« Razzia sur les riads !» Ce titre récemment
à la une d’un hebdomadaire marocain montre bien l’ampleur du phénomène. Le magazine
insiste sur le fait que 90 % des riads à Marrakech sont détenus par des
étrangers qui se sont improvisés hôteliers et déplore qu’aucune réglementation
n’existe pour ce type d’établissement. Il est vrai que de nombreux abus ont
été relevés : personnel local non déclaré, absence d’assurances, restauration
anarchique au détriment du voisinage, des prix exagérés pour les prestations
fournies, fraude fiscale… Le succès actuel des riads auprès des touristes assure
la rentabilité du « business ». Les prix variant entre 60 et
170 € la nuit, la maison d’hôtes peut assurer un confortable revenu à son
propriétaire. Selon A. Elouarzazi, directeur de Tarmin-Médina, la branche
restauration de l’agence de location de riads Marrakech-Médina, un riad en gestion
locative peut rapporter en moyenne à son propriétaire 20 000 Dh (2000 €)
par mois. Le double, si le propriétaire s’occupe lui-même de louer son riad.
Un jackpot alléchant qui explique l’actuelle frénésie immobilière qui parcourt
les ruelles étroites de la vieille ville.