Les plus belles randonnées d’Italie

Sylvain Bazin
par Sylvain Bazin

24 avril 2025

Sentiero degli Dei
Sentiero degli Dei © Tunatura - stock.adobe.com

On la connaît pour ses villes d’art, ses plages, ses musées, sa gastronomie, mais beaucoup moins pour ses randonnées. L’Italie est pourtant un paradis pour les marcheurs. Elle possède des sentiers séculiers qu’il fait bon parcourir pas à pas, pour découvrir en douceur tout le charme du pays et de ses régions aux fortes identités culturelles, culinaires et naturelles.

Des Alpes à la Sicile, voici notre sélection des plus beaux itinéraires de randonnées d’Italie, à parcourir dans leur intégralité ou par tronçons.

Le bonheur italien se trouve (aussi) au bout du chemin !

Les plus belles randonnées d’Italie du Nord

Au nord du pays, les randonneurs seront bien servis. De l’autre côté des Alpes, les itinéraires montagnards sont nombreux. La qualité de l’accueil et des refuges font aussi partie du charme des itinéraires dans les Dolomites, la Vallée d’Aoste ou le Piémont.

Au-delà des Alpes, on découvre les paysages pittoresques de la côte Ligure, des Apennins ou bien entendu des collines toscanes.

Très présents dans cette sélection, car tout à fait emblématiques de la randonnée en Italie, les sentiers historiques sur les pas des pèlerins et les traces des anciennes voies romaines permettent une découverte intimiste et fondamentale de ce pays si riche en histoire et au patrimoine exceptionnel.

Via Francigena en Italie : du Val d’Aoste au Vatican

Via Francigena
Via Francigena - Toscane © Feel good studio - stock.adobe.com

La Via Francigena est l’ancienne voie des pèlerins vers Rome. Classée « grand itinéraire culturel européen » à l’instar des voies de Saint-Jacques, elle reprend le trajet effectué et décrit par un archevêque anglais du Xe siècle, Sigéric, parti de Canterbury recevoir son ordination. On suit encore aujourd’hui son parcours – à peine retouché pour mieux coller aux possibilités actuelles en évitant les routes et pour mieux mettre en valeur le patrimoine du tracé.

Si on l’entreprend dans sa globalité, on débutera par quelques kilomètres à travers le Kent avant d’entamer une traversée pleine de contrastes de la France, du Pas-de-Calais au Jura, puis quelques jours de marche en Suisse.

La Via Francigena pénètre en Italie par le col du Grand-Saint-Bernard qui franchit les Alpes et descend sur le Val d’Aoste. Un fabuleux parcours italien commence alors. Même la traversée de la plaine du Pô n’est pas fastidieuse : les rizières, les belles villes et les vues sur les Alpes s’enchaînent. Chaque étape célèbre l’architecture, l’art de vivre à l’italienne. Le ravissement grandit avec un beau passage dans les Apennins, puis culmine en Toscane où le marcheur semble évoluer dans un tableau de la renaissance : Lucca, Sienne, Radicofani, Montefiascone... un chapelet de perles du patrimoine mondial. Encore quelques belles étapes à travers le Latium et Rome se profile à l’horizon. Au bout, voici la place Saint-Pierre, but de cet inoubliable voyage à pied.

Outre la longueur totale si on l’aborde en entier, qui demande de l’endurance et une bonne préparation, le parcours reste vallonné et certaines étapes dépassent les 30 km.

Longueur : 1 100 km en Italie

Durée : 44 jours

Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 4/5

Parcours : viefrancigene.org

Traversée des Dolomites

Tre Cime di Lavaredo - randonnée Dolomites
Tre Cime di Lavaredo © unai - stock.adobe.com

Parmi les paysages les plus photogéniques des Alpes, les Tre Cime di Lavaredo et quelques autres sommets des Dolomites, culminant parfois à plus de 3 000 m, se placent en bonne position, grâce à leur aspect architectural. Entre Autriche et Italie, ces cathédrales de calcaire, dont les flèches se dressent vers le ciel, sont parmi les montagnes les plus spectaculaires de l’arc alpin.

Les sentiers qui parcourent leurs flancs permettent d’admirer au plus près ces fantastiques œuvres naturelles issues de l’érosion, à défaut d’en éprouver les sommets acérés, réservés aux spécialistes de la grimpe.

Elles sont nées du contact de l’eau et du vent sur une structure géologique tout à fait particulière : ici s’étendait il y a quelques millions d’années une mer de corail. Les récifs coralliens pétrifiés, appelés dolomies, ont formé ces sommets aux profils acérés, dessinant ces forteresses de calcaires, aux murailles impressionnantes surmontées de donjons, de flèches et d’arches naturelles.

Cette semaine de marche, combinant deux des Alte Vie locales, permet d’explorer un océan de roche sans pareil. Un trek alpin exigeant, mais qui reste accessible à tout randonneur entraîné et possédant un minimum d’expérience en montagne. On reste en effet sur des sentiers de montagne tracés, rocailleux par endroits.

On note quelques passages exposés et un peu vertigineux, mais bien sécurisés. Les journées sont abordables en dénivelé et en longueur. Les passages les plus hauts se situent aux alentours des 2 500 m.

Longueur : 89,5 km (5 200 m +)

Durée : 7 jours

Difficulté : physique : 5/5 ; technique : 4/5

Parcours : visugpx.com

Trekking des Géants (Val d’Aoste)

Trekking des Géants - parc national du Grand Paradis
Parc national du Grand-Paradis © vencav - stock.adobe.com

La Vallée d’Aoste est une région où l’identité alpine est omniprésente : elle est entourée par les cimes du mont Blanc, du Grand-Paradis, du Cervin et du mont Rose qui dominent les vallées secondaires perpendiculaires à celle de la Doire Baltée. Ce trek exceptionnel, qui réunit les deux vie alte de la région, propose un tour complet au plus près des cimes valdôtaines.

Au départ de Courmayeur, au pied du mont Blanc, on admire d’abord les glaces et les roches du toit de l’Europe, avant d’entrer dans le parc national du Grand-Paradis. Là, sous l'œil de bouquetins peu farouches, car protégés depuis la fin du XIXe siècle, on passe des cols à plus de 3 000 m d’altitude, tout en traversant alpages bucoliques et hameaux préservés.

Redescendu à Donnas, on attaque la seconde Via Alta de cette épopée : les pentes et les cols s’enchaînent, dans un décor toujours aussi grandiose, avec en toile de fond les glaces du mont Rose et la cime effilée du Cervin. On goûte aussi au réconfort des étapes dans les villages Walser authentiques, où les cultures alpines, germaniques, italiennes et francophones se côtoient. Les refuges de montagne qui sentent bon la polenta et le vrai espresso, ajoutent au charme.

Longueur : 320 km

Durée : 20 jours

Difficulté : technique : 5/5 ; physique : 5/5. Les pentes sont fortes et les passages techniques nombreux : il faut avoir le pied montagnard pour apprécier l’effort !

Parcours : visugpx.com

Cammino Balteo (Val d’Aoste)

Fontainemore
Fontainemore - Cammino Balteo © e55evu - stock.adobe.com

Le nouveau Cammino Balteo propose de découvrir, sur 330 km, la Vallée d’Aoste dans son intimité. Non plus par les crêtes, au plus près des cimes de glaces et de roches, comme sur les deux Vie Alte, mais à « mi-pente » : la Vallée d’Aoste des altitudes moyennes à basses, celle des villages et des cultures, celle de la vie et de la culture. Pas à pas, on découvre une région au fort caractère, où tout, maisons, vignes, champs et monuments, semble épouser les pentes, toujours bien prononcées.

Ici, que l’on soit à 400 ou 2 000 m d’altitude, on vit en montagne, au pied des Géants culminant à plus de 4 000 m d’altitude, et cette identité montagnarde est présente jusque dans chaque pierre. Des habitations qui s’étagent sur la pente, où chaque pièce semble habilement conçue pour s’y poser parfaitement, l’art de construire et d’habiter dans cet environnement alpin est ici parfaitement maîtrisé, jusque dans les vignes.

Elles sont souvent cultivées dans la Vallée d’Aoste en terrasses et sur des pergolas, afin de s’adapter, encore et toujours, à cet environnement alpin et à ces fortes pentes. C’est tout ce territoire à l’identité bien marquée, constellé aussi des forts et des châteaux qui ont façonné son histoire, que ce sentier propose de découvrir étape par étape.

Longueur : 350 km

Durée : 23 jours

Difficulté : technique : 3/5 ; physique : 4/5. Un parcours assez exigeant comportant des pentes plutôt raides. Les étapes varient entre 8 et 20 km et comptent de 200 à 1 200 m de dénivelé positif.

Tour des Six (Val d’Aoste)

Valtournenche
Valtournenche © SimonMichael - stock.adobe.com

La Vallée d’Aoste et ses vallées secondaires, au pied des géants des Alpes, offrent des treks engagés en pleine montagne. Ce nouveau circuit du tour des Six invite, lui, à une douce immersion au cœur des Alpes, à travers la Valtournenche, le Val d’Ayas et la vallée de Gressoney, sous les sommets imposants du Cervin et du massif du mont Rose.

Un parcours aux panoramas somptueux mais plutôt abordable, où l’on goûte en prime, chaque soir, à la qualité des refuges – faut-il encore les appeler ainsi tant ils sont presque luxueux – où accueil et bonne cuisine sont de mise.

On découvre ainsi des coins de montagnes protégés, de hameaux hors du temps marqués par l’architecture Walser, sans compter les panoramas grandioses sur les cimes, les glaciers et les lacs d’altitude qui invitent à la pause contemplative.

Le village de Chamois, accessible seulement par un téléphérique, une piste 4x4 ou les sentiers, est emblématique de ce parcours. Ses belles maisons anciennes bien restaurées, ses terrasses accueillantes et ses fontaines invitent à la douce flânerie.

Longueur : 65 km (5 320 m + / 4 980 m -)

Durée : 6 jours

Difficulté : physique : 4/5 ; technique : 3/5. Un parcours alpin, mais abordable, avec un dénivelé raisonnable et des terrains peu techniques. Une bonne introduction à l’itinérance en montagne.

Parcours : tourdessix.it

Tour du Viso (Piémont)

Tour du Viso
Tour du Viso © Chris - stock.adobe.com

Entre la France et l’Italie, le massif du Queyras et la région du Piémont, cette grande randonnée est une des plus belles des Alpes du Sud. Le mont Viso, qui culmine, côté italien, à 3 841 m, est un véritable phare rocheux qui domine toute la région.

Pour en faire le tour, plusieurs alternatives existent, offrant des parcours entre 2 et 10 jours.

Parmi les plus populaires et les plus belles, retenons celle qui fait le tour du mont Viso en cinq jours. Lacs d’altitude, petits vallons sauvages où coulent des torrents, vues mirifiques sur des sommets particulièrement découpés, sont au programme de chacune des journées en pleine montagne. La rencontre avec des bouquetins peu farouches, mais aussi avec la salamandre de Lanza, endémique des lieux, sera presque inévitable !

L’ambiance alterne entre l’austérité minérale des hauteurs et les alpages verdoyants. Enfin, les refuges, authentiques, de chaque côté de la frontière, apportent tout le charme de l’itinérance en montagne !

Longueur : 52 km (4 100 m +)

Durée : 5 jours

Difficulté : technique : 4/5 ; physique : 4/5. Un trek montagnard aux pentes relevées, sur des terrains souvent rocheux, mais qui reste abordable avec un peu d’expérience en montagne. De nombreuses variantes sont possibles, plus ou moins difficiles.

Trace : ventsetvoyages.fr

Via Claudia Augusta (Trentin-Haut Adige – Vénétie)

Lac de Resia
Lac de Resia © marco - stock.adobe.com

La Via Claudia Augusta reprend le parcours d’une voie romaine, créée par le général Drusus, fils adoptif de l’empereur Auguste en - 15 av. J.-C. puis terminé sous les ordres de son fils, l’empereur Claude. L’idée était d’améliorer le passage des Alpes en proposant la route la plus commode possible entre les hautes cimes. Le parcours actuel suit de près ce tracé antique qui se divisait déjà en deux branches reliant l’une la plaine du Pô, l’autre la côte adriatique, à la Rhétie antique, donc au Danube.

Si le parcours intégral part d’Allemagne pour traverser ensuite le Tyrol autrichien, c’est en Italie qu’il se poursuit ensuite, une fois franchi le col de Resia. L’ambiance reste d’abord tyrolienne et germanique ; on marche à travers le Trentin-Haut-Adige, d’abord au bord du lac de Resia puis à travers le parc national du Stelvio, où villages et forteresses composent un décor majestueux, surmonté des cimes des Dolomites.

Après Bolzano, les vignes et les lacs se succèdent encore, jusqu’à Trente où l’itinéraire se sépare en deux branches, l’une filant vers les rives de l’Adriatique, l’autre vers la plaine du Pô. Venise ou Ostiglia via Vérone sont les points d’arrivée de ces deux options, l’une le plus souvent entourée des cimes des Dolomites, l’autre faisant la part belle aux lacs et aux grands espaces.

Longueur : 350 ou 400 km selon l’option choisie

Durée : 20 à 24 jours

Difficulté : technique : 3/5 ; physique : 3/5. Bien que très abordable, ce voyage n’en constitue pas moins une grande traversée des Alpes. Il faut donc s’attendre, même si on traverse les massifs en douceur, à quelques dénivelés, notamment sur la partie tyrolienne de l’itinéraire. Les sentiers restent faciles techniquement et la longueur des étapes n’excède pas 6 h de marche.

Parcours : viaclaudia.org

Lac de Côme – Via dei monti Lariani (Lombardie)

Randonnée - Lac de Côme
© Nikokvfrmoto - stock.adobe.com

Les grands lacs italiens constituent des points de départ de randonnée populaires où l’on peut admirer leurs sites naturels exceptionnels. Parmi eux, le lac de Côme est sans doute le plus apprécié des marcheurs. Les possibilités sont nombreuses, de la balade à la grande randonnée. Parmi les itinéraires emblématiques, cette Via dei Monti Lariani est à retenir. Elle sillonne la rive ouest du lac par les hauteurs, hors des sentiers battus.

Chaque jour livre son lot de panoramas majestueux sur le lac et les cimes voisines, tant en Italie qu’en Suisse, notamment le grand Piz Bernina (4 048 m d’altitude). Quelques belles échappées visuelles sur la plaine du Pô sont aussi au programme de ce parcours qui chemine entre forêts, où les châtaigniers et les hêtres notamment vous couvrent de leur ombre bienfaisante, prairies où vaches et chèvres sont nombreuses, ruisseaux et rivières.

Les sentiers ancestraux qui parcourent ces montagnes préservées offrent une belle immersion proche du lac, mais à l’écart des foules.

Longueur : 140 km

Durée : 8 jours

Difficulté : technique : 3/5 ; physique : 3/5. Les étapes restent exigeantes avec un dénivelé non négligeable (entre 400 et 1 200 m + par jour). Les sentiers peuvent être assez rocailleux par endroits.

Parcours : komoot.com

Cinque Terre (Ligurie)

Sentier de randonnée pour Manarola
Sentier de randonnée pour Manarola © el lobo - stock.adobe.com

Entre Levanto et La Spezia s’alignent cinq petits villages médiévaux aux maisons colorées qui dévalent vers la mer : Monterosso al Mare, Vernazza (le plus pittoresque), Corniglia (en balcon sur la mer), Manarola et Riomaggiore. Ce paysage unique au monde ne peut se découvrir qu’en bateau ou à pied !

Le réseau de 48 sentiers et de 120 km, héritage des anciens sentiers muletiers qui furent longtemps les seules voies d’accès terrestres entre ces petits ports de pêche, permet des randonnées pour tous. Grâce à ces voies pédestres, on peut varier les points de vue sur la Méditerranée, en parcourant les cultures en balcons, les vignes et les forêts perchées en surplomb de la Grande Bleue.

Chaque village, avec son port et ses bâtiments pittoresques, aux façades colorées, offre une étape touristique, avec ses rues en pentes, ses boutiques de produits locaux et ses petits restaurants.

Les possibilités de randonnée sont nombreuses, tout au bord des flots ou sur les hauteurs, entre les oliveraies ou au cœur des vignes. On marche à travers le maquis, les bois de chênes verts et les cultures en terrasses si typiques, tout en prenant le temps de profiter de chaque village. La randonnée, surtout à l’écart des sentiers les plus faciles et populaires, reste le meilleur moyen pour savourer les Cinque Terre.

Lire aussi notre article Cinque Terre, l’éternel italien

Longueur : 47 km (2 750 m +)

Durée : 3 jours

Difficulté : physique : 4/5 ; technique : 2/5. Des sentiers bien pentus vous attendent pour découvrir ces cinq villages côtiers, longtemps accessibles par les seuls chemins muletiers, qui reliaient les vignobles et les oliveraies à travers les collines dominant la côte ligure. Les sentiers sont bien balisés et plusieurs options pour raccourcir l’itinéraire sont possibles.

Parcours : visugpx.com

Via Vandelli (Émilie-Romagne, Toscane)

Frignano
Frignano © francescodemarco - stock.adobe.com

Entre Modène, la ville du vinaigre balsamique (Émilie-Romagne), et Massa, sur la côte Tyrrhénienne (Toscane), la Via Vandelli reprend le tracé de la route historique construite au milieu du XVIIIe siècle, à des fins à la fois commerciales et militaires. Son origine se trouve dans un mariage qui unissait les deux duchés de Modène et de Massa.

Si la route originelle transparaît encore souvent, le tracé fidèle ne révèle pas toujours les anciens pavés. Néanmoins, cette plongée dans l’histoire de l’Italie révèle surtout la beauté et le charme des régions traversées : on chemine d’abord à travers la plaine du Pô, avant de vite s’élever vers les collines puis les montagnes de Frignano. On parcourt ensuite la crête Tosco-Emiliano, la vallée de la Garfagnana, les Alpes apuanes avant de descendre sur la Riviera. Les somptueux panoramas, les forts et les vestiges militaires, les palais ducaux et la ville d’Este ou encore le barrage des Vagli constituent les points forts du parcours. Néanmoins, c’est surtout la sérénité, la douceur et le calme de ces régions italiennes peu parcourues que l’on goûte au fil de l’itinéraire.

Longueur : 170 km (5 000 m +)

Durée : 7 jours

Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 3/5. Entre plaine et moyennes montagnes, cette Via Vandelli offre une itinérance assez douce, même si les pentes et quelques passages plus escarpés sont à prendre en compte. Les pavés de la route originelle peuvent aussi être un peu délicats.

Trace : alltrails.com

Via di Francesco – chemin de Saint-François (Ombrie)

Gubbio
Gubbio © Leonid Andronov - stock.adobe.com

Sans doute plus que tout autre chemin de pèlerinage chrétien, le chemin de Saint-François, qui parcourt les belles régions italiennes des Apennins toscans et de l’Ombrie, reste encore très marqué par la religion et la spiritualité.

Ce sentier relie des lieux marqués par le passage du Poverello, qui reste une figure majeure de la chrétienté occidentale, notamment en Italie. S’il reste marqué par le grand homme, il vaut aussi par l’architecture et le patrimoine, et les naturels sauvages des Apennins, riches en forêts denses et panoramas majestueux.

Nul besoin d’être catholique pratiquant pour en apprécier le charme, le calme et contempler en toute sérénité. À l’image de Saint-François, on marche ici à l’écoute du chant des oiseaux, de la nature, de la création.

Depuis la Verna, où une abbaye est dédiée à Saint-François, on chemine à travers forêt et montagne, en passant notamment par l’ermitage de Monte Casale, puis jusqu’à la plaine dans la belle ville historique de Gubbio.

Encore quelques efforts et de bonnes montées mènent à Assise, la récompense au bout du chemin. Outre la beauté du site, la préservation parfaite de la structure médiévale de la cité, Assise permet aussi d’admirer le chef-d’œuvre de Giotto, la vie de saint François à Assise en 28 tableaux, qui rend un bel hommage au saint homme.

Longueur : 192 km (de La Verna à Assise)

Durée : 10 jours

Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 3/5. Un parcours de moyenne montagne sur des sentiers variés. Il est conseillé de demander une crédentiale (un « passeport » de pèlerin) pour pouvoir accéder aux hébergements pèlerins.

Parcours : viadifrancesco.it

Les plus belles randonnées d’Italie du Sud

Au sud de Rome, la randonnée se développe fortement depuis ces dix dernières années, avec la création de nouveaux réseaux et la redécouverte de sentiers ancestraux autrefois délaissés.

Les îles – Sardaigne, Sicile et Éoliennes – fournissent des balades inoubliables entre mer, montagnes et volcans. Sur la botte, on découvre aussi des paysages marqués par les reliefs, où se blottissent des villages authentiques.

On marche enfin sur les littoraux aux falaises découpées, où s’épanouissent, tant sur la Méditerranée que sur l’Adriatique, des villes au riche patrimoine entre les champs d’oliviers séculaires.

Randonnées en Sardaigne

Golfe d’Orosei - randonnée
Golfe d’Orosei © ValerioMei - stock.adobe.com

Longtemps injustement ignorée par les trekkeurs (peut-être du fait de sa proximité avec sa voisine Corse), la Sardaigne, deuxième plus grande île de la Méditerranée et d’Italie, possède pourtant bien des atouts pour séduire les marcheurs.

Sa nature intacte, tant sur ses côtes que sur ses montagnes et collines, ses villages protégés et ses surprises archéologiques – notamment les mystérieux vestiges de la civilisation nuragique, qui peupla la Sardaigne au IIe millénaire av. J.-C. – se découvrent à travers une belle variété de sentiers.

S’il manque encore à la grande île un sentier aussi emblématique que le GR 20, on y trouve un très vaste réseau de chemins et de tracés, aussi bien côtiers qu’en altitude.

Le choix est donc vaste et on peut tout à fait ici composer un trek de plusieurs jours ou s’organiser une balade à la journée en famille.

Côté mer, on découvre des plages et des criques intimistes, notamment, au nord, dans les parcs nationaux de l’archipel de la Maddalena. L’île sauvage d’Asinara réserve de belles surprises. La côte est égrène ses villages pêcheurs, ses plages seulement accessibles par des sentiers de randonnée.

Côté montagne, on marche notamment dans le parc national du golfe d’Orosei et Gennargentu, qui culmine à 1 834 m. Que l’on grimpe le mont Corrasi ou que l’on se mesure au spectaculaire canyon de Su Gorropu, aux parois de 400 m de haut, l’émotion est au rendez-vous.

Parmi nos sentiers à la journée préférés, côté mer, la Torre de la Pegna près de Nura, ou encore, côté montagne, le Monte Santu Juvanne dans le parc national du Gennargentu.

Lire aussi L’Ogliastra, province méconnue de la Sardaigne

Le site de référence : sardegnasentieri.it

Via Francigena nel Sud (Latium, Campanie, Pouilles)

Polignano a Mare
Polignano a Mare © jovannig - stock.adobe.com

La Via Francigena nel Sud relie Rome à Brindisi, dans les pas des pèlerins qui voulaient rejoindre la Terre sainte. Ils s’embarquaient tout au sud de l’Italie vers Jérusalem.

Ce sentier, récemment redécouvert, suit d’abord les traces de l’une des plus célèbres voies romaines : la Via Appia. Au sortir de Rome, on foule les pavés romains, bordés d’arbres majestueux et de ruines antiques. Plus loin, cependant, le bitume de la route recouvre la voie ancienne. On marche donc sur des sentiers parallèles, pour rejoindre les bords de la Méditerranée, jusqu’en Campanie.

L’itinéraire bifurque alors vers l’intérieur des terres pour entamer une traversée des Pouilles. Une plongée dans l’Italie du sud, chaleureuse et rurale, des paysages de collines sauvages. Des villages accueillants, pittoresques. De belles rencontres aussi, le pèlerin étant encore rare ici suscite la curiosité.

Enfin, on rejoint l’autre littoral, Adriatique, pour une descente jusqu’au talon de l’Italie ponctuée de champs d’oliviers pluricentenaires, de bords de mer agréables, de très belles villes : Bari, Monopoli, enfin Brindisi. Les spectaculaires falaises de Polignano a Mare, les criques, les grottes et calanques animent aussi cette fin d’itinéraire. Entre trattorias où il fait bon se reposer et centres historiques préservés, on découvre tout le charme d’une Italie méconnue, jusqu’aux confins sud du pays.

Longueur : 700 km (Rome-Brindisi)

Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 3/5. L’itinéraire est assez facile, mais l’accumulation des étapes reste exigeante. Malheureusement, de nombreux passages sont asphaltés sur cette Via Francigena nel Sud. Prévoyez des chaussures aux semelles souples et avec un bon amorti.

Parcours : fr.wikiloc.com

Via Salentina (Pouilles)

Gagliano del Capo
Gagliano del Capo © Ragemax - stock.adobe.com

Le Salento, à l’extrémité sud-est de l’Italie, dans le « talon de la botte », est une destination idéale pour pédaler tranquille, à la découverte de la côte adriatique et ses falaises, de celle de la Méditerranée et ses plages. L’arrière-pays, couvert d’oliveraies, de fleurs et de trésors d’architecture baroque, est pas mal non plus.

Au départ d’Otrante dont les fortifications dominent l’Adriatique, on trouve vite de toutes petites sentes de bergers qui circulent entre les oliviers. La gaieté des fleurs s'ajoute à la tranquillité plusieurs fois centenaire de ces arbres, aux troncs parfois sculptés par les ans, le vent et les éléments.

La mer n’est jamais loin. Au loin, on admire les montagnes d’Albanie, tandis que la douce campagne nous conduit jusqu’au bout du monde italien, à Gagliano del Capola.

De plages en criques, petits ports de pêche et à travers champs, on découvre le patchwork des paysages de cette pointe sud des Pouilles. Tel des vaisseaux voguant dans un océan champêtre, les clochers baroques et les fermes fortifiées se détachent des fleurs et des oliviers, à perte de vue.

Pour en savoir plus, lire notre reportage Le Salento, à la pointe des Pouilles

Longueur : 87,7 km (900 m +)

Durée : 5 jours

Difficultés : technique : 2/5 ; physique : 2/5. Une randonnée côtière et rurale abordable, gentiment vallonnée et présentant des terrains plutôt faciles.

Trace : visorando.com

Sentiero d’Italia (Abruzzes)

Lac de Barrea
Lac de Barrea © jsk12 - stock.adobe.com

À moins de 200 km au nord-est de Rome, les Abruzzes, traversées par les montagnes des Apennins centrales, sont un écrin de nature sauvage et de patrimoine peu connu, pourtant extraordinaire.

La région compte quatre parcs nationaux, dont le parc national des Abruzzes, un des plus anciens d'Italie, créé en 1922, qui ne propose pas moins de 150 circuits de randonnées et on peut à loisir composer un trek itinérant de villages en points de vue. On pourra ainsi admirer, depuis le Val di Rosa, le lac de Barrea et observer quasiment à coup sûr le chamois des Abruzzes, une race qui a failli disparaître.

Du discret Val Fondillole au majestueux mont Amaro, on découvre les villages perchés, parfaitement intacts, comme Civitella Alfadena avec ses maisons en pierre typiques.

Le tout récent Sentiero d’Italia (qui traverse tout le pays) trace ainsi sa route sur 150 km à travers la région, offrant une très belle itinérance entre forts historiques, villages typiques et montagne sauvegardée.

Plus à l'ouest, on peut aussi découvrir le parc régional de Sirente et Venlino, qui offre des paysages peut-être encore plus sauvages, comme le somptueux plateau de Piani di Pezza.

On peut aussi gravir le Monte Sirente (2 348 m d’altitude) par la vallée Lupara, dont le nom évoque la présence très ancienne des loups dans les Abruzzes. Avec beaucoup de chance, on pourra en observer, ainsi que des ours ! À l’écart des grands axes, les Abruzzes sont en effet un réservoir préservé de vie sauvage, notamment pour les grands prédateurs. Les lynx y sont aussi présents.

Longueur : 152 km (6 800 m +)

Durée : 10 jours

Difficultés : Des terrains montagneux, des sentiers rocailleux, un parcours assez engagé même si le dénivelé reste très raisonnable.

Parcours : outdooractive.com

Parc national du Vésuve (Campanie)

Randonnée Vésuve
© francesca sciarra - stock.adobe.com

Le Vésuve est avec l’Etna le volcan le plus célèbre d’Italie. Il domine la baie de Naples et la ville, du haut de ses 1 281 m. Son cône, à la fois majestueux et menaçant, rappelle partout ici sa présence. Il reste en effet un des volcans les plus dangereux de la planète, qui causa la destruction de Pompéi et Herculanum, et pourrait exploser de nouveau, alors même qu’une très grande ville vit à son pied.

N’y pensons pas en nous promenant sur les flancs du monstre, pas si endormi que ça. Le parc national du Vésuve propose neufs sentiers numérotés pour découvrir cette nature volcanique. Le plus emblématique et le plus complet reste le n° 1, qui offre une balade exceptionnelle pour découvrir les différents étages de la montagne. On grimpe ainsi à travers les roches volcaniques, jusqu’au sommet.

Le début du parcours permet de découvrir la vallée de l'Enfer et ses pierres ponces, puis une jolie forêt mène au pied du cratère, encore fumant. On poursuit par le sentier n° 5, dont l’accès est réglementé, jusqu’au sommet.

Longueur : 16 km (780 m +)

Durée : 5 h

Difficultés : de bonnes pentes, des roches et des racines, mais rien de très compliqué.

Parcours : alltrails.com

Sentier des Dieux, côte amalfitaine (Campanie)

Il sentiero degli Dei
© Tunatura - stock.adobe.com

Il sentiero degli Dei est la randonnée phare de la côte amalfitaine, au sud de Naples. Du pittoresque hameau de Bomerano au village perché de Nocelle, ce sentier balcon véritablement divin offre un festival de panoramas sur la côte et les falaises, de Praiano à Punta Campanella, avec l’île de Capri en toile de fond.

On sillonne un somptueux sentier balcon dominant la Méditerranée de 600 m de haut, qui aurait, selon la légende, était emprunté par les dieux grecs pour sauver Ulysse des Sirènes.

On embrasse du regard toute la côte amalfitaine, ses villages construits en escaliers, ses terrasses agricoles, et la mer Tyrrhénienne, avec l’île de Capri qui semble à portée de main.

Le monastère de San Domenico, perché sur la falaise, apporte une touche architecturale à cette promenade nature. Plus loin, la végétation passe d’une prairie où paissent moutons et chèvres à une garrigue méditerranéenne.

Le sentier devient alors plus difficile, en montagnes russes. De nombreuses grottes, canyons profonds et sources pimentent encore le parcours ; la grotte de Biscotto (rien avoir avec Popeye) reste l’un des passages les plus spectaculaires, tant elle se perd dans le vide et les falaises à 528 m d’altitude. On atteint enfin le village de Nocelle, son église et son splendide promontoire. En contrebas, on découvre Positano et ses belles maisons colorées accrochées au flanc de la falaise.

Longueur : 10 km (8 km si on s’arrête à Nocelle) (50 m +, 638 m - si on descend par les marches à Positano)

Durée : 2 à 3 h

Difficulté : physique : 1/5 ; technique : 2/5. Le sentier, bien balisé, est facile, surtout si on le prend dans le sens Agerola - Nocelle, en légère descente. Ceux qui souhaitent poursuivre jusqu’à Positano noteront que l'escalier compte 1 800 marches !

Parcours : visorando.com

Kalabria coast to coast (Calabre)

Soverato
Plage de Soverato - Costa degli Aranci © Dionisio Iemma - stock.adobe.com

La Calabre, au sud-ouest de l’Italie, est une terre historique, protégée, certains diront reculée. Ce sentier relie les deux côtes découpées, séparées par des collines et des montagnes via des villages traditionnels où le temps semble s’être figé, des champs d’oliviers aux troncs sculptés par les siècles.

On débute ainsi de Soverato, une station balnéaire de la Costa degli Aranci sur la mer Ionienne, réputée pour ses plages de sable blanc, pour cheminer à travers les montagnes des Presere Calabre.

Les pittoresques villages de Petrizzi, San Vito sullo Ionio et Monterosso Calabro sont des points d’étapes aux nombreux intérêts patrimoniaux, où l’on peut apprécier le charme de cette Italie du Sud authentique, après des journées à parcourir une nature préservée, entre les figuiers de barbarie, les forêts de hêtres et de châtaigniers, ponctués par des oliveraies et des vignobles.

Le lac Angitola, passage remarquable, et les roches granitiques aux formes fantasmagoriques, rythment aussi cet itinéraire intimiste, qui propose de découvrir l’une des régions les plus secrètes d’Italie, loin des foules.

Longueur : 55 km (1 600 m +)

Durée : 4 jours

Difficulté : technique : 3/5 ; physique : 3/5. Un sentier parfois pentu et rocailleux. La longueur de cet itinéraire le désigne toutefois comme une randonnée itinérante abordable avec un minimum d’expérience.

Parcours : kalabriatrekking.it

Ascension et tour de l’Etna (Sicile)

Randonnée - Etna
© Travellaggio - stock.adobe.com

Plus grande île de la Méditerranée, la Sicile possède de nombreux parcours de randonnée à découvrir au fil de sentiers séculaires. Néanmoins, c’est bien l’ascension de son emblématique volcan qui demeure l’aventure pédestre la plus prisée et marquante.

L’immense masse de l’Etna, qui domine la ville de Catane, reste le phare naturel de la Sicile. Marcher sur les flancs de ce géant, pas endormi pour un sou, demeure une expérience unique. Le paysage des caldeiras et le spectacle impressionnant des cratères actifs se dévoilent à mesure que l’on grimpe. Les fumées, voire les coulées de lave que l’on observe de loin, ajoutent encore au spectacle. Plus tard, on peut aussi s’amuser à dévaler les pentes, en descente, sur le sable noir volcanique, si fin et si doux, en profitant encore de ces lieux surréalistes.

Si l’accès à la zone des cratères sommitaux est soumis à autorisation et ne peut se faire sans un guide volcanologue en raison de la nature très particulière des terrains et des risques – toujours présents – liés au volcan, on peut randonner plus librement un peu plus bas, en suivant notamment la piste Altomontana, qui fait le tour du volcan du sud au nord, en passant par le splendide versant ouest. Cette grande randonnée de deux jours peut être le complément idéal d’un passage au sommet et de l’exploration d’autres zones de l’immense volcan. Avec le plaisir d’y associer en prime la culture et la gastronomie locale, qui ne sont jamais bien loin en Sicile !

Longueur : 37 km (pista Altomontana) et 16 km (ascension depuis le refuge Sapienza)

Durée : 2 à 4 jours de trek pour le tour et l’ascension (6 h pour l’ascension et le tour des cratères depuis le refuge Sapienza)

Difficultés : le terrain alterne roches et sable volcaniques. Il faut donc être bien équipé et les pentes sont fortes. Un guide volcanologue est requis pour l’accès à la zone sommitale. L’altitude (sommet à 3 403 m) est à prendre en compte.

Parcours : unescoparcoetna.it et alltrails.com

Vulcano (Îles Éoliennes)

Italie Îles éoliennes Vulcano
© Frida&Diego - Fotolia

Vulcano, l’île Éolienne plus proche de la Sicile, porte bien son nom et invite à une découverte spectaculaire des volcans. Accessible en bateau de Milazzo ou Messine, l’île, dominée par son volcan actif, impressionne dès l’arrivée avec son odeur de soufre caractéristique. Son volcan, dont la dernière éruption remonte à 1890, a connu une activité accrue en 2021, interdisant parfois l’accès. (Vérifiez les conditions avant de vous lancer !)

Lorsque le volcan le permet, l’ascension permet une immersion fascinante dans les forces telluriques. Après un début raide, mais sur un terrain facile, un panorama sur Lipari et Salina s’ouvre, tandis qu’au sommet, fumerolles et cristaux de soufre déploient un spectacle à couper le souffle. On peut contourner prudemment le cratère actif pour admirer ses entrailles, avant de redescendre au port.

On peut également randonner sur la presqu’île de Vulcanello. Un sentier mène à son cratère, offrant une vue sur l’archipel et la vallée des monstres, avec ses concrétions de lave intrigantes. De retour à Porto di Levante, la détente est de mise avec un bain de boue volcanique avant de terminer la journée sur la plage de sable noir de Porto di Ponente, en admirant le coucher de soleil sur les Faraglioni.

Lire aussi Les îles Éoliennes, de vent et de volcans

Longueur : 8 km (390 m +)

Durée : 3h

Difficulté : technique : 2/5 ; physique : 3/5. La pente n’est pas négligeable et le terrain sur le volcan demande parfois un peu de vigilance ; rien de bien compliqué cependant !

Parcours : visugpx.com

Stromboli (Îles Éoliennes)

Descente du Stromboli
© Giuma - stock.adobe.com

Nous sommes tout au nord-est de l’archipel ; voici l’île la plus isolée et sans doute la plus emblématique, Stromboli, où l'île et le volcan se confondent. S'il n'est pas le seul volcan actif de l'archipel (Vulcano l’est aussi), Stromboli reste sans doute le clou du spectacle d’un voyage sur les îles Éoliennes. Pour ses explosions perpétuelles et, bien sûr, son impressionnant cône de 924 m d’altitude dominant les flots (partie émergée du volcan qui compte 3 000 m de dénivelé depuis sa base sous-marine !).

Il faut grimper sur les flancs du monstre au coucher du soleil et admirer, le regard hypnotisé, les explosions volcaniques si proches, mais sans se mettre en danger : quel feu d'artifice final !

Le tourisme est quasiment la seule ressource du petit village installé au pied de celui que les habitants appellent ici Iddu, « lui », tellement ils vivent en sa compagnie, au gré de ses humeurs.

Bien sûr, la randonnée est l’activité phare pour découvrir l'extraordinaire nature volcanique. On part accompagné d'un guide volcanologue (la randonnée libre n’est autorisée que sous les 400 m d’altitude), pour découvrir les flancs de la montagne et admirer, la nuit venue, le spectacle pyrotechnique naturel.

Longueur : 9 km (900 m +)

Durée : 3 h 30

Difficultés : technique : 3/5 ; physique : 3/5. Une pente forte et un terrain de sable volcanique parfois délicat.

Parcours : isugpx.com

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