Lamu, la petite Zanzibar

par Claude Hervé-Bazin
23 février 2009

Claude Hervé Bazin
Tout au nord de la côte kenyane, aux portes de la Somalie, l’île de Lamu flotte au cœur d’un petit archipel partagé entre plages de sable chaud, mangroves, palmiers et broussailles. Sur cette terre écrasée de soleil et cernée par la mer, les navigateurs arabes ont donné naissance à une ville prospère et à la culture swahilie, rencontre des traditions de l’Arabie heureuse et de celles de l’Afrique. Un mariage unique qui la vue récemment classée au patrimoine mondial. Au large de Lamu, sur les eaux, se découpent encore les voiles latines des boutres, qui voguaient jadis d’un monde à l’autre, au gré des moussons et des vents contraires.
Attention, suite à l'enlèvement d'une ressortissante française le 1e octobre 2011, la région est formellement déconseillée par le ministère des Affaires étrangères
Attention, suite à l'enlèvement d'une ressortissante française le 1e octobre 2011, la région est formellement déconseillée par le ministère des Affaires étrangères
Cap au Nord !
La perle de l’Afrique orientale
Le labyrinthe inextricable de la vieille ville
Lorsque le muezzin s’éveille
Une voile à l'horizon
Au gré de l'archipel
Fiche pratique
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Cap au Nord !

© Kenya Tourist Board
Le soleil n’est pas encore levé et, déjà, la prière du muezzin relayée par les haut-parleurs court sur les toits de la vieille ville de Mombasa. L’air est tiède, saturé de l’humidité apportée par le souffle de la mousson qui sommeille — quelques semaines encore et le déluge annoncé reviendra, une fois encore, abreuver de ses eaux tout l’Est assoiffé de l’Afrique.
Près du rond-point de Langoni Road, le marché s’éveille, lui aussi. Les mangues, emballées dans des paniers en palmes tressées, s’empilent entre les citrons verts, les oranges, les avocats. Sous les bâches en toile de jute et la tôle ondulée, les vêtements d’occasion voisinent avec les sacs kiondo pour les touristes et les ustensiles ménagers. Les longues barres bleues d’Ushindi, le savon des ménagères, se serrent en rangs d’oignons.
Le moteur pétarade, le bus démarre, s’extirpe du brouhaha, puis longe bientôt des bas-côtés piquetés de cocotiers, de cases et de poulaillers. Les arrêts sont incessants, la musique assourdissante, les rythmes arabisants. Au fil des heures, la chaleur se fait accablante. Les fenêtres ouvertes n’y suffisent plus et la sueur ruisselle dans le dos, colle au skaï éventré du siège. Certains penchent la tête au dehors. Passé Malindi, le goudron cède la place à la terre battue ; la poussière vole, recouvre les passagers d’une fine couche poudreuse. Le bus pique du nez pour franchir un gué, puis un autre ; il se redresse en se cabrant. Vient un ferry. D’autres heures défilent et c’est en fin d’après-midi, seulement, que le voyage s’achève, face à un coin de mangrove et à un grand manguier. Trente minutes plus tard, le bateau, surchargé, vogue doucement vers Lamu.
Près du rond-point de Langoni Road, le marché s’éveille, lui aussi. Les mangues, emballées dans des paniers en palmes tressées, s’empilent entre les citrons verts, les oranges, les avocats. Sous les bâches en toile de jute et la tôle ondulée, les vêtements d’occasion voisinent avec les sacs kiondo pour les touristes et les ustensiles ménagers. Les longues barres bleues d’Ushindi, le savon des ménagères, se serrent en rangs d’oignons.
Le moteur pétarade, le bus démarre, s’extirpe du brouhaha, puis longe bientôt des bas-côtés piquetés de cocotiers, de cases et de poulaillers. Les arrêts sont incessants, la musique assourdissante, les rythmes arabisants. Au fil des heures, la chaleur se fait accablante. Les fenêtres ouvertes n’y suffisent plus et la sueur ruisselle dans le dos, colle au skaï éventré du siège. Certains penchent la tête au dehors. Passé Malindi, le goudron cède la place à la terre battue ; la poussière vole, recouvre les passagers d’une fine couche poudreuse. Le bus pique du nez pour franchir un gué, puis un autre ; il se redresse en se cabrant. Vient un ferry. D’autres heures défilent et c’est en fin d’après-midi, seulement, que le voyage s’achève, face à un coin de mangrove et à un grand manguier. Trente minutes plus tard, le bateau, surchargé, vogue doucement vers Lamu.
La perle de l’Afrique orientale

Claude Hervé Bazin
Lorsque le grand voyageur arabe Ibn Batouta débarque sur l’île au XIVe siècle, il découvre une cité prospère, entièrement vouée au commerce et néanmoins respectueuse des lois coraniques. Lamu n'est alors que l'un des nombreux ports jalonnant la côte orientale de l'Afrique, un pion sur l'échiquier des routes maritimes arabes.
Dans le Périple de la Mer Erythréenne, un Grec résidant en Égypte raconte son exploration de la côte est-africaine et témoigne de réseaux d'échanges existant déjà entre le Golfe Persique, l'Inde et l'Afrique Orientale. Après l’avènement de l’islam, la « Côte des Noirs », Zandji-Bar, est méticuleusement explorée, puis exploitée, par des marchands arabes et persans. Les textes anciens évoquent les fabuleuses ressources de cette terre sans armée, ouverte à tous les pillages. Dès le VIIe siècle, des esclaves font l’objet d’un tribut annuel payé par le roi de Nubie. En Mésopotamie, contraints d’assécher les marais, ils meurent par milliers et se révoltent, prenant même Bassora et massacrant sa population au IXe siècle. À cette date, on retrouve déjà des esclaves noirs à Java et en Chine ! C’est au même moment, semble-t-il, que le comptoir de Lamu voit le jour.
Textiles, verrerie, blé et vin sont échangés contre l’ivoire, la corne de rhinocéros (déjà !), le bois de palétuvier. Des commerçants s’installent à demeure, mêlent leur sang à celui des Africains : c’est ainsi, au gré du métissage, que naît la culture swahilie (de « sahel », la côte). La langue imbrique structures bantoues et vocabulaire arabe, auquel se marieront, plus tard, mots indiens, portugais et anglais.
Dans le Périple de la Mer Erythréenne, un Grec résidant en Égypte raconte son exploration de la côte est-africaine et témoigne de réseaux d'échanges existant déjà entre le Golfe Persique, l'Inde et l'Afrique Orientale. Après l’avènement de l’islam, la « Côte des Noirs », Zandji-Bar, est méticuleusement explorée, puis exploitée, par des marchands arabes et persans. Les textes anciens évoquent les fabuleuses ressources de cette terre sans armée, ouverte à tous les pillages. Dès le VIIe siècle, des esclaves font l’objet d’un tribut annuel payé par le roi de Nubie. En Mésopotamie, contraints d’assécher les marais, ils meurent par milliers et se révoltent, prenant même Bassora et massacrant sa population au IXe siècle. À cette date, on retrouve déjà des esclaves noirs à Java et en Chine ! C’est au même moment, semble-t-il, que le comptoir de Lamu voit le jour.
Textiles, verrerie, blé et vin sont échangés contre l’ivoire, la corne de rhinocéros (déjà !), le bois de palétuvier. Des commerçants s’installent à demeure, mêlent leur sang à celui des Africains : c’est ainsi, au gré du métissage, que naît la culture swahilie (de « sahel », la côte). La langue imbrique structures bantoues et vocabulaire arabe, auquel se marieront, plus tard, mots indiens, portugais et anglais.
Le labyrinthe inextricable de la vieille ville

Claude Hervé Bazin
Seuls les habitués peuvent déchiffrer le labyrinthe de la vieille ville sans se perdre. Derrière les arcades et les colonnes du front de mer, c'est l'anarchie. Un embrouillamini de places minuscules et de ruelles emberlificotées s'insinue entre les façades de pierre des plus belles demeures et les portes en bois sculpté si typiques des vieilles cités arabes. Les linteaux finement travaillés portent deux types de motifs : enchevêtrements d'éléments floraux empruntés à l'art indien ou dessins géométriques de style plus typiquement arabe. Les portes s'ouvrent sur des cours ou des jardins fleuris. Leur système d'ouverture est incroyablement compliqué : les grosses clefs de bois sont de véritables œuvres d'art.
Certaines venelles sont si étroites qu'elles ne permettent même pas le passage des ânes. Utilisés comme animaux de bât ou moyen de transport, ils sont pourtant partout, déambulant sous des fardeaux disproportionnés de palmes, de briques de corail et de sacs de sable, de poissons au retour de la pêche, de récoltes arrivant du continent. Fruits et légumes achèvent leur course sur les étals amoncelés de la place du marché, à l'ombre du vieux fort majestueux de blancheur écaillée, bâti au XIXe siècle par le sultan de l’île de Paté, soucieux de ne pas être trop vite chassé de Lamu occupée. Un joyeux brouhaha s'élève au-dessus des marchandages. L'argent passe de main en main. Les musulmanes achètent aux africaines venues pour la journée, puis repartent sur Harambee Street — l’unique artère rectiligne de la cité —, les silhouettes ondoyantes de leurs bui-bui (voiles noirs) se mêlant aux ombres projetées par le soleil déclinant. Sur les bancs, les hommes papotent à l’ombre, en attendant l’appel à la prière.
Certaines venelles sont si étroites qu'elles ne permettent même pas le passage des ânes. Utilisés comme animaux de bât ou moyen de transport, ils sont pourtant partout, déambulant sous des fardeaux disproportionnés de palmes, de briques de corail et de sacs de sable, de poissons au retour de la pêche, de récoltes arrivant du continent. Fruits et légumes achèvent leur course sur les étals amoncelés de la place du marché, à l'ombre du vieux fort majestueux de blancheur écaillée, bâti au XIXe siècle par le sultan de l’île de Paté, soucieux de ne pas être trop vite chassé de Lamu occupée. Un joyeux brouhaha s'élève au-dessus des marchandages. L'argent passe de main en main. Les musulmanes achètent aux africaines venues pour la journée, puis repartent sur Harambee Street — l’unique artère rectiligne de la cité —, les silhouettes ondoyantes de leurs bui-bui (voiles noirs) se mêlant aux ombres projetées par le soleil déclinant. Sur les bancs, les hommes papotent à l’ombre, en attendant l’appel à la prière.
Lorsque le muezzin s’éveille

Claude Hervé Bazin
L'influence de l'Arabie proche se fait sentir au nombre des écoles coraniques et à la ferveur des insulaires. Vingt-neuf mosquées, pas une de moins, jalonnent la cité. De la plus ancienne, celle de Pawni construite à la fin du XIIIe siècle, à la grande et plus récente mosquée de Riyadha (1900), elles sont toutes aussi assidûment fréquentées.
Chaque année, vers le mois d’avril, la grande fête de Maulidi célèbre la naissance du Prophète. Des musulmans viennent de tout le pays et parfois même de l'étranger pour y assister. Un proverbe local affirme que le fait d'y participer vaut un demi-pèlerinage à La Mecque ! Fidèle aux mots d’Ibn Batouta, Lamu conserve ainsi une aura religieuse dans toute l'Afrique Orientale. Les ethnologues y voient l’héritage matériel et culturel des grandes familles arabes venues administrer les comptoirs swahilis — dont beaucoup affirmaient, à tort ou à raison, descendre du Prophète. Sous leur gouverne, les cités-États se livrèrent pourtant des guerres fratricides pour le contrôle du commerce à travers la mer du Zandj...
En 1506, elles succombèrent les unes après les autres à la fougue d’un nouveau conquérant : les Portugais, récents vainqueurs du cap de Bonne-Espérance. Tirant partie des rivalités entre clans, ils parvinrent à s’imposer près de deux siècles durant, ne cédant finalement qu’en 1698. À la chute du dernier bastion lusitanien, le fort Jésus de Mombasa, seuls treize des trois milles hommes de la garnison étaient encore en vie !
Chaque année, vers le mois d’avril, la grande fête de Maulidi célèbre la naissance du Prophète. Des musulmans viennent de tout le pays et parfois même de l'étranger pour y assister. Un proverbe local affirme que le fait d'y participer vaut un demi-pèlerinage à La Mecque ! Fidèle aux mots d’Ibn Batouta, Lamu conserve ainsi une aura religieuse dans toute l'Afrique Orientale. Les ethnologues y voient l’héritage matériel et culturel des grandes familles arabes venues administrer les comptoirs swahilis — dont beaucoup affirmaient, à tort ou à raison, descendre du Prophète. Sous leur gouverne, les cités-États se livrèrent pourtant des guerres fratricides pour le contrôle du commerce à travers la mer du Zandj...
En 1506, elles succombèrent les unes après les autres à la fougue d’un nouveau conquérant : les Portugais, récents vainqueurs du cap de Bonne-Espérance. Tirant partie des rivalités entre clans, ils parvinrent à s’imposer près de deux siècles durant, ne cédant finalement qu’en 1698. À la chute du dernier bastion lusitanien, le fort Jésus de Mombasa, seuls treize des trois milles hommes de la garnison étaient encore en vie !
Une voile à l'horizon

Claude Hervé Bazin
Tous ces conquérants ne visaient qu’un seul et même but : contrôler la lucrative route des Indes. Cinglant à bord de leurs grands boutres de haute mer (jahazi), les marins, tels Sindbad, gagnaient la région à la faveur des vents de la mousson du nord-est, soufflant de novembre à avril, et repartaient dans le sens inverse au gré des vents de la mousson d’été. Déclinant au XVIIIe siècle, le commerce retrouva ses lettres de noblesse sous l’égide omanie, lorsque le sultan Sayyid Sayed, las des rivages assoiffés de son enfance, décida de faire de Zanzibar sa capitale. Introduisant le clou de girofle, dérobé aux îles de la Sonde, il réorganisa aussi la traite.
Lamu connut alors son âge d’or, dominant toute la partie nord de la côte swahilie. Des marchands européens s’installèrent. L’embellie fut cependant de courte durée. Dès 1897, les Britanniques, débarqués en force en Afrique Orientale, imposèrent l’abolition de l’esclavage. Lamu, comme toutes les cités swahilies, commença un irrémédiable déclin.
De nombreuses voiles latines gonflées par les alizés flottent pourtant encore sur l’océan. Si les grands voyages se sont pour ainsi dire achevés, le trafic local perdure. Le coprah, les matériaux de construction, les marchandises chinoises ont remplacé ivoire et bois d’ébène.
À Matondoni, sur la côte ouest, à deux heures de marche de Lamu, on fabrique encore des dhows en bois et fibres de cocotier. Les artisans, fiers de leur travail, y accueillent les étrangers d’un repas de riz et de poisson, partagé dans un plat commun et dans la fraîcheur relative de leur case. On regagne ensuite doucement Lamu en ngalawa, ces petites pirogues à balancier à voile héritées des Malgaches, qu’utilisent chaque jour les pêcheurs bajuns. À marée basse, il faut pousser ferme sur la perche pour s’extirper de la mangrove. Mais le temps ne compte guère et la nuit tropicale enveloppe déjà l’île lorsqu’on débarque.
Lamu connut alors son âge d’or, dominant toute la partie nord de la côte swahilie. Des marchands européens s’installèrent. L’embellie fut cependant de courte durée. Dès 1897, les Britanniques, débarqués en force en Afrique Orientale, imposèrent l’abolition de l’esclavage. Lamu, comme toutes les cités swahilies, commença un irrémédiable déclin.
De nombreuses voiles latines gonflées par les alizés flottent pourtant encore sur l’océan. Si les grands voyages se sont pour ainsi dire achevés, le trafic local perdure. Le coprah, les matériaux de construction, les marchandises chinoises ont remplacé ivoire et bois d’ébène.
À Matondoni, sur la côte ouest, à deux heures de marche de Lamu, on fabrique encore des dhows en bois et fibres de cocotier. Les artisans, fiers de leur travail, y accueillent les étrangers d’un repas de riz et de poisson, partagé dans un plat commun et dans la fraîcheur relative de leur case. On regagne ensuite doucement Lamu en ngalawa, ces petites pirogues à balancier à voile héritées des Malgaches, qu’utilisent chaque jour les pêcheurs bajuns. À marée basse, il faut pousser ferme sur la perche pour s’extirper de la mangrove. Mais le temps ne compte guère et la nuit tropicale enveloppe déjà l’île lorsqu’on débarque.
Au gré de l'archipel

Claude Hervé Bazin
Le lendemain, c’est en boutre à moteur que l’on rejoint Shela, la plus belle des plages de Lamu. L’eau y est turquoise et chaude. Les langoustes grillées, fraîchement pêchées, dégoulinent sur le menton en un jus acidulé tandis que les touristes rougissent sur leur oreiller de sable blanc.
Il manque quelque chose, pourtant. Il manque le regard de ces femmes entrevues hier, qui se sont découvertes pour fumer leur cigarette, une fois au large ; il manque ces jeunes filles qui ornaient leurs pieds de motifs géométriques au henné, dans une cour aux regards dissimulés ; il manque le vent de l’océan et l’esprit des secrets bien gardés. Les voiles qui se profilent dans le chenal appellent à une nouvelle virée, vers l’île voisine de Manda et, pourquoi pas, les ruines de la cité de Takwa, entièrement tournée au soleil de La Mecque.
Au-delà, il y a les mystères de Paté, qui régna en maîtresse absolue sur le monde swahili décrit par Ibn Batouta, île millénaire et oubliée où brillaient l’or des bijoux et les enluminures des Corans. Voguant sous le soleil éblouissant, on se sent un instant investi de l’âme d’un autre voyageur, qui explora sans fin les mêmes confins, à l’aube du XXe siècle : celui que les Arabes nommaient Abd el Hai, « l’esclave du vivant », l’écrivain aventurier Henry de Monfreid, qui rendit aux boutres et à leurs marins le plus beau des hommages.
Il manque quelque chose, pourtant. Il manque le regard de ces femmes entrevues hier, qui se sont découvertes pour fumer leur cigarette, une fois au large ; il manque ces jeunes filles qui ornaient leurs pieds de motifs géométriques au henné, dans une cour aux regards dissimulés ; il manque le vent de l’océan et l’esprit des secrets bien gardés. Les voiles qui se profilent dans le chenal appellent à une nouvelle virée, vers l’île voisine de Manda et, pourquoi pas, les ruines de la cité de Takwa, entièrement tournée au soleil de La Mecque.
Au-delà, il y a les mystères de Paté, qui régna en maîtresse absolue sur le monde swahili décrit par Ibn Batouta, île millénaire et oubliée où brillaient l’or des bijoux et les enluminures des Corans. Voguant sous le soleil éblouissant, on se sent un instant investi de l’âme d’un autre voyageur, qui explora sans fin les mêmes confins, à l’aube du XXe siècle : celui que les Arabes nommaient Abd el Hai, « l’esclave du vivant », l’écrivain aventurier Henry de Monfreid, qui rendit aux boutres et à leurs marins le plus beau des hommages.
Fiche pratique

Claude Hervé Bazin
Pour préparer votre voyage, consultez notre fiche Kenya.
Arriver – Quitter
L’île de Lamu ne peut être atteinte que par la mer. Même ceux qui viennent en petit avion depuis Nairobi, Mombasa ou Malindi, doivent prendre le bateau depuis l’aéroport situé sur une île voisine.
Climat
L'hiver européen correspond à la saison sèche au Kenya, la plus agréable pour le voyage. Les pluies arrivent courant mars pour durer jusqu'en juin. L'été est nettement plus frais et souvent couvert. Septembre et octobre sont agréables ; ils sont suivis par les petites pluies de novembre.
Où dormir ?
Idéalement, il faut dormir dans l’une des maisons de la vieille ville de Lamu ou de Shela, le centre des activités balnéaires. Certaines ont été transformées en guesthouses, comme l’excellente Stopover Guesthouse.
- Stopover Guesthouse, à Shela : un hébergement tenu par un proprio accueillant. Grandes chambres et superbes balcons donnant sur la plage et les boutres. Douches froides, comme souvent ailleurs, mais d’excellents pancakes à la banane pour le petit déj !
- Jannat House, à Lamu : une guesthouse accueillante installée dans une vieille maison du XVIIIe siècle, avec des chambres simples mais aérées, une piscine, un bar et de nombreuses terrasses. www.jannathouse.com
- Banana House, à Shela : Envie d’un peu de luxe ? La Banana House joue les paradis sur terre avec ses grandes chambres (la penthouse, à l’étage supérieur, remporte tous les suffrages), ses terrasses, sa cuisine fine, sa piscine, son wellness centre et son accueil charmant. www.bananahouse-lamu.com
Liens utiles
Site officiel du tourisme kenyan, très complet (en anglais).
www.magicalkenya.com
Site francophone dédié aux amoureux du Kenya.
www.le-kenya.com
Informations sur la culture swahilie (en anglais).
www.swahilionline.com
Page de l’Unesco consacrée au classement de Lamu.
whc.unesco.org/fr/list/1055
Location de maisons traditionnelles.
www.lamuretreats.com
Arriver – Quitter
L’île de Lamu ne peut être atteinte que par la mer. Même ceux qui viennent en petit avion depuis Nairobi, Mombasa ou Malindi, doivent prendre le bateau depuis l’aéroport situé sur une île voisine.
Climat
L'hiver européen correspond à la saison sèche au Kenya, la plus agréable pour le voyage. Les pluies arrivent courant mars pour durer jusqu'en juin. L'été est nettement plus frais et souvent couvert. Septembre et octobre sont agréables ; ils sont suivis par les petites pluies de novembre.
Où dormir ?
Idéalement, il faut dormir dans l’une des maisons de la vieille ville de Lamu ou de Shela, le centre des activités balnéaires. Certaines ont été transformées en guesthouses, comme l’excellente Stopover Guesthouse.
- Stopover Guesthouse, à Shela : un hébergement tenu par un proprio accueillant. Grandes chambres et superbes balcons donnant sur la plage et les boutres. Douches froides, comme souvent ailleurs, mais d’excellents pancakes à la banane pour le petit déj !
- Jannat House, à Lamu : une guesthouse accueillante installée dans une vieille maison du XVIIIe siècle, avec des chambres simples mais aérées, une piscine, un bar et de nombreuses terrasses. www.jannathouse.com
- Banana House, à Shela : Envie d’un peu de luxe ? La Banana House joue les paradis sur terre avec ses grandes chambres (la penthouse, à l’étage supérieur, remporte tous les suffrages), ses terrasses, sa cuisine fine, sa piscine, son wellness centre et son accueil charmant. www.bananahouse-lamu.com
Liens utiles
Site officiel du tourisme kenyan, très complet (en anglais).
www.magicalkenya.com
Site francophone dédié aux amoureux du Kenya.
www.le-kenya.com
Informations sur la culture swahilie (en anglais).
www.swahilionline.com
Page de l’Unesco consacrée au classement de Lamu.
whc.unesco.org/fr/list/1055
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