d’enfants à prendre en charge et du temps de trajet. Par exemple, la prise en charge d’un enfant pour un voyage de 2h30 reviendra à 37 €, contre 48 € pour un voyage de 2h30 à 5h. Pour les détenteurs de la carte Avantage Famille, qui a remplacé la carte Enfant +, -15 % sont applicables sur le forfait. Ne vous inquiétez pas, si vous possédez encore une carte Enfant +, elle sera valable et utilisable jusqu’à la fin de sa période de validité.

Pensez à vous y prendre le plus tôt possible car les places sont limitées.

Le départ : Le jour du départ, vous devez présenter votre enfant au lieu indiqué au moment de la réservation, entre 1 h et 30 min avant le départ. L'enregistrement des enfants se termine une demi-heure avant le départ du train. La SNCF vous demandera de rester jusqu'au départ du train.

L'enfant doit être en possession de sa fiche de renseignements (envoyée avec la confirmation de votre réservation), de son billet de train Junior & Cie composté ainsi que de ses titres de réduction éventuels (carte Famille nombreuse, Avantage Famille...), d'une pièce d’identité et d'une éventuelle autorisation de sortie du territoire.

Votre enfant doit pouvoir porter seul son bagage à main, étiqueté avec ses nom, prénom et adresse. Le bagage ne doit pas peser plus de 10 kg, sinon il sera expédié séparément avec le service Bagages à domicile. Les animaux de compagnie des enfants ne sont pas acceptés à bord des trains, pour des raisons d’hygiène et de sécurité.

Un goûter ou un casse-croûte et une bouteille d’eau pour le voyage sont obligatoires, parce que le moutard ne pourra pas se rendre à la voiture-bar !

À l'arrivée : La personne prévue à la réservation pour attendre l'enfant devra être au point de rendez-vous 15 min avant l'arrivée du train. Elle devra présenter une pièce d'identité.

En aucun cas l'enfant ne sera laissé seul ou à une autre personne que celle mentionnée sur le contrat.

À noter : en cas de retard de plus de 30 min, la personne devant récupérer l’enfant est prévenue par texto ou par téléphone.

Nurserie

Tous les TGV sont équipés d'un coin nurserie avec tables à langer et chauffe-biberons. En revanche, les autres trains ne comportent pas nécessairement de telles installations. Pensez à prendre une petite serviette pour changer bébé.

2. Les réductions de la SNCF

Un enfant de moins de 4 ans voyage gratuitement.

Les cartes Avantage

Cartes Avantage Famille, Avantage Week-end, Avantage Senior et Avantage Jeune. Elles sont proposées pour les :

  • Jeune : 12 - 27 ans (réductions sur les TGV, INIOUI, INTERCITES et les TER) ;
  • Adulte : 27 - 59 ans (réductions de 30% et 60% pour les enfants) ;
  • Senior : + de 60 ans (réductions de 30% et 60% pour les enfants).

La carte Familles nombreuses

Si vous avez au moins 3 enfants mineurs, la carte Familles nombreuses donne droit à des réductions individuelles allant de 30 à 75 % sur les TGV, INIOUI, INTERCITEte S et les TER, et 50% sur les billets Transilien en Île-de-France, selon le nombre d'enfants.

Au-delà des transports ferroviaires, cette carte donne droit à de nombreux avantages commerciaux, dans tous les grands secteurs de la vie quotidienne. Chaque membre de la famille - père, mère et chacun des enfants - est titulaire d’une carte nominative valable 3 ans.

Il vous faudra présenter des documents justifiant la composition de la famille, un formulaire de demande signé, et des photos d'identité récentes pour chaque membre de la famille (minimum 29 x 31 mm).

Les frais de dossier s’élèvent à 19 €.

3. Nos conseils pour le train

Prévoyez une serviette de toilette pour allonger bébé à côté de vous, ainsi qu'un biberon d'eau, l'air climatisé des trains étant déshydratant.

Prévoyez couches, lingettes, doudou, jouets et repas pour bébé.

S'il n'est encore qu'une toute petite crevette, prévoyez un couffin. Il sera bien installé et bien calé.

Le moutard se déplace en avion

1. Les conditions de vol

L'âge du bébé

Un nourrisson peut prendre l'avion dès l'âge de 3 semaines. C'est possible plus tôt mais sur avis médical, avis que vous n'aurez quasiment jamais la semaine suivant la naissance.

Les bagages

Les compagnies autorisent environ 10 kg de bagages par bébé, plus l'enregistrement de la poussette, du landau, et/ou du siège auto. Tout bagage enregistré devra être empaqueté.

La poussette

Un landau ou une grosse poussette sera enregistré (gratuitement) et ira en soute. Généralement, la poussette est enregistrée au même comptoir que les bagages allant en soute, mais il arrive parfois qu'il faille traverser toute l'aérogare pour aller enregistrer l'engin à un comptoir spécifique.

Attention à empaqueter la poussette dans un grand sac AVANT de vous présenter au comptoir d'embarquement. Ne pas oublier non plus de l'étiqueter, comme une valise.

Les poussettes canne (aux alentours de 4 kg) peuvent passer en cabine (dimensions maximales de la poussette pliée acceptée sur Air France : 15 x 30 x 100 cm. Avantage : on conserve l'engin dans l'aérogare et on peut faire les boutiques de duty-free un peu plus sereinement.

Embarquement prioritaire

Les familles voyageant avec des bébés et des enfants bénéficient souvent d'un embarquement prioritaire, ce qui peut éviter les longues files d'attente au comptoir d'embarquement, d'autant plus pénibles avec un bambin.

Bébé sur les genoux

Le bébé et l'enfant de moins de 2 ans peut voyager sur les genoux de ses parents. La ceinture de sécurité du bébé est alors bouclée sur celle de l'adulte. Un voyage plus facile avec un nourrisson de quelques semaines avec un enfant d'un an qui commence à gigoter sérieusement… Il peut également disposer de son propre siège. Il est alors impératif de l'installer sur un siège auto ou avec un harnais homologué. Contactez la compagnie aérienne avant le départ pour réserver le siège et connaître les conditions de voyages selon les avions.

Sur les vols longs courriers

Les compagnies proposent des berceaux (70 cm) pour les bébés. Il faut en faire la demande lors de la réservation.

Toilette

Dans tous les avions, les toilettes sont équipées de planches à langer. Facile... en théorie ! L'exercice de change en vol s'avère en effet un peu plus périlleux qu'à la maison...

Nourriture et kits de jeux

La plupart des compagnies aériennes proposent des petits pots pour bébés, mais les normes de sécurité permettent aussi d'en embarquer.
Certaines donnent des kits de jeux pour les enfants (coloriages, puzzle...). C'est bête, mais ça agrémente le voyage.
Évidemment, si vous voyagez avec une compagnie low-cost, il faudra repasser pour ces petits plus.

Tarifs

Pour les enfants de moins de 2 ans, en règle générale, ils bénéficient d’une réduction de 90% et doivent voyager sur les genoux des parents la plupart du temps.
De 2 à 12 ans, le tarif peut aller jusqu'à 20 % du tarif normal (et même 33 % sur les moyens et longs courriers), mais là, les enfants disposent d'une place qui leur est propre.
Évidemment, ces réductions dépendent des compagnies, des vols, des dates...

2. Conseils pour l'avion

L'air pressurisé de la cabine est aussi sec que déshydratant, prévoyez donc de quoi faire boire l'enfant fréquemment, surtout le bébé.

Si votre enfant a été enrhumé ou l'est encore, nettoyez son nez quelques minutes avant le décollage et l'atterrissage.

Emportez son doudou, un livre, des jeux, ou un téléphone avec des vidéos préalablement téléchargées (pas de connexion Internet en vol). Tout est bon pour le distraire et faire passer la pilule du vol !

Prévoyez des couches, quelques lingettes et les repas du bébé.

3. Le moutard vole de ses propres ailes

Critères

La définition d'un " UM " (Unaccompanied Minor) varie selon les compagnies aériennes. Ainsi, Air France propose le service Kids Solo pour prendre en charge des enfants de 4-11 ans pour la métropole et les DOM-TOM, et des enfants de 5-14 ans inclus pour des vols à l'international. Une tarification spécifique est prévue.

La compagnie a la garde juridique des enfants.
Certaines compagnies ne demandent aucun supplément pour les " UM, ", d'autres si. Se renseigner auprès des compagnies.

Procédures

Lors de la présentation à l'aéroport, l'enfant reçoit un dossier personnalisé d'identification, complété par un badge bien visible (au sol et navigant). Une fois cette formalité accomplie, l'enfant est pris en charge par une hôtesse au sol qui le confie au personnel de bord.

L'enfant doit être en possession de son billet, ses papiers d'identité, l'autorisation parentale, ainsi qu'une fiche d'identification à compléter par les parents comportant le nom de la personne chargée de l'accueillir à l'arrivée.

À l'arrivée, une nouvelle hôtesse au sol vient récupérer l'enfant pour le remettre à l'adulte désigné par la famille.

Ce dernier doit justifier de son identité. Cet adulte a été clairement désigné lors de l'enregistrement avec le numéro de téléphone où il pourra être joint en cas de problème.

Conseils

Arriver un bon quart d'heure avant le début de l'enregistrement, afin de ne pas ajouter de stress.

Être très précis dans la désignation de la personne qui attendra l'enfant et veiller à ce qu'elle ait ses papiers d'identité.

Vérifier tous les numéros de téléphone et les écrire lisiblement.

Avant de quitter l'aéroport, veillez à ce que l'avion ait bien décollé !

Avec Air France

Toutes les infos pour voyager avec un bébé ou un enfant sur Air France.

Le moutard se déplace en voiture

1. Spécial sécurité

Un paragraphe sérieux sur la question s'impose, puisque les chiffres montrent qu'en cas d'accident, l'absence de systèmes de retenue pour les enfants augmente le risque de mortalité de 50 %. Depuis 1992, ce système est obligatoire, alors autant qu'il soit efficace.

Lors des premiers mois de bébé, on le placera dans une nacelle installée transversalement sur la banquette arrière, le tout solidement arrimé. Tout cela ne sert à rien si l'on ne place pas le filet anti-éjection ou si on ne boucle pas le harnais. La quasi-totalité des nacelles peuvent se transformer en landau, ce qui est vraiment pratique.

Dès l'âge de 3-4 mois et pour un bon bout de temps, vient ensuite le siège auto. Il est capital qu'il réponde aux normes européennes, ainsi qu'à la taille et au poids de l'enfant. Pas question de se permettre la moindre fantaisie ! Il existe des sièges auto de la naissance à 10 ou 13 kg, d'autres de 9 à 18 kg, de 15 à 22 kg, puis des rehausseurs pour les enfants de moins de 36 kg.

Là encore, un arrimage solide et serré est nécessaire.

N'achetez pas un siège d'occasion, il a pu être endommagé et peut donc ne plus répondre aux normes de sécurité.

Conseils importants

  • Ayez une trousse de premier secours, qui ne vous quittera pas lors de vos balades et randonnées ;
  • Ne pas poser d'objets lourds ou étouffants sur la plage arrière ;
  • Ne pas placer le siège auto près d'un système d'airbag activé ;
  • Se souvenir que tenir un enfant dans ses bras est encore plus dangereux que de le laisser libre.

2. Pour que tout se passe bien en voiture

Si vous partez dans des régions isolées, pensez à ce petit matériel supplémentaire : un chauffe-biberon se branchant sur l'allume-cigare, une table à langer faite maison avec une planchette de 55 x 20 cm recouverte d'une serviette et un ventilateur à piles pour les grosses chaleurs. Parfois, des tables à langer pliables sont livrées avec le kit poussette-landau.

On vous recommande de voyager de nuit ou tôt le matin. Pensez à appeler Bison Futé si nécessaire. Il faut éviter que le soleil ne tape sur bébé. Collez un film teinté sur la fenêtre ou débrouillez-vous avec des serviettes bien disposées.

Le moutard doit avoir l'estomac calé par un petit encas pris avant le départ.
Les pauses toutes les 2 h s'imposent pour se détendre et s'aérer. Pensez à le faire boire davantage, car un enfant se déshydrate plus rapidement dans une voiture, faites-le boire toutes les demi-heures. Prévoyez un brumisateur d'eau.

Évitez également de l'habiller dans des matières synthétiques, préférez les vêtements amples.

Quelle que soit votre conduite, les maux de cœur sont à prévoir, surtout sur les routes montagneuses. Armez-vous de médicaments, homéopathie, chewing-gums pour les plus grands, bonbons à la menthe, ou la bonne vieille recette de mamie : un morceau de sucre imprégné de Ricqlès (attention, le menthol est interdit aux bébés de moins de 30 mois). Et malgré toutes ces précautions, des petits sacs en plastique ne sont jamais de trop.

N'oubliez pas que le moutard risque de s'ennuyer, n'oubliez donc pas son doudou, un livre, des jeux... bref des activités.

Prévoyez également une tenue de rechange ainsi que des mouchoirs en papier.

3. Pour les parents voyageant seuls avec bébé

Utiliser systématiquement les ceintures de sécurité, même pour un tout petit trajet.
Ne jamais laisser les enfants seuls en voiture, même s'ils dorment ou que vous n'avez qu'une toute petite course à faire.

Utiliser les dispositifs de sécurité des portières arrière et ne pas laisser les enfants commander les vitres !
Faire sortir les enfants exclusivement du côté du trottoir.
Si vous êtes forcés de vous arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence, les passagers doivent sortir du véhicule (surtout pas du côté de la route, mais côté barrière de sécurité !). Ils doivent ensuite se mettre en sécurité de l'autre côté de la barrière. Il faut donc l'enjamber. Préoccupez-vous seulement et le plus vite possible de l'enfant à secourir.

Même si votre enfant vomit, ne vous arrêtez que lorsque la circulation le permet.

Si un énorme moustique s'égare dans la voiture, ne bloquez pas les freins, mais arrêtez-vous tranquillement pour le faire sortir. Seul(e), vous souhaitez sûrement placer votre enfant à l'avant pour avoir un œil sur lui. Si votre voiture est équipée de l'airbag, désactivez-le. Si vous ne pouvez pas le désactiver, placez votre enfant à l'arrière de la voiture.

4. Pour les occuper en voiture

Pour l'agrément des petits, attachez quelques jouets inoffensifs au siège ou au berceau pour vous éviter d'avoir à les ramasser. Une pochette fixée au siège permet d'y fourrer quelques jouets.

Tentez les devinettes, les chansons ou comptines (avec le parent qui ne conduit pas), qui sont plus bruyants certes, mais qui ont le mérite de les occuper.

Si vous avez plusieurs enfants : mini-Puissance 4, jeu des 7 familles et baccalauréat. CD de musique et de contes pour les reposer ou de chansons pour mettre de l'animation.

Si vous êtes seul, mieux vaut trouver des activités silencieuses, ou du moins calmes : jeux électroniques pour les grands, ardoise magique pour les plus petits.

Un seul maître-mot : faire preuve d'imagination !

Le moutard se déplace en bateau

Notre moutard adorera jouer au petit moussaillon. Jumelles à la main, il s'amusera à rechercher la terre, à observer les mouettes et les autres navires. Prendre le large, regarder la mer, voguer sur les vagues, et sentir le vent marin peut être une expérience vraiment amusante et mémorable pour les enfants. Mais attention à l'air marin, il est parfois trompeur…

1. Sécurité et bien-être

Malgré la sensation de fraîcheur, le soleil est bien présent. Il est même plus agressif étant donné sa réverbération dans l'eau. À ne pas oublier donc, comme à la plage : chapeau, crème solaire, tee-shirt et lunettes de soleil.

Le mal de mer peut, comme son nom l'indique, survenir lors d'une balade en mer, pensez donc à tous les remèdes et aux petits sacs au cas où (voir la rubrique " Pour que tout se passe bien en voiture "). Mais si votre enfant ne se sent pas bien, commencez par l'emmener prendre l'air sur le pont.

Pour les tout petits de 4 à 18 mois, un kit bébé (matelas, desserts, bouteille d'eau, gel corps et cheveux) est offert.

2. Tarifs

La plupart des compagnies proposent des tarifs intéressants pour les enfants.
En règle générale, les bambins de moins de 4 ans ne payent pas, mais ne disposent pas non plus de place assise.

Les réductions appliquées aux enfants dépendent de la compagnie. Avec Brittany Ferries par exemple, les enfants de 4 à 15 ans bénéficient de réductions allant jusqu'à 50 %. Inconvénient : ils ne peuvent en aucun cas voyager seuls. N'oubliez pas les papiers d'identité de l'enfant. Les jeunes et étudiants bénéficient également de tarifs promotionnels allant jusqu’à 38 % de réduction, pour les moins de 27 ans..

3. Confort

Si les enfants de moins de 4 ans ne disposent pas de place, il est parfois possible de demander un matelas pour eux, si vous avez réservé une cabine.

Le moutard se déplace à pied

1. Transporter bébé

Si votre enfant est tout petit et qu'il ne marche pas encore ou très peu, s'il est du genre à vous saccager votre plaisir de marcheur et à casser votre rythme, en piquant une colère tous les deux mètres ou en s'asseyant au pied de chaque arbre, bref s'il ne supporte pas vos interminables balades, plusieurs solutions s'offrent à vous.

Pour les randonneurs de montagne ou de chemins difficiles, le porte-bébé est l'instrument indispensable. Il se porte comme un sac à dos, confortable pour papa, maman et pour bébé, qui pourra à loisir observer le paysage, en hauteur pour une fois. Pensez à couvrir la tête de l'enfant !

Si le terrain est plutôt plat, et que vous êtes fragile du dos, il est toujours possible de promener bébé en poussette. Pour des sols de sable, neige, graviers, des terrains escarpés et chemins tortueux, il existe des " poussettes tout terrain ". Elles sont munies de 3 roues, aux larges pneus type VTT, et de freins au guidon. Elles représentent un investissement pas forcément très rentable si vous ne vous en servez qu'en vacances.

2. Protéger bébé

Par temps chaud, habillez-le avec des vêtements légers et amples et protégez-le au maximum du soleil : chapeau, crèmes et lunettes sont indispensables.

Ces artifices rendent toutefois généralement bébé de mauvaise humeur, d'où l'importance essentielle d'un pare-soleil, aussi ample que possible. Si vous n'en avez pas, placez par exemple une serviette sur l'auvent du sac, assez longue pour qu'elle retombe des deux côtés ; le battement des pans à la marche suffit à assurer un minimum de ventilation et elle protège également des fortes densités de moucherons et autres insectes volant gêneurs. Prévoyez des pauses toutes les demi-heures dans les endroits chauds.

Par temps froid, le couvrir nettement plus que vous, en tenant compte du fait que son immobilité l'empêche de se réchauffer. Méfiez-vous tout spécialement du vent et protégez particulièrement ses extrémités. Des chancelières sont adaptées spécialement pour les poussettes et peuvent même parfois faire office de sac de couchage, pratique et multifonction ! Si vous n'en possédez pas, de grosses chaussettes, un bon blouson, des moufles et une couverture, ou une combinaison feront l'affaire.

Pour les malchanceux abonnés aux vacances sous la pluie, que cela ne vous empêche pas de profiter du coin. Un bon K-way, un parapluie, ou plus sophistiqué, un protège-pluie fixé sur la poussette (si elle peut l'accueillir), empêcheront bébé de rentrer trempé et de s'enrhumer.

N'oubliez pas les bouteilles et biberons d'eau !

Le moutard se déplace à vélo

C'est très agréable, mais ça demande quelques équipements supplémentaires. Le siège vélo est une petite dépense. Le mieux est de se déplacer jusqu'au magasin avec le bébé et le vélo. Prêter une attention toute particulière au système de montage qui doit être simple et solide. Vérifiez que les jambes soient bien protégées. Attention, le siège-vélo ne convient qu'à un enfant de plus d'un an. N'utiliser que du matériel homologué.

Pour les fanas de vélo, il est également possible de fixer une remorque à l'arrière. L'enfant sera confortablement installé et tiré par l'un ou l'autre des parents.

Si votre enfant est un peu plus grand et sait déjà pédaler, mais qu'il ne suit pas vos nombreux kilomètres, il est possible d'accrocher son vélo à l'arrière du vôtre, en créant ainsi un pseudo-tandem. Pseudo seulement, car vous serez seul à pédaler.

Conseils de sécurité

Le port du casque est indispensable. Choisissez-le bien : aux normes, neuf, confortable et qui ne réduit pas le champ de vision. N'achetez pas un casque d'occasion, une micro fissure peut le rendre totalement inefficace.

Vérifier que vos vélos sont équipés de lumière, si vous comptez pédaler le soir ou la nuit.

On évitera de faire du vélo de nuit avec un enfant, mais si vous devez finir votre journée à la tombée de la nuit, ne pas oublier les bandes rétro-réfléchissantes pour être mieux repéré par les automobilistes.

Le moutard crapahute

Mère Enfant Boisson
© Alik Mulikov - Fotolia

Le nourrir

1. Allaitement artificiel et biberon

Prenez les modèles en plastique, que vous abandonnerez sans remords en partant ; le grand bébé arrivera très vite à soulever tout seul ses biberons d'eau minérale et se réhydratera ainsi à volonté. 

Attention : si vous partez dans un pays chaud ou tout simplement sous le soleil de la Côte d'Azur, la stérilisation est importante pour le nourrisson. D'une part la chaleur favorise la multiplication des germes, et d'autre part la qualité de l'eau peut parfois laisser à désirer dans certains pays. 

Pour des raisons de commodité, préférez la stérilisation à froid (voir le paragraphe sur l'alimentation).

2. Lait artificiel

Indispensable, même si vous avez commencé à diversifier l'alimentation. Pour les enfants de plus d'un an, le lait de vache fera l'affaire (sauf bien sûr en cas d'allergie avérée).

Pour les pays où l'hygiène est aléatoire, faites un stock d'eau minérale (dans l'hypothèse où vous avez une voiture). Dans les situations difficiles, utilisez à la fois le filtrage si l'eau n'est pas parfaitement transparente et les comprimés désinfectants Micropur, en respectant leur mode d'emploi (un comprimé par litre, laissez agir plusieurs heures avant consommation). Donner de l'eau seule, pas de boissons sucrées).

3. Allaitement maternel

En voyage, l'allaitement maternel comporte des avantages logistiques certains : pas trop de matériel à transporter, voir aucun, pas de soucis d'approvisionnement en lait. Encore faut-il penser à son petit matériel : crème, embouts... 

Attention : si vous prévoyez d'allaiter en zone impaludée ou dans une destination où sévissent des maladies comme la fièvre jaune, veillez à consulter un médecin avant de partir pour vous assurer que les vaccins et traitements n'ont pas d'effets néfastes. En effet, de nombreux traitements médicaux passent dans le lait maternel.

Autre bémol : dans certains pays, l'allaitement au sein n'est pas bien vu dans les espaces publics, et là, ça peut compliquer les choses.

4. Conseils pratiques

Prévoyez des petits pots pour les repas principaux à donner là où vous risquez de ne pas trouver de supérette en dépannage. Retarder d'une heure le repas de bébé pourrait bien gâcher une partie de la journée...

Ne soyez pas à court de petits pots dans les régions reculées, car c'est souvent là aussi que vous êtes exposés aux intoxications alimentaires. Faites un stock à votre arrivée : même dans les pays peu développés, la ville aéroportuaire possède généralement un supermarché " de luxe " où vous trouverez ce genre d'articles. 

Si vous êtes vraiment coincés, choisissez les aliments du meilleur aspect, en proscrivant fruits, viandes, poissons et laitages. Cherchez des féculents, pommes de terre, pain ou gâteaux secs, inoffensifs ; vous en ferez une bouillie, à éventuellement cuire avec de l'eau désinfectée. S'il vous reste du lait en poudre, vous pouvez laisser le bébé de moins de 5-6 mois quelques jours exclusivement au biberon.

Le moutard crapahute : le baigner

1. Pour se laver

Le bain est une question d'hygiène pour l'adulte, mais pas du tout pour le bébé qui se salit moins que l'adulte. On peut ne laver bébé que 2 fois dans la semaine. En plus, en voyage, le bain quotidien peut poser problème.

Voici quelques solutions pour le bain en voyage. La baignoire en plastique (décidément bien encombrante dans le coffre !), ou la baignoire gonflable. Pas de baignoire portative ? Il reste la grande baignoire de l'hôtel (vigilance extrême !) ou le bac à douche, plus acrobatique mais faisable. 

Comme à la maison, il faut faire attention à la température. Votre main ou votre coude n'étant pas un indicateur fiable, servez-vous d'un thermomètre de bain. Comme à la maison...

2. Pour s'amuser

La baignade en eau de mer, en eau douce ou en piscine présente une particularité : on n'en contrôle pas la température ! Il va donc falloir que le corps de bébé se thermo-régule, d'où de probables petits cris au premier contact. Dans un premier temps, on mouille la nuque de l'enfant avec la main pour qu'il se fasse progressivement à la température. 

Votre enfant passera sans doute par différentes phases (angoisses et joies de la baignade). Alors proposez, mais n'obligez pas. Bref, on n'aime pas voir des parents forcer leur enfant à aller dans l'eau. Le bain du bébé ne doit être que du plaisir, et de toute façon, il ne doit pas être trop long (10 minutes maximum au début pour éviter le refroidissement). 

La meilleure position pour un enfant de 5-6 mois, c'est assis, tenu sous les fesses avec la paume de la main, dos contre votre ventre, donc face au spectacle de la piscine ou du grand large. Quand il est plus âgé, on le tient sous les aisselles. Vient ensuite le temps des bouées et des brassards (vers 2 ans, voire un peu avant).
On sèchera l'enfant dès sa sortie de l'eau.

3. Conseils de sécurité

Dans tous les cas, une surveillance de tous les moments est primordiale. Le risque de noyade est réel, même dans 20 cm d'eau.
Attention également aux chutes autour de la piscine.

Inutile aussi de vous rappeler les dangers de l'hydrocution : attention donc aux différences de températures entre l'air et l'eau. Évitez de baigner votre enfant après un repas lourd et mouillez-le avant de le plonger dans l'eau.

Et pour bien profiter du joli lac que vous avez trouvé en chemin ou de ce coin de paradis au bord de l'océan, prenez garde aux courants et lames de fond, aux marées (bien se renseigner auprès des maîtres-nageurs sauveteurs), ainsi qu'à la qualité de l'eau (auprès des offices de tourisme ou des gens du coin).

Le moutard crapahute : le faire dormir

Un bébé est capable de dormir sans difficulté dans la plupart des situations qui paraissent a priori inconfortables : dans un sac à dos, au milieu d'un spectacle audiovisuel, sous le feu de haut-parleurs tonitruants, dans une fête de village... Une chance pour vous, couple baladeur et avide de découvertes : imaginez que les deux tiers de vos journées soient immobilisés par les siestes impératives de bébé ! En fait, l'important n'est pas de savoir où il dormira, mais plutôt se s'assurer qu'il est confortablement installé pour s'endormir où et quand bon lui semble.
Le lit parapluie est sans doute le système le plus adéquat.

Dans tous les cas, à l'hôtel, ne laissez pas dormir bébé sur un lit d'adulte : tôt ou tard il se cassera la figure. Ne croyez pas qu'il ait besoin d'un confort identique au vôtre : il est souple. Si vous avez oublié le lit parapluie, il peut toujours dormir sur une moquette. Placez quand même bébé sur la couette bien épaisse que vous avez apportée, d'autant plus indispensable si le sol est carrelé.

Pour les enfants plus âgés, les vacances entraînent parfois, les premiers temps, une perturbation du sommeil : chaleur, moustiques, vent, altitude… Voilà de quoi les rendre nerveux. Faites le maximum pour que les conditions soient acceptables : moustiquaire, chambre fraîche, etc. C'est l'occasion d'inventer de nouveaux " rituels " pour la séparation nocturne, un peu d'imagination ! 

Autre chose à éviter : accepter que le bambin se couche de plus en plus tard, car il ne manquera pas d'accumuler la fatigue. Une ferme diplomatie devrait suffire.

Le moutard crapahute : le protéger

Sac à dos 

Réglez les bretelles de façon à ce que bébé ne dépasse pas trop au-dessus de votre tête. Il doit être bien calé. Pour passer un encadrement un peu bas, vous penserez à vous baisser, mais en zone boisée, vous ne pourrez peut-être pas lui éviter toutes les branches...Foules (à éviter !)

Laissez tomber le sac à dos, il vous bloquera et bébé risque d'être bien malmené dans la bousculade. Prenez-le dans vos bras, c'est plus sûr, ou sortez la poussette, elle aussi plus sécurisante dans ce type de situation.

En altitude 

Pas besoin d'adaptation particulière en dessous de 2 500 m. Au-delà, la migraine et l'essoufflement vont se faire sentir plus ou moins rapidement quand vous portez bébé, selon votre résistance personnelle. 

N'hésitez pas à le couvrir plus que vous, en particulier s'il y a du vent, ce qui est fréquent. Soignez également la protection contre le soleil, cruel en altitude.  

Attention, si l'enfant a une malformation cardiaque ou des problèmes respiratoires, demandez conseil auprès de votre médecin avant votre escapade en altitude.

Le soleil 

Les expositions au soleil sont fortement déconseillées entre midi et 16 h. Chapeau, lunettes de soleil et crème solaire à fort indice de protection sont obligatoires. 

Il existe sur le marché de nombreuses crèmes solaires conçues pour les bébés et les enfants. Enduire de crème toutes les 2 h. Rebadigeonnez-le à la sortie du bain. Méfiez-vous du vent, des nuages et de la neige : s'ils rafraîchissent, ils n'atténuent pas les UV.  

Attention, les crèmes solaires gardées d'une année sur l'autre sont susceptibles d'être inopérantes. 

Un enfant se déshydrate sans s'en apercevoir. Alors n'oubliez pas de le faire boire abondamment et surtout régulièrement, même s'il ne le demande pas, et même s'il n'en a apparemment pas envie.

Pour prévenir insolation et brûlures : ne surtout pas le laisser s'endormir au soleil !
Et si un coup de soleil devait quand même advenir, il faut enduire l'enfant de Biafine... et redoubler d'attention !

Vives, méduses & Co 

Les sandales en plastique sont la meilleure solution pour éviter de voir revenir le bout d'chou en pleurs, alors qu'aucune blessure n'est visible.

Insectes 

Quelques règles élémentaires pour les éviter. Il vaut mieux mettre en permanence des chaussures et porter des vêtements qui ne soient pas trop vifs (ils attirent les abeilles). Pendant les repas, ne pas laisser trainer les déchets qui entraînent les insectes bourdonnants et autres rassemblements de guêpes. Les bouteilles de sirops ou de sodas sont à refermer scrupuleusement après avoir vérifié qu'aucun insecte ne s'y trouve. Enfin, expliquez au bambin qu'il vaut mieux fermer la bouche en présence d'insectes volants.

Dans les pays où sévit le paludisme, privilégiez, particulièrement quand la nuit est tombée et que les moustiques sont de sortie, les vêtements amples et longs (pour couvrir au maximum la peau), les chemises et pantalons légers. Pensez aux lotions anti-moustiques efficaces, comme Insect Ecran Enfant ou Cinq sur Cinq (dès 2 ans pour l'imprégnation des vêtements, dès 30 mois en spray sur la peau) et aux serpentins à brûler dans votre chambre ou devant la tente.

Le moutard crapahute : spécial sécurité domestique

La vigilance ne doit pas s'évanouir avec l'arrivée des vacances (au contraire) ! Dans l'espace souvent non sécurisé qu'est la maison de vacances, l'hôtel ou la tente, il ne faut pas oublier les bons vieux réflexes et souvent même, il faut redoubler de vigilance. Les escaliers et les fours bas doivent être surveillés, les appareils électriques (fer à repasser, sèche-cheveux, réchaud...) débranchés et rangés, la pharmacie et les produits d'entretien hors de portée, les manches des poêles et casseroles tournés vers l'intérieur... et on en passe. 

Ne laissez pas votre moutard seul avec des animaux domestiques et faites attention à tout ce qu'il peut mettre à la bouche (cailloux, plantes...). Les cache-prises sont aussi recommandés (bon marché ; n'hésitez pas à en acheter avant le départ) et ayez en tête que plus d'un enfant a réussi à s'étouffer avec un simple sac en plastique.

Le moutard crapahute : l'amuser

Selon son âge, le moutard s'occupe différemment. Ses jeux sont en relation directe avec l'univers qui lui est accessible. Avant 3 mois, son monde est restreint : lit, couffin, table à langer, et les bras de papa-maman et de leurs copains. Le nourrisson entend, regarde, et commence à toucher. Un simple mobile ou boîte à musique le satisfont amplement.

Entre 3 et 6 mois, c'est l'âge des premiers vrais sourires et des tentatives pour porter à sa bouche toutes sortes d'objets. Ce qui l'amuse : les portiques, les hochets de dentition et les jeux d'eau dans le bain.

De 6 à 9 mois, même si son univers est sensiblement le même, les jeux deviennent plus sophistiqués. C'est le temps des tableaux de découverte, des miroirs ou des peluches.

Après 9 mois, c'est le temps des grandes découvertes et de tous les dangers. Le moutard se déplace et a bien compris comment fonctionnent ses menottes. Il faut qu'il regarde, touche et mordille tout ce qui se trouve à sa portée. Les jeux à encastrer l'amusent, autant que le sable, l'eau ou la pâte à modeler. Les vacances vont lui permettre de découvrir les choses de la campagne : herbes, cailloux, terre. Mais attention, car bébé se sent obligé de goûter à tout cela. Ouvrez l'œil et le bon !

Pour un bébé ou un jeune enfant, tout est jeu, tout est découverte, tout est passionnant... surtout si c'est nouveau !

Pour les plus grands, pensez aux ballons, livres, BD, coloriages ou jeux de société pour les temps morts.

Sinon, il est évident que lui faire rencontrer d'autres enfants est le remède miracle. D'autant plus que le langage du jeu est comme celui de l'amour : il franchit les barrières de la langue !

La santé du moutard

Enfant Vaccin
© stalnyk - Fotolia

Voici quelques indications pour pouvoir bien réagir quand le petit moutard a mal ou quand il est malade. C'est évident mais on ne le répètera jamais assez, il faut dans tous les cas, en cas de doute, consulter un médecin, dans la mesure du possible.

Vaccinations liées aux pays tropicaux

Conseil… et nécessité : prévoir les vaccins longtemps avant le départ.

L'état sanitaire de certains pays, leur climat et leur faune sont autant de risques pour le bébé et l'enfant.

Un certain nombre de maladies tropicales n'ont pas de traitement, d'autres risquent d'avoir une gravité particulière sur un enfant dont l'immunité n'a pas atteint sa maturité. C'est pourquoi il est déconseillé d'aller dans un pays tropical avec un bébé : le taux de maladies endémiques (présentes en permanence) est aussi élevé que le niveau sanitaire est bas.

Comme partout, les vaccinations universelles doivent être à jour : BCG, DTCP (diphtérie, tétanos, coqueluche, polio), ROR (rougeole, oreillons, rubéole), hépatite B, pneumocoque. Le vaccin contre l'hépatite A (dès 1 an) est fortement conseillé aux voyageurs. Renseignez-vous auprès du pédiatre sur la nécessité de faire la vaccination contre la méningite à méningocoque, et sur la présence éventuelle de méningite cérébro-spinale, pour laquelle existe un vaccin efficace et bien toléré (Amérique du Sud, Afrique dans la zone allant de la Mauritanie à l'Éthiopie).

La fièvre jaune a un vaccin qui peut être administré dès l'âge de 6 mois, mais n'est obligatoire qu'à partir d'1 an. Avant cet âge, ne le faites que s'il s'agit d'une zone d'endémie ; beaucoup de pays sont en effet indemnes, mais exigent la vaccination car une épidémie peut s'y développer facilement.

Le vaccin préventif de la fièvre typhoïde n'est possible qu'à partir de 2 ans. Attention, de nombreux cas de typhoïde ont été recensés chez des enfants de retour des pays du Maghreb, même après des vacances de courte durée.

Le vaccin contre la rage est recommandé pour les jeunes enfants lors d'un séjour en zone d'endémie et en zone rurale.

1. Prévention du paludisme

Pour prévenir le paludisme, il faut déclarer la guerre aux moustiques. Il n'existe ni vaccin, ni médicament efficace à 100 %. Pour bien vous protéger sans devenir parano ni passer vos vacances la tapette à la main, voici les conseils de base à ne pas négliger.

Première chose à savoir, les moustiques vous chasseront la nuit. Dès la tombée du jour, il faut donc être vigilant.

Si le soleil s'est couché avant vous, sortez couverts. Les vêtements longs et amples empêcheront les moustiques d'approcher votre peau, sans que vous mouriez de chaud. Vaporisez de l'anti-moustique sur les parties du corps qui restent découvertes.

L'enfant se protège de la même façon que vous, avec des doses adaptées à son poids, à démarrer la veille du départ en voyage et à poursuivre jusqu'à 4 semaines après le retour.
Pour un bébé, la moustiquaire reste le moyen de protection par excellence, puisque le bébé ne peut pas utiliser les répulsifs anti-moustiques. La moustiquaire est tout à fait adaptée et inoffensive, même pour un séjour et une utilisation prolongés.

Pour les enfants de plus de 24 mois, les répulsifs anti-moustiques (type Insect Ecran Enfant ou Cinq sur Cinq) sont très utiles. Ces produits peuvent également être vaporisés sur la moustiquaire, toile de tente, vêtements…
Tenez compte de la région. Par exemple, les hauts plateaux kenyans entourant Nairobi restent tempérés toute l'année et le paludisme y est rare, tandis que moustiques et palu foisonnent sur la côte étouffante de Mombasa.

Les médicaments ont une efficacité variable selon les régions. Renseignez-vous très précisément sur l'éventuelle présence de paludisme résistant à la chloroquine (Asie du Sud-Est, Amérique du Sud, Afrique de l'Est et peu à peu l'Ouest).

Si, en région impaludée, bébé présente une forte poussée de fièvre, de la nausée ou une fatigue particulière malgré vos précautions, vous devez suspecter un accès de paludisme et consulter. Dans tous les cas, il faut se diriger vers l'hôpital le plus proche.

Les traitements sont à continuer au retour de vacances. En cas de fièvre, nausée et fatigue après le retour, suspectez toujours le palu et signalez au médecin le pays dans lequel vous avez séjourné. Il est fortement déconseillé aux femmes enceintes de se rendre dans les zones à haut risque de paludisme.

Pour tout renseignement sur les vaccins ou les pays où sévissent les différentes formes de paludisme, ainsi que pour vous faire vacciner, contacter :

  • Le centre de vaccinations de l'Institut Pasteur ;
  • Le centre de vaccinations Air France.

2. Autres conseils d'hygiène en pays tropical (et autres pays)

Pour l'enfant qui en a fini avec les petits pots, les voyages peuvent être une bonne occasion de développer son goût. Cependant, attention aux produits locaux : lavez et épluchez les fruits et légumes, faites bien cuire la viande et les poissons. Ne laissez pas la nourriture, même une fois cuite plusieurs heures à température ambiante. Évitez les fruits de mer.

Au chapitre des boissons, le lait non pasteurisé doit être porté à ébullition. Donnez-lui de l'eau minérale, sinon purifiez-la avec des pastilles prévues à cet effet ou stérilisez-la par ébullition (5 mn à gros bouillon).

Prévenez la macération au niveau des plis cutanés en séchant le bébé soigneusement, ne pas étendre le bébé ailleurs que sur un endroit propre et sec, évitez le contact avec des végétaux inconnus, utilisez des vêtements légers, mais longs pour éviter les piqûres, saler davantage les aliments en début de séjour pour compenser les pertes par sudation.

C'est aussi le moment d'apprendre à l'enfant à se laver les mains avant et après chaque repas. Bébé, qui aime bien mettre ses doigts à la bouche, devra éviter de trop manipuler les aliments.

Au chapitre des bébêtes, si votre enfant a craqué pour un iguane ou un agouti, brisez-lui le cœur plutôt que de ramener la bestiole illicitement et dangereusement en France. Plus encore qu'ailleurs, évitez de caresser les animaux. Ils peuvent être porteurs de maladies graves.

Tous ces conseils s'appliquent bien entendu aussi à vous, parents. D'une part, vous courez les mêmes risques, d'autre part, vous savez mieux que quiconque comme le p'tit bout adore vous imiter.

3. Tableau des vaccinations (classiques)

Pensez à être à jour dans les vaccinations de votre enfant ! Pour en savoir plus, consulter le calendrier vaccinal de l’Institut Pasteur !

Symptômes et maladies

La fièvre

En cas de poussée de fièvre (au-delà de 38,5° C), seules solutions au-delà de l'aspirine : découvrir l'enfant et le faire boire le plus possible. Le bain n'est pas forcément conseillé : le risque est de ne pas trouver la bonne température, de le refroidir trop brutalement ou de la réchauffer encore.

Attention : dans des pays où la dengue est présente, ne pas donner d'aspirine à votre moutard, n'en prenez pas non plus, car ce médicament ne ferait que favoriser l'hémorragie inhérente à cette maladie.

Rappelons-le encore une fois : renseignez-vous bien avant le départ sur les problèmes sanitaires des pays dans lesquels vous comptez vous rendre.

La diarrhée

La diarrhée, autrement appelée la turista, peut facilement survenir lors de vos périples en pays tropicaux. La grande majorité de ces diarrhées sont " fonctionnelles " et bénignes, c'est-à-dire qu'elles ne correspondent pas vraiment à une maladie (infection, par exemple) de l'intestin, mais à un trouble mineur de son fonctionnement, dû à des facteurs très divers ( " stress " du voyage, changement de climat, d'eau, de rythme alimentaire, modification de la flore bactérienne intestinale). Ces diarrhées n'ont pas de retentissement sur le poids de l'enfant.

Mais une diarrhée peut se prolonger et devenir préoccupante. Le meilleur moyen d'apprécier son retentissement réel sur la santé de l'enfant est la mesure du poids corporel, ce qui n'est pas toujours facile en voyage ; vous pouvez utiliser des machines à affichage digital disponibles dans certaines pharmacies, en vous pesant seul, puis avec l'enfant dans vos bras. Un bon conseil : peser l'enfant avant le départ en voyage pour avoir un repère.

Conseils de base : en cas de diarrhée, commencez par arrêter temporairement le lait et les laitages. Donner du riz, des bananes, de la compote de coings. On peut aussi donner des levures pour rétablir la flore intestinale. Et si vous possédez une boîte de lait de substitution (souvent à base de soja), c'est le moment de l'utiliser.

Pour éviter la déshydratation, qui peut être très dangereuse, faites boire bébé abondamment ; si elle est profuse, donnez-lui des sachets de sels de réhydratation orale (à acheter en pharmacie avant le départ).

Dans les cas difficiles, demandez l'avis d'un médecin si c'est possible.

Certaines diarrhées s'accompagnent de glaires ou de sang, et parfois de la fièvre. Ayez alors recours directement à l'hôpital.

Le risque est toutefois diminué si vous nourrissez bébé exclusivement de petits pots, de lait en poudre et d'eau minérale, et si vous ne le laissez pas porter n'importe quoi à la bouche. Pour diminuer ces risques, l'allaitement est idéal.

La constipation

La constipation est également un problème fréquent. Elle est aussi commune que ses complications sont rares. Pour l'éviter, donnez plus de pots de légumes et moins de féculents, privilégiez les jus de fruits et pruneaux. Il existe également, bien sûr, des traitements pour la constipation des enfants, disponibles en pharmacie.

Les coliques après le repas

L'eau de fleur d'oranger utilisée en pâtisserie a quelques effets antispasmodiques et sédatifs, et peut être ajoutée au biberon pour calmer bébé (quelques gouttes dans un biberon suffisent).
Les sirops à base d'aneth ont également un bon effet sur les coliques.

Les vomissements

Vérifier si les vomissements sont associés à des douleurs abdominales ou de la fièvre. Ayez toujours la hantise d'une déshydratation rapide (irritabilité, somnolence, yeux enfoncés dans les orbites, pli persistant quand vous pincez la peau, faible quantité d'urines, perte de poids de plus de 5 %), surtout par temps chaud, en cas de fièvre, et/ou de diarrhées.

Pesez l'enfant une ou 2 fois par jour selon l'importance des vomissements. Fractionnez le plus possible les prises de boissons, en ne donnant que de petites quantités à la fois et attendez 5 à 10 minutes après un rejet pour re-proposer le biberon ; les aliments sont moins indispensables au début.

Proposez des aliments riches en potassium pour compenser les pertes : banane, fruits cuits ; évitez les fibres : fruits frais, légumes fibreux, céréales.

En cas de refus de biberon, de rejet systématique après chaque boisson, de vomissements ou diarrhées abondantes en jet, qui laissent prévoir l'échec de vos tentatives de réhydratation par voie normale, il vaut mieux ne pas tarder à consulter.

Les infections des voies respiratoires et ORL

Elles sont favorisées par les variations rapides de température et d'humidité, fréquentes lors des voyages Nord-Sud et lorsque vous changez d'altitude.

La désobstruction régulière du nez bouché avec du sérum physiologique (de l'eau salée) est nécessaire pour soigner une infection respiratoire. Les collutoires, sirops pour la toux et suppos anti-bronchite sont des médicaments " d'attente ", utiles mais pas indispensables dans une trousse à pharmacie de faible capacité.

En cas de doute, demandez l'avis d'un médecin.

Ce qu'il faut dire au médecin

Dans la partie précédente, on vous a donné la marche à suivre devant les problèmes les plus courants. Il est évident que si vous n'êtes pas sûr de la cause des symptômes, si le traitement est sans effet ou si l'enfant refuse de boire et se montre somnolent, il est impératif de consulter un médecin.

Ne pas (re)donner de médicament avant de l'avoir vu.

Une fois qu'il est en face de vous, à vous de décrire le plus précisément possible les symptômes en vue de faciliter le diagnostic. Dans les pays de langue étrangère, pensez à apporter un petit dictionnaire pour faciliter la compréhension avec le pédiatre.

Vomissements

Signaler par exemple : fréquence, abondance, avec effort ou sans effort, en jet, après le repas ou plus tard, accompagné ou non de fièvre, diarrhée… Et tout autre symptôme significatif. Enfin, essayez de vous souvenir de ce qu'il a mangé les 24 dernières heures. D'autres membres de la famille vomissent-ils ?

Diarrhées

Fréquence, abondance, couleur, consistance, présence de sang, odeur, fièvre et tout autre signe là aussi. Notez un éventuel amaigrissement et, là encore, souvenez-vous de son régime alimentaire : a-t-il été modifié ? Qu'a-t-il mangé récemment ?

Chute

Si vous assistez à l'accident, mémorisez les circonstances : hauteur, impact, cris immédiats ou différés, perte de connaissance, saignements ou vomissements éventuels.

Toux

Grasse, sèche, rauque, quinteuse avec vomissements éventuels, nocturne, fébrile ?

Maux de ventre

Douleur ponctuelle ou permanente, après le repas, accompagnée de douleurs pour uriner (chez les grands) ou de fièvre. Intensité ?

Maux de tête

Depuis quand et avec quelle fréquence, toute la tête ou un point précis. Et tout autre signe accompagnant : avec fièvre, vomissement, etc.

Fièvre

Horaires de prise de température, mesures déjà prises (médicaments, bain…). Oscillante ou en plateau ? Est-elle accompagnée de frissons ?

Les gros pépins

Voici une série de situations délicates dans lesquelles il faut agir vite et le plus efficacement possible. Pas de panique, du sang-froid et du courage.

Manœuvres de sauvetage d'urgence

Voici les gestes qui sauvent en cas d'arrêt cardio-respiratoire (respiration irrégulière ou inexistante, absence de pouls).

L'enfant doit être allongé sur le dos. Posez une main sur son front pour basculer sa tête en arrière, l'autre main doit soutenir sa nuque. Appliquez votre bouche sur son visage en évitant les fuites et soufflez à la fois dans sa bouche et dans son nez. Les insufflations doivent être courtes et la fréquence adaptée à l'âge (25 par minute chez un enfant de 12 mois, 20 chez un enfant de 12 ans). Vérifiez que la poitrine se soulève pendant que vous soufflez. Vidangez l'air de l'estomac régulièrement, en appuyant sur l'abdomen.

Si l'enfant est trop grand pour souffler à la fois dans son nez et dans sa bouche en même temps, n'oubliez pas de lui pincer le nez et faites des insufflations uniquement dans la bouche.

Parallèlement au bouche-à-bouche, se faire aider par une personne qui appliquera un massage cardiaque externe, la paume de sa main gauche à hauteur de mamelons, la droite par-dessus et avec les bras bien tendus, imprimera brusquement 5 pressions pour une insufflation.

Vérifier que la coloration du visage revient et que le pouls revient. NE JAMAIS INTERROMPRE LA RÉANIMATION AVANT L'ARRIVÉE DES SECOURS, même si la situation semble désespérée.

Les intoxications

Le moutard est capable d'avaler n'importe quoi, même si ça sent très fort, juste pour connaître le goût. L'attitude à adopter dépend de ce qu'il a avalé.

Produits d'entretien (moussants, volatils ou caustiques) : ne pas faire vomir l'enfant, ne pas lui donner de lait. Appeler l'hôpital le plus proche en précisant le produit avalé. On vous donnera des conseils en attendant les secours.

Médicaments : si l'enfant est conscient, il faut le faire vomir en lui mettant un ou deux doigts dans la gorge. Par contre, s'il est somnolent, ne rien faire, car il risque de s'étouffer en vomissant. Mettez-le en position latérale de sécurité (allongé sur le côté, la tête également de côté). Position impérative s'il vomit sans arrêt. Notez les noms des médicaments et essayez de déterminer la quantité ingérée.

Les ingestions de corps étrangers : tout dépend de l'objet. S'il n'y a pas de problème pour respirer ou avaler, il faut savoir si le corps étranger peut blesser le tube digestif ou non. Si l'objet n'est ni coupant ni pointu, prévenez un médecin et vérifiez qu'il se trouve dans les selles 24 à 48 h après. Entre l'ingestion du corps et son rejet, ne donnez à manger à l'enfant que des produits fibreux (asperges, ananas…). Si rien n'a été retrouvé au bout de 48 heures, une consultation médicale s'impose. Si l'objet est pointu ou coupant, partez aux urgences.

En cas de difficultés pour respirer ou avaler, maintenez l'enfant assis et foncez à l'hôpital. Vous pouvez tenter cette manœuvre : placez l'enfant assis sur vos genoux, dos contre vous, et appuyez relativement brusquement et de bas en haut et d'avant en arrière sur son abdomen, sous le sternum et avec vos deux poings l'un dans l'autre. En cas d'échec, répétez la manœuvre.

Pour les nourrissons, placer le tout petit sur votre avant-bras, à plat ventre, tête en bas, et donner des coups secs, avec le plat de la main, entre les omoplates. Répétez l'opération si rien n'est expulsé.

Très important : pas de doigts dans la bouche (on risquerait d'enfoncer l'objet plus profondément) ni de suspension par les pieds, cela peut être encore plus dangereux.

La noyade

IMPORTANT : démarrer immédiatement la réanimation en attendant les secours. Première chose à faire, évacuer les voies respiratoires en mettant l'enfant sur le ventre, la tête légèrement plus basse que le corps et penchée sur le côté.

Ensuite, c'est le bouche-à-bouche en contrôlant le pouls et le massage cardiaque externe (voir un peu plus haut la rubrique " Manœuvres de sauvetage d'urgence ").

Les brûlures

Agir en fonction de l'étendue et de la profondeur de la brûlure.

  • Brûlure du 1er degré : la peau est simplement rouge ;
  • Brûlure du 2e degré superficiel : le derme est à vif, il se forme une ou plusieurs cloques, mais seule la partie superficielle de la peau est atteinte ; la brûlure reste bénigne mais la consultation est conseillée ;
  • Brûlure du 2e degré profond : la brûle commence à être grave. Elle sera traitée en hôpital
  • Brûlure du 3e degré : c'est le dernier degré de gravité. La peau est sombre.

Premiers gestes : dans un premier temps, maintenez la partie brûlée pendant un quart d'heure sous l'eau froide de la douche (pure). Pour des brûlures étendues, n'enlevez pas les vêtements (sauf s'ils sont imprégnés de liquide brûlant) arroser d'eau abondamment et enveloppez l'enfant dans un drap propre pour le conduire à l'hôpital.

Les soins : se laver soigneusement les mains avant de traiter la brûlure. Appliquez de la Biafine en quantité, puis mettre une compresse grasse (tulle gras) recouverte d'une compresse stérile (sèche), le tout empaqueté dans un bandeau de contention (beaucoup plus facile à mettre à l'enfant qu'un sparadrap tenu par du scotch).

En cas d'apparition de cloques, ne percez pas : elles protègent le derme d'une infection.

Dès le 2e degré superficiel (apparition de cloques), la consultation est fortement conseillée.

Les électrocutions

Si l'enfant est collé au conducteur, pensez en premier lieu à couper le courant ou à éloigner le fil avec un bâton, histoire de ne pas vous électrocuter vous-même et de devenir parfaitement inefficace. Dans tous les cas, c'est une urgence, appelez les secours. Si l'enfant ne respire pas, commencez le bouche-à-bouche sur le champ et le massage cardiaque externe.

Les convulsions

Perte de connaissance avec des mouvements de convulsion, yeux révulsés, enfant sans connaissance et tout mou. C'est peut-être une conséquence de la fièvre, prenez sa température. Si elle est élevée, dénudez l'enfant et recouvrez-le d'un linge humide et frais. Partez pour l'hôpital ou attendez les secours tout en le maintenant en position latérale de sécurité.

Les traumatismes

Le traumatisme crânien impose une grande vigilance à cause de la gravité possible des complications ultérieures.

Dans la plupart des cas, il n'y a pas de perte de connaissance au moment du choc, mais une grosse bosse. Surveillez ensuite l'état de conscience, réveillez le bambin deux à trois fois la nuit suivante et inquiétez-vous d'une somnolence progressive ou brutale, ou d'éventuels vomissements (il faut aller à l'hôpital).

Avis médical si la perte de conscience est immédiate, même brève, après le choc.

Les polytraumatismes

Un impératif : éviter de faire des bêtises par bonne volonté ou incompétence. Il ne faut pas transporter ni faire bouger le blessé, simplement lui dégager les voies respiratoires, si nécessaire. Évitez les garrots en cas d'hémorragie et attendez des secours équipés.

La fracture des membres

Immobiliser le membre dans l'attente d'un traitement médical. Une chose à savoir : après le plâtrage d'un membre supérieur, une main qui fait mal ou des doigts que l'on ne peut plus étendre passivement imposent de revoir d'urgence un médecin.

La transfusion

Ce peut être une nécessité vitale en cas de grosse hémorragie (accident ou intervention chirurgicale). Pas de panique. La quasi-totalité des banques de sang dans le monde sont tenues de pratiquer le dépistage du sida. Le problème des hépatites après transfusion n'est, lui, pas réglé, surtout dans les pays en voie de développement.

En pratique, n'accepter de transfusion qu'en cas de risque majeur et proposer son propre sang s'il est compatible (et ses propres aiguilles). Cependant, la législation de certains pays interdit cette pratique.

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