Autre îlot de résistance : le jardin secret
de Nancy Forrester. Caché au fond d’une impasse, ce demi-hectare de verdure
abrite une abondante collection de plantes tropicales, locales ou importées
d’autres continents : orchidées, broméliacées, bananiers, cent cinquante
espèces de palmiers, dont certaines en voie d’extinction... Les visiteurs sont
accueillis par de bruyants « hello » - provenant
de perroquets bavards, malheureusement encagés. Ce n’est pas un véritable jardin
botanique - aucune indication sur le nom ou l’origine des plantes n’est
donnée. Mais plutôt un refuge, une œuvre artisanale que Nancy, artiste-peintre,
constitue patiemment depuis une trentaine d’années. « Pour offrir
une oasis de verdure dans une île de plus en plus couverte de béton », explique-t-elle.