Dans la débâcleLe 30 mars 1975, Da Nang fut prise de panique, après avoir été pilonnée par les canons de l’armée nord-vietnamienne pendant trois jours. Un obus tomba sur le central des communications. Le contact radio avec Saigon fut rompu. Des dizaines de milliers de réfugiés chassés par les combats s’entassaient dans la ville, campant dans les écoles, s’ajoutant aux 600 000 habitants qui y vivaient en situation normale. Devant le danger imminent qui se profilait, leur objectif était clair : fuir avant qu’il ne soit trop tard. Au large, une armada de navires sud-vietnamiens, coréens, taiwanais, attendait l’ordre d’évacuation. Le président Ford avait dépêché des navires américains. Les dépôts de munition et les réserves de carburant furent abandonnés un à un par leurs employés. La ville fut livrée au chaos, à l’anarchie. Des pillards et des hommes ivres erraient dans les rues. Les soldats, les sous-officiers, les officiers cherchaient leurs familles. La situation dramatique empira d’heure en heure. La route côtière qui longe le littoral du nord au sud étant coupée, il était devenu impossible de fuir Da Nang par voie terrestre. Une solution était de fuir par les airs. |
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