Le tourisme industriel

Juliette Serfati
par Juliette Serfati

05 janvier 2011

Centre Minier Nord
© MangAllyPop@ER - Adobe Stock

On connaissait le tourisme durable, éthique, culturel, le tourisme vert, écolo ou bio, rural ou fluvial. Ce n'est pas nouveau, les Français sont de plus en plus nombreux à ne plus vouloir « bronzer idiot ». Mais 360 000 curieux pour voir fonctionner l'usine marémotrice de la Rance, 60 000 autres pour découvrir l'usine Perrier de Vergèze, ça, c'est ce que l'on appelle un phénomène : dans son Guide des sites industriels, Bertrand Labès constate l'essor incroyable de ce que l'on appelle le tourisme industriel et en montre l'ampleur. Pas moins de mille quatre cents entreprises, musées du patrimoine et sites industriels attirent chaque année près de vingt millions de visiteurs, qui viennent essentiellement en groupes, durant leurs loisirs (80 %) ou dans un but professionnel (20 %). Leurs motivations : connaître les produits et services qu'ils consomment au quotidien, découvrir le patrimoine économique d'une région, se cultiver…

Tous les secteurs de l'économie sont représentés, mais l'agroalimentaire et l'artisanat sont ceux qui attirent le plus. « Ce phénomène témoigne des relations étranges des Français avec l'économie de marché et le capitalisme », s'amuse Bernard Giroux, à l'Association française des chambres de commerce et d'industrie. Eh oui ! Nos concitoyens se défient du patronat, mais finalement ils aiment bien leurs entreprises. La preuve, un sur trois entre chaque année dans une usine ou sur un site de production. Une espèce hybride qui n'hésite pas à consacrer ses loisirs à visiter une centrale nucléaire, un centre de tri de déchets ou une fonderie, à aller voir un souffleur de verre ou un industriel de l'agroalimentaire entre baignade et balade…

C'est en premier lieu un public scolaire (38 % de la clientèle) qui cherche à réinvestir les savoirs acquis, à découvrir des débouchés et les réalités de la vie professionnelle. Les entreprises visent donc ce type de public dans un objectif de recrutement et de sensibilisation à certaines professions ou secteurs d'activité : la visite permet de mettre en lumière un métier et des savoir-faire, spécialement dans les branches qui connaissent une pénurie de main d'œuvre. C'est aussi un public du troisième âge, qui trouve ainsi le moyen d'occuper son temps. Entre les deux, des particuliers simplement curieux…

L'annuaire des entreprises ouvertes à la visite en France recensées par le ministère du Tourisme : entrepriseetdecouverte.fr

Aux origines du tourisme industriel - 3 questions à Bertrand Labès, auteur du Guide des sites industriels

Usine Thé Sri Lanka
Usine à thé © Pete - Adobe Stock

Plusieurs secteurs revendiquent l'initiative du tourisme dit de découverte économique, dont les premières manifestations datent sûrement de l'après-guerre. « Pour faire bonne figure, notamment auprès des Américains, le patronat français a effectué quelques opérations portes ouvertes, dans l'automobile par exemple », explique Bertrand Labès, auteur du Guide des sites industriels. Seules quelques initiatives ont perduré et le tourisme industriel n'a vraiment redémarré que dans les années 1980. En 1985, le ministère du Tourisme crée l'association « Une France à découvrir » pour faire venir les touristes dans les entreprises. Ce type de démarche s'est peu à peu développé dans tous les secteurs, de l'industrie lourde à l'agroalimentaire en passant par les laboratoires et la recherche.

Pourquoi publier un Guide des sites industriels ?

Il y a plusieurs raisons : à titre personnel, j'ai beaucoup randonné en France lors de mes vacances. Tout au long des milliers de kilomètres que j'ai parcourus, j'ai rencontré beaucoup d'artisans, et plus d'une fois, j'ai poussé la porte d'une usine pour découvrir les choses passionnantes qui s'y déroulaient. Je suis curieux des savoir-faire, de la façon dont sont fabriqués les objets les plus usuels et assez nostalgique des « leçons de choses » que l'on dispensait autrefois à l'école. Et puis je pense, et ce n'est pas nouveau, que beaucoup de gens ne veulent plus « bronzer idiot ». Ce guide leur donne des pistes pour pratiquer un tourisme différent.

Quelles sont les entreprises que l'on peut visiter ? 

Elles sont très nombreuses, et dans tous les secteurs de l'économie ! Des raffineries pétrolières et sucrières aux centrales hydroélectriques ou nucléaires en passant par des manufactures de couteaux ou de porcelaine, des caves coopératives de vin ou de fromage, des centres de tri postaux ou des stations d'épuration. Parfois des musées sont intégrés, qui présentent un savoir-faire disparu en contrepoint des techniques actuelles.

Les visites sont-elles payantes ?

Les visites d'entreprise sont payantes dans un tiers des cas environ, et ce, pour deux raisons. D'abord parce que l'ouverture d'un site au public impose des normes à respecter et que la mise aux normes a un coût parfois non négligeable pour une petite entreprise, car elle peut être amenée par exemple à acheter des équipements spéciaux. Dans le secteur des industries lourdes, les contraintes imposées par l'exigence de sécurité pour les visiteurs ont aussi un prix. La seconde raison, c'est que des salariés de l'entreprise sont détachés pour servir de guides, et que cela crée un manque à gagner pour l'entreprise.

Dans toutes les régions ?

Il y a encore d'assez grandes disparités. Le Nord, la Bretagne, la Normandie ou Rhône-Alpes sont championnes pour montrer leurs savoir-faire, alors que des départements comme la Sarthe, le territoire de Belfort ou l'Eure-et-Loir ont moins d'expérience.

De l’industrie lourde aux créateurs branchés : les différents visages du tourisme industriel

Savez-vous comment on fabrique un chapeau de feutre ? Avez-vous la moindre idée de ce qui se passe avant qu'un tendre morceau de roquefort aboutisse dans vos assiettes ? Ou un expresso dans votre tasse ? Savez-vous comment sont élaborés les médicaments homéopathiques ? Comment sont triés les déchets ? Le courrier ? Comment on prévoit la météo ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles répond le tourisme industriel en menant les visiteurs dans les coulisses de la vie économique.

Initiatives à grande échelle

Le tourisme de « découverte économique » est devenu l'un des dadas des chambres de commerce et d'industrie. Plusieurs départements ont mis en place, depuis déjà quelques années, des semaines portes ouvertes et des opérations spéciales pour essayer de fédérer les initiatives et d'inciter les entreprises à s'ouvrir au public. Celles d'Angers et de Seine-Saint-Denis, parmi les plus anciennes et les plus importantes, illustrent parfaitement la diversité du tourisme industriel qui revêt des formes bien différentes.

La manifestation « Made in Angers », créée et mise en place par l'office du tourisme d'Angers, a ainsi débuté en 2000 sous le nom « Semaine du tourisme industriel ». Depuis, son succès ne s'est pas démenti et les 60 entreprises participant à l'opération cette année ont encore accueilli cette année plus de 15 000 visiteurs. L'Anjou est peut-être d'ailleurs historiquement une terre propice à ce type de tourisme. Il y a déjà 150 ans, Édouard Cointreau en faisait déjà sans le savoir, en criant aux visiteurs : « Touristes, ne quittez pas Angers sans visiter la maison Cointreau ! ». « Les parfums qui se dégagent sont fabuleux. Il faut avoir vu le déchargement des marmites, ce moment où l'on retire les écorces d'orange fumantes et odorantes. ». Made in Angers, qui se tient au début de chaque année, reflète bien les multiples réalités du tourisme industriel : depuis la visite d'un chantier normalement interdit au public à la saga de la liqueur, en passant par les ateliers très branchés d'Hiroyuki et Agnès Yamakado, designers pointus.

« Aujourd'hui, on n'entre plus sur les chantiers, sauf par effraction, et c'est bien dommage », reconnaît Christian Bachelier, secrétaire général de la fédération du bâtiment de Maine-et-Loire et guide pour l'occasion. La grue culmine à 25 m et sert de repère dans la rue du Docteur Guichard. Des panneaux de béton préfabriqué, à l'aspect « peau d'éléphant », forment l'ossature des murs ; 2 000 m2 de bureaux se construisent, sous les yeux ébahis des visiteurs.

En Seine-Saint-Denis, près de 100 entreprises, sites industriels, laboratoires et ateliers s'ouvrent exceptionnellement au public. Le Comité départemental du tourisme a conçu un cycle de visites dans un esprit innovant qui plongent les visiteurs au cœur des savoir-faire. Chaque visite permet à un groupe réduit de visiteurs (de 10 à 15 personnes) d'observer des gestes techniques, de découvrir des métiers, de se familiariser avec des techniques de pointe, des processus de production, des travaux de recherche, sans autre mise en scène que les conditions réelles d'exercice des professionnels rencontrés. 
Depuis 2001, un programme est édité tous les 6 mois par le comité départemental du tourisme (tél. : 01 49 15 98 98 / www.tourisme93.com)
Parmi ces visites : PSA Peugeot Citroën, Air France Cargo, FedEx, les ateliers de la RATP, les Réserves du Musée des arts et métiers , l'Ecole nationale supérieur Louis-Lumière, les ateliers de restauration du musée de l'Air et de l'Espace, les ateliers de moulage du Louvre, Christofle, l'académie Fratellini.

Petit tour de France de quelques sites incontournables

Si vous avez raté ces manifestations, vous croiserez sûrement sur le chemin de vos vacances un site qui mérite le détour. Voici quelques suggestions.

Énergique

Usine marométrice de la Rance © Simon Bourcier / CAPPA PICTURES / EDF

L'usine marémotrice de la Rance (La Richardais, près de Saint-Malo en Bretagne) est le premier site industriel par le nombre de visites en France : près de 200 000 personnes chaque année viennent découvrir comment est produite l'électricité par la force des marées, qui fait tourner de gigantesques turbines. Dans la salle des machines, les techniciens se baladent à vélo et des images virtuelles entraînent les visiteurs dans les galeries avec une vision panoramique à 360 °.

Germinal

Centre Historique Minier © Centre Historique Minier

Ce sont trois siècles d'activité minière, industrielle et sociale qui auraient pu s'éteindre avec la fermeture en 1971 de la fosse Delloye à Lewarde près de Douai. Au lieu de ça, le secrétaire général des Houillères du Bassin du Nord Pas-de-Calais a choisi d'en faire un centre historique, véritable conservatoire de la mémoire de la mine dans cette région plutôt sinistrée économiquement. Ce musée de la mine, le plus important de France avec 7 000 m2 de bâtiments industriels et de superstructures sur un site de 8 ha, a déjà accueilli plus de deux millions de visiteurs.
Site internet : www.chm-lewarde.com.

Pharaonique

Airbus Saint Nazaire © Vincent Bauza - Tourisme Saint Nazaire

Haute comme l'Arc de Triomphe, mesurant 490 m de long sur 250 de large, le chantier de l'A380 d'Airbus à Saint-Nazaire tient du gigantisme. « Les visites guidées totalisent à ce jour plus de 66 000 visiteurs payants », souligne Patrick Arbey, directeur de la Siren, la société qui gère les équipements touristiques nazairiens. La construction du plus gros avion du monde a fait grimper les visites de 35 % en un an !
Site internet : www.saint-nazaire-tourisme.com.

Artistique

Viaduc Millau © FraVal Imaging - Shutterstock

Dans la catégorie « ouvrage d'art », le viaduc de Millau est un autre haut lieu du tourisme industriel. Le plus haut pont routier au monde, mis en service en décembre 2004, a attiré en deux ans 60 000 visiteurs payants et plus de 500 000 curieux venus au pied des piles de l'ouvrage. « Les visites payantes du chantier ont débuté le 15 juin 2002, on a fait partir des navettes de 17 places du centre-ville, puis on est passé à des bus de 50 places », raconte Sylviane Truchetet, directrice de l'office de tourisme. « À un moment, c'est presque devenu ingérable, le téléphone n'arrêtait pas de sonner, on devenait fous. » Du coup, deux personnes sont venues renforcer les quatre hôtesses d'accueil et l'office est désormais ouvert les samedis, dimanches et jours fériés. Site internet : http://www.leviaducdemillau.com/.

Quelques précisions…

Notez qu'assez souvent, les entreprises ne permettent pas aux visiteurs de prendre des photos, histoire de préserver leurs petits secrets de fabrication… Côté sécurité, le plan Vigipirate a contraint certaines entreprises à cesser leurs visites. C'est le cas par exemple des centrales nucléaires. « Les entreprises sont de plus en plus réticentes à faire visiter leurs coulisses pour des raisons de sécurité et de confidentialité », expliquait Sylvie Lahuna, directrice du comité départemental du tourisme des Yvelines, au journal Le Parisien.

Entre tourisme de découverte et opérations de communication

Usine Glace Ben and Jerry
© Allard One - Shutterstock

On l'a compris, les entreprises sont devenues un véritable produit touristique. De son côté, le tourisme est désormais pour elles un outil de développement économique et de communication. « Toutes les entreprises ont axé leur communication sur les visites », rappelle Bertrand Labès, auteur du Guide des sites industriels. Pour EDF, par exemple, la démarche est même inscrite au cœur de son cahier des charges, même si les visites de centrales sont interdites dans le cadre du plan Vigipirate.

Ouvrir ses portes est toujours un moyen de se faire connaître. C'est particulièrement vrai dans l'agroalimentaire où les visites sont un tremplin pour les ventes : Perrier, Kronenbourg et bien d'autres proposent des dégustations et une boutique où les visiteurs peuvent acheter leurs produits. C'est une parfaite leçon de marketing direct. Aucune étude précise n'indique le bénéfice qu'en tirent les entreprises qui s'ouvrent au tourisme industriel, mais Bertrand Labès estime par exemple que les cristalleries font jusqu'à deux tiers de leur chiffre d'affaires lors des visites (souvent celles de personnes du troisième âge, qui constituent une part importante de ces nouveaux touristes). L'enquête réalisée par la direction du tourisme confirme cet enjeu commercial de taille, puisque 57 % des entreprises consultées disposent d'un lieu de vente à l'issue de la visite. Et elles ont raison ! Car la moitié des visiteurs effectue finalement un achat, et même 67 % dans l'agroalimentaire. En moyenne, les ventes des entreprises dans ce cadre représentent quand même le tiers de leur chiffre d'affaires.

Même si aucune vente n'est faite sur le moment, c'est une publicité à long terme pour l'entreprise : ainsi Le Creusot, qui fabrique toutes ses cocottes et casseroles en fonte en Normandie, renforce son image de marque en prouvant par la démonstration, le sérieux de la fabrication de ses précieux accessoires de cuisine. À ce titre, une heure passée sur un site à contempler les moindres arcanes de la production sont bien plus efficaces qu'un spot publicitaire de quelques secondes. Voilà une manière intelligente de fidéliser des clients ou d'enrichir son fichier.

Se faire connaître, gagner de nouveaux clients, valoriser en interne les métiers de chacun, faire acte de transparence… les motivations pour s'ouvrir au tourisme sont multiples. Et de l'atelier d'ébénisterie des Ravennes, à Bondues, qui reçoit 600 visiteurs par an, à Arc International (la Cristallerie d'Arques) qui en accueille 60 000, avec un service dédié et sept emplois générés, le retour sur investissement peut être rapide : « J'ai ouvert mon entreprise à la visite il y a trois ans. Ça me prend un dimanche par mois et mon chiffre d'affaires a augmenté la première année de 12 % », témoigne Pierre-Alain Vanderhaeghe, artisan ébéniste qui reçoit 600 visiteurs par an dans son atelier. « Si vous réussissez votre visite, chaque nouveau visiteur est un apôtre, on y gagne toujours en retour », disait-il dans la Voix du Nord (juin 2004).

Pour les visiteurs, l'enjeu est de découvrir un savoir-faire parfois ancestral. Les guides sont donc la plupart du temps (dans 95 % des cas) des employés liés de près à l'histoire de l'entreprise, qui connaissent parfaitement son histoire et les processus de fabrication. Aux Forges Royales de Guérigny, autrefois spécialisées dans la production d'ancres marines pour les navires de la Royale, ce sont d'anciens forgerons qui font visiter ces bâtiments du XVIIIe siècle fermés depuis 1971. De plus, pour des sites de production encore en fonctionnement, avoir recours à un salarié permet de limiter le coût de la mise en place des visites.

Moins concernés par les retombées économiques directes, les laboratoires de recherche, les entreprises industrielles et de service s'ouvrent davantage pour des raisons de communication ou de recrutement et de formation.

Quoi qu'il en soit, les visites d'entreprise sont amenées à devenir un élément majeur du développement territorial. Le rapport du Conseil national du tourisme souligne par exemple le rôle de l'Aérospatiale qui confère à la ville de Toulouse et même à toute la région Midi-Pyrénées l'image d'un territoire dynamique axé sur la haute technologie. Les retombées économiques peuvent aussi être conséquentes : l'entreprise Perrier à Vergèze (Gard) a généré la création de vingt emplois permanents et de dix saisonniers et pourrait embaucher encore avec la création d'un parc aux tortues, d'un centre équestre et l'ouverture d'une ferme biologique.

Portfolios

Petit avant-goût en images du tourisme de découverte économique.

Perrier : la source pétillante

NOUVEAU MUSEE INFOS A METTRE A JOUR

Musée Perrier © Perrier

Musée Perrier © olivier octobre

Musée Perrier © olivier octobre

Musée Perrier © olivier octobre

Musée Perrier © olivier octobre

Cap Corse Mattei

C'est en 1884 que Louis-Napoléon Mattéi lance le Cap Corse Mattéi : soucieux de combattre les fièvres de l'époque, il eut l'idée de mélanger au muscat du Cap Corse une décoction de plantes aromatiques, d'oranges et de quinquina. L'apéritif est aujourd'hui le plus célèbre de l'île.

Chantiers de l'Atlantique

C'est dans les Chantiers de l'Atlantique qu'a été construit le Queen Mary II : ce paquebot géant a nécessité une cale de construction de 900 m de long et un bassin d'armement de 424 m de long sur 95 de large. Les Chantiers de l'Atlantique ne réalisent pas seulement les plus beaux paquebots du monde, ils construisent aussi des navires de guerre ou des pétroliers super-tankers. La visite, en car, parcourt 6 km. Pour éviter l'espionnage industriel, les photos ne sont pas autorisées.

Chantiers Atlantique © Bernard Biger

Chantiers Atlantique © Bernard Biger

Chantiers Atlantique © Bernard Biger

Chantiers Atlantique © Bernard Biger

Chantiers Atlantique © Bernard Biger

La ville-usine d'Airbus

Saint-Nazaire est l'un des quatre sites d'Airbus : c'est une véritable usine-ville qui se découvre en bus : hall d'assemblage, d'équipements et d'essais des fuselages avant et centraux des avions européens.

Musée Airbus © Vincent Bauza - Tourisme Saint Nazaire

Musée Airbus © Vincent Bauza - Tourisme Saint Nazaire

Centre historique minier de Lewarde

Centre Historique Minier © Centre Historique Minier

Centre Historique Minier © Centre Historique Minier

Centre Historique Minier © Centre Historique Minier

Centre Historique Minier © Centre Historique Minier

Centre Historique Minier © Centre Historique Minier

Quelques pistes ailleurs en Europe

Le Conseil national du tourisme recense dans son rapport les principales initiatives européennes de tourisme de découverte économique. À découvrir, donc, si vous passez par ces pays…

En Hollande

Moulin Industrie Pays Bas
© verve - Adobe Stock

Keukenhof à Lisse, le plus grand jardin de bulbes : des millions de tulipes, narcisses, jacinthes, iris, lys… forment un tapis multicolore de 32 hectares ondulant au gré du vent. Ouvert uniquement pendant la saison de floraison. En 2007, tous les jours du 22 mars au 20 mai inclus, de 8 h 00 à 19 h 30. Adultes : 13 €, séniors : 12 €, enfants (4-11ans) : 6 €. Tél. : (00-31-2) 52-465-555. Internet : www.keukenhof.nl.

Delta Expo, le plus grand barrage anti-tempête. Exposition permanente sur l'île artificielle de Waterland Neeltje Jans, à 80 km au sud-est de Rotterdam. Ouvert toute l'année du mardi au dimanche de 10 h 00 à 17 h 00. Adultes : 9,50 €, seniors : 8 €. Renseignements auprès de l'office néerlandais du tourisme : 01-43-12-34-20.

- Les moulins de Kinderdijk : 19 moulins (classés au patrimoine mondial de l'UNESCO) répartis en deux rangées. D'un côté, ils servent à maintenir à sec le Nederwaard, et de l'autre, à pomper l'eau de l'Overwaard. Leurs ailes tournent le samedi, en juillet et août. Certains sont ouverts au public. Renseignements auprès de l'office néerlandais du tourisme : 01-43-12-34-20.

En Pologne

Mine Sel Pologne
© Pavlo Vakhrushev - Adobe Stock

La mine de sel de Wieliczka : à une dizaine de kilomètres au sud-est de Cracovie, cette mine accueille 700 000 visiteurs par an, et est inscrite sur la première liste du patrimoine culturel et naturel de l'Unesco depuis 1978. Le sel fut l'une des principales sources de richesse des rois polonais, d'où la taille gigantesque de cette mine exploitée depuis le XIIIe siècle : 300 km de galeries sur neuf niveaux, profondeur de 327 m, superficie de 10 km2. Réputée pour son microclimat, elle est pourvue d'un sanatorium à 200 m sous terre. Seuls les trois niveaux supérieurs sont ouverts au public. D'avril à octobre, ouvert de 7 h 30 à 19 h 30. De novembre à mars, de 8 h à 17 h. Entrée : 7,70 €. Visites guidées (en français en été seulement). Information, réservation par tél. : 00-48-12-278-73-02 ou e-mail :turystyka@kopalnia.pl. Internet : www.kopalnia.pl.

En Grande-Bretagne

Brasserie Black Sheep à Wellgarth, dans le North Yorkshire. Entrée gratuite. Internet : www.blacksheep.co.uk

Bradwell Power Station à Bradwell-on-Sea dans l'Essex. Exposition sur la production d'énergie, le nucléaire et l'environnement. Visites de la centrale et des réacteurs. Internet : https://bradwellb.co.uk/

- Une liste de tous les lieux de travail britanniques (workplaces) est disponible auprès de l'office de tourisme de Grande-Bretagne à Paris : 01-58-36-50-50 ou e-mail : gbinfo@visitbritain.org. Internet : www.visitbritain.fr.

En Suisse

Horloge Basel Suisse
© Izabela23 - Shutterstock

La « route de l'horlogerie » : le pays met logiquement en valeur son principal savoir-faire en proposant la « route de l'horlogerie » qui comprend 22 musées et manufactures situés sur l'arc jurassien. Une occasion de découvrir les premiers outils des artisans-horlogers ou les chefs-d'œuvre de l'horlogerie mondiale tout en traversant de jolis paysages. Itinéraires, horaires et tarifs au 00-41-32-492-71-32. Internet : www.watchvalley.ch.

En Allemagne

Zollverein Usine Allemagne
Ancienne usine à charbon Zollverein © Fondation Jochen Tack / Zollverein

La « route du feu » : cette route propose de découvrir à travers la Rhénanie du Nord-Westphalie, une mine, une cristallerie, un haut-fourneau, un musée du verre, un musée d'armes, la centrale TGV, le centre touristique de la laine et de la mode, la maison de la métallurgie, etc. Une reconversion originale du patrimoine industriel allemand, sauvé de la démolition. Renseignements auprès de l'office national allemand du tourisme : 01-40-20-01-88. Internet : www.germany.travel/fr/index.html et www.route-industriekultur.de.

Pour en savoir plus

Usine Tourisme Fromage
© symbiot - Shutterstock

Sur le Web

- Le site créé par le réseau des chambres de commerce et d'industrie et consacré au tourisme de découverte économique. 

Livres

Guide des sites industriels et techniques, de Bertrand Labès, Éditions Horay, 2004. Cet ouvrage recense pas moins de 1 250 sites ouverts au public. Un voyage au pays des chantiers navals, des ateliers automobiles ou des fabricants d'objets artisanaux. 
Patrimoine industriel, Éditions Patrimoine, collection Indicateurs, 2002. Une série d'ouvrages pour découvrir le patrimoine industriel français, région par région.
Tourisme de découverte économique et visites d'entreprise, Éditions Conseil national du tourisme, 2000.

Articles

« À Angers, visitez usines et ateliers »Ouest-France, février 2005.
« Tourisme industriel »Le Figaro, février 2005.
« Airbus : le tourisme industriel s'envole »Ouest-France, décembre 2004.
« Tourisme industriel : du loisir à l'économie »La Voix du Nord, juin 2004.

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