03-09-2003 Le 1er septembre 1999, le leader du PKK, Ocalan, appelait de sa prison ses camarades à l’apaisement. Après ces quatre ans de trêve, le PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) a de nouveau choisi le 1er septembre 2003 la lutte armée pour faire valoir ses droits auprès de l’État. Car depuis, ce dernier n’a fait aucun geste en faveur d’une reconnaissance culturelle de la minorité kurde, le cœur des revendications des séparatistes. Les manifestations de ces derniers jours, à Diyarbakir notamment, et la recrudescence attendue des violences ravivent le souvenir douloureux de la guérilla de 1984, lourde de 36 000 morts. Le PKK, devenu le Kadek après son virage réformiste et pacifique de 1999, est toujours resté une organisation terroriste aux yeux des autorités. À ce jour, 5 000 Turcs sont réfugiés en Irak, et près de 2 000 sont emprisonnés.
Infos destination : Turquie